mardi 21 novembre 2017

les derniers écrits

Chers lecteurs,
j'avance dans un épais brouillard depsuis trois semaines.
Je crains devoir cesser d'écrire.
mon écriture n'est absolument pas dans les lignes d'édition.

c'est quelque chose assez insurmontable
et je suis plus fragile que jamais.

je vais continuer mes ateliers au moins finir l'année pour les jeunes auteurs.

je tenais à vous le dire car je sais que vous comprendrez.
et je me devais le poser ici
où je suis lu avec assiduité.

je pers ma grande amie, on ne comprend rien à ce que j'écris, je pensais avoir une ligne d'écriture , j'étais lon d'imaginer que je faisais du sous cadavre exquis.

Je n'aurai pas du reste de ma vie pour ecrire là où il faut .. alors

cette veine , je ne sais pas quelle force  va me seconder  pour rebondir.

je resterai je l'espére lectrice.

J'écris dans ma toute conscience, je ne cesse de pleurer.

Vous êtes mes amis, et malheureusement tant d'autres ont quitté le navire.

les artistes qui ne font ^pas la première page des journaux fait plus peur.

C'est là qu'ils auraient raison d'avoir peur mais ils sont figé  et moulés dans leur socle de la mode de ses année 2015 et plus


Bye bye pour longtemps encore j'espére.

Françoise Pain
je pense que cette photo vient d'un blog Ici et maintenant.

dimanche 19 novembre 2017

novella fantastica atelier du samedi 19 nov :"Quand la plume méne la danse"

pas encore le titre
titre provisoire 
"Quand la plume mène la danse" 

si vous avez l'idée sur le bout de la langue ne vous en privez pas





pas encore le titre
si vous avez l'idée sur le bout de la langue ne vous en privez pas


Je  portais le sari jaune sur le paquebot via la Corse. Deux jours de traversée. J’avais réussi à le convaincre  de ne pas amener sa femme. Nuisible pour la tâche à accomplir. La maison dans ses oliviers pouvait se passer d’Elle. Comme relectrice j’avais posé mes conditions. « 15 ans pour écrire un livre ….. Que ce fut long ….. 150 pages seulement… ; ces quelques mots racontaient  bien des choses d’Elle. Alors l’avoir dans les pattes. Répondre aux heures de repas : couper en pleine phrase…Je ne voulais pas de cette moufflette : improductif pour ce travail. Et lui déjà j’imagine bien castré de cette vie. Soyons à l’écart, ne buvons pas comme un buvard les avantages et les inconvénients d’un tel choix, le nôtre est à Trinidad.

7 jours  pour 150 pages çà se pouvaient… Attention au lion chinois trois pas en avant 4 en arrière. Ce n’est pas ma vie.

Nous prendrons une mémé corse de ses connaissances pour préparer les repas et le soir nous irons manger au restaurant sur des terrasses dans de beaux décors. Face montagne, face à la pleine mer. Nous oublierons les lignes de la journée, elles feront le travail de se caser à la bonne place. Elles suinteront le lendemain. De leur fraicheur, leur gout de menthe, citronné, citronnelle.  Les effluves des sens profonds bien ourlés de simplicité, de douceur : gambader dans la sagacité d’un récit  qui avance et tiens ses promesses.

J’avais dit oui à sa proposition quand le langage non verbale du Monsieur était venu à lui toucher la main, et son avant bras par la suite de l’entretien –c’est souvent là que s’exprime la juste demande-. Eucalyptus avait besoin de faire vivre son livre. Le tactile initie un bon transfert. Une qualité qui fait avancer dans le travail. L’autre argument fut : « je n’aime la pluie qu’en Corse, elle rend vivace mes oliviers et de toute la nature, elle crée son verdoyant. »

Nous étions habités de nos êtres femme et homme. Loin de l’embrassade, « l’enlaçage », de la saillie.

Quand la femme écrit,  elle est aussi bien homme que femme et l’homme quand il écrit  Valère Novarina dit : « ouvrez votre vagin "messieux".

Le troisième argument, nous aurons à jouxter de la psychanalyse à la littérature et vice et vers le "çà".

Je suis lovée dans mon sari jaune sur mon transat en la plage latérale m’offrant le grand large.

Je l’aperçois pont arrière se diriger vers moi. J’ai un coup de sang. Sortir de la douceur de mon dedans extrêmement prolixe par un tel paysage : d’un pinceau infatigable, l’horizon à l’infini se poudroie d'une palette où l'addition n'est que multiplication. Je ronronne de bien être. Je suis conscience de chaque bolée d’air pur  m’emplie comme une grande fontaine à champagne,  mes alvéoles pulmonaires, mes cellules se goinfrent de cette becquetée d’oxygène. Mon esprit gambade d’une pensée à une autre juste un « pataugie » d’enfant, sans tirer de plan sur la comète : attrape chimère.

Je ne voulais parler : l’heure de correction était demain sur sa terrasse à 9 heures. Assise version la garigue ou version la côte sud de Dame Corse. Ma douceur à ce moment était peut-être cachée comme derrière les chutes du Niagara. Avec un homme marié je ne peux toucher à mon patrimoine : « jouissance du silence » acquis de 35ans du sacrement de chasteté que je dus m’imposer pour ne pas briser le respect avec moi-même, ceux qui m’ont crée, le sexe que je porte.

Le sentiment d’être la portion alimentaire du manque en Oméga 3 du Monsieur, me couper toute création de parole. Molière aurait placé sa fameuse réplique : « voici pourquoi votre fille est muette ». Non,  il ne volera pas ma tête hors de nos emplois du temps sauf  le soir pour notre détente et briefing de la journée.

Il tire  prés de mon transat le sien, m’offre un plaid de laine fine, légère comme dans le long courrier de nuit.

Eucalyptus

-J’ai le trac. Je suis broyé de partout comme si ma dernière heure était arrivée. Pourtant écrire un livre n’est pas une question de vie ou de mort ?

-C’est bien Monsieur Eucalyptus, vous êtes en pleine mutation de votre métier de commerçant, à celui de la plume. C’est possible la sensation que vous avez. Je ne vous raconterai jusqu’où mon corps a été capable d’aller la semaine dernière. Simplement  un écrivain édité me dit sans pincette : « je ne vois rien, ne comprend rien à ce que vous écrivez. Première rencontre : fatale ». Point. Heureusement une personne a eu le courage et l’implication de dire : « moi, je vois et comprends… » C’est comme une seconde peau à Nous, l’écriture. Même si le sujet que nous écrivons n’est pas Nous…

Il me prit la main, me remercia d’avoir pris au sérieux sa parole, il se rapprocha de mon transat, se pelotonna dans son plaid, regarda la mer. Son visage s’emplissait de douceur. Je le sentais ronronner au-dedans comme un petit chien heureux d’avoir retrouvé son maitre.

Ca je le peux, nous sommes dans la maïeutique. Le travail a ouvert ses baïnes à l’Océan de lui-même… La mer gonfle, les vagues heurtent avec plus de force les flancs du bateau. Le tangage à augmenter son degré de creux et de pleins. Nous entendons l’hélice se déployer dans l’air et le plouf quand le paquebot retouche la mer.



Nous prenons la voiture louée en même temps que les billets aller et retour. Open, j’avais fait préciser, en cette saison c’est sans augmentation. Nous quittons le port pour enfourcher la montagne dans ses lacets savoureux de couleurs, de vertiges, de la pente. Je voyage sur le dos des biquets qui fleurissent les coteaux. Soudain Eucalyptus dit : « tiens du feu dans la cheminée, elle fume, ma femme aura demandé au jardinier de réchauffer les murs ». La route se continue dans le silence, je sens qu’en Eucalyptus la douceur est entrain de virer en fournaise de l’Etna. Il craint la fin de son rêve.

 Je commence à être fixée. Sa femme est venue en avion. Il la connait tellement, il sait qu’elle en est capable, c’est Elle la loi chez Elle, lui simplement le banquier.

-N’allons pas plus loin, ramenez-moi à la ville. Trouvons- moi un hôtel. Demain 9h si elle n’est pas là, nous commencerons dans un coin tranquille de l’établissement. Si elle a fait le voyage, je reprends le bateau. Le travail ne pourra s’effectuer dans de bonnes conditions, n’usons pas votre œuvre en cours par une mauvaise météo. J’en connais qui on voulut la braver, ils sont morts sans retour. 

Une autre fois. La douceur pour les mots est incontournable.  Tant d’osculations, tranquillement sans précipitation, d’un repentir à un autre, des glissades comme sur une pente sans trop être poudreuse au cœur d’une forêt de pins dans les traces du pisteur. Suivre les courbes, les bosses. Attendre la levée de la brume. Prendre la pose quand elle hurle : «  pitié  je n’sais plus où je suis » . La rythmique plus rigoureuse qu’un métronome sans pléonasme. Madame Ecriture sur l’air de la chanson de Léo Ferret : « Monsieur William vous manquez de tenue! Que faites vous  dans la treizième avenue ? » . L’Ecriture est notre grande Maîtresse. Pour qu’elle ait sa justesse, des cures de silence avant comme après, sont absolument obligatoires. Je n’ai pas connu plus rigoureuse qu’elle, sauf un hiver à Helsinki. Dans d’autres conditions le cerveau se fait : rutabaga.



Je pleure. Mon empathie pour « Eucalipso » me déborde. J’ai mal en mon cœur pour lui et son bébé livre.

Il arrête la voiture sur une place d’un panorama "fabulos". Il me prend dans ses bras. Me berce en silence.

- Je suis si désolé, Françoise de ce désordre dans ce projet. Je le voulais tant.

-Je sais.

-Reposez-vous, je vous offre le séjour de 8 jours à l’hôtel. Nous  rentrons sur le paquebot et là si vous le voulez bien, le penser juste,  nous enchainons les plages de travail, dans le train aussi. Si nous avons encore quelques pages pour clore, je louerai un hôtel vue  sur le Luxembourg, nous irons jusqu’à la dernière ligne.

Je souris, il avait compris, j’étais même presque sur que chaque jour il crapahuterait ses phrases dans l’élan du désir pour son livre.

Je lui pris ses deux fines joues, je l’embrasse dans une extrême douceur comme j’aurai fait à un bébé joufflu.

-Promettez si vous y travaillez,  éditez moi chacun de vos jets de correction, travaillez qu’à partir d’une copie des épreuves que nous devions réentendre ensemble.

Il me choisit un hôtel cossu dans années d’autan, une piscine simplement avait été rajoutée à cette architecture du milieu de siècle dernier.

-prenez bien soin d’Elle. ....  la regardant longuement, comme suspendu  sur un fil entre le Trocadéro et la tour Effel. ......  Longtemps après   Il s'adresse au patron
Avez-vous vos plateaux de fruits de mer ?

Allez Françoise, laissons- nous en rire, fêtons le saugrenu, mettons nous en,  plein la lampe de iodés.

-jusqu’au dernier bigorneau.

Eucalyptos n’alla jamais à sa maison.  Il prit une suite. Ils vécurent de travail, de rires et de douceur. Le lieu du laboratoire changeait  chaque jour jusque dans des granges de boucs. Des cabanes de bergers. Ils allèrent jusqu’à travailler 15 heures par jour. La nuit comme un corps ayant retrouvé sa moitié,  ils se lovaient blottis.  De tous leurs plis, ils en comblaient le creux de l’élasticité de leurs chairs. Ils étaient 4 dans le lit. Ils le savaient.

Comme des gamins,  ils jouaient au "Chat botté"  tous leurs « si » devenaient réalité.

Sa dame était repartie. Eucalyptus put présenter ses oliviers centenaires à la Dame des mots.

Eucalyptus changea les billets de paquebot pour l’avion à Ajaccio afin de prolonger de trois jours leur séjour  en temps de vacances. Ils  serpentèrent  par les sommets, la remontée du Sud vers le Nord de l’île.

Fin

Frankie Map’s Monde

Sous la direction artistique de Frankie Pain






droits réservés




A

l'atelier d'écriture la petite rockette novela fantastica : la douceur

j'installe de  les marques


LA SUITE bientôt avec les prémices du texte et l'accord des demoiselles de l'atelier
bon dimanche
photos de Gilles Pathelin 
 

vendredi 17 novembre 2017

24 h chrono un evenement



Pour cette photo chrono

Cette semaine l’événement une première, je vais manger dans mon petit troquet du douzième c’est l’heure du match, la salle est bondée d’hommes c’est le foot ball France Allemagne en amicale

 Rien à causer autour de moi

 j’ai passé la journée la tête dans mon encrier et sur mes pages : narration et point de vue , une tranche complexe et délicieuse…. quand j’aurai trouvé où passer pour la subtilité de  ce programme,… plus de jus pour prendre le bouquin compagnie du soir au repas alors je regarde le grand écran.

 Je suis la seule à regarder , 
me voici prise au jeu de notre équipe de France qui est vraiment au point pour affronter le mondial. 

Je jubile au fond dela mémére Frankie Map's Monde

 la seule femme à regarder

soudain à mes cotés je sens la présence de mon père , il est au ciel depuis bien longtemps cet homme, ce résistant, ce guerrier comme tant d’autres dans nos familles. 

Nous trépidons du jeu de nos footballeurs. Beaucoup de grâce sur ce tapis de verdure bien taillé, de complicité entre les joueurs les buts se marquent , ils mènent jusqu’aux dernières minutes et l’Allemagne dernier but . « Ex éco ».

Voici ma photo de la semaine.


pour les autres 24 h chrono clic sur le lien










merci footos du web



mardi 14 novembre 2017

quelques minutes avant l'empoissement au carré de chocolat

 photos de jean batiste

il passait en scooter et nos yeux se sont croisés .
c'est un amoureux de la lumière et de la couleur
il m'a demandé de faire des photos avec moi
je lui ai dit oui parce qu'il me promettait de me les envoyer

j'ai vue à son oeil qu'il ne me mentait pas

il a tenu sa parole ,je vous fais partager son talent

et mon talent de la couleur

mes expressions sont un peu cruches.
sur dix c'est son choix
le photographe n'a pas la même vision que son modéle sur le sentiment de la beauté de soi

c'est toujours compliqué.
je lui avais demandé de m'envoyer la totalité du shoot
que j'avais vue 
j'espére qu'il le fera

il y en a des mieux des expressions de moi que vous adorerez

gros bisous belle fin de semaine et merci aux lectrices et lecteurs de la "novella fantastica"