Textes du jour de la blog-woman, phrases : colonne vertébrale, contes, légendes, mots d'humeurs, d'amour, lettres à la mer, recherche de connivence, complicité, ses dessins, ...la jazzeuse des grands chemins et sentes, écrivaine nomade des murmures de la vie intérieure et des happening minimalistes nés au hasard d'un banc public dans un parc aromatique , un abri bus , un train , un marché, les pas perdus d'un aérogare tous les lieux insolites pour une rencontre.
dimanche 22 juillet 2012
mercredi 11 janvier 2012
expression française : mettre à l'encan
à la Rochelle une de mes villes de naissances
j’adore aller à la vente des poissons à l'encan
les formes les couleurs , les odeurs d'algues de poissons ,les cris , les regards , la tension des pécheurs et des acheteurs, les uns en jaune , les autres en bleus , les autres en blancs
les mouettes en nuages en sortant attendant leurs pitance.
Vendre au rabais ou aux enchères des biens dont on ne souhaite pas réellement se débarrasser.
Proposer au plus offrant.
Venu du latin "in quantum" (voulant dire "pour combien"), en passant par le latin médiéval 'incantus' puis par le moyen français 'enchant', le mot 'encan' n'est plus aujourd'hui utilisé que dans la locution adverbiale "à l'encan" précédée d'un verbe dont le plus fréquent est 'mettre'.
"À l'encan" signifiait "aux enchères".
Mais l'usage de cette locution a été restreint à une vente quasiment forcée, lorsqu'une personne est contrainte de mettre en vente ses biens, à un prix sous-évalué en raison d'un besoin urgent d'argent.
Mettre à l'encan est donc plutôt un signe de déchéance et, pour de belles collections, de dispersion d'objets longuement et amoureusement amassés.
Depuis le début du XVIIe siècle, "vendre à l'encan" veut aussi dire "vendre au plus offrant".
« Mettre à l'encan »
[ SIGNIFICATION ]
Vendre au rabais ou aux enchères des biens dont on ne souhaite pas réellement se débarrasser.
Proposer au plus offrant.
[ ORIGINE ]
Venu du latin "in quantum" (voulant dire "pour combien"), en passant par le latin médiéval 'incantus' puis par le moyen français 'enchant', le mot 'encan' n'est plus aujourd'hui utilisé que dans la locution adverbiale "à l'encan" précédée d'un verbe dont le plus fréquent est 'mettre'.
"À l'encan" signifiait "aux enchères".
Mais l'usage de cette locution a été restreint à une vente quasiment forcée, lorsqu'une personne est contrainte de mettre en vente ses biens, à un prix sous-évalué en raison d'un besoin urgent d'argent.
Mettre à l'encan est donc plutôt un signe de déchéance et, pour de belles collections, de dispersion d'objets longuement et amoureusement amassés.
Depuis le début du XVIIe siècle, "vendre à l'encan" veut aussi dire "vendre au plus offrant".
l'âne de l'île de ré vous souhaite une belle et bonne journée
jeudi 11 février 2010
"Mea culpa, mea maxima culpa" ,battre sa coulpe



Se repentir
Reconnaître ses torts
Vous avez probablement tous lu ou entendu dire "mea culpa" qui, s'il se prononce exactement comme "méat coule pas", n'a pourtant rien à voir avec des problèmes urinaires.
"Mea culpa, mea maxima culpa" (c'est ma faute, c'est ma très grande faute) est un extrait du Confiteor (), l'acte de contrition du catholique qui reconnaît devant Dieu avoir péché, et qui devrait normalement prononcer ces paroles en se frappant la poitrine (mais tout se perd, ma bonne dame).
Bien entendu, vous n'êtes pas sans remarquer la similitude entre le mot latin 'culpa' (faute) et notre 'coulpe'. C'est parfaitement normal, puisque le deuxième vient du premier qui a aussi donné 'culpabilité', entre autres.
En français, le mot 'coulpe' n'existe plus que dans notre expression qui apparaît au XIIe siècle, et qui veut d'abord dire "se frapper la poitrine en se repentant de ses fautes" ; il était en effet d'usage, au Moyen Âge, d'être démonstratif lorsqu'il s'agissait de montrer sa foi.
Ce n'est qu'au XVe siècle qu'elle prend les sens qu'on lui connaît encore aujourd'hui.
Le mot 'coulpe' a existé dans d'autres expressions maintenant tombées dans l'oubli, comme :
- Rendre sa coulpe : reconnaître sa faute
- Dire sa coulpe : avouer et regretter sa faute
vendredi 5 février 2010
« Coûter un bras »

« Coûter un bras »
Coûter très / trop cher
Il est incontestable que, pour un homme (et même pour une femme !), le bras est une de ces parties du corps dont on aurait beaucoup de mal à se passer, contrairement à des amygdales, un appendice ou une vésicule biliaire.
La préciosité de la chose est donc tout aussi évidente que pour les yeux de la tête ou la peau des fesses.
Cette expression nous vient d'Amérique du Nord.
Nos cousins Canadiens francophones l'utilisent en y ajoutant éventuellement "et la moitié de l'autre". Quant aux anglophones des deux grands pays de ce continent, ils disent "coûter un bras et une jambe" (to cost an arm and a leg) d'où serait issue la version en français.
Il n'y a malheureusement aucune certitude quant à l'origine de cette expression anglaise, popularisée au début du XXe siècle.
Certains supposent qu'elle découle de la locution antérieure "to give one's right arm for something" prononcé par quelqu'un qui, pour affirmer son fort intérêt pour quelque chose, dirait qu'il serait prêt à donner son bras droit en échange.
En creusant, on trouve au moins trois autres explications plus ou moins capillotractée :
- La première pourrait venir d'une expression ("if it costs a leg !") prononcé au Far-West par des cow-boys cherchant à accomplir une impitoyable vengeance, même au prix d'une jambe perdue.
- La deuxième viendrait du militaire américain qui, ayant ses galons cousus sur le haut du bras et ayant commis une faute grave, serait dégradé, perdrait un galon, donc "un bras".
- La dernière, fortement contestée, seraient due aux anciens portraitistes des XVIIe et XVIIIe siècle qui ne peignaient pas les membres de la personne, sauf contre paiement supplémentaire.
jeudi 17 décembre 2009
"Mettre à l'index"

Signaler une chose ou une personne comme dangereuse
Exclure, condamner
Vous n'êtes pas sans savoir que le très progressiste pape Benoît XVI a encore récemment mis le préservatif à l'index. On pourrait donc croire qu'il a une totale méconnaissance du rôle d'au moins un des 21 doigts de l'homme. Mais que nenni !
Car cet index-là, n'est pas du tout le voisin de main du pouce ou du majeur, ce doigt avec lequel un enfant a l'interdiction de se curer le nez (et de coller ensuite la boulette sous la table) ou de montrer du doigt la jolie dame en train d'embrasser son amoureux dans la rue.
Avez-vous déjà entendu parler de "l'Index librorum prohibitorum"[1], ce catalogue des livres défendus par l'Église ?
Si, dès les premiers siècles de la chrétienté, il y eut des ouvrages qui furent interdits car considérés comme hérétiques, c'est le pape Paul IV qui, au milieu du XVIe siècle, fit rédiger le premier 'Index', premier catalogue officiel des livres que les catholiques n'avaient pas le droit de lire, car ayant un contenu pernicieux, dangereux ou pouvant écarter l'homme de la foi.
C'est donc de cet index-là, et non du doigt, que nous vient notre expression, apparue au début du XIXe siècle, et généralisée à toute chose ou personne qui est signalée comme dangereuse, exclue ou condamnée.
[1] Pour les non latinistes, il ne faut pas croire qu'il s'agit d'une période de prohibition où l'on montrait du doigt le rhum et, par conséquent, le cuba libre ().
Pour la petite histoire, il faut savoir que Pie V, lorsqu'il a pris la succession de Paul IV, a institué la Congrégation de l'Index, la commission de censure chargée d'examiner les livres nouveaux, et, s'il y avait lieu, de prononcer leur condamnation.
Et il a fallu attendre Paul VI pour, en 1965, voir enfin supprimer cet Index dont la dernière publication datait de 1960.
samedi 21 novembre 2009
Un coup de ficelle
« Un coup de fil »
Un appel téléphonique
Petite expérience amusante :
•Prenez deux pots de yaourt en plastique
•Percez le fond de chaque pot d'un petit trou ;
•Prenez une pelote de ficelle et coupez-en un morceau de la longueur de votre couloir ;
•Faites passer chaque extrémité de la ficelle à l'intérieur de chaque pot par le petit trou préalablement percé .
•Faites un gros noeud à chaque bout de la ficelle à l'intérieur de chaque pot, de manière à ce qu'elle ne puisse plus ressortir par le trou ;
•Trouvez un acolyte (un frère, une mère, un passant dans la rue, le facteur...)
•Tenez chacun un pot de yaourt, l'un près de la bouche, l'autre près de l'oreille (ou inversement) et éloignez-vous l'un de l'autre en tendant bien la ficelle ;
•Celui qui a le pot près de la bouche parle dedans et, oh miracle, l'autre entend distinctement ;
•Inversez la position des yaourts, et l'autre peut répondre.
Vous venez de réinventer le téléphone (ou plutôt le yaourtophone ), la parole étant ici transmise par les vibrations de la ficelle produites par celles du pot dans lequel on parle puis reproduites à l'autre extrémité par l'autre pot.
Ce faisant, vous venez également de passer "un coup de ficelle" ou plus simplement, un "coup de fil" à ce quelqu'un que vous aviez "au bout du fil".
Et si jamais vous voyez un plaisantin arriver avec une paire de ciseaux, vous pouvez toujours lui dire "s'il vous, plaît, ne coupez pas !"
Sans réellement revenir à des moyens aussi primaires incapables de vous permettre de joindre le 22 à Asnières, il faut tout de même se souvenir que avant qu'apparaissent nos téléphones portables fonctionnant via des ondes pas forcément sympathiques pour nos neurones, la téléphonie passait uniquement par des fils de cuivre, et sur des distances autrement supérieures que celle que notre misérable ficelle permet.
C'est ce fil électrique, le lien entre deux interlocuteurs, qui est à l'origine de notre coup de fil.
Quant au mot 'coup', ce n'est bien évidemment pas au sens de "action qui frappe quelque chose ou quelqu'un" qu'il faut le prendre (même si on peut frapper quelqu'un et l'estourbir d'un coup de téléphone), mais au sens d'une "action avec un instrument", comme dans "un coup de volant" ou "un coup de pinceau".
La date d'apparition de cette expression n'est pas connue, mais, compte tenu de celle de l'invention du téléphone, on supposera, sans grand risque de se tromper, qu'elle est postérieure à la fin du XIXe siècle.
vendredi 16 octobre 2009
"Mystère et boule de gomme"
sans savoir le sens , c'est rigolo et rythmé, cela me donnait de l'importance et de l'enigme.
Voyons !
« Mystère et boule de gomme »
Très mystérieux.
Cette expression est d'usage courant même s'il est probable qu'elle est de source enfantine.
D'aucuns y voient une plaisanterie autour du titre du roman de Jules Verne, "le mystère de la Bégum".
Mais comme l'expression n'est attestée qu'au milieu du XXe siècle (Henri de Montherlant l'utilise en 1949 dans "Demain il fera jour"), soit bien après la parution de cet ouvrage, le lien est peu probable.
D'autres y voient plutôt ceci :
Vous savez que, chez une voyante, la boule de cristal permet de découvrir un certain nombre de choses, passées ou à venir, et à expliquer certains mystères concernant la personne qui consulte l'experte en divinations. Il va de soi que c'est la limpidité du verre qui favorise ces découvertes étonnantes .
Mais si, à la place d'une boule de cristal, madame Irma utilise une boule d'un matériau sans transparence, comme une boule de gomme, par exemple, elle ne pourra rien voir et le mystère restera inexpliqué.
dimanche 27 septembre 2009
Fil rouge
Fil conducteur d'une énigme, d'un jeu.
Idée directrice, quelque chose qui donne une cohérence à un ensemble disparate.
Elément répétitif, point de repère qui revient régulièrement dans une discussion, un récit, une présentation.
L'origine de cette expression !?
La première trace que l'on connaît de son emploi se trouve chez Goethe, en 1809, dans "Les affinités électives".
Voici ce qu’il y écrit : « Tous les cordages de la flotte royale, du plus fort au plus faible, sont tressés de telle sorte qu'un fil rouge les parcourt tout entiers et qu'on ne peut l'en extraire, sans que l'ensemble se défasse, et le plus petit fragment permet encore de reconnaître qu'ils appartiennent à la couronne ».
Ce fil rouge était donc à la fois un élément permettant de repérer l'appartenance du cordage, mais aussi quelque chose dont l'absence le rendait inutilisable.
D'où le parallèle avec les points de repère dans un récit ou le maintien de la cohérence d'un ensemble.
jeudi 17 septembre 2009
Droit d'inventaire

« Le droit d'inventaire »
Le droit d'établir, à propos d'une chose passée, une liste de ce qui en a été positif et ce qui en a été négatif.
Cette formule, avec ce sens moderne, est très récente, puisqu'elle semble n'apparaître qu'à la fin du XXe siècle[1].
Un 'inventaire', c'est une opération qui consiste à dénombrer et énumérer des éléments (dans un stock, une succession...).
Il peut donc parfaitement être découpé en deux parties, l'une comportant des choses positives et d'autres des négatives à propos d'une chose passée.
Il peut être fait par un enfant, à propos du comportement de ses parents à son égard, ou bien, par exemple, par un élu, à propos de ce que lui a laissé son prédécesseur.
S'accorder un droit d'inventaire, c'est s'autoriser à faire un tel constat dans le but, en général, de le partager avec d'autres et, bien souvent, d'être plutôt critique envers ce qu'on juge.[1]
Peut-être a-t-elle été prononcée pour la première fois, de manière largement publique, par Lionel Jospin en 1995 à propos de ce qu'avait fait François Mitterrand en tant que président.
lundi 14 septembre 2009
Quel poisson pourri !
Accabler d'injures
Au premier abord, il y a deux manières de comprendre cette expression qui date du début du XXe siècle
:- Soit il s'agit de "engueuler comme du poisson pourri [peut engueuler quelqu'un]",
ce qui semble assez peu probable car un poisson pourri est si tellement mouru
qu'il n'est plus vraiment en état d'engueuler qui que ce soit
(et quand bien même, a-t-on déjà vu un poisson pourtant bien vivant engueuler quelqu'un ?)
- Soit il s'agit de "engueuler comme [quelqu'un peut engueuler] du poisson pourri",
et là il faudra m'expliquer l'utilité de l'acte et l'effet que peut faire une engueulade à un poisson dans cet état
Dans les deux cas, l'expression semble donc extrêmement bizarre.
Mais Alain Rey () l'explique par une déformation probable du fait de traiter quelqu'un de poisson pourri, injure qui aurait pu naître dans le milieu des harengères ou marchandes de poisson traditionnellement fortes en gueule.
expression très fréquente en Charente Maritime
mercredi 2 septembre 2009
"Ad vitam aeternam"
« Ad vitam aeternam »
Pour toujours, à perpétuité
C'est Woody Allen qui a dit que "l'éternité, c'est très long, surtout vers la fin".
Cette expression latine évoque également l'éternité puisqu'elle signifie littéralement "pour la vie éternelle", ce qui suffit à expliquer son sens moderne.
Elle se raccourcit parfois en 'advitam'.
"Ad vitam aeternam"
Pour toujours, à perpétuité
C'est Woody Allen qui a dit que "l'éternité, c'est très long, surtout vers la fin".
Cette expression latine évoque également l'éternité puisqu'elle signifie littéralement "pour la vie éternelle", ce qui suffit à expliquer son sens moderne.
Elle se raccourcit parfois en 'advitam'.
dimanche 23 août 2009
"Triple buse"
samedi 22 août 2009
"Apporter de l'eau à mon moulin"
Donner involontairement des arguments à son interlocuteur au cours d'un débat.
Fournir des arguments permettant d'étayer une opinion.
Cette expression existe sous différentes variantes depuis le Moyen Âge.
Au XVIe siècle, l'eau vient au moulin était associée à un profit ou un avantage, ce qui s'explique parfaitement puisque lorsque le meunier avait de l'eau à son moulin, il pouvait travailler et s'enrichir.
Au XVIIe, lorsqu'on se procurait ou procurait à quelqu'un un avantage matériel, on disait amener de l'eau à son moulin.
L'expression ne s'utilise plus actuellement que pour des débats ou les joutes verbales ou, hors d'une discussion, pour désigner des arguments qui étayent une thèse.
vendredi 21 août 2009
Petite panne
cela tomber bien les vacances et beaucoup ont disparu de la planéte
« En quarantaine »
expression que j'ai beaucoup mis en pratique lors d'un froissement avec le citoyen humain
la décantation de l'émotion , pour avoir le regard scalpel
le temps de mettre à plat les humeurs qui décolore le jugement ,même si la copine intuition à donner le frisson de l'attention.
mon interête de vous donnez l'expression française dans ses racines.
À l'isolement forcéExclu d'un groupe.
Il n'aura échappé à personne que dans 'quarantaine', il y a 'quarante'.
Au XIIe siècle, la (sainte) quarantaine s'utilisait pour parler de la période de quarante jours du carême.
On a eu aussi la 'quarantaine-le-roi'
(Philippe Auguste, Saint Louis) qui interdisait à un seigneur offensé de se venger avant que cette période soit écoulée.
C'est à partir du XVIIe que la locution a été utilisée pour désigner la période d'isolement qui était destinée à empêcher la propagation d'une épidémie
(les personnes supposées contaminées étaient gardées à l'écart, empêchées de se déplacer, pendant quarante jours), quarantaine mal appliquée à Marseille en 1721 puisque c'est de cette ville qu'est partie une grande épidémie de peste.
Ainsi, lors d'épidémies ou de soupçons de maladies venues de l'étranger, on trouvait à proximité des ports des bateaux mis en quarantaine et signalés par un drapeau particulier interdisant aux autres navires de les approcher.Si le terme est resté, la durée des quarantaines médicales est rapidement devenue variable, généralement largement inférieure à quarante jours.Par extension, quelqu'un qui est mis en quarantaine est aussi quelqu'un qui est exclu d'un groupe.
mardi 21 juillet 2009
Se faire porter pâle
L'expérience montre qu'une maladie peut rendre quelqu'un très pâle [1].Précédée de "se faire porter malade", c'est à partir de 1900, dans le monde des casernes (et pas celles d'Ali-Baba) que cette expression argotique est apparue.
Elle s'appliquait au militaire qui, soit était réellement malade et qui se faisait alors porter pâle, même si sa maladie n'influait en rien sur son teint, soit tentait de tirer au flanc en se faisant passer pour malade.
Mais pourquoi "se faire porter" ?
Parmi ses quelques significations, le verbe 'porter' veut dire "mettre quelque chose par écrit", comme on le trouve par exemple dans "porter une somme au crédit d'un compte bancaire".
"Se faire porter", c'était faire inscrire son état dans les registres de la caserne ou de l'infirmerie.[1] D'ailleurs, ne dit-on pas d'un professionnel très malade qu'il est un problême ?
lundi 20 juillet 2009
Formule de salutation familièreUn salut, toutes les personnes un tant soit peu polies savent à peu près ce que c'est et dans quelles circonstances il s'utilise.
Le qualificatif 'vieux' ou 'vieille' s'emploie familièrement avec quelqu'un connu de longue date, le 'vieux' étant alors lié à la durée de la relation, bien plus qu'à l'âge de la connaissance.
Reste le plus intrigant : pourquoi 'branche' ?Une explication parfois proposée est lié à l'argotique "se brancher avec quelqu'un" pour dire "entrer en rapport avec quelqu'un". Issue du monde des électriciens, l'image est compréhensible à partir du moment où vous savez brancher une prise électrique et établir une relation forte entre la prise mâle et la prise femelle (sans sous-entendu sexuel obligatoire).Partant de là, les éléments 'branchés' peuvent être appelés des branches.
Et ces branches / individus qui sont branchés ou se connaissent depuis longtemps, deviennent l'un pour l'autre des vieilles branches.Mais si l'explication semble tenir la route, elle ne résiste pas à l'analyse chronologique : en effet, le "vieille branche" est attesté depuis le milieu du XIXe siècle, avant que l'usage de l'électricité se répande dans les foyers, alors que "se brancher" date d'un siècle plus tard.
Il ne nous reste donc plus qu'à tenter de découvrir ailleurs le poteau rose.C'est pourquoi nous allons remonter dans le temps avec Gaston Esnault qui nous indique que c'est en 1400 qu'apparaît le terme 'poteau' pour désigner un ami proche, ce poteau-là donnant bien plus tard l'abréviation 'pote'.Et si, bizarrement, le mot avec cette acception semble ensuite ne plus être utilisé avant de réapparaître au milieu du XIXe siècle, l'explication quand même couramment donnée est que le poteau est quelque chose sur lequel on peut s'appuyer, tout comme on peut s'appuyer sur un ami fidèle.
Mais quel rapport avec la branche, me direz-vous ? Eh bien, il semblerait que ce soit une utilisation du même type de métaphore : l'ami peut nous empêcher de tomber (dans des travers divers ) comme on peut s'accrocher à une branche solide pour ne pas se casser la figure
jeudi 16 juillet 2009
"Un coup de tabac"
mardi 14 juillet 2009
avoir loger le diable dans sa bourse
Être sans le sou.
N'avoir plus d'argent.
On se doute que cette expression ne date pas d'aujourd'hui car il y a bien longtemps qu'on ne met plus l'argent dans une bourse.
Il faut probablement la rapprocher de l'ancienne locution de même sens "n'avoir ni croix ni pile" pour comprendre pourquoi, le fait d'avoir une bourse vide permet à ce petit coquin de Diable de venir s'y loger.
Autrefois, sur les pièces de monnaie, on trouvait une croix sur la face, l'autre côté de la pièce étant la pile (rappelez-vous les tirages au sort à pile ou face). Or, si on a dans sa bourse au moins une pièce avec une croix dessus, cela empêche forcément le diable d'y rentrer, c'est bien connu ! Par contre, si on est sans le sou, si on "n'a ni croix ni pile", il se fait un malin plaisir de venir y loger.
Cette expression a été popularisée par Jean de la Fontaine dans la fable "Le trésor et les deux hommes" ( ).








