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jeudi 29 décembre 2016

atelier d'écriture 2 sous la direction artistique d'Ingrid Thobois

L'hortensia bleu
3
suite et fin


Bracelets d' hortensia bleu


Devant le buisson d’hortensia bleu aux cinquante grosses pommes - fleurs. Après un temps suspendu que l’on donnerait à une prière, une prière intérieure Elisa  se para de bracelets d’hortensia bleu, elle fit de même à mes poignets.


J’eus l’impression que la clé de notre partition avait changée de « colorature ». Notre marche s’accéléra. Dés que le petit mur longeant la plage fut accessible, elle nous y fit grimper sans pour autant changer la rapidité de notre marche. Cette tonalité me déplaisait complètement d’autant qu’avec la journée que nous avions dans les pattes, nous pouvions faire un faux pas et nous retrouver  chevilles devisées sur le trottoir. J’aime pas ses fins de journée dense où pour des raisons …… la vigilance cesse comme dans la fin du chemin de varappes après avoir escalader plusieurs sommets….. C’est souvent le lieu de la plupart des accidents de montagnes.


-Elodie s’il te plait nous changeons de rythme ou nous descendons sur la chaussée.

-Pas question c’est comme çà. Regardes la nuit va bientôt être là, le phare est allumé, nous devons faire vite, tu vois la maison en haut de la falaise c’est elle ma demeure. la maison de mes grand parents , je viens d’en hériter.

-Ce sont des pierres alors elles sauront nous attendre.

-Nous devons y arriver avant la nuit.


Charlotte saute sur le trottoir, ralentit  sa marche.  Elodie est montée le temps des blancs d’œufs en neige en crise hystérique.

-Je me suis fait mettre en internat pour ne pas subir les crises de ma mère, ce n’est pas pour les épouser dans ma vie ; alors tu te calmes ou je tourne le dos ,  je rentre chez moi et go vers mon bivouaque . Rien de meilleur que la prairie sur un pan de montage entre des tas de fougères qui transforment l’odeur de la nuit par leurs feuilles encore gonflées de chaleur.


-S’il te plait juste le temps que je passe l’entrée de la maison, je ne m’y fais pas…

-Mollo hein, modérato cantabile comme dirait la Duras Marguerite …….. Hé ! Oh ! Moi entre  la vie, ses tsunamis, j’aime mettre mes ponctuations de littérature : ce sont mes nounous depuis que ma grand mère s’est envolée………., toi t’as tes bracelets d’HORTENSIA, …………………….au bord de la mer il ne fait jamais noir : les algues phosphorescentes, le blanc du sable et de l’écume des vagues………………………….. Ta demeure je comprends que tu sois dans cet état là parce que ta bicoque royale, quand même, elle m’a toujours  foutue les poils au garde à vous, dés que je passais sur le GR 10 de randonnée à sa proximité et toi tu en es propriétaire…. What’s the Beef ?

L’échange se brouillait de plus en plus  l’angoisse montait chez Elisa, cet état  était communicatif, mon cœur battait 120 pulsations minutes.


Pourquoi ses grand parents avaient–ils choisi cet emplacement là ? Le paysage ! Peut-être ?
Leur  petite fille ne serait pas aussi agitée au fil des pas qu’ils  la rapprochent de la demeure..


Les murs de la maison avaient été cuits avec des enchâssements de coquilles Saint Jacques. Charlotte mon prénom d’emprunt plus  positif que les deux autres en jachères se dit : une halte du chemin de Compostelle !

Elisa doit être en situation post traumatique elle a vu ou subi des choses qui ne se nomment, retenues dans des trous de rochers de l’indicible.

La porte est lourde, rouge piments d’Espelette, des clous à grosses têtes noires laquées résistantes à l’air marin.


Dans l’entrée une tête de coq sculptée en pleine expression, il semble nous hurler la phrase de Dante aux dessus de la porte des enfers : « Si tu entres ici, sache qu’il  n’y a plus d’espoir ».

Elisa serra très fort la main de Charlotte, se jeta dans ses bras, posa la tête sur son épaule. Elle lui dit que ses grands parents étaient naufrageurs.

A la fenêtre, hauteur de phare, une lumière aux semblables effets phares. Cela détournait les bateaux qui se fracassaient sur les récifs en bas de leur falaise, Ginette la grand-mère achevaient les noyés,  William le grand père et ses hommes glanaient les richesses à prendre, les chargées sur le dos d’ânes …… .


C’est çà au-dessus de la porte sur du granit gris était gravé « W.G Clifs ».William, Ginette .


Elodie : tu dors ici avec moi ?

-Non je ne peux dormir que sous la voie lactée dans un champ. Je t’y inviterai un soir.

-Merci de m’avoir accompagnée, une fois le corridor passé, je peux être dans la maison. 
C’est ma mère qui a fait le coq.

 Bonne route.

De Frankie Map’s Monde
Droits réservés
Ecrit sous la direction artistique
d’Ingrid Thobois
Atelier 2 à « la galerie animals » village suisse dans le 15éme à paris








 FIN


mardi 27 décembre 2016

atelier d'écriture 2 avec Ingrid Thobois

le premier est dans le billet précedent



Sidération
La fermière avec son couteau, le couteau qu’elle a effilé sous mes yeux. Qui va y passer ? Disais -je en cocorico : qui va y passer ?
Je sonnais le tocsin pour mettre sous vigilance les clapiers, les dindes les chaperons les poules tout en montant à bloc  mon pic « boudique » (mon attrape vers de terres pour ceux de la ville) quant à mes ergots je pensais  à ces matelots croisés dans mes vagabondages qui racontaient les combats de coq  dans leur pays, et, leurs maitres y installaient en camouflé des lames de rasoir.
Ca devient très sérieux, je sais maintenant que sa croix est fixée, je deviens bec bée.
 Moi, l’étalon de tant de poules de coqs sur des générations qui ne se comptent plus sur les doigts de la main, même dans les corridas ils ne tuent pas le bon taureau qui s’est prêté artistiquement à la mouletta, l’excellence ! Le rang étalon : garder sa race……………….. Avec mes plumes  rouges grenats au trait fusain,  l’argent qu’elle s’est fait la fermière, la Ginette avec les plumatiers  pour les pécheurs de truites de la Navarre, ………………non « moua » qui chaque dimanche a honoré ses nouvelles robes,  construites dans des tissus ?????qu’on ne trouve pas sur les marché de Saint Jean Pied de Port, de Saint Pé sur Nivelle, Bidarray………. ouais chaque dimanche  quand elle va à la messe – entre nous, on se demande pourquoi, comme quoi dans les églises il y en a qui n’ont pas froid aux yeux pour attraper l’absolution fastoche -…………………………..
J’ai la crête qui gonfle malgré moi, je comprends le pépé quand il  a ses orchites, mon dieu que ce gonflement surnuméraire m’éclate d’un vertige qui monte dans ma cervelle de coq.
Pendant la dernière invasion quand je revenais de sauter les poules du Docteur Jonquière et je filais par le mur de l’école communale j’avais VU des hommes raides qui se rigidifiaient à d’œil  plantés devant les fusils aux hommes aux deux S sur leur képi.. …………………
 Allez c’est le dernier « cococrico » si je le rate, ……tendons tous les viscères, pensons à la prochaine couvée qui va piailler dans la verdure de la colline, pensons à toutes mes femmes et mes maitresses qui vont devenir veuves toutes ensembles. Tuons d’un cri la vieille ou faisons la changer du menu dominical, son fameux coq au vin. Allez le pic du couteau  est quasiment dans mon bec c’est :
CocoOOOOOOOOOco coc coccococco cooooooooooocococco.
Elle a laissé tomber son couteau, elle s’est saluée  de la croix,  elle s’est agenouillé, elle s’est allongé sur le sol, elle a continué à prier, se battre le flanc en disant : mea culpa mea culpa
Elle appela le grand père elle a dit : j’arrête, renvoies tes hommes.
- pas possible cette nuit est déjà payée.
-alors c’est la dernière.



Suite demain ou après demain.
Droits réservés
De Frankie Map’s Monde
Ecrit sous la direction artistique
 d’Ingrid Thobois

Atelier 2 à « la galerie animals » 
village

suisse dans le 15éme à Paris









Galerie jiriols

coq du venezuella





Ginette

 bye bye  bye
see you sounds frankie