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lundi 17 septembre 2012

un livre évenement; chez lettre evene

 

 comme j'ai pu par mes écrits de ces derniers quinze jours introduire le thème de l'amour je découvre cela  en lisant ma page de Evene

alors on est là pour partager n'est -ce pas !

 

belle découverte. c'est une info sympa  je m'y suis "abaonnée" abonnée




 le lien est en fin de l'article ! 

 

voici l'article dans son intégralité et son illustration à la fin d'autres images de mon choix  association sur le sujet

 

 

Pourquoi l’amour fait mal d’Eva Illouz, un essai… passionnant !

Par Maxime Rovere - Le 14/09/2012


Pourquoi l’amour fait mal d’Eva Illouz, un essai… passionnant !
C’est l’événement de la rentrée : un essai d’exception sur une question cruciale. En abordant un problème qu’aucun d’entre nous n’a manqué de se poser, la sociologue Eva Illouz signe l’un de ces livres que tout chercheur rêve d’écrire et tout lecteur de lire – ce qu’en somme on appelle un chef d’œuvre.


La sociologue Eva Illouz. © Suzanne SchleyerLa sociologue Eva Illouz. © Suzanne SchleyerLa douleur d’aimer embrasse bien des formes : les larmes de la rupture, l’angoisse de la solitude, le dégoût de l’échec… À toutes ces expériences, nous avons fini par donner des explications presque exclusivement psychologiques, si bien que c’est toujours sa faute à soi, si l’on est malheureux. « Tout au long du XXe siècle, l’idée selon laquelle le malheur amoureux incombe à l’individu seul a rencontré un succès immense », résume Eva Illouz qui prolonge ses travaux sur les affects en contexte capitaliste. Avec un sérieux et une rigueur à toute épreuve, elle propose de changer de cap : « Les aspirations et les expériences que nous prenons pour (…) individuelles ont en réalité une teneur sociale et collective importante. » Elle peut ainsi soutenir que « les échecs de nos vies privées ne sont pas ou pas seulement le résultat de psychés défaillantes, mais (…) le résultat de nos institutions ». Lesquelles ? Voici quelques réponses.

1. La survalorisation du sentiment
C’est en soi un fait sociologique dans la constitution du moi : la conscience que nous avons de nous-mêmes et de notre existence passe aujourd’hui moins par les rites collectifs que par nos sentiments individuels. Dans ce contexte, l’importance accordée à l’amour par les femmes est un héritage du XIXe siècle. À cette époque, « il leur promettait la dignité et le statut moral auxquels elles n’avaient pas droit dans la société ». Tandis que les inégalités persistent, elles continuent de les reproduire dans le rapport amoureux, en sacrifiant à l’amour leur besoin d’une plus vaste reconnaissance sociale. Hélas, au même moment, les hommes (jadis champions du sentiment fort et de l’engagement à vie) ont de croissantes difficultés à s’engager. Et comme l’idéal d’authenticité, qu’ils partagent eux aussi, les pousse à conformer leur comportement à leurs sentiments, eh bien… c’est la gabegie.
2. L’embarras du choix 
De plus, si les contraintes qui s’exerçaient jadis sur le choix de nos partenaires ont disparu, la « liberté » dont nous bénéficions a son revers. Certes, elle permet de jouir d’une sexualité émancipée de toute norme morale. Mais ce type de sexualité est devenu un statut social à part entière, et il a été privé de ce qui lui donnait son sel : l’enthousiasme. Car d’une part, les femmes sont désormais angoissées par la norme de la maternité (jadis, c’étaient les hommes qui réclamaient des enfants !) et elles restent, par conséquent, moins longtemps sur le « marché ». D’autre part, la masculinité s’exerce dans le champ sexuel en sacrifiant l’intensité au nombre. Car plus on a d’options, moins il est possible d’être convaincu de son choix. Par conséquent, l’amour au XXIe siècle s’érode par surabondance.
3. La prolifération des critères
© Le Seuil© Le SeuilAinsi, avec ce qu’Eva Illouz appelle « la libéralisation des marchés matrimoniaux » (soit la multiplication des rencontres), les inégalités sont devenues plus flagrantes. Et les plus actifs ne sont pas nécessairement mieux lotis : bardés de critères, « nous n’aimons plus la singularité d’une personne mais sa capacité à représenter des valeurs que nous révérons ». Dans ce contexte, la force des normes rend tout simplement impossible de se satisfaire de la réalité, aussi bien au moment de la rencontre que dans le quotidien du couple. Il devient « normal » d’attendre plus et mieux que la réalité n’a à offrir.
4. La phobie de l’engagement
C’est dans ce contexte que les hommes ont adopté une stratégie de retrait affectif. Selon Eva Illouz, qui évite intelligemment les jugements trop rapides, il s’agit pour eux de recréer de la valeur. En effet, le choix étant surabondant, ils ne peuvent accéder à l’intensité des sentiments qu’en les raréfiant, quitte à ce que ce retrait s’exerce à leur propre détriment. Ils sont alors pris au piège : « la liberté (…) conduit à l’incapacité de faire un choix, voire au manque de désir de le faire » - comme s’ils s’étaient enfermés à l’extérieur de leur propre cœur !
5. Les impasses de l’introspection
Dans l’ensemble, Eva Illouz ne soutient pas que nous souffrons plus qu’avant, mais que notre souffrance a pris de nouvelles formes. Une pratique néanmoins les aggrave : c’est  la culture thérapeutique qui nous incite à lutter contre la souffrance amoureuse comme une maladie indésirable. Une fausse conscience s’est développée autour d’une approche « psychologique », comme si nos sentiments (d’ailleurs réduits à de grands clichés) se jouaient tout entier à l’intérieur de nous. La vérité est que l’être humain est social, et qu’il nous faut réinventer ensemble de nouvelles formes de passion.
Photo à la Une : extrait de La Cité de la Violence avec Charles Bronson


http://www.evene.fr/livres/actualite/pourquoi-l-amour-fait-mal-d-eva-illouz-un-essai-passionnant-1194277.php 


autres de me mon choix d'images 























http://tmontoy.canalblog.com/  

Drapé, 2007 huile sur médium 70 x 70 cm

 

C'est par les plissements que la surface, tout à coup, émerge de sa neutralité, devient vibrante ou même parlante, car autant de plis dans les draps du matin autant de lèvres en train de chuchoter la douleur, l'insomnie ou l'amour.

Bernard Noël
La peau le drap l'eau, édition Collodion 2009
 


comme Souchon laver l'amour à l'eau de javel 








vos lévres qui disent je t'aime 
et l'on entend le cri


belle journée ce mardi  un peu d'avance sur le post

bye bye love see you soon

mercredi 15 septembre 2010

D’amour est la rubricabrac du mercredi



et quand l'amour est là , l'amour est là
belle journée de l'amour




la chatte échaudée a craint l'eau froide


pour perdre le moins de temps
dans l'accés aux surfaces
protectrices de l'autre face
et appréhender au plus vite le quotidien
dans sa poésie
ou son horreur
la petite cabane dans la montagne
vous ne pouvez pas savoir
comme je me suis féliciter de mes originalités !


pas de venise sans amour
ou
l'amour et Venise
je n'y a méne plus mes amours car après c'est le break down


D’amour est la rubricabrac
Ne reprenez, Dames, si j'ai aimé
Ne reprenez, Dames, si j'ai aimé,
Si j'ai senti mille torches ardentes,
Mille travaux, mille douleurs mordantes,
Si en pleurant j'ai mon temps consumé,

Las ! que mon nom n'en soit par vous blâmé.
Si j'ai failli, les peines sont présentes.
N'aigrissez point leurs pointes violentes ;
Mais estimez qu'Amour, à point nommé,

Sans votre ardeur d'un Vulcan excuser,
Sans la beauté d'Adonis accuser,
Pourra, s'il veut, plus vous rendre amoureuses

En ayant moins que moi d'occasion,
Et plus d'étrange et forte passion.
Et gardez-vous d'être plus malheureuses.
Le châtiment de la cuisson appliqué aux imposteurs
Chaque fois que les gens découvrent son mensonge,
Le châtiment lui vient, par la colère accru.
" Je suis cuit, je suis cuit ! " gémit-il comme en songe.

Le menteur n'est jamais cru.
• Alphonse ALLAIS (1854-1905)

Nous nous étalons
Nous nous étalons
Sur des étalons.
Et nous percherons
Sur des percherons !

C'est nous qui bâtons,
A coup de bâtons,
L'âne des Gottons
Que nous dégottons !...
Mais nous l'estimons
Mieux dans les timons.
Nous nous marions
A vous Marions
Riches en jambons.
Nous vous enjambons
Et nous vous chaussons,
Catins, tels chaussons !
Oh ! plutôt nichons
Chez nous des nichons !
Vite polissons
Les doux polissons !
Pompons les pompons
Et les repompons ! (...)
Du vieux Pô tirons
Quelques potirons !
Aux doux veaux rognons
Leurs tendres rognons,
Qu'alors nous oignons
Du jus des oignons ! (...)
Ah ! thésaurisons !
Vers tes horizons
Alaska, filons !
A nous tes filons !
Pour manger, visons
Au front des visons,
Pour boire, lichons
L'âpre eau des lichons.
Ce que nous savons
C'est grâce aux savons
Que nous décochons
Au gras des cochons.
Oh ! mon chat, virons,
Car nous chavirons !
madeleine de l' AUBESPINE (1546-1596)

L'on verra s'arrêter le mobile du monde
L'on verra s'arrêter le mobile du monde,
Les étoiles marcher parmi le firmament,
Saturne infortuné luire bénignement,
Jupiter commander dedans le creux de l'onde.

L'on verra Mars paisible et la clarté féconde
Du Soleil s'obscurcir sans force et mouvement,
Vénus sans amitié, Stilbon sans changement,
Et la Lune en carré changer sa forme ronde,

Le feu sera pesant et légère la terre,
L'eau sera chaude et sèche et dans l'air qui l'enserre,
On verra les poissons voler et se nourrir,

Plutôt que mon amour, à vous seul destinée,
Se tourne en autre part, car pour vous je fus née,
Je ne vis que pour vous, pour vous je veux mourir.