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mercredi 4 juillet 2012

ne partant pas en vacances venez contacter votre écriture cours à la carte




La page bleue : " el duenté "


annonce du théâtre contemporain  52085
sur formation dans le site du théâtre contemporain

·        Postée le 12/06/2012 à 13:00 par lamangou contacter
 
Je (frankie pain) travaille à la carte découverte de son style j’accompagne les projets séance individuelle , à deux trois maximum ; "l'atelier des écritures de l'Hajat" engagement sur 5 séances renouvelables Tarif abordable.
en lisant ci-dessous vous découvrirez un peu les axes de la méthode
http://lamangou1.blogspot.fr/2012/06/atelier-decriture-inscrivez-vous-pour.html
formée aux ateliers d’écriture par : ALEPH L’art thérapie Jean Pierre Klein La résidence  : d’Eugéne Durif au théâtre de l’Est Parisien, Olivier Apert, Catherine Anne peu mais enseignement puissant,
Hélène Bonnet pour l’adaptation des œuvres littéraire en scénario Philippe Roulet pour les collectes de récits, Martine Tollet pour l’écriture des épopées, Henri Gougot la question des motifs dans les contes…
Maria Duschesky : le stand up, Écriture format court pour TV avec Corinne Boijols Ect
Ma propre écriture pièces de théâtre « la saga de Rose de Pauillac » Personnage utopique époque contemporaine
« Odette et Monsieur Souche » ou "le surgissement du "tant"cherché."
« La traversée du grand fleuve »
« La bas bleue, la Mama bleue robeuse entre autres des châteaux »
Le travail sur le potentiel littéraire adapté aux contes et aux récits de vie et les règles de l’oralité. Mon expérience d’interprète dramatique depuis 40 ans et lectrice à France culture depuis une 10ene d’années
échange par mail bien venue 
contactez moi
sur mon mail merci

lamangou@yahoo.fr






Frankie p()in




les mots sonnent dans l'atelier après le premier jet

 

l'ambiance

 

Chantal S et Annajo  écoutent le premier jet  de l'autre



Petit secret de la méthode.

 


Studieuses !

 

 

Curiosités  !

 

Ecrire creuse !

sous la direction de Frankie P()in

 

  une heure aprés cet atelier Frankie rejoingnait le groupe d'écriture 

du maestro Olivier Apert à la médiathéqye marguerite Duras où elle écrivit son

 prologue  "De la traversée du grand fleuve"

(voir éditer le 25 juin à un jour prés  dans ce blog )

Sous la direction d'Olivier Apert 

"atelier Margot"

bientôt un blog de cet atelier là


 

 

mardi 26 juin 2012

prologue de la traversée du grand fleuve premier jet


Elle avait habillé ses deux filles comme pour un grand jour de fête ainsi qu’elle même. Et, c’était pas un dimanche. Sa plus petite gigotait dans tous les sens tirant sur la main enfermée, retenue dans celle de sa mère. Courir après le tracteur, le chauffeur , l’employé de la minoterie. Il livrait les sacs de sons et d’avoine aux Anzil : les fermiers de l’autre côté de la rue. L’énervement de la mère est à son comble,  la petite prend une claque bruyante. Regard brulant et désapprobateur de l’employé à la mère. Il fait demi tour avec le tracteur et la remorque devant les trois statues sur le trottoir de l’île de pâques à Courçon d’Aunis. La petite ne quitte pas des yeux  l’homme du tracteur. Lui dans le  regard suppliant de la petite y voit un horizon infini, le rouge pivoine carminé de la gifle : un soleil crépusculaire. Les larmes coulent sans bruit. Le bruit retenu par un pansement de lèvres…  Les mâchoires de l’employé comme des baguettes japonaises, sur la prise d’un petit pois cru… Le tracteur hors de vue, la mélopée mandingue habille la scène des deux filles et leur mère ,devant la porte sur le trottoir, endimanchées . La petite  a les yeux fermés. Elle s’imagine comme chaque jour sur les genoux de l’employé ou assise sur les planches de la remorque. Le chant coule en elle comme une cascade d’eau enfin trouvée après une ascension sous le « Cania » soleil de midi aux Echelles de Saraday. Une autre gifle et l’ordre de la mère  égratigne les tympans les brouillent, l’extrait du chant : « regarde en haut de la rue de l’école communale . »

La petite écoute le lointain : les aboiements, les bidons de lait que l’on lave, le grincement du levier de la pompe. La mélopée n’est plus qu’en elle. Alors elle lève son museau  perdu dans le gonflements de ses joues, elle oscule le lointain qui était à 20 mètres. Un homme coiffé en arrière, plumes de corbeau, large front aux sourcils fourrageurs, court en corps , jambes longues, une bouche qui avait l’habitude d’être cousue, il fixait comme un naufragé la plage :  le trottoir , les trois bouées femelles. Habit blanc, képi de galons rouge, épaulette rouge lavette de chiottes, un paquetage kaki sur l’épaule. La petite regarde sa mère : elle est bâillante d’un sourire comme un melon charentais en plein champ, vert sur orange et l’ombre noire de la crevasse. La grande sœur une main tenue à la jupe froncée  de vichy ,carrés rose et blanc, sertie à la taille d’une ceinture large rouge très serrée, l’autre main activant sous le nez comme une sévillane un éventail, au moment de l’estocade du taureau . Ce  mouchoir est dégoulinant  d’eau de Cologne du mont saint Michel et d’eau bénite de Lourdes.

Le cuir des chaussures couinent à l’approche, une odeur de tabac froid brun ,froid dévaste le trottoir de la fragrance des pois de senteurs, des glycines, des capucines. L’homme s’arrête à une distance de bras. Les yeux marrons abritent une lueur de sourire dans l’auréole glacée. IL mate. Il va de l’une à l’une, à l’autre, de l’autre à l’une et après l’une. « embrasse ton père » dit la mère. « C'est  çà  :  mon papa ?...."

. . . .

"Pourquoi il a retiré sa couleur ?"

Très en colèère est la petite  qui retient difficilement un cri.

Frankie P()in La Maangou

Sous la direction d’Olivier Apert
résidence Médiathèque  Marguerite Duras