dimanche 17 juin 2018

atelier d'écriture MaharaBouroua de la petite Rockette 16 juin théme le "Nous"



Le Nous
 dans un bras nouveau
 de l’Horizon.



A la lisière de l’été 2018, 
j’ai envoyé une invitation
 à tous les « Nous » de ma vie viable.
 Ou caractéristiques …..

Victor Hugo écrit « Un sombre amour  remplace en nous tous les amours ».

J’ai choisi chacun dans l’esprit de la phrase de Freud « Ce que nous prenons pour la maladie est une tentative de guérison ».

Pardon je me présente, je m’appelle la cousine de l’île de la Désirade.

Mon prénom est
 Piment Oiseau Pearl
 (d’une prononciation à l’anglaise).




Chacun de ces « Nous » choisis : arrivage en décalé sur la petite île du cap Sud

Terres neuves, lieu dit:
 "Le bout de l’Ailleurs."


A l’arrivée je prends les mesures plus précises que ma mémoire sauf sur les détails hum, hum…


En deux heures je crée
 la robe de cérémonie.
 Mon slogan fut choisi dans le livre de Florence Delay -Haute Couture :
 « Une robe  une vie »



Comme vous pouvez l’imaginer entre le choix des Nous,  les bons et les pires,
 des conciliables avec le principe de plaisir et le principe de l’humour. Freud dans les mots d’esprit : «Qu’and il n’y a pas de plaisir dans la réalité, l’humour est ce qui reste  seul à l’instance de jouissance. »




Pour chacun, les étoffes furent savamment choisies sur la route du Rhum,  la voie de la Soie, sur les marchés d’Ispahan,
 les marchés de la Guadeloupe pour le tissus des matadors, les magasins des sapeurs, les créations végétales, et les peaux des fauves, et autres ; serpents, caïmans, dépouilles de pintade. Ah ! Le flotté des plumes de noires pointées de blanc.


Je n’ai pu résister à la couleur de Soutine qui m’a tant aspiré dans les vitraux de la cathédrale de Combes dans les pays d’Aurillac. Mon premier départ pour la route de Compostelle.
 Il me faillait les robes de noir pur
 pour illustrer de la suie de l’abandon 
(de Botho Strauss.)

 L’Amiral*1 une fin d’un nous qui était
 la juste et même représentation 
à tous les détails prés
 d’un collier de ces perles archaïques
 où la matrice de nos dépendances
 se moule. 
Clarisse Lespector écrit : 
« il y a un point où le désespoir est une lumière, et un amour ».


Grâce à la couleur noire, 
la robe noire sera la réouverture du Nous.




La machine à coudre a besoin de se refroidir.
 Des amis et ‘els conocidos’ de l’île
 hors de la relation du Nous, même si un "nous"  s’élabore
 par leur tâche de solidarité pour l’acte artistique qui va advenir à l’issue  de la confection et défilé des robes au « nous » attribués.


Des tentes igloos  serviront d’habitacle d’appoint aux migrants du Nous.


Rien ne cesse à l’atelier de couture.
Pour certains « nous » les corps sont peints. Odette et Monsieur Souche  elle en jaune, l’homme en bleu ils danseront la métamorphose.

 Nous nous souvenons bien sur des chroniques  de leur histoire sur le blog de la copine Frankie Pain. Facilement un an et demi….de leurs shorts cuts.


Pour d’autres,  les corps s’enrobent de glaise avec des parties moulées de plâtre, ensuite Monique Peytral avec les poches  d’ocres et pigments - de la copie de la grotte de Lascaux pour les visiteurs-, va en magicienne sertir la subtilité de l’animalité de « nous cannibaliques » ou d’animalités torrides des Acores.



Piment Oiseau Pearl 
se restaure de poudre de noisettes.

Les musiciens arrivent, Loubat sa démence joviale généreuse et ses accordéons, Michel Portal sa flûte traversière, une violoncelliste, quelques choras maliennes.


Autour du grand carré d’herbes fraichement coupée, chaque équipe se dispose.

À l’angle de ce grand carré,  des moutons roulent sur leurs axes embrochés au dessus de grosses buches incandescentes.
 18 carcasses de beaux moutons venus d’eux même de la montagne dans la gueule de la louve( Rome). Un marché fut organisé au profit du  berger.


Piment Oiseau Pearl a détrempé des ventres mogettes de Vendée toute la nuit. Elles mijotent dans des grands faitouts. Ces haricots blancs mêlés de couanne de Monflanquin, de talons de jambon d'Espelette, d’ail violet de Villeneuve sur Lot, thym des rocailles de la montagne, romarin, lauriers, cœurs de bœuf tomates.



Dans des petits creux de verdures
 Ohad Naharin ce grand chorégraphe israélien qui  a vraiment apprécié le sujet de Piment Oiseau Pearl, il supervise les répétions de « Nous ».

De temps en temps avec Piment Oiseau Pearl ils conversent sur des points de dramaturgie. Et rectifient ensemble , le défilé , et la place de certains solos.


.... Les non réponses , et le oui à venir , il peut y avoir des remontées de conscience qui ne permettent de faire ongle , ni virgule sur les lieux où le massacre sous la bienséance des communautés post 68 s’en sont données à corps- joie sur les esprits trop purs de la gente ouvrière qui se sentait pour une fois une place dans la grande machine de l’état, ils connurent d’autres instrumentations….


Les refus seront interprétés par des danseurs.  Les « nous absents » « les nous du deni » « les nous- néant »,...........


Une robe une vie, le nous défilé
le nous filet, le nous estropié, répudié, 


le Nous dans un bras nouveau de l’Horizon.



A la fin du défilé, Ariane Mnouchkine sa grande complice Héléne Cixous ses danseurs- musiciens - acteurs créeront à vue le « Nous » post 2018


Et Nous mangerons tous à l’écuelle avec opinel , le michouis, les mogettes vendéennes


La danse sera toute la nuit,
 rires, chants, récits…



 écrits reservés
premier jet
Frankie Map's Monde
*Amiral personnage protagoniste de "L'épopée du pas dérangé". pas encore paru sur le blog.

* el conocido : terme espagnol trouvé pour nommer un lien une connaissance, echange de la connaissance. Pour le genre feminin ou masculin  el conocido 




 sous la direction artistique
 de Françoise Pain

samedi 16 juin 2018

24 heures chronos


Images de la semaine
1
La manif des retraités
Jamais je n’ai eu la boule aussi grande dans le centre du cœur.
Sauf Le jour où je manifestai  pour les « garrotinés » sous Franco.
 Des journalistes avec une langue de bois pas assez huilée
 étaient en bascule 
de la carotide sertie dans   le garreau.

Il y avait dans la manif une tristesse colossale.
Malgré les chants, les slogans, les gros ballons oranges 
qui flottaient au-dessus de la marche branlante : 
des à pied simple et des en-cannés, oux fauteuils roulants. 
Hyperréaliste sans mise en scéne.
Nous sentions la limite de la retraite 
et pour beaucoup la bascule plus basse : c’était la catastrophe.

2
Midi le vendredi , c’est la fête de Aïd ,
Un groupe d’enfant courent le long de la route ombragée de tilleuls.
 Ils sont africains , une fratrie. Les vêtements sont des pagnes.
 Les couleurs dignes d’une boite d’aquarelle. Ils chantent, ils jouent, vire-voltent et soudain je suis en contact avec mes images de la petite jeune fille de 12 ans à Saint Louis où allant pécher les crabes le soir après l’école, le long du bras du Sénégal, je les regardais . Fascinée par les tableaux qu’ils dessinaient par leur danse d’un simple jeu de se chipoter : voix et corps en mouvement.
Tout d’un coup une petite fille découvre qu’elle m’a vu à la TV et toute la petite file de ses adorables jeunes êtres colorés coure vers moi afin que je leur raconte le cinéma.
Mon autobus arrive.
-Promis la prochaine fois.
Des petites mains font des aurevoir , d’autres envoient des bisous, des sourires.
J’ai bu cette image longtemps.
 Comme bercée allongée dans un barque le long  du lac de Côme.

Naissance de l’absurde sera l’ image 3
Dans la semaine

pour voir ou lire les autres images.
Cliquez sur le lien

Ayant plétore d'images et de talentueuses photographes
pour ces 24 heures chrono
pour resister "au triomphe de la bêtise"
livre de Armand Farrachi
acte sud 

Je cite la critique littéraire de cette quinzaine N° 1195
 
..."la bêtisse contemporaine devient un fait social
elle semble irrépréssible puisqu'elle n'est pas consciente d'elle même

...abrutissement généralisé du monde

... l'économie a besion de bêtise. 
ECT"

dessin de frankie
 
Bonne semaine.
Frankie

mercredi 13 juin 2018

Frankie Pain a remis la main à la pâte de ses catings cinéma pub et autres farfolettes

lamangou@gmail.com

et vous aurez la panoplie de mes exploits
13 pages en condensé

66 ans et bonne mine 
Genoux un peu mités
 de ses courses colossales pour gagner  le rôle

« Çà elle n’était pas faignante la drôlesse
 mais la case où nous l'attendions…. »

Enfin chacun a son récit.

L'on vient de me rappeler
Alors  
Pour une psychanalyste, lacanienne, freudienne, ou Youngienne.
Une professeur  de médecine ou littérature


Sophrologue en cellule de crise
Touch nursing and so
Une manie gâteuse, ou border line,
Bonne pâtissière et cuisinière.. ;
Une mère a vous d’y inscrire ce que vous en vouler de qualificatifs
Ils sont nombreux et pas toujours olé olé

Une parleuse faisant renaître le temps de parleuses de Duras..;


et à mijoter comme  comme un bon bœuf au vin vieux - aux carottes dans son laboratoire d'écriture
Elle a frôlé des auteurs et écrivains
ils ont dardé son humour

Plus à l'américaine qu'à la mode française
Sur la situation que sur les effets.

Quand on la ‘désirât’ elle le pourra.

Elle est très douée en improvisation  sur un canevas  précis. Vous aurez Un résultat dans la foulée de sa langue et de son non verbale.

Elle fut aussi une grande conteuse.