en lisant Une écrivain du Québec Madeleine Gagnon.
‘Crevasses d'enfantements’
J’ai enfin trouvé un ventre qui m’accueille
Marceau, le petit garçon avec qui tu joues pendant tout le voyage :
c’est ton Mywell.
J’ai cherché longtemps, il me fallait un vrai papa,Et je leur ai forcé la main.
Mais t’as vu tout de suite - un autre-,
et dans quel état, elle est ! Elle a vu plus grand que son ventre.
Pour être à la mode, être acceptée dans le monde de l’entreprise de papa
2 enfants : çà va avec la montée en grade
comme vous disiez dans le monde du pépé Christian, ton cher papa.
La grève des trains t’a offert de monter en première.
Comme tu as joué, jamais je n’ai cessé de te sortir de tes, de tes dessins.
J’avais qu’une envie : c’est que tu me proposes de gribouiller avec toi,
- je sentais en toi ce désir, mais dans son demi-sommeil la mère pestait.
Tu respectais, c’était elle la maman.
Çà aussi tu l’as vu.
Mon père était heureux qu’une Femme enfin joue avec son fils Marceau.
Quelle complicité vous avez eu ensemble tout le train.
Pourtant quand il a failli "t’éburner" avec sa bosse de dromadaire,
Holla ! J’ai entendu tes trémolos dans la voix,
En une seconde vous vous êtes visité dans tous les détails. Vous avez fait un salut à la japonaise.
Jamais je n’avais vu papa se signer ainsi avec quelqu’un.
C’était beau à regarder comme un Prince et une Reine.
Comme les chiens quand ils se sentent l’horloge arrière.
Ils connaissaient ainsi leur race, leur place dans la meute.
Il voyait concrètement ce qu’une femme était capable de faire avec un enfant.
A l’époque de Mywell c’était l’Edward White Man qui aurait eu la gueule toujours ailleurs.
Là, c’est la mère, ma mère.
Prends moi avec toi, papa aussi, même s’il a trente ans de moins que toi.
Ton voyageur en transhumance perpétuelle c’est bien ce qu’il fait.
'Des hordes transversales défiant les frontières' ne le dérangent pas.
Fais de même maintenant tu es prête à aimer un enfant, tu as accompli ta carrière.
'Il est l’heure dit le Sable'
-Marceau prend la pelle, ton sot,
fait un château, dit le Sable
Celui de ta maman 1 où tu rêvais y grandir avec Elle,
- Marceau
mais l’Edward Mywell n’en voulait qu’à sa paye.
Payer son école d’archi. Le reste n’était qu’un morceau de chair.
Heureusement que tu ne fus pas incrédule.
Le papa
-
Madame voulez vous gardez Marceau quelques moments,
je vais
faire quelques achats au bar. Auriez-vous envie de quelques choses ?
-
Elle fait signe
de la tête : un non
-j’improviserai. A son fils
Depuis le temps que tu rêves de dessiner avec Madame.
-
Marceau
Ce temps maman est notre éternité. Nous l’avons rêvé
si fort qu’elle est venue.
Notre éternité. Si concrète.
Tu veux bien être ma grand mère.
Tu veux bien être ma grand mère.
La petite bouille brune aux yeux pétillants s’élanca
à mon cou et m’embrassa très fort.
-Marceau
Une fois et c’est .
Maman.
Une fois et c’est .
Maman.
de Frankie Map's Monde
entre guillement'' des mots de Madeleine Gagnon
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c'est mes inventions
texte reservé
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c'est mes inventions
texte reservé
photos de Frankie Pain
chemindestable . over-blog.com
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