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dimanche 25 septembre 2011

troisième acting on the wordl "terre"

Terre terre terre terre


4 terres
Pour porter en terre, il faut être quatre
Terre terre terre taire

Fausse Commune
incassable
pas casée

pas dans les lieux communs de la beauté :
trop belle pour grosse
trop intelligente pour belle

« Enlaidie toi, grossis- toi »
Et tu auras à becqueter

bout en train des courts

soutire, Soutine, sa tire son essence
les voleurs avec les jerricanes son oralité

dans les scénarios après
ses expressions même pas dégainées

tout était écrit

Tes rôles ne peuvent être que des monstruosités
on achète chez l’arabe du coin au dernier moment
on ne fait pas de projet sur toi
surtout pas chez Fauchon
avec toi nous sommes toujours fauchés

T’es pas une affaire
Tu es un dépannage

Terre terre taire terre

Tu as un spectre large
Range toi

Range toi et soit là
quand ils te voudront
faire leur bouffer
L’ dentier
Ouvre tes yeux sur des agents requins

Le chien quand on lui donne un os va au fond du jardin l’enterre

Fais mieux que lui

Terre taire terre terre

L’ami « 30 kg de moins » dit : « tu enterres ton métier. »

-J’enterre ma vie de jeune fille

-Ah bon pourquoi ?

-Aucun homme ne veut mêler ses pinceaux avec un artiste

Sa couverture narcissique sera pour sa femme

Soit belle et tais –toi !

Tu le peux pas , le nursing qui s’y trimbale


Être artiste
Penser plus , rêver plus ,
Ah c’est çà ton travail il dit en mesurant tout ce temps

Comment faire avec une artiste même
si on ne s’ennuie jamais

Le jour où elle aura percé, je saurais me manifester
ces êtres là sont des crêpes que l’on retourne

L’artiste élève leurs sens, leurs émotions
comme un élevage de bisons
ou un élevage d’ esturgeons sauvages
alors leur ventre est mou
leur cœur c’est pire

J’ai le temps de voir venir

Elle, ce matin là j’étais venue m’installer dans le bureau de monsieur
pour partager ses silences
dans son monologue intérieur
il était irisé de calculs comme un mec en pleine crise de calculs renaux
crise de coliques néphrétiques

taire terre terre terre

Ca sent le cramé barrons-nous avant

Avant
elle l’a marqué et lâcher ses derniers watous
de son art divin de faire l’amour ,
une artiste baise comme Sapho & Aphrodite cousues
en fonction primitive
c’est la déesse Callipyge & tous les génies
de la nature de la forêt de Brocéliande.

Le sexe sert surtout à leur art.


Avoir un flair de chien d’arrêt


Où est la poésie dans tout cela !

« Du riffifi chez la femme artiste »

&&&&&Le vol du pourpier
Le vol de ma méthode
Le vol de mon atelier
De mon art
De mon décor
Pour 100 EUROS
&&&&
Il y en a qui ont le sens des porc-portions
&&&

Les liquidations
de la perte
veillons aux angles
certains arrondissements
Pas l’aronde étoile Simca
l’étoile qu’l’on met dans un train
avec un aller simple
« Ca va aller, ca va aller »

Elle veut cette artiste connaître une germination nouvelle au printemps

Je ne filerai pas la métaphore longtemps sur le sujet

Le réel ne se paraphrase pas
Lacan disait : « le réel n’est pas symbolisable »

Mettre les gaz
s’envoler dans un nouveau champ d’exploitation
Sans trop se presser
de remplacer une illusion par une autre illusion
Plus subtile, plus séductrice.

Nolo et Semours sur canal
« Nous avons tourné la page
A chaque chose il y a une fin
Participant, participe , participera
La page est tournée c’est fini »

au rendez-vous de Paris première
Leur nouvelle page ce lien entre les deux
Couples, duo, clowns du réel politique

De l’autre côté çà rame , on s’endort
pourquoi les faire partir dans l’année électorale ?
Ségolen , hier avec elles deux
C’était pitoyable.


Un vieux déco me croise ,
27 ans plus tard
je sortais du poly social
Et me dis : « tu sais Orsons Welles
n’a pas trouvé le budget pour sortir son film
le Marcel Carné des « Visiteurs du soir »
« des enfants du paradis »
aussi
c’est presque même bon signe
par les temps qui courent

Le vol du pourpier
L’envol du bourbier

ne crache pas dans la soupe
La vie en exil de ma province
L’écriture est née
Cadeau premier

segundo
La solitude est intégrée à moi
Et après 27 ans de cette puissante vie commune
Nous sommes siamoises
Il y a celles que l’on sépare
Et il y A celle qui soude, une pièce unique
Les deux visages
attention la femme hybride

mauvais
l’argent de la soupe populaire est dans le colimateur
j’ suis là

Les draps de la galère
Innommable
à trois mois de mes 60 ANS

ET COMBIEN SOMMES NUS ?
SOMMES-NOUS ?

TERRE TERRE TERRE TERRE

Pour la germination au printemps

Pour la germination au printemps

frankie pour rose de pauillac de villa palmarés









lundi 19 septembre 2011

La Terre file un mauvais coton

La Terre filera le mauvais coton

Notre Terre bénie
de Courçon , d’Angiré, du Marais , du Bois mouillé,

La Terre rapporta beaucoup
La famille entière vivait de ses dons
Ce n’était pas sans soucis
L’œil toujours sur le ciel

Qu’est ce qu’il nous annonce ?
Vais-je arroser ce soir ?
Le dompteur des éléments fera –t-il le boulot pour nous ?
Aura –t-il le bon débit de l’eau ?

Il nous faudra faire des rigoles,
Des puits au bout des allées.
Pas de pluie demain encore
Les fruits auront bon goût
Nous en garderons pour mettre à l’eau de vie.



Notre petite Terre nous fit bien manger cet été,
Et le reste de l’année, les étagères plient sous les bocaux ,
Combien de bocaux, de bouteilles, de cageots ?
Et la hauteur du talus de joutes *1 pour les bêtes !

Les poules se sont bien régalées de nos épluches.
Elles seront charnues , parfumées dans leur chair ;
Leur œuf coq nous donnera un fumet « enchanteresse »
Comme nous dit la Dame en Jaune en visite de sa capitale.




Laissons faire notre Hiver
Les graines sont aux flancs de la Terre
Notre père créateur,
merci de l’ invention cette saison
Travail pour nous Hiver
Nous , nous allons nous reposer.
Plus le froid est Sibérien
Plus la Terre leur est chaude.
Comme les mains entre les cuisses de la vache
Quand après la ramasse des pissenlits,
De la doucette sur les talus,
Ou la récolte des cagouilles « cabournés »*2 dans les souches,
Nous rentrons les mains gelées
C’est là que le Pépé Pierre Alexis les met ses mains
Dans la chaleur de l’étable.

*1 la betterave pour bestiaux rouge rose et blanche
*2 mot charentais pour dire hivernation des escargots

Invitons à la ferme des Mangous :
Le Pépé est très aimé , il est costaud
Il aide le père Géant charpentier à porter ses poutres
Ses grosses pièces de meubles,
Les femmes trient les haricots, les fèves
Les hommes conversent sur les nouveaux piquets
Pour le clôturage des bêtes, la tenue des ceps de vigne,
Les tuteurs des arbres fruitiers.

Marie Louise sert la soupe dans la cuisine,
Et les histoires se dégourdissent des travaux des champs silencieux
le Pépé mange avec des grands « chleu , chleu »
Et il se luche les grosses moustaches à la poilue,
Les rires fusent comme la laine sur le fuseau fait sa bobine.
Les amis reprennent la route par les petites venelles,
La prochaine fois ce sera eux qui recevront.

Le printemps arrive
dans les prairies, les pâquerettes se répandent
Les violettes sont les reines des bords des fossés
Le cresson fait nos salades.
Les coucous, les pots de cannes sont nos bouquets pour la mémé
Jaune , violet tachée de parme c’est joli d’une belle harmonie
Pour les morts de la famille :
Fleurir le cimetière,
En profiter pour ramasser les escargots blancs sur les tombes
les canards en raffolent
et les grappes de perles des vieilles couronnes bijoutier les poupées.

La terre chante autour des murs de pierres du cimetière
Les deux cyprès veillent ,
le sillo jaune et blanc attend de se remplir le ventre des moissons d’été,
le taureau tape des sabots , il a du boulot ,
les vaches sont prêtes : elles se grimpent l’une sur l’autre sur le dos.

NOTRE PETITE TERRE RAPPORTE À TOUTE LA FAMILLE
Et à ses ramifications…..
Notre TERRE est L’arborescence de la fougère.
Notre Terre bénie
de Courçon , d’Angiré, du Marais , du Bois mouillé,

Un jour viendra où elle filera le mauvais coton.
Que ce soit le plus tard possible se disait le Pépé Pierre Alexis
En regardant toute sa grande famille, la connue, la secrète.

La TERRE EST L’arborescence de la fougère.
Notre Terre bénie de Courçon , d’Angiré, du Marais , du Bois mouillé,


Ecrit par frankie
dans la série de poésie à théme je vous mettrai le lien
quand toutes les poésies seront éditées

vous découvrirez la première écrite sur ce sujet "la terre"