mardi 27 décembre 2016

atelier d'écriture 2 avec Ingrid Thobois

le premier est dans le billet précedent



Sidération
La fermière avec son couteau, le couteau qu’elle a effilé sous mes yeux. Qui va y passer ? Disais -je en cocorico : qui va y passer ?
Je sonnais le tocsin pour mettre sous vigilance les clapiers, les dindes les chaperons les poules tout en montant à bloc  mon pic « boudique » (mon attrape vers de terres pour ceux de la ville) quant à mes ergots je pensais  à ces matelots croisés dans mes vagabondages qui racontaient les combats de coq  dans leur pays, et, leurs maitres y installaient en camouflé des lames de rasoir.
Ca devient très sérieux, je sais maintenant que sa croix est fixée, je deviens bec bée.
 Moi, l’étalon de tant de poules de coqs sur des générations qui ne se comptent plus sur les doigts de la main, même dans les corridas ils ne tuent pas le bon taureau qui s’est prêté artistiquement à la mouletta, l’excellence ! Le rang étalon : garder sa race……………….. Avec mes plumes  rouges grenats au trait fusain,  l’argent qu’elle s’est fait la fermière, la Ginette avec les plumatiers  pour les pécheurs de truites de la Navarre, ………………non « moua » qui chaque dimanche a honoré ses nouvelles robes,  construites dans des tissus ?????qu’on ne trouve pas sur les marché de Saint Jean Pied de Port, de Saint Pé sur Nivelle, Bidarray………. ouais chaque dimanche  quand elle va à la messe – entre nous, on se demande pourquoi, comme quoi dans les églises il y en a qui n’ont pas froid aux yeux pour attraper l’absolution fastoche -…………………………..
J’ai la crête qui gonfle malgré moi, je comprends le pépé quand il  a ses orchites, mon dieu que ce gonflement surnuméraire m’éclate d’un vertige qui monte dans ma cervelle de coq.
Pendant la dernière invasion quand je revenais de sauter les poules du Docteur Jonquière et je filais par le mur de l’école communale j’avais VU des hommes raides qui se rigidifiaient à d’œil  plantés devant les fusils aux hommes aux deux S sur leur képi.. …………………
 Allez c’est le dernier « cococrico » si je le rate, ……tendons tous les viscères, pensons à la prochaine couvée qui va piailler dans la verdure de la colline, pensons à toutes mes femmes et mes maitresses qui vont devenir veuves toutes ensembles. Tuons d’un cri la vieille ou faisons la changer du menu dominical, son fameux coq au vin. Allez le pic du couteau  est quasiment dans mon bec c’est :
CocoOOOOOOOOOco coc coccococco cooooooooooocococco.
Elle a laissé tomber son couteau, elle s’est saluée  de la croix,  elle s’est agenouillé, elle s’est allongé sur le sol, elle a continué à prier, se battre le flanc en disant : mea culpa mea culpa
Elle appela le grand père elle a dit : j’arrête, renvoies tes hommes.
- pas possible cette nuit est déjà payée.
-alors c’est la dernière.



Suite demain ou après demain.
Droits réservés
De Frankie Map’s Monde
Ecrit sous la direction artistique
 d’Ingrid Thobois

Atelier 2 à « la galerie animals » 
village

suisse dans le 15éme à Paris









Galerie jiriols

coq du venezuella





Ginette

 bye bye  bye
see you sounds frankie

3 commentaires:

  1. Tu es une battante, ma jolie, tu as mieux que des ergots, avec ton charme de cocotte tu as tous les porteurs de crête à tes pieds !

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  2. Quel coq ! j'en reste stupéfiée Frankie

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  3. Il y a à St Pée sur Nivelle une belle auberge basque où on se régale bien !
    Bon jeudi, chère amie. J'ai peu de temps en ce moment : famille, écriture. Mais je pense à vous.
    A bientôt !

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