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dimanche 17 octobre 2010

a voli, voli , vola du diamche 3



La rectitude FIN DE LA Série MAn Ray


Lilas citadelle
de bucolique candeur
te voilà drapé.

L'herbe est court-vêtue
face au muguet clandestin :
nudité d'un jour.

Le hâle, le cerne
sur l'écorce de tes joues
comme un brou de noix

D'aucunes trop vertes
il en est de farineuses
telles femmes : pommes.











La braise grimace
nous irons ravir les mûres
aux rouges limaces.

Ta lèvre mi-close
j'y lisais à lit ouvert
érotique prose.

A la nuit tombée
nous partagerons ta natte
a ux cris des mainates.


Toile
Les grands yeux gourmands du jardin
se fondent de sève amère
pour la belle emboussolée
qui jadis les a charmés

Cependant qu'elle secrète
la belle au venin lascif
une arachnéenne extase...
pleurent les grands yeux gourmands





mardi 21 septembre 2010

bonheur quelques phrases de mon carnet de marches



le bonheur c'est d'aller cueillir dans un cahier quelques phrases griffonnées ou relevées













"sentez derrière vous cette longue chaînes d'amants et de maitresses" Eluard




par les périodes hostiles à la dignité humaine

ces phrases là tombent bien




" souviens -toi de ta noblesse"
de Saint Augustin

. . .un seul étalon de référence : le rendement !
qui dit mieux dans la trivialité criminelle d'un ordre unique ?"




. . . . NON SENS ET AGRESSION ; un contre poison la gratitude"



et un tour de "ou la hop" !

elles sont anonymes d'un canard ou une colique logoréeenne de moi !




les surdités qui pèsent lourdes !



l'éternité qui nous fonde
la part indestructible de son être


le lien têtu de l'inachevé, du malaise , de la malédiction

un zoom en lumière une loi secrète semble jouer pour toute la vie



un hommage re-alliance universelle


à ignorer la loi du respect du à chaque âme


le monde s'enfonce dans l'agonie


et nous avançons fesses , mâchoires serrées, le cœur sec
ne devenons pas les mercenaires de nous mêmes
je me parle



c'était trois pages de mon carnet qui me parle encore aujourd'hui



mon bonheur serait qu'il vous parle aussi

bon mardi bonheur F P

mardi 25 mai 2010

La destinée est une grande amie



PHOTO DE Fabrice LASSORT DE BORDEAUX

photo de Monique Renard



La destinée est une grande amie de celui qui lance un défi à la destinée.

(Swâmî Râmatîrtha)

lundi 15 mars 2010

POMME UNE GRANDE BLOGGEUSE


commentaires:
almanachronique a dit…
Te laisse pas avoir....
Le vinaigre, à force, ça fait mal à l'estomac et une petite louange de temps en temps ça peut booster le moral et donner des ailes pour poursuivre son chemin.
bises
P.)))))

11 mars 2010 03:59





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samedi 13 mars 2010

« (Se) faire la belle »



S'évader.


Je préfère prévenir tout de suite les esprits mal tournés qu'il ne s'agit pas du tout ici, par exemple, du rêve de Quasimodo qui aurait bien voulu faire des choses répréhensibles avec Esmeralda.

Cette expression de l'argot des truands date du début du XXe siècle (mais le mot 'belle' pour 'évasion' date de la deuxième moitié du XIXe).

L'emploi de 'belle' était fréquent en français, dans des expressions comme "vous l'aviez belle de partir", "vous l'aviez belle de vous expliquer"... où 'belle' sous-entend "une belle occasion".

Ce 'belle' s'est progressivement substantivé et faire la belle, c'est profiter d'une belle occasion de s'évader.

par analogie avec "se faire la malle", de signification très proche, le 'se' pronominal est devenu un ajout fréquent.

mardi 9 mars 2010

UN LONGCHEMIN VERS LA LIBERTE

C’est ce que nous faisons avec ce que nous avons, et non avec ce qu’on nous donne, qui fait la différence entre les gens.

(Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté)

lundi 22 février 2010

Belle semaine:chevaux , beau gosse, phrases nourriture terreste de ses jardins longtemps cherchés







Tout le monde croit que le fruit est l’essentiel de l’arbre quand, en réalité, c’est la graine.»
– Nietzsche

Beauté des instantanés qui furent l'image de l'eau jaillissante, fusant hors d'elle-même, rebondissant vers le haut, comme la gerbe d'écume d'unevague fracassée au bord d'un roche.La vague morte engendre ce grand fantôme blanc qui dans un instant ne sera plus. L'espace d'un déclic, l'eau pesante monte comme une fumée, comme une âme.

Margurite Yourcenar
Ecrit dans mon jardin
collection fatale morgana

vendredi 19 février 2010

Professeur Choron jeune



une directrice de casting pour une émission cherche quelqu'un qui ressemble à CHORON JEUNE
FAITES LE MOI SAVOIR LAMANGOU@YAHO0.FR

J'ai fait des belles performances et photos avec professeur CHORON
il m'a tout de suite apprécié
pour le calendrier d' »Hara Kiri » j'ai joué l'hiver la star en vison sur une civière

Nous avons tourner avec tous les humoristes dans "Paulette" cette bande dessinée
je jouais une milliardaire que avait un gigolot et devant demander une voiture de stop çà c'était mon lapsus qui avait fait éclaté de rire tout le staff du film

tous les humoristes étaient à l'hôtel Régina
c'était impressionnant pour moi qui arrivait juste de mon AQUITAINE?, MA GASCOGNE, Cavada était là et moi petite sans les avoir j'apprenais le dictionnaire par coeur à part que c'était celui de Cavadas .le défilé des MISS DODU à Cannes

lundi 15 février 2010

« Etre dans ses petits souliers »





Avoir une sensation d'inconfort
Être mal à l'aise


Contrairement à celui qui est "à l'aise dans ses baskets", celui qui est dans ses petits souliers est généralement un peu "gêné aux entournures".

C'est la fin du XIe siècle que le mot 'soulier' désigne une chaussure. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait supposer, au vu de l'usage moderne du mot qui désigne plutôt une chaussure couvrant bien le pied, il a été utilisé aussi bien pour des chaussures ouvertes ("souliers à l'apostolique" pour des sandales) que pour des plus ou moins fermées ("souliers de bois" pour des sabots).

Au début du XIXe siècle apparaît "être mal dans ses petits souliers" qui veut dire "être malade".
Cette image du soulier qui blesse parce qu'il est mal ajusté, trop 'petit' (et qui peut alors rendre malade), date du siècle précédent où l'on trouvait déjà quelques expressions comme "c'est là que le soulier me blesse" (où le 'soulier' est aujourd'hui remplacé par le 'bât') ou bien "chacun sait où le soulier le blesse" pour "chacun connaît les failles de son caractère".

L'image du soulier trop petit, donc inconfortable, reste évidente dans notre version de l'expression, qui est attestée en 1830, métaphore qui peut s'utiliser dès que quelqu'un est très mal à l'aise, quelle qu'en soit la raison.

dimanche 14 février 2010

pour la saint valentin poéme pour la paix Paul Elouard


POÈMES POUR LA PAIX (1918)

Monde ébloui,
Monde étourdi.
I

Toutes les femmes heureuses ont
Retrouvé leur mari - il revient du soleil
Tant il apporte de chaleur.
Il rit et dit bonjour tout doucement
Avant d'embrasser sa merveille.

II

Splendide, la poitrine cambrée légèrement,
Sainte ma femme, tu es à moi bien mieux qu'au temps
Où avec lui, et lui, et lui, et lui, et lui,
Je tenais un fusil, un bidon - notre vie!

III

Tous les camarades du monde,
O! mes amis!
Ne valent pas à ma table ronde
Ma femme et mes enfants assis,
O! mes amis!

IV

Après le combat dans la foule,
Tu t'endormais dans la foule.
Maintenant, tu n'auras qu'un souffle près de toi,
Et ta femme partageant ta couche
T'inquiétera bien plus que les mille autres bouches.

V

Mon enfant est capricieux -
Tous ces caprices sont faits.
J'ai un bel enfant coquet
Qui me fait rire et rire.
VI

Travaille.
Travail de mes dix doigts et travail de ma tête,
Travail de Dieu, travail de bête,
Ma vie et notre espoir de tous les jours,
La nourriture et notre amour.
Travaille.
VII

Ma belle, il nous faut voir fleurir
La rose blanche de ton lait.
Ma belle, il faut vite être mère,
Fais un enfant à mon image...

VIII

J'ai eu longtemps un visage inutile,
Mais maintenant
J'ai un visage pour être aimé,
J'ai un visage pour être heureux.

IX

Il me faut une amoureuse,
Une vierge amoureuse,
Une vierge à la robe légère.

X

Je rêve de toutes les belles
Qui se promènent dans la nuit,
Très calmes,
Avec la lune qui voyage.

XI

Toute la fleur des fruits éclaire mon jardin,
Les arbres de beauté et les arbres fruitiers.
Et je travaille et je suis seul dans mon jardin.
Et le soleil brûle en feu sombre sur mes mains.

vendredi 5 février 2010

« Coûter un bras »


« Coûter un bras »


Coûter très / trop cher


Il est incontestable que, pour un homme (et même pour une femme !), le bras est une de ces parties du corps dont on aurait beaucoup de mal à se passer, contrairement à des amygdales, un appendice ou une vésicule biliaire.
La préciosité de la chose est donc tout aussi évidente que pour les yeux de la tête ou la peau des fesses.

Cette expression nous vient d'Amérique du Nord.
Nos cousins Canadiens francophones l'utilisent en y ajoutant éventuellement "et la moitié de l'autre". Quant aux anglophones des deux grands pays de ce continent, ils disent "coûter un bras et une jambe" (to cost an arm and a leg) d'où serait issue la version en français.

Il n'y a malheureusement aucune certitude quant à l'origine de cette expression anglaise, popularisée au début du XXe siècle.

Certains supposent qu'elle découle de la locution antérieure "to give one's right arm for something" prononcé par quelqu'un qui, pour affirmer son fort intérêt pour quelque chose, dirait qu'il serait prêt à donner son bras droit en échange.

En creusant, on trouve au moins trois autres explications plus ou moins capillotractée :

- La première pourrait venir d'une expression ("if it costs a leg !") prononcé au Far-West par des cow-boys cherchant à accomplir une impitoyable vengeance, même au prix d'une jambe perdue.

- La deuxième viendrait du militaire américain qui, ayant ses galons cousus sur le haut du bras et ayant commis une faute grave, serait dégradé, perdrait un galon, donc "un bras".

- La dernière, fortement contestée, seraient due aux anciens portraitistes des XVIIe et XVIIIe siècle qui ne peignaient pas les membres de la personne, sauf contre paiement supplémentaire.

samedi 2 janvier 2010

« Qui trop embrasse mal étreint »



travail de Chantal http://aufildeleure.net
« Qui trop embrasse mal étreint »


Qui entreprend trop de choses à la fois court à l'échec.


Comme chacun sait, on ne peut être au four et au moulin. Alors à vouloir entamer une tâche par-ci, une autre par là et une troisième à côté, le tout en même temps, risque de conduire à un échec généralisé, sauf si on dispose d'un peu plus de bras que le commun des mortels, du don d'ubiquité et d'un cerveau multitâche.

Et comme ils n'étaient pas totalement idiots, cela, nos ancêtres du XVe siècle s'en étaient déjà rendu compte, puisqu'à la fin du XIVe, on écrivait déjà : "qui trop embrasse, peu étreint", le 'peu' ayant vite été remplacé par 'mal'.

On peut toutefois se demander pourquoi c'est l'image des embrassades qui a été retenue pour cette métaphore alors que bien d'autres formes de l'expression auraient pu faire l'affaire.

Une première raison assez claire est que le verbe 'embrasser' qui, au XIVe, voulait dire "serrer dans ses bras", a aussi un autre sens qui est : "vouloir entreprendre, s'engager dans, se lancer dans quelque chose" ("Il embrasse toutes les affaires qu'on lui propose") ; ce qui colle très bien à la signification de notre expression.

L'autre probable raison viendrait d'une allusion au jeune mâle en rut qui, parce qu'il se disperse en s'attaquant à plusieurs cibles féminines à la fois, finit par ne jamais rien accrocher à son tableau de chasse.

Montaigne, au XVIe siècle, formulait la chose différemment : "Nous embrassons tout, mais nous n'estreignons que du vent".