mardi 24 mai 2016

Epopée poétique du 21 mai








  




L’épopée poétique du jour

Confiance

1  Que de choses auxquelles nous devons faire confiance
Ailer notre propre confiance afin qu’elle ne s’enlise pas dans les marécages du doute
Et de perdre à perte de vue l’estime de soi.

2  Voir des sauterelles métalliques
Coupeuses de clitoris.

3  Refuser les boucles d’oreilles aux perles des atoles
La spirale, leur écrin est descendante
Et nous connaissons trop les abîmes Karib et son frère Scylla.

4  Pour s’aventurer en spirale descendante
 Faire confiance alors  aux mouvements des rotatifs
Les rotatives à la Léo Ferret
Sur son Piano du Pauvre
Dans l’éclat des notes chanter la poésie.
Des mots . Ils tracent hors de nos corps
Pour le Fen show de la libération.
Alors la légèreté des choses se posent dans le filigrane
des ors, safran, sanguine, et mandarine
du soir,  envoutée par la berceuse
dans le souffle du Sirocco.

5  Le silence des êtres se prend alors comme les caresses de l’Harmattan.
Sourires complices pour un rien juste.
Un éclat de pupille et la clarté de l’iris irriguée de gaité.

6   Le coup de hache intérieure ne frappera plus.
C’est bon ce sadique sauvage, barbare.
Je l’ai très vite épinglé.
Seul regret est de ne pas l’avoir croqué dans l’instant
Où il se mettait sur orbite de sa chèvre sur nous.
Son seul intérêt détruire la race Blanche.
Avoir des pertes blanches blémorragiques à foutre sa queue n’importe tout.
Le Blanc mon gars est autre chose qu’une blémo.
Couper franc en donnant la réplique :
« êtes vous conscient que vous êtes responsable de l’extinction de l’être ! ».
Lui ne méritant notre confiance.
Soyons radin de la donner à brûle le pour point.

7  Il est l’heure de laisser l’Innocence
 aux creux, aux pleins, aux déliés
 de nos connaissances affranchies.

8    Elle prit la jeune biche blessée à son flanc.
Elle la serra contre son ventre.
Son visage était déformé par la douleur de l’animal
La bête lui faisait confiance. Elle trouverait vite le produit pour la calmer , la soigner.
Au loin les danseurs de Bali commençaient leur chorégraphie.

9   La biche calmée, elle s’assit sur la pelouse, la biche contre Elle.
Dans les hauteurs de la scène,
Et comme deux vieilles amies, elles écoutèrent la musique
regardèrent les danseurs.
La confiance en la vie leur était redonnée
La biche vivrait jusqu’à sa mort naturelle dans sa maison.




***µµµ***µµµ

La grotte du diable
10    On n’ a jamais dit «  la grotte du Diable »
Les pleurs se baignaient dans la pisse
Le corps entravé dans l’instinct de vie
Et à chaque pet, rot, toux
Elle s’épuisait et ouvrait les écluses à la pulsion de mort  vociférante.

11    Le diable ne rode pas,
Il s’est posé sur la table de nuit.
Les rideaux de la nuit sont ouverts jour et nuit.
Le volet du jour est fermé pour un temps…

12    On a jamais dit l’étau du croisant de lune
Où attachée en son croisant par des fils de fer barbelés rouillés
de la dernière guerre mondiale.

13    Les ténèbres deviennent la seule référence
D’ailleurs plus rien ne vient…

14    On n’a jamais dit les mots du monde écorchant l’autre
Tel un passage de herse.
Et on n’a jamais dit la voie qui se perd,
de riper sur chaque prise de la falaise
Rester enfermée dans les Gorges de Kakouetta
Plus de vivre dans le sac.
S’entrainer pour le rio Verros.

15   Enfin l’hélicoptère
La sirène
Quatre gendarmes en uniforme et leur sifflet.
 Le sourire revient
Cela faisait 8 jours que tu n’as pas mangé
Bu de l’eau viciée qui t’a donné la dysenterie
Tu es vivante, d’heures en heures tu seras mieux.
Dans ta boite à lettres un télégramme là depuis 8 jours.
« Ton père est mort ».





***µµµ***µµµ

Aujourd’hui

16      Aujourd’hui
C’est la fête à l’aubergine
Jouissons de sa forme gourmande
Nous n’empalerons pas les sauts.

Un caviar d’aubergine à l’ail pilé et au persil.

17      Aujourd’hui ce sont les vérités du comptoir.
« mais mangez donc du lapin ! »
Dans la crise au foie du soir je compris
qu’on n’ avait détourné la cuisse de lapin flattée, de la poubelle du samedi
. Reste du plat du jour de la semaine.
Huit jours sans manger, je me faisais une fête de manger au restaurant.
Je voulais de la bavette aux échalotes….

18    Aujourd’hui c’est le plaisir de retrouver mes chères auteures.
C’est marcher dans la rue ensemble
Dire des choses simples dans la joie d’être ensembles
la magie des mots à venir
Illumineront dans quelques minutes  notre page blanche.

19    Aujourd’hui c’est la sécherie de poissons
La plage à l’Océan Atlantique en parallèle avec le bras du Sénégal.
Cette odeur accrue, accras
Une puissante répulsion néanmoins un souvenir si grand du bonheur d’être 4.
Cette odeur de la sécherie de poissons est la plus chaude de mon herbier d’odeur.

20  Aujourd’hui coup de chaleur
L’été a montré son nez.

21     Aujourd’hui je suis encore à la pêche  à ma joie.
De Frankie 's Map Monde

incipit de trois poétes 



.    Tomas Tranströmer,   Zéno Bianu,  Alain Boudet
N° 1   


 je vous souhaite une très blle semaine, ....
tendrement vôtre

2 commentaires:

  1. A lire pour mieux y revenir... Merci, Frankie!

    RépondreSupprimer
  2. merci Giné pour ces mots simples et pûissants . Merci Giné

    RépondreSupprimer