


















dimanche
la grasse matinée
mon fantasme
le prendre au lit
avec mon aimé
mon aimé est en or filigrane
dessiné dans le pli de mes rêves
dans un improbable qui aurait bu un petit coup
et se prendrait à croire à un possible
l'on confond sa couette à un corps endormi
j'ai cultivé longtemps grâce au maître Henri Gougaud
-quand je lui attribuais ce titre-
le désire sans objet
et si l'objet du désir
apparaissait au fond du bac d'une photo plongée dans le révélateur
c'est fendant , fondant,
prendre de bougie pour des lanternes
des champignons pour des soucoupes volantes
des limaces sur une feuille pour l'origine de l'imagination
le désir défroisse son corps
fripé comme un coquelicot sortant du cocon
En cuisine le boy prépare le repas de midi
les petits piments de "krounkrounche" on était accommodé
au vin de xérès de l'irrésistible
je n'ose bouger car je pourrai me réveiller et le rêve est délicieux.
Il aurait pu me dire à l'oreille :
"en matière d'amour beaucoup de choses ne sont pas prises en compte"
comme je le sais
je ne me suis pas donner la peine du quotidien
ma vie personnelle était trop dense pour m'enkyster
dans des répétitions performantes même pas remarquée
moi qui dans "vent et marée" je me battais
pour faire frémir le public en applaudissement
vouée au fulgurance d'un rêve que je laissais croire réel.
AUJOURD'HUI DE L'amour
je ne rêve de vivre
que
ces "choses que je n'ai jamais pris en compte
d'un homme qui a conscience de ces choses là"
le coquelicot désir est défroissé de son écrin
j'imagine que cela va prendre beaucoup de temps.
J'ai ceuilli des images
pour l'interlude
Un sourire,
Dans le temps des semailles, apprends;
Dans le temps des moissons, enseigne;
en automne regarde passer les oies sauvages
vers les pays plus chaud
pose toi à ABIDJAN
En hiver, jouis à Bordeaux
de frankie pain
SI TU VEUX VIVRE HEUREUX,
PROMÈNE TOI AVEC DEUX SACS,
L'UN POUR DONNER
L'AUTRE POUR RECEVOIR.
PROVERBE CHINOIS