lundi 29 avril 2013

joie simple et quelques gouttes de mots d'auteurs


 
merci à vos plumes pour vos remédes

je vais aller  m'en procurer

merci beaucoup . Frankie



1


Della


L'amour est là et s'offre à nous de l'intérieur. Il attend les bras grands ouverts, avec une infinie patience, que nous soyons prêts à nous y déposer humblement.

«Pour pouvoir ramasser les diamants, il faut tout d’abord laisser tomber les cailloux que l’on porte dans nos mains.»
– Osho Rajneesh







Duras Marguerite

Le doute, c'est écrire.
(Écrire, p.22, Folio no 2754)

photo d'annajo un recoin du Mékong



Honoré de Balzac
1799-1850


  1. Ses cheveux gris étaient si exactement aplatis et peignés sur son crâne jaune, qu'ils le faisaient ressembler à un champ sillonné.
    (La Maison du Chat-qui-pelote, p.31, Classiques Garnier, 1963)
  2.  

2

La poésie, la peinture et les exquises jouissances de l'imagination possèdent sur les esprits élevés des droits imprescriptibles.
(La Maison du Chat-qui-pelote, p.74, Classiques Garnier, 1963)





3

Pour arriver au bonheur conjugal, il faut gravir une montagne dont l'étroit plateau est bien près d'un revers aussi rapide que glissant [...].



(La Maison du Chat-qui-pelote, p.76, Classiques Garnier, 1963)



4

[...] les froids calculs de l'indifférence.
(La femme de trente ans, p.95, GF n°69)



5

L'amour a son instinct, il sait trouver le chemin du coeur comme le plus faible insecte marche à sa fleur avec une irrésistible volonté qui ne s'épouvante de rien.
(La femme de trente ans, p.155, GF n°69)





6


le coeur d'une mère est un abîme au fond duquel on trouve toujours un pardon.
(La femme de trente ans, p.241, GF n°69)



 citation trouver en autre chez ce cher Monsieur
http://www.gilles-jobin.org/citations/?P=b&au=28 


 

 mon fantasme d'évasion

joie simple une bétaillière.


belle semaine

c'est les vacances alors j'ai mis moins de pensées


 frankie

 

 

dimanche 28 avril 2013

si vous avez de bonne recette pour un foie paresseux

rien d'alarmant 
mais le foie fait des siennes régulièrement

engorgé d'une prise de médicaments toxiques pendant un certain temps

mais il est dur

les examens de sang
ne sont pas alarmant

si vous avez  des bonnes recettes 
je suis preneuse...


Suis heureuse d'avoir de kilos en trop car mon corps se nourrit de lui même

 merci de vos petits mots

j'étais assez sereine d'un hôpital à l'autre  

vous avez raison

mais ce jeu des instantanées nous obligent simplement à penser à  offrir ce qui est de saison , celle  du monde et nos pas 


bon dimanche
che

samedi 27 avril 2013

Instantanée pour Armarita

la tournée des deux grands hôpitaux de Paris par les fleurs

l'Hôpital saint Louis
et après la Pitié  Salpêtrière

 16h30

16h30


14h35
14h35
la consultation de la Pitié 

13h
L'hôpital saint louis










13h

c'était entre 11h et 16h


et maintenant vous pouvez aller visiter toutes les instantanées pour Armarita en cliquant sur le lien belle promenade

  http://mesinstantanes.blogspot.fr/



mercredi 24 avril 2013

Pablo Néruda : l’étalon d’une poétique en évolution




Les recueils amoureux de Neruda sont l’étalon d’une poétique en évolution. Vingt poèmes d’amour proposent un lyrisme élégiaque : l’adresse est une vaine tentative de sortie de soi, elle ne parvient pas à toucher des figures de l’autre modelées par l’imaginaire. Au contraire, dans Les Vers du capitaine et La Centaine d’amour, l’adresse se précise sur un être unique. Mais paradoxalement, cette fixation du désir est en même temps ouverture à l’altérité et dépassement de la poésie intime.




 



tú y yo teníamos que simplemente amarnos,
con todos confundidos, con hombres y mujeres,
con la tierra que implanta y educa los claveles. (CA : 14-15.)

toi et moi nous devions simplement nous aimer,
confondus avec tous, les hommes et les femmes
et la terre où l’œillet s’enracine et grandit.
 




Pero levántate,
tú, levántate,
pero conmigo levántate
y salgamos reunidos
a luchar cuerpo a cuerpo
contra las telarañas del malvado (VC : 238)


Mais lève-toi,
toi, lève-toi,
mais avec moi lève-toiet sortons réunis
lutter corps à corps
contre les toiles d’araignée du mal



Nadie quisiera
como yo quedarse
sobre la almohada en que tus párpados
quieren cerrar el mundo para mí. (VC : 238.)


Personne n’aimerait
autant que moi rester
contre l’oreiller où tes paupières
veulent fermer le monde pour moi.
 


Mariposa de sueño, te pareces a mi alma […]
Y estás como quejándote, mariposa en arrullo. […]
Déjame que te hable también con tu silencio
claro como una lámpara, simple como un anillo. (VP : 64.)


Papillon de songe, tu ressembles à mon âme […]
Et on dirait que tu gémis, papillon dans une berceuse. […]
Laisse moi aussi te parler avec ton silence
clair comme une lampe, simple comme un anneau.
  






Entre tú y yo se abrió una nueva puerta
y alguien, sin rostro aún,
allí nos esperaba. (VC : 120.)


Entre toi et moi s’est ouverte une nouvelle porte
et quelqu’un, encore sans visage,
nous attendait là-bas.
 


Hoy nuestros cuerpos se hicieron extensos,
crecieron hasta el límite del mundo
y rodaron fundiéndose
en una sola gota
de cera o meteoro. (VC : 120.)


Aujourd’hui nos corps se sont étendus,
ils ont grandi jusqu’à la limite du monde et ils ont roulé, se fondant
en une seule goutte
de cire ou de météore.



Tú, con tu podadora levantado el perfume,
tú, con la dirección del jabón en la espuma,
tú, subiendo mis locas escalas y escaleras (CA : 84.)


Toi, qui soulèves le parfum de ton sécateur,
toi, qui diriges le savon dans l’écume,
toi, qui montes mes échelles et mes escaliers fous





Me gustás cuando callas porque estás como ausente.
Distante y dolorosa como si hubieras muerto.
Una sonrisa entonces, une palabra bastan.
Y estoy alegre, alegre, de que no sea cierto. (VP : 66.)

Tu me plais quand tu te tais car tu es comme absente.
Distante et douloureuse comme si tu étais morte.
Un sourire alors, un mot suffisent.
Et je suis heureux, heureux, que ce ne soit pas vrai.
 



Me gustas cuando callas porque estás como ausente,
y me oyes desde lejos, y mi voz no te toca.
Parece que los ojos se te hubieran volado
y parece que un beso te cerrara la boca. (VP : 65.)

Tu me plais quand tu te tais car tu es comme absente,
et tu m’entends de loin, et ma voix ne te touche pas.
On dirait que tes yeux se sont envolés
et on dirait qu’un baiser a scellé ta bouche


 


Como todas las cosas están llenas de mi alma
emerges de las cosas, llena del alma mía.
Mariposa de sueño, te pareces a mi alma. (VP : 64.)


En su llama mortal la luz te envuelve.
Absorta, pálida doliente, así situada
contra las viejas hélices del crepúsculo
que en torno a ti da vueltas. (VP : 12.)


Dans sa flamme mortelle la lumière t’enveloppe.
absorbée, pâle, dolente, ainsi située
contre les vieilles hélices du crépuscule
qui tourne en cercle autour de toi.
 

Comme toutes les choses sont remplies de mon âme,
tu émerges des choses, remplie de mon âme.
Papillon de songe, tu ressembles à mon âme.




titre

L’adresse amoureuse chez Pablo Neruda : de l’élégie solipsiste au lyrisme collectif

Delphine Rumeau
  au cas ou la poésie sous rude au reveil , je vous ai offert le thé pour l'éveil et l'espagnol pour manouche

et quelques mots d'amour au passage c'est si bon ces ailes du désir
même s'il est sans objet
comme c'est mon cas 
mais hum c'est bon
surtout que la journée va être ensoleillée

belle journée à vous

chères lectrices et lecteurs..;et pour les plus curieux l'article et fameux , je vous ai mis le lien

Tchao, et becos muchos 

mardi 23 avril 2013

petit dejeuner avec deux auteurs

1
 William Butler Yeats 1865-1939
La vie, c'est d'abord un vif flamboiement de rêves, puis une terne lumière faite de ternes heures, jusqu'à ce que la vieillesse amène à nouveau le vif flamboiement.
(La terre du désir du coeur, in Théâtre, trad. Madeleine Gibert, p.138, Éditions Rombaldi)


Marguerite Yourcenar
1903-1987
2
Ce n'était pas trop de toute une vie pour confronter l'un par l'autre ce monde où nous sommes et ce monde qui est nous.
(L'Œuvre au Noir, p.145, Folio n°798)




3
Vous autres poètes avez fait de l'amour une immense imposture : ce qui nous échoit semble toujours moins beau que ces rimes accolées comme deux bouches l'une sur l'autre.
(L'Œuvre au Noir, p.151, Folio n°798)







4
Mon métier me parut vain, ce qui est presque aussi absurde que de le croire sublime.
(L'Œuvre au Noir, p.154, Folio n°798)




5
  Je me suis gardé de faire de la vérité une idole, préférant lui laisser son nom plus humble d'exactitude.
(L'Œuvre au Noir, p.160, Folio n°798)




6
Il taisait ses pensées qui pour lui comptaient le plus, mais il savait de longue date que celui qui s'expose par ses propos n'est qu'un sot, quand il est si facile de laisser les autres se servir de leur gosier et de leur langue pour former des sons.
(L'Œuvre au Noir, p.210, Folio n°798)






7
Magiques enfin l'amour, et la haine, qui impriment dans nos cerveaux l'image d'un être par lequel nous consentons à nous laisser hanter.
(L'Œuvre au Noir, p.378, Folio n°798)




bonne journée
 et à demain 
gros bisous
mappemonde Françoise

Philippe Delerm

 
 
 
puisque qu'une de vous lectrices aimez cet auteur voici quelques citations
beau mardi
 
 
 Philippe Delerm
1950



  1. [...] je me souviens de ce bonheur-désordre sur ta table.
    (Le Cinquième Saison, p.17, Éd. du Rocher)
     
  2. Si tu n'étais pas morte... Ces mots ne dansent pas sur mon cahier, mais blessent le silence de la marge.
    (Le Cinquième Saison, p.31, Éd. du Rocher)  
  3. 3
  4. Tu ne revivras pas, mais il y a ce chemin des mots qui mène un peu plus près de ton sourire ; le souvenir ne te rend pas, mais tu sourds quelquefois de cette folie douce de t'écrire, avec au bout le son-vertige de ta voix.
    (Le Cinquième Saison, p.43, Éd. du Rocher)
     
  5. 4
  6. Les filles sont un autre monde, et je m'en souviendrai. Elles deviendront cet ailleurs difficile où je te reconnais, pays à inventer pour le bonheur de passer la frontière.
    (Le Cinquième Saison, p.53, Éd. du Rocher)
     
  7.  
  8. 5
  9. Elle en parle sans larmes, avec au fond des yeux le poids de l'habitude du chagrin.
    (Le Cinquième Saison, p.68, Éd. du Rocher)
     
  10. 6
  11. J'apprends comme il est simple et fort d'aimer tout seul.
    (Le Cinquième Saison, p.69, Éd. du Rocher)
     
  12. 7
  13. Il faut partir ou bien rester, cela revient au même gris. Je t'écris ça ce soir avec cette envie de mourir, la fatigue si longue ; le chagrin seul me tient ici, brûlure au creux de la poitrine.
    (Le Cinquième Saison, p.122, Éd. du Rocher)


  1.  
  2. 8
  3. On se surprend à marcher sur le bord du trottoir comme on faisait enfant, comme si c'était la marge qui comptait, le bord des choses.
    (La première gorgée de bière, p.20, Éd. L'Arpenteur)
     
  4. 9
  5. Trop tard ? L'avenir sera ce que vous en ferez.
    (La première gorgée de bière, p.27, Éd. L'Arpenteur)
  6.  
  7.  10
  8.  Parfois on dit : "On aurait presque pu..." Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie.
    (La première gorgée de bière, p.28, Éd. L'Arpenteur)
     

  9.  
  10. 11
  11. [Dans le journal du petit déjeuner]
    On y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.

    (La première gorgée de bière, p.71, Éd. L'Arpenteur)
     
  12. 12
  13. J'aime la mélancolie de ce passant. Il n'a plus aucune de ces prétentions du paraître qui nous amenuisent tant dans la vraie vie, nous contraignent à cacher nos blessures, nos tristesses.
    (L'envol, p.7, Éd. Librio n°280)
     
  14. 13
  15. Il se sentit délicieusement en fraude [...].
    (L'envol, p.27, Éd. Librio n°280)
  1. là où j'ai emprunté les citations
  2. merci à ce monsieur de sa qualité encyclopédiste du relevé des livres.
    http://www.gilles-jobin.org/citations/?P=d&au=95 
  3.  
  4. belle journée à vous
  5. frankie