mardi 13 avril 2010

"oursins dans la poche / le porte-monnaie »





cela me fait froid dans le dos




[ SIGNIFICATION ]
Être avare

[ ORIGINE ]
Sympathique image que celle-ci, et aisément compréhensible.
Mais avant d'aller plus loin, il est intéressant de savoir que le mot 'oursin', qui date du milieu du XVIe siècle, est, selon certains, un une déformation de 'ourson', le petit de l'animal bien connu ; mais pour d'autres, il serait issu de l'appellation en occitan "orsin de mar".

Quoi qu'il en soit, cet échinoderme qu'on appelle aussi "hérisson de mer" ou "châtaigne de mer", est entouré d'une multitude de piquants qu'il vaut mieux éviter de se planter dans les doigts.

On peut donc imaginer qu'une personne qui aurait un ou des oursins dans sa poche ou dans son porte-monnaie, éviterait intelligemment d'y fourrer la main pour en retirer quelque argent.
Et cet empêchement constant d'accéder à ses billets, ne pourrait que la faire passer pour avare à celui qui ne serait pas informé de la présence (pourtant parfaitement naturelle, n'est-ce pas ?) de ces petits animaux.

« La cour des grands »




qui étaient ces grands ?
c'était donc çà !

qui étaient ces grands ?
C’était donc çà !

Heureusement le chemin pour atteindre cette cour des grands des embûches surmontées,
des chemins de traverses que l'on dut prendre car les voies royales ne furent pas offerts à tous , une anecdote :
Études multiples à l'université de Bordeaux, , ,
au fil des nombreuses rivières, je franchissais
par les voies de l'amitié , de l’huile d’encre de coude et de buvard, de nuit de garde ,
de jour à arpenter les amphithéâtre,
enfin
à la table des grands de l'université
et au delà, et après des régulières fréquentations,
hallages aux chemins de leur subtile suite
et plus
je fus par plusieurs fois confuses de constater que dans certaines situations
le savoir, la grande connaissance
et bien, et bé, ou lalala
ils devenaient peu utile
quand la colère ou quelques petits intérêts d'égo ou de braguette venait à faire la mouche du coche
pas brillants
au moins l'école maternelle est le lieu de l'innocence
et si les choses qui se règlent sont très archaïques
dans la cour des grand c'est un linceul
qui se pose sur mes hautes illusions,
j'ai atteint mes objectifs,
je reste avec mon savoir mes acquis
le deuil de la perte de mes idéaux

Je les croyais des izards blancs dans ma lunette regardant l'altitude
ce sont des chèvres blanches égarées dans les altitudes du grand savoir
d'ailleurs à l'un je dis :
" c'est à çà que te sert ton savoir"
heu je me suis enfuie comme si j'avais fui le diable.


« La cour des grands »
[ SIGNIFICATION ]
L'endroit ou le niveau envié atteint suite à une promotion ou à une réussite
Ceux qui comptent, dans un domaine quelconque

[ ORIGINE ]
Que voilà une jolie métaphore scolaire !
Quel est l'enfant qui, déambulant dans sa cour de récréation, n'a pas parfois jeté des regards envieux vers les activités des 'grands', dans cette partie de la cour réservée aux 'forts' qui peuvent s'autoriser des choses inaccessibles aux petits ou qui font la loi.

Ah, cette cour des grands où, lorsqu'on aura enfin le droit d'y mettre les pieds, ce sera avec une certaine timidité, impressionné d'atteindre enfin cet endroit où l'on va pouvoir se comporter comme ceux qu'on avait précédemment observé !

C'est en pensant à cette image que la cour des grands a commencé métaphoriquement à désigner un endroit, un classement, un groupe, un niveau qu'on atteint avec plaisir et/ou fierté après en avoir longtemps rêvé, suite à une promotion (le conseil de direction d'une entreprise, par exemple) ou de bons résultats (la ligue 1 en foot), par exemple.

Cette locution, apparue au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, est généralement précédée de 'jouer dans' (toujours le rappel de l'origine scolaire) ou 'passer dans'.

gratitude



une belle pensée de géo notre amie écriture et bien lus encore

La gratitude est un donné pour un reçu. Un échange non point hasardeux, mais conscient. De n’importe quelle façon nous devons remercier pour ce qui nous est donné, sinon nous sommes en état de dette permanente. Ce n’est pas que ce soit mauvais, c’est simplement dommage, parce que la gratitude mène à la relation. Et dans la relation, il n’y a plus d’indifférence. Nous donnons, nous recevons, nous participons à la respiration du monde.

(Henri Gougaud, Les sept plumes de l’aigle)

dimanche 11 avril 2010

« Manger (bouffer) comme un chancre »



les rires que nous pouvons partager à table

[ SIGNIFICATION ]
Manger avec voracité.
Manger excessivement.
BOUFFER /est un mot qui horripile car déjà dans n'importe qu'elle bouche il m'annonce la voracité sous tout profil de la personne avec qui je parle et croyez cela me surprend parfois beaucoup.
Pour des raisonson de perdre ma couanne ma vieielle dietéticienne MADELEINE GESTA
LA DIÉTÉTICIENNE DES STARS nous y étions nombreux à l'avoir visiter

elle nous priez de manger seule .
L'art de manger avec les personnes aujourd'hui est fort délicat
entre les portables qui ont l'autorité sur la conversation
la langue de bois pendant tout un repas ou les généralités de paroles normatives
où les conversations que vous avez clôturées depuis des lustres

avec une de mes amies du sud et dieu sait si nous aimons l'art de la parole, nous faisons le choix de manger dans le silence pour contempler le palais du délices et je jardin japonais.

AVEC une autre amie nous savons que nous passerons des heures entre l'art culinaire et l'art de la nourriture céleste telle les nourritures célestes de d'ANDRE GIDE.

dans le temps pour croiser le fer et le mou avec la rencontre cela commencer par un café et un repas et là nous pouvions apprécier l'art de ses galipettes et souvent sans regret nous jouions notre excuse ou le contraire, il nous fallait bien vite rencontrer le champ à l'herbe mouilleuse, faire le mur d'une piscine fermée et en pleine air comme le film "Swimming pool" avec Burt Lancaster.


VOYONS MAINTENANT CETTE DEFINITION





[ ORIGINE ]
'Chancre' est un mot qui vient du latin 'cancer' et qui désigne un ulcère ou une tumeur.

Autrefois, le chancre désignait un petit ulcère qui débordait sur les parties environnantes en les rongeant.
Actuellement, c'est plutôt une ulcération de la peau ou de certaines muqueuses caractérisant des maladies infectieuses, principalement vénériennes (chancre mou Lien externe).

Mais, en botanique, c'est aussi une plaie vive de l'écorce d'un arbre attaquée par un champignon.

Dans tous les cas, le chancre est donc soit quelque chose qui tend à s'étendre en 'dévorant' ce qui l'entoure ou bien une grosse plaie ou crevasse qui, comme toute crevasse qui se respecte, est susceptible d'engloutir les inconscients qui s'en aventurent trop près.

Notre métaphore, qui date du XVIIIe siècle, est donc facile à comprendre, celui qui mange comme un chancre dévorant ou engloutissant toute la nourriture ayant la mauvaise idée de passer à sa portée.

Mais il est possible que sa naissance soit également due à une déformation ou 'adaptation' de l'ancienne comparaison "comme un chantre" (gras comme un chantre, boire comme un chantre).
En effet, à l'époque où il y avait des chantres dans les églises, pour chanter au cours des cérémonies religieuses, ceux-ci avaient la réputation, comme les moines et les chanoines, de faire bonne chAIR, de bien ripailler, justifiant ainsi la naissance de la comparaison.

samedi 10 avril 2010

le conte de vendredi de Henri Gougaud : les deux vies du sultan Mahmoud


Fils estimé du Bienveillant, ruisselant d’ors, de flatteries, de musiques paradisiaques et de houris aux seins parfaits, tel était le sultan Mahmoud. Son ciel ? Tout bleu. Son palais ? Blanc. Son peuple ? A peine turbulent. Bref, il n’avait pas à se plaindre. Et pourtant il n’allait pas bien. Ses femmes et ses philosophes ne lui inspiraient que des « bof », des « à-quoi-bon », des gestes mous. Il désespérait. C’était grave, car il ne savait pas pourquoi.

- Qu’avez-vous, sire ?

- Rien, ça va.

Mais dans son regard sans éclat on devinait ses idées noires. Son grand vizir n’en dormait plus.



Un matin, à presque midi, ouvrant les rideaux de sa chambre il trouva Mahmoud affalé qui contemplait obstinément le bout pointu de ses babouches. Il lui dit :

- Sire, tout à l’heure, un vieux cheikh a sollicité un rendez-vous particulier avec Votre Magnificence. Il vient de l’extrême Maghreb. Nous avons eu un entretien qui m’a laissé la bouche ouverte. C’est un magicien prodigieux. Recevez-le, je vous en prie. Je sens qu’il saura vous sortir de vos brouillards maléficieux.

Mahmoud souleva un sourcil et répondit :

- Oui, bof, qu’il entre.



Quel âge avait-il, ce vieillard ? A vue d’œil, à peu près cent ans. Efflanqué, les poings sur sa canne, vêtu de barbe, de cheveux et de quelques haillons crasseux, la mine sévère, l’œil noir. Il s’avança et dit :

- Bonjour. Lève-toi, Mahmoud, et viens voir.

Le déprimé resta pantois. On ne l’avait jamais traité aussi sèchement de sa vie. Il obéit pourtant, s’en fut à la fenêtre que le vieil homme désignait.

- Ouvre-la. Allons, presse-toi.

Mahmoud ouvrit, huma l’air doux, se pencha soudain, recula, l’index tendu, blême, haletant. Des milliers de cavaliers noirs, piques brandies, sabres sanglants, ravageaient les rues de la ville, tranchaient les corps, brisaient les portes, assaillaient les murs du palais. Leurs clameurs effrayaient le ciel.

- Qu’Allah ait pitié de nos vies ! gémit le malheureux sultan. Vois, vizir, nous sommes perdus !

Le cheikh le repoussa d’une franche bourrade, ferma la fenêtre et grogna quelque chose d’ésotérique. Puis il rouvrit les deux battants.

- Sultan, regarde maintenant !

L’autre s’avança, méfiant, risqua un œil. Tout était calme. Les gens allaient par les ruelles, les ânes, les chariots branlants. Plus le moindre soudard en vue.

- Comprends pas, bafouilla Mahmoud.

Il s’ébroua, frotta ses yeux. Le vieux le saisit par la manche, l’entraîna à travers la chambre jusqu’à la fenêtre opposée.

- Ouvre.

- Non, pitié, j’ai trop peur.

Le vieillard leva son bâton. Mahmoud entrouvrit, ouvrit grand. Les quatre-cents minarets des mosquées de la ville n’étaient plus qu’un brasier fumant. Un ouragan poussait des flammes rugissantes vers le palais.

- Yayay ! brailla le malheureux.

Le feu lui dansait dans les yeux. Le cheikh referma la fenêtre, la rouvrit. Plus rien. Le ciel bleu, les minarets blancs, les oiseaux. Mahmoud s’avança, recula, tomba de cul sur le tapis.

- Vizir, une bassine d’eau ! ordonna le vieillard. Fais vite !

L’autre s’en fut, il disparut, revint encombré d’une vasque qui ruisselait par tous les bords. Il la posa devant le cheikh.

- Mahmoud, viens là, grogna le vieux. Penche-toi. Regarde ta tête.

Le sultan se courba, le cheikh saisit sa nuque, plongea son visage dans l’eau et tout, palais, chambre, fenêtres, vizir, cheikh et bassine d’eau ne furent plus qu’un souvenir.



Il était au bord de la mer, épuisé, naufragé sans doute. Il se dressa, vit des pécheurs qui accouraient là sa rencontre. Il leur cria :

- Hommes, à genoux ! Je suis Mahmoud, votre sultan. Ramenez-moi dans mon palais !

Les autres se le désignèrent en riant, la trogne fendue, en singeant son air de grand monde.

- Hé, le fou, dit l’un, tu t’es vu ?

Mahmoud se palpa les cheveux. Il portait un bonnet de feutre. Il était vêtu de haillons.

- Allons, mon gars, viens nous aider, nous avons besoin de main-d’œuvre.

- Mais je ne sais pas travailler !

- Peu importe, tu feras l’âne. Tu vois ces ballots de sardines ? Tu les porteras au marché !

On le tirailla par le col. Il en tomba à quatre pattes. Cinq ans durant il charria, pour un croûton de pain par jour, des tonnes de poissons puants du bord de la mer jusqu’au souk. La nuit, il couchait chez les ânes. Un jour un marchand l’acheta avec trois baudets de l’étable. Il lui dit :

- Je n’ai qu’une fille. Tu m’as l’air d’un sacré gaillard. Epouse-la, grand bien te fasse. Je veux douze petits- enfants.

Il l’amena dans sa maison, lui fit servir des fruits confits, des gâteaux, de l’alcool de figue, puis appela sa Fahima.

- Sois indulgent, elle est farouche. Pauvre comme tu l’es, garçon, elle va te plaire, j’en suis sûr.

La fille vint. Misère noire ! Elle était difforme, bossue, elle avait du poil au menton. Elle lui sourit, langue dardée entre ses deux dernières dents. Mahmoud gémit :

- Oh non, pitié !

Le marchand le poussa vers elle, elle lui prit les joues, s’agrippa. Il perdit le souffle. Il hurla.



Sa tête sortit, ruisselante, de l’eau où elle était plongée. Il était chez lui, au palais, à nouveau sultan, dans sa chambre. Sa vie de misère ? Un instant, le temps d’un remous de bassine. Son vizir était là, fidèle. Le magicien le regardait, l’œil pointu, la barbe légère. Il dit, courbé sur son bâton :

- C’est insulter le Créateur que de faire mauvaise mine quand on a la chance de vivre dans un palais de ce prix-là. As-tu compris, sultan Mahmoud ?

Mahmoud ne lui répondit pas. Il riait, les bras grands ouverts, il avait envie de danser avec tous les vivants du monde. Il voulut embrasser le cheikh.

- Holà, du calme, dit le vieux.

Il se défit dans l’air tranquille comme une fumée de bougie.



(Henri Gougaud, Le livre des chemins)

l'histoire du vendredi : la résurection de la chair


Le mot "chair" ne désigne pas ici l’ensemble de nos muscles, mais, selon le sens général de ce mot dans la Bible, l’homme dans sa condition de créature fragile et mortelle. Au début de son évangile, saint Jean n’hésite pas à dire que "le Verbe s’est fait chair" (Jn 1,14), c’est à dire qu’il s’est fait pleinement homme, jusqu’à prendre un corps capable de souffrir et même de mourir.

A ce réalisme de l’Incarnation, correspond, dans les évangiles, un réalisme de la Résurrection de Jésus : ce n’est pas un fantôme, il porte encore les cicatrices de la croix et on le voit manger avec ses disciples sur le bord du lac ! Et cette Résurrection du Christ nous donne de croire "à la résurrection de la chair", c’est à dire à notre propre résurrection avec tout ce que nous sommes et que notre corps exprime. Bien sûr ce corps sera alors transfiguré et nous ne pouvons pas nous représenter ce que sera ce corps "spirituel" ou "glorieux" dont parle St Paul (1 Co 15,42-44), dans un univers qui est au-delà du temps et de l’espace. Mais ce qui nous importe, c’est que cette promesse de vie éternelle concerne notre personnalité toute entière. Même s’il se transforme au cours des âges de la vie, le corps humain est bien ce qui exprime l’identité de la personne et en maintient la cohésion au fil des années. Affirmer une résurrection du corps, c’est maintenir une forme de continuité entre celui que je suis maintenant et celui que je serai dans le Royaume céleste.

Ne restreins pas le champ du possible aux limites de ton imaginaire.»
– Antony Bouchardon, Extrait de la Lettre à Bernard de Milleville

"Qui épouse l'esprit du temps sera
vite veuf" Christiane Singer

"AU delà du bien ou du mal il y a une prairie oùje t'attends " Rumi

"Je resterai jusqu'au bout stupéfaite que des créatures qui , par leur constitution et leur fonction, devraient ressembler à la terre puissent être à ce point factice" Marguerite Yourcenar : lettres à mes amis et autres septembre 1968

bon dimanche et pour ceux de la région de BRETAGNE bonnes vacances