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dimanche 5 août 2012

l'homme le plus rapide du mondeUsain Bolt - L'homme le plus rapide du monde








Usain Bolt - L'homme le plus rapide du monde

sur la tnt à 20 h 30 chaine ô

Usain Bolt - L'homme le plus rapide du monde

 

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http://www.evene.fr/celebre/actualite/en-piste-avec-usain-bolt-l-homme-le-plus-rapide-du-monde-1092524.php

 

Sorti en DVD et blu-ray le documentaire 'Usain Bolt, l'homme le plus rapide du monde' est diffusé dimanche 5 août sur France Ô. Pour Evene, Gaël Leiblang, son réalisateur, revient sur sa rencontre avec le champion.


Triple médaillé d’or aux Jeux olympiques de Pékin, Usain Bolt a la fougue et le mental hors-norme de ces grands sportifs que l’on a du mal à suivre. Gaël Leiblang l’a accompagné pendant six mois, de sa victoire à Berlin en 2009 à son faux-départ éliminatoire en Corée du Sud deux ans plus tard. Entre l’Europe et la Jamaïque, entraînements et soirées entre potes, confidences face caméra et moments de doute, le réalisateur a côtoyé le génie des pistes et son entourage jusqu’à en devenir un familier. Pour Evene, il détaille le déroulement de son documentaire, Usain Bolt, l’Homme le plus rapide du monde, diffusé lors de la soirée pré-inaugurale des JO de Londres et disponible aujourd'hui en dvd et blu-ray.

Racontez-nous votre première rencontre avec Usain Bolt ?

© Laurent LangloisUsain Bolt et Gaël Leiblang en Jamaïque, © Laurent LangloisJe l’ai rencontré en 2008 aux Jeux olympiques de Pékin. Je suis alors avec sa mère et sa fiancée au moment où il remporte l’or au 100 mètres. Je monte dans la nuit un sujet centré sur sa mère diffusé le lendemain à la télé. Le lendemain, je recroise Bolt et lui montre le film, qui trouve ça génial et me demande un dvd. C’est la petite graine du début d’une histoire. Les jours qui ont suivi, à chaque fois qu’il me voyait avec une caméra, il faisait un petit show, il avait toujours un mot sympa. Quand six mois plus tard, je vais à Kingston pour faire un sujet sur Bolt sans avoir son autorisation, il me reconnaît une fois dans le stade, je lui dis que j’ai besoin de l’interviewer, il me répond simplement : « passe à la maison. » 

Quand avez-vous eu l’idée de réaliser un documentaire sur lui ?

C’est seulement quelques mois plus tard, avant les championnats du monde de Berlin, que je me dis qu’il est temps de penser aux prochains JO. Je contacte Puma (son sponsor, ndlr) en leur disant que je veux lui consacrer un film. Là, on me répond : « tu t’y prends drôlement tard, on a déjà reçu beaucoup de projets, mais tente ta chance ». On a tenté, avec deux atouts : premièrement, le fait que je connaisse déjà Usain et ensuite, que notre projet était estampillé « french touch ». Nous étions deux et non une équipe de dix comme les Américains. 

Usain semble très protégé par sa famille et son entourage professionnel. Comment avez-vous surmonté cet obstacle ?

J’étais déjà en contact avec le manager personnel d’Usain et son agent. C’était un peu plus dur avec son coach, c’est un taiseux qui n’aime pas les caméras. Il part d’un principe assez simple : gagnons les médailles d’abord, on aura les médias après. Pour lui, j’étais un peu une distraction, il sait que son champion a un peu tendance à s’éparpiller. Il a parfois demandé au manager qu’on soit moins présents ou plus discrets. Mais cela ne nous a pas gênés : on a tourné trois semaines en Jamaïque, trois fois sept jours. Quand on procède de manière assez courte et répétée, on saoule moins les gens. 

Ricky, son agent, par ailleurs le seul blanc de la team Bolt, semble tout vouloir contrôler. N’a-t-il pas cherché à orienter le propos du film ?

Non, en tout cas, il n’a pas réussi, puisqu’il n’aime pas le film. Il trouve que le résultat n’est pas assez glamour, que Bolt n’est pas suffisamment mis en valeur et que d’autres auraient fait sans doute bien mieux que nous. Bien qu’il nous ait aidés, ce n’est pas le film qu’il aurait aimé voir. 

Justement, qu’a pensé Usain du film ?

Il s’est marré à toutes ses blagues ! Il a beaucoup aimé la séquence du 100 m à Berlin. Usain est très conscient de l’image qu’il a. C’est son agent qui d’une image A, veut faire une image B. On a tourné 60 jours avec Bolt, on a eu le temps d’avoir du recul sur nos images. On a eu une liberté totale, on ne nous a jamais demandé de couper quoi que ce soit. Je prenais ma caméra et la reposais quand je voulais. 

il y a même une reférence média 

© Gaël Leiblang

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