« Rôtir le balai »
voilà de futur balai , comment protéger la nature en période de crise....
une expresionn bien de ce siècle nouveau où chaque jour un pauvre rejoint le groupe qui grossitt comme une métastase
Mener une vie de débauche.
Anciennement, vivre dans la pauvreté.
Que voilà une bien étrange expression ! Je connais d'un balai (outil pour nettoyer le sol, arme pour frapper un importun, véhicule pour sorcières...), je n'en vois aucun où cet objet doit être rôti.
Heureusement, les lexicographes sont là pour éclairer partiellement notre lanterne.
Grâce à ces NOBLES fouille-livres qu'on comprend que le sens ancien, celui en vigueur à partir du XVIe siècle, signifie en réalité "être tellement pauvre que, à défaut de bois, on en est réduit à brûler le balai".
si on 'rôtit' le balai, ce n'est pas dans le but de le savourer (vous préférez votre balai grillé avec de la mayonnaise ou du ketchup ?), mais simplement dans celui de se réchauffer avec le peu de combustible qui reste disponible.
C'est au XVIIIe siècle que le sens change du tout au tout, chez Rousseau.
Et là, malheureusement, il n'y a pas de certitude quant à l'explication de cette nouvelle signification. Mais nombreux sont ceux qui supposent qu'il y a une allusion aux sorcières qui, chevauchant leur balai pour se rendre au sabbat, lieu propice à toutes les débauches, se rapprochent des flammes de l'enfer au contact desquelles leur balai roussit quelque peu.
Cette relation aux sorcières pourrait aussi expliquer que l'expression s'appliquait surtout aux femmes débauchées.
Textes du jour de la blog-woman, phrases : colonne vertébrale, contes, légendes, mots d'humeurs, d'amour, lettres à la mer, recherche de connivence, complicité, ses dessins, ...la jazzeuse des grands chemins et sentes, écrivaine nomade des murmures de la vie intérieure et des happening minimalistes nés au hasard d'un banc public dans un parc aromatique , un abri bus , un train , un marché, les pas perdus d'un aérogare tous les lieux insolites pour une rencontre.
Affichage des articles dont le libellé est chronique françoise pain expression française. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est chronique françoise pain expression française. Afficher tous les articles
dimanche 9 octobre 2011
jeudi 6 octobre 2011
TAILLER VOUS UNE BONNE BAVETTE ET CONVERSER BIEN LE BOUT DE GRAS
« Discuter le bout de gras »
Converser amicalement de choses et d'autres
Voilà une expression qui est populaire depuis les années 1930, mais qui existait probablement auparavant.
Si l'on comprend bien la présence du verbe 'discuter' dans une expression qui a ce sens, on a du mal à imaginer ce que vient faire ici le "bout de gras" ?
Bien sûr, cette locution est synonyme de "tailler une bavette" et, pour peu que le morceau de bavette soit bien gras (même si cette 'bavette' qu'on taille ici n'a en réalité rien à voir avec de la viande), on peut supposer qu'elle est née d'une simple plaisanterie.
Plutôt y voir un emprunt à l'anglais "to chew the fat" (mastiquer la graisse) qui lui est antérieure (XIXe siècle) et qui a exactement la même signification.
Mais l'origine de cette expression en Angleterre est plus qu'incertaine.
Voici quelques-unes des explications proposées :
Une première vient de gens peu aisés qui, lorsqu'ils recevaient des invités, décrochaient le jambon fumé qu'ils conservaient précieusement, partageaient quelques tranches, sans rien en perdre. Ainsi ils discutaient avec les invités tout en mangeant (aussi) la graisse.
Une deuxième indique qu'il s'agirait d'une plaisanterie des cokneys qui auraient 'étendu' le verbe "to chat" (discuter) en "to chew the fat".
une troisième vient des marins qui, lorsque les vivres à bord commençaient à manquer, se voyaient octroyer de petites parts de porc salé. Tout en "mastiquant leur graisse" ils pouvaient bien entendu discuter, surtout, grommeler et se plaindre de leur pauvre condition.
Or, il se trouve que le sens initial de cette expression en Angleterre avant 1880 était justement "grommeler : se plaindre". Alors de là à imaginer que cette explication serait la bonne...
dimanche 4 juillet 2010
« Etre dans les choux »
« Etre dans les choux »
[ SIGNIFICATION ]
Echouer, perdre.
Être dans une mauvaise situation.
Être dans l'embarras.
[ ORIGINE ]
Ceux qui connaissent tout du miracle de la vie savent que ce sont les bébés mâles qui sont dans les choux, tandis que les bébés femelles sont dans les roses.
Alors pourquoi envoie-t-on sur les roses quelqu'un qui nous a mis dans les choux ?
Et puis comment peut-on assimiler cet excellent légume à un échec ou une situation embarrassante ?
Eh bien la réponse est très simple et va me permettre de la faire courte, pour une fois : c'est tout simplement à cause de la paronymie entre "les choux" et "é-chou-er" qui est le tout premier sens de cette expression semblant dater de la deuxième moitié du XIXe siècle.
[ SIGNIFICATION ]
Echouer, perdre.
Être dans une mauvaise situation.
Être dans l'embarras.
[ ORIGINE ]
Ceux qui connaissent tout du miracle de la vie savent que ce sont les bébés mâles qui sont dans les choux, tandis que les bébés femelles sont dans les roses.
Alors pourquoi envoie-t-on sur les roses quelqu'un qui nous a mis dans les choux ?
Et puis comment peut-on assimiler cet excellent légume à un échec ou une situation embarrassante ?
Eh bien la réponse est très simple et va me permettre de la faire courte, pour une fois : c'est tout simplement à cause de la paronymie entre "les choux" et "é-chou-er" qui est le tout premier sens de cette expression semblant dater de la deuxième moitié du XIXe siècle.
mercredi 9 juin 2010
la marie salope



Le premier sens (d’embarcation) a été utilisé à partir au XVIIIe siècle, construit à partir du nom « Marie » souvent donné à des bateaux, auquel est ajouté l’adjectif « salope » dans son sens ancien (utilisé jusqu’au XIXe siècle) de « sale », « malpropre », la tâche que ce bateau accomplit étant en effet vue comme sale.
(Nom 2) Pour le deuxième nom, créé plus tard (au XIXe) en transformant le premier terme, le nom de « Marie » a été pris pour désigner une femme en général, le mot « salope » gardant le sens de sale, ce qui permet de former le deuxième sens de « femme malpropre, négligée ».
marie-salope féminin
1. (Marine) Petit bâtiment d’une construction particulière, destiné à draguer et à porter, à une certaine distance des ports, les vases et les sables qui les obstruent.
2. (Populaire) Femme sans ordre et peu soigneuse de sa personne.
Synonymes
bâtiment maritime (1) :
• salope
femme sans ordre (2) :
• salope
Références
• Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 (marie-salope)
la drague à élinde traînante (aussi appelé drague aspiratrice en marche) est un navire qui aspire les matériaux présents au fond de l'eau à l'aide d'un ou plusieurs tubes (élinde) traînant le long de la coque et reliés à un système de pompage.
Les matériaux sont stockés à bord du navire dans le cas d'une drague porteuse ou dans des barges stationnées à proximité.
Le déchargement d'une drague porteuse est réalisé soit par clapage (ouverture de volets dans le fond des cales) soit par refoulement dans une conduite ou à la proue du navire pour le rechargement de plages par exemple (on parle alors de rainbow).
Les dragues porteuses sont utilisées pour transporter les matériaux extraits sur des distances plus ou moins longues.
Les dragues porteuses à élinde traînante utilisent un réseau relativement complexe de tuyauteries permettant le remplissage et le vidage des cales en utilisant généralement la même pompe. Ces tuyauteries ont des diamètres qui peuvent aller jusqu'à 1,6 mètre.
Une drague de grande capacité (30 000 m3 de puits) travaillant à plein temps peut déplacer jusqu'à 3 000 000 m3 par mois, soit l'équivalent d'une piscine de 100 hectares et de 3 mètres de profondeur.
Ce type de drague est employé pour la maintenance des ports et chenaux, pour l'extraction de matériaux (sables, graviers), pour la construction de remblais (îles, quai) ou pour le rechargement de plages.
Les entreprises néerlandophones (belges et néerlandaises) sont les leaders mondiaux des travaux maritimes à l'aide de dragues à élinde traînante, parmi lesquels Van Oord, Jan de Nul et Boskalis.
La plus grosse drague à élinde traînante actuellement en service est le Christophe Colomb, de l'entreprise belge Jan de Nul, avec une capacité d'emport de 46 000 m3.
Lorsque la marie-salope est pleine…
… elle doit être vidée pour pouvoir la remplir à nouveau.
A l’origine, le terme “marie-salope” désigne un chaland destiné à draguer et à porter, à une certaine distance des ports, les vases et les sables qui les obstruent.
Détails :
A quoi pensiez-vous bande de porcs maritimes ?
Ce terme a été utilisé à partir du XVIIIe siècle. Il est constitué du nom “Marie”, souvent donné à des bateaux, auquel est ajouté l’adjectif “salope” dans son sens ancien (utilisé jusqu’au XIXe siècle) de “sale”, “malpropre”, la tâche que ce bateau accomplissait étant considérée comme sale.
À partir du XIXe siècle, on emploie aussi de manière populaire le terme de “Marie-salope” pour désigner une fille de mauvaise vie. Le terme apparaît notamment dans la chanson de Georges Brassens intitulée Mélanie.
Truc de fou ! - Et alors ?
samedi 15 mai 2010
« S'en moquer (ficher, foutre) comme de l'an quarante »

[ SIGNIFICATION ]
S'en moquer, désintéresser complètement.
[ ORIGINE ]
L'origine de cette expression n'est pas connue.
Si elle est bien attestée à la fin du XVIIIe siècle, les lexicographes modernes ne sont pas d'accord sur son histoire.
Je vais donc en exposer ici les différentes hypothèses les plus fréquentes :
Certains évoquent l'an 1040, que les gens de l'époque auraient supposé être celui de la fin du monde, parce qu'étant l'an 1000 auquel on ajoute la durée de vie du Christ (40 ans).
Mais le doute est permis, puisqu'on m'a toujours dit que le Christ avait été crucifié à l'âge de 33 ans. En outre, cette expression ne serait-elle apparue que 7 siècles plus tard, si on avait vraiment dû se moquer de cette date dont tout le monde aurait eu peur pour rien ?
Selon Littré, il s'agirait d'une raillerie, par les royalistes, de l'an 40 de la République, année jamais atteinte par le calendrier républicain, mais sans qu'on sache vraiment pourquoi le chiffre 40 a été retenu alors que ce calendrier a eu une durée de vie bien plus courte.
Il pourrait également s'agir d'une plaisanterie des sans-culottes sur l'âge qu'aurait eu Louis XVI quelques jours après avoir un peu perdu la tête, grâce à l'invention de monsieur Guillotin .
Elle viendrait enfin de la déformation d'une expression très populaire au XVIIIe siècle, y compris bien avant la révolution : "s'en moquer comme de l'Alcoran", ce dernier désignant le Coran à cette époque.
Alain Rey la rejette, faute de preuves, mais Claude Duneton la défend.
Il existait en effet, juste avant la révolution, un très populaire roman d'anticipation de Louis-Sébastien Mercier intitulé "L'an 2440, rêve s'il en fut jamais" dans lequel un monde idyllique était décrit. Cette société pleine de bonté, de sagesse et d'égalité (utopique, !) d'un futur très lointain aurait provoqué les sarcasmes des sans-culottes supposés amener eux-mêmes une vie bien meilleure que celle sous la royauté.
Et ce serait le mélange de l'indifférence portée à cet an 40 très éloigné et de celle portée à l'Alcoran qui aurait transformé l'expression originale.
Inscription à :
Commentaires (Atom)






