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mardi 28 juillet 2015

pablo Neruda Espagne au coeur en espagnol et en français



PABLO NERUDA

La guerre civile fait rage en Espagne, Franco et ses légions ont renversé la république. Pablo Neruda rentre au Chili et sur le bateau qui le ramène écrit ce poème. Il sera publié dans le recueil Espagne au cœur, España en el corazón en 1937.


Explico algunas cosas
Preguntaréis : ¿Y dónde están las lilas ?
¿Y la metafísica cubierta de amapolas ?
¿Y la lluvia que a menudo golpeaba
sus palabras llenándolas
de agujeros y pájaros ?
Os voy a contar todo lo que me pasa.
Yo vivía en un barrio
de Madrid, con campanas,
con relojes, con árboles.
Desde allí se veía
el rostro seco de Castilla
como un océano de cuero.
Mi casa era llamada
la casa de las flores, porque por todas partes
estallaban geranios : era
una bella casa
con perros y chiquillos.
Raúl, ¿te acuerdas ?
¿Te acuerdas, Rafael ?
Federico, ¿te acuerdas
debajo de la tierra,
te acuerdas de mi casa con balcones en donde
la luz de junio ahogaba flores en tu boca ?
¡Hermano, hermano !
Todo
eran grandes voces, sal de mercaderías,
aglomeraciones de pan palpitante,
mercados de mi barrio de Argüelles con su estatua
como un tintero pálido entre las merluzas :
el aceite llegaba a las cucharas,
un profundo latido
de pies y manos llenaba las calles,
metros, litros, esencia
aguda de la vida,
pescados hacinados,
contextura de techos con sol frío en el cual
la flecha se fatiga,
delirante marfil fino de las patatas,
tomates repetidos hasta el mar.
Y una mañana todo estaba ardiendo
y una mañana las hogueras
salían de la tierra
devorando seres,
y desde entonces fuego,
pólvora desde entonces,
y desde entonces sangre.
Bandidos con aviones y con moros,
bandidos con sortijas y duquesas,
bandidos con frailes negros bendiciendo
venían por el cielo a matar niños,
y por las calles la sangre de los niños
corría simplemente, como sangre de niños.
¡Chacales que el chacal rechazaría,
piedras que el cardo seco mordería escupiendo,
víboras que las víboras odiarían !
¡Frente a vosotros he visto la sangre
de España levantarse
para ahogaros en una sola ola
de orgullo y de cuchillos !
Generales
traidores :
mirad mi casa muerta,
mirad España rota :
pero de cada casa muerta sale metal ardiendo
en vez de flores,
pero de cada hueco de España
sale España,
pero de cada niño muerto sale un fusil con ojos,
pero de cada crimen nacen balas
que os hallarán un día el sitio
del corazón.
Preguntaréis : ¿por qué su poesía
no nos habla del sueño, de las hojas,
de los grandes volcanes de su país natal ?
¡Venid a ver la sangre por las calles,
venid a ver
la sangre por las calles,
venid a ver la sangre
por las calles !
Publié dans Espagne au cœur España en el corazón (1937) 



Vous me demanderez : Où sont les lilas ?
Et la métaphysique couverte de coquelicots ?
Et la pluie qui frappait si souvent
vos paroles en les remplissant
de brèches et d’oiseaux ?
Je vais vous raconter ce qui m’arrive.
Je vivais dans un quartier
de Madrid, avec des cloches,
avec des horloges, avec des arbres.
De là, on apercevait
le visage sec de la Castille
comme un océan de cuir.
Ma maison était appelée
la maison des fleurs, parce que de tous côtés
éclataient les géraniums : c’était
une belle maison
avec des chiens et des enfants.
Raoul, te souviens-tu ?
Te souviens-tu, Rafael ?
Federico, te souviens-tu,
sous la terre,
te souviens-tu de ma maison et des balcons où
la lumière de juin noyait des fleurs sur ta bouche ?
Frère, frère !
Tout
n’était que cris, sel de marchandises,
agglomérations de pain palpitant,
marchés de mon quartier d’Arguelles avec sa statue
comme un encrier pâle parmi les merluches :
l’huile arrivait aux cuillères,
le profond battement
de tes pieds et de tes mains emplissait les rues,
métros, litres, essence
aiguë de la vie,
poissons entassés,
contexture de toits cernés d’un soleil froid dont
la flèche se fatigue,
délirant ivoire des fines pommes de terre,
tomates recommencées jusqu’à la mer.
Et un matin tout était en flamme
et un matin les foyers
sortaient de terre
dévorant les vivants,
et dès lors ce fut le feu,
ce fut la poudre dès lors,
et dès lors ce fut le sang.
Des bandits avec des avions, avec des maures,
des bandits avec des bagues et des duchesses,
des bandits avec des moines noirs pour bénir
venaient du ciel pour tuer des enfants,
et à travers les rues le sang des enfants
coulait simplement, comme du sang d’enfants.
Chacals que le chacal repousserait,
pierres que le chardon dur mordrait en crachant,
vipères que les vipères honniraient !
Face à vous j’ai vu le sang
de l’Espagne se lever
pour vous noyer dans une seule vague
d’orgueil et de couteaux !
Généraux
traîtres
regardez ma maison morte,
regardez l’Espagne brisée :
mais de chaque maison morte surgit un métal ardent
au lieu de fleurs,
mais de chaque brèche d’Espagne
surgit l’Espagne,
mais de chaque enfant mort surgit un fusil avec des yeux,
mais de chaque crime naissent des balles
qui trouveront un jour
l’endroit de votre cœur.
Vous allez demander :
pourquoi votre poésie ne parle-t-elle pas du rêve, des feuilles,
des grands volcans de votre pays natal ?
Venez voir le sang dans les rues,
venez voir
le sang dans les rues,
venez voir le sang
dans les rues !
© Traduction Pierre Clavilier

de votre Frankie 's Monde 



mercredi 24 avril 2013

Pablo Néruda : l’étalon d’une poétique en évolution




Les recueils amoureux de Neruda sont l’étalon d’une poétique en évolution. Vingt poèmes d’amour proposent un lyrisme élégiaque : l’adresse est une vaine tentative de sortie de soi, elle ne parvient pas à toucher des figures de l’autre modelées par l’imaginaire. Au contraire, dans Les Vers du capitaine et La Centaine d’amour, l’adresse se précise sur un être unique. Mais paradoxalement, cette fixation du désir est en même temps ouverture à l’altérité et dépassement de la poésie intime.




 



tú y yo teníamos que simplemente amarnos,
con todos confundidos, con hombres y mujeres,
con la tierra que implanta y educa los claveles. (CA : 14-15.)

toi et moi nous devions simplement nous aimer,
confondus avec tous, les hommes et les femmes
et la terre où l’œillet s’enracine et grandit.
 




Pero levántate,
tú, levántate,
pero conmigo levántate
y salgamos reunidos
a luchar cuerpo a cuerpo
contra las telarañas del malvado (VC : 238)


Mais lève-toi,
toi, lève-toi,
mais avec moi lève-toiet sortons réunis
lutter corps à corps
contre les toiles d’araignée du mal



Nadie quisiera
como yo quedarse
sobre la almohada en que tus párpados
quieren cerrar el mundo para mí. (VC : 238.)


Personne n’aimerait
autant que moi rester
contre l’oreiller où tes paupières
veulent fermer le monde pour moi.
 


Mariposa de sueño, te pareces a mi alma […]
Y estás como quejándote, mariposa en arrullo. […]
Déjame que te hable también con tu silencio
claro como una lámpara, simple como un anillo. (VP : 64.)


Papillon de songe, tu ressembles à mon âme […]
Et on dirait que tu gémis, papillon dans une berceuse. […]
Laisse moi aussi te parler avec ton silence
clair comme une lampe, simple comme un anneau.
  






Entre tú y yo se abrió una nueva puerta
y alguien, sin rostro aún,
allí nos esperaba. (VC : 120.)


Entre toi et moi s’est ouverte une nouvelle porte
et quelqu’un, encore sans visage,
nous attendait là-bas.
 


Hoy nuestros cuerpos se hicieron extensos,
crecieron hasta el límite del mundo
y rodaron fundiéndose
en una sola gota
de cera o meteoro. (VC : 120.)


Aujourd’hui nos corps se sont étendus,
ils ont grandi jusqu’à la limite du monde et ils ont roulé, se fondant
en une seule goutte
de cire ou de météore.



Tú, con tu podadora levantado el perfume,
tú, con la dirección del jabón en la espuma,
tú, subiendo mis locas escalas y escaleras (CA : 84.)


Toi, qui soulèves le parfum de ton sécateur,
toi, qui diriges le savon dans l’écume,
toi, qui montes mes échelles et mes escaliers fous





Me gustás cuando callas porque estás como ausente.
Distante y dolorosa como si hubieras muerto.
Una sonrisa entonces, une palabra bastan.
Y estoy alegre, alegre, de que no sea cierto. (VP : 66.)

Tu me plais quand tu te tais car tu es comme absente.
Distante et douloureuse comme si tu étais morte.
Un sourire alors, un mot suffisent.
Et je suis heureux, heureux, que ce ne soit pas vrai.
 



Me gustas cuando callas porque estás como ausente,
y me oyes desde lejos, y mi voz no te toca.
Parece que los ojos se te hubieran volado
y parece que un beso te cerrara la boca. (VP : 65.)

Tu me plais quand tu te tais car tu es comme absente,
et tu m’entends de loin, et ma voix ne te touche pas.
On dirait que tes yeux se sont envolés
et on dirait qu’un baiser a scellé ta bouche


 


Como todas las cosas están llenas de mi alma
emerges de las cosas, llena del alma mía.
Mariposa de sueño, te pareces a mi alma. (VP : 64.)


En su llama mortal la luz te envuelve.
Absorta, pálida doliente, así situada
contra las viejas hélices del crepúsculo
que en torno a ti da vueltas. (VP : 12.)


Dans sa flamme mortelle la lumière t’enveloppe.
absorbée, pâle, dolente, ainsi située
contre les vieilles hélices du crépuscule
qui tourne en cercle autour de toi.
 

Comme toutes les choses sont remplies de mon âme,
tu émerges des choses, remplie de mon âme.
Papillon de songe, tu ressembles à mon âme.




titre

L’adresse amoureuse chez Pablo Neruda : de l’élégie solipsiste au lyrisme collectif

Delphine Rumeau
  au cas ou la poésie sous rude au reveil , je vous ai offert le thé pour l'éveil et l'espagnol pour manouche

et quelques mots d'amour au passage c'est si bon ces ailes du désir
même s'il est sans objet
comme c'est mon cas 
mais hum c'est bon
surtout que la journée va être ensoleillée

belle journée à vous

chères lectrices et lecteurs..;et pour les plus curieux l'article et fameux , je vous ai mis le lien

Tchao, et becos muchos 

vendredi 15 mars 2013

anniversaire de Pablo Neruda

Josette éveilleuse des belles causes dit :

 40 ans déjà Pablo parti.


alors  la blablabloglover

 Françoise de La Mangou 

de mon cœur aux vôtres



les centaines de l’amour

sonnets
aux échos et métaphores  dans la fumée de
bois et sablières, lacs perdus, latitudes de cendres, des fragments de bois pur, madriers le va-et-vient de l'eau ,l'intempérie,    de ces vestiges à l'extrême adoucis  construit par la hache, le couteau, le canif, ces charpentes d'amour et,    bâti de petites maisons de quatorze planches d’une raisons d’état à un état d'amour cette centaine





En 1952, durant son séjour à Naples puis à Capri, Neruda rencontre celle qui fut le grand amour de sa vie et sa dernière femme. Sept ans plus tard, Neruda commémore leur rencontre et renouvelle en quelque sorte le genre, dérivé de Pétrarque, du sonnet précieux, érotique.


 


Tu sauras que je ne t'aime pas et que je t'aime

puisque double est la façon de la vie

puisque la parole est une aile de silence

il est dans le feu une moitié de froid.



Moi je t'aime pour commencer à t'aimer

afin de pouvoir recommencer l'infini

et pour jamais je ne cesse de t'aimer

c'est pour cela que je ne t'aime pas encore.



Je t'aime et je ne t'aime pas comme si j'avais

entre les mains les clefs du bonheur

un incertain destin malheureux.



Mon amour a deux vies pour t'aimer

pour cela je t'aime lorsque je ne t'aime pas,

et c'est pour cela que je t'aime quand je t'aime.







Sabrás que no te amo y que te amo
puesto que de dos modos es la vida,
la palabra es un ala del silencio,
el fuego tiene una mitad de frío.


Yo te amo para comenzar a amarte,
para recomenzar el infinito
y para no dejar de amarte nunca:
por eso no te amo todavía.


Te amo y no te amo como si tuviera
en mis manos las llaves de la dicha
y un incierto destino desdichado.


Mi amor tiene dos vidas para armarte.
Por eso te amo cuando no te amo
y por eso te amo cuando te amo. 





Mon amour, si je meurs et si tu ne meurs pas,
mon amour, si tu meurs et si je ne meurs pas,
ne donnons pas à la douleur plus grand domaine :
il n’existe pas d’étendue comme celle de nos vies.


Poussière sur le blé, et sable sur les sables
Le temps, l’eau errante, le vent vagabond
nous emporta comme graine embarquée.
Nous aurions pu ne pas nous rencontrer dans ce temps .


Dans cette prairie où nous nous rencontrâmes,
Oh  petit infini ! Nous la rendons.
Mais cet amour, amour, n’est pas fini,

Et ainsi comme il n’a pas eu de naissance
Il n’a pas de mort, il est comme un long fleuve,
Il change seulement de terre et de lèvres.







Amor mío, si muero y tú no mueres,
amor mío, si mueres y no muero,
no demos al dolor más territorio :
no hay extensión como la que vivimos.


Polvo en el trigo, arena en las arenas,
el tiempo, el agua errante, el viento vago
nos llevó como grano navegante.
Pudimos no encontrarnos en el tiempo.


Esta pardera en que nos encontramos,
oh pequeño infinito !
Devolvemos.
Pero este amor, amor, no ha terminado,

y así como no tuvo naciemiento.
no tiene muerte, es como un largo río,
sólo cambia de tierras y de labios.





De nuit, aimée, unis ton cœur au mien: 
qu' ils dissipent l'obscur dans notre sommeil
comme un double tambour combattant dans le bois 
contre l'épais rempart des feuilles mouillées. 

Nocturne traversée, braises noires du sommeil
interceptant le fil des raisins terrestres 
avec la ponctualité ainsi d’un train absurde
et sans cesse traînant l'ombre et les pierres froides. 

Pour cela, amour, relie-moi à ce mouvement pur, 
à la ténacité que ta poitrine frappe
avec les ailes d’un cygne englouti. 

Pour qu’aux questions étoilées du ciel
réponde notre sommeil avec une seule clé, 
avec une seule porte fermée par l'ombre.






De noche, amada, amarra tu corazón al mío
y que ellos en el sueño derroten las tinieblas
como un doble tambor combatiendo en el bosque
contra el espeso muro de las hojas mojadas.


Nocturna travesía, brasa negra del sueño
interceptando el hilo de las uvas terrestres
con la puntualidad de un tren descabellado
que sombra y piedras frías sin cesar arrastrara.


Por eso, amor, amárrame el movimiento puro,
a la tenacidad que en tu pecho golpea
con las alas de un cisne sumergido,


para que a las preguntas estrelladas del cielo
responda nuestro sueño con una sola llave,
con una sola puerta cerrada por la sombra.







Je ne t'aime pas comme si tu étais rose de sel, de topaze,
Ou la flèche d'œillets qui propagent le feu,
Je t'aime comme l'on aime certaines choses obscures
Secrètement : entre l'ombre et l'âme.

Je t'aime comme une plante qui ne fleurit pas et qui porte
En soi, cachée, la lumière de ses fleurs
Et grâce à ton amour, dans mon corps vit obscur

L'arôme et concentré venu de la terre.

Je t'aime sans savoir comment, ni quand, ni où
Je t'aime d'un amour discret et sans orgueil :
Je t'aime ainsi car je ne sais pas comment aimer autrement

Si ce n'est cette façon dan la quelle je ne suis ni tu es
Si proches, que ta main sur ma poitrine est mienne
Si proches que lorsque tes yeux se ferment à mes rêves.









No te amo como si fueras rosa de sal, topacio
o flecha de claveles que propagan el fuego:
te amo como se aman ciertas cosas oscuras,
secretamente, entre la sombra y el alma.

Te amo como la planta que no florece y lleva
dentro de sí, escondida, la luz de aquellas flores,
y gracias a tu amor vive oscuro en mi cuerpo
el apretado aroma que ascendió de la tierra.

Te amo sin saber cómo, ni cuándo, ni de dónde,
te amo directamente sin problemas ni orgullo:
así te amo porque no sé amar de otra manera,
sino así de este modo en que no soy ni eres,
tan cerca que tu mano sobre mi pecho es mía,
tan cerca que se cierran tus ojos con mi sueño.





L'amour victorieux / el amor victorioso



Lumière fut le feu, pain la rancœur lunaire,
le jasmin redoubla son secret étoilé,
par les douces mains pures de l'amour terrible
ce fut paix pour mes yeux et soleil pour mes sens.

Oh! mon amour, comment, soudain, des déchirures
as-tu fait la maison de douce fermeté,
Tu vainquis la malice des ongles et la jalousie
et aujourd’hui face au monde nous  sommes qu’une seule vie.

Ce fut, c'est, ce sera ainsi jusqu'au moment,
sauvage et doux amour, Mathilde bien aimée,
où le temps marquera du jour la fleur finale.

Sans toi, sans moi, sans lumière nous ne serons déjà plus;
alors bien au-delà de la terre et de l'ombre
la splendeur de notre amour brillera restera vif.




Fue la luz del fuego y pan la luna rencorosa,
el jazmín duplicó su estrellado secreto,
y del terrible amor las suaves manos puras
dieron paz a mis ojos y sol a mis sentidos.

Oh amor, cómo de pronto, de las desgarraduras
hiciste el edificio de la dulce firmeza,
derrotaste las uñas malignas y celosas
y hoy frente al mundo somos como una sola vida.

Así fue, así es y así será hasta cuando,
salvaje y dulce amor, bienamada Matilde,
el tiempo nos señale la flor final del día.

Sin ti, sin mí, sin luz ya no seremos:
entonces más allá del la tierra y la sombra
el resplandor de nuestro amor seguirá vivo.


© Traduction Pierre Clavilier







encore dans nos cœurs

que pour vous ce fut un régal

 bonne fin de semaine 
l'amie  la blablabloglover lover