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vendredi 26 février 2016

Attente prolongée

floudité dans l'espace.

alors j'attends.

M'organise.

je gagne du terrain sur la petite panique du début de semaine.


Merci de vous êtes inquiétée. 

je vais achté des pieds de fleurs pour fournir mes jardinières. Le soleil et le froid pas printanier ne m'empéche pas  d'avoir envie de plantations.


A demain

Mon oncologue est malade alors je patiente
mandala terrestre



a cheval sur le temps ne pas s'affoler chevaucher les jours être au 7 avril.
jopuir du temps en attendant.

les fenêtre fleuries

le vert qui soigne encore

le mandala de la créativité


à demain pour les 24 heures chronos

mardi 14 avril 2015

Allégorie de l'attente : L'attente de la Case Majore

 ce texte vous sera offert en lecture en trois temps et à l'heure de l'instantanée ils seront retirés sauf quelques extraits bonne lecture et belle semaine. le soleil et la chaleur emplie notre notre France c'est agréable

Allégorie de l'attente II


L’attente Case Majore


Sur le trottoir de la rue Cazemajor,  je fais les cent pas.

 Je suis seule. Les copines sont entourées de leurs parents, d’ leurs sœurs, les  frères. ... terrible les  événements quand nous sommes soumis d’être seuls. .... tu remarques ta différence.

Je fais les cent pas  rue Cazemajor.

Je m’en fous. Pendant un an j’ai prévu ce moment, je me suis confectionnée dés la rentrée des classes, de cette année primordiale,   la robe pour ce jour : la robe du passage.  J’ai subodoré un miracle. Chez eux, le miracle ne fait pas parti du petit Robert,  page arrachée  avant l’expulsion de « la voie  sans branchie ». ....


.....
....
. Chez eux,  j’y ai souvent confondu  l’amour avec les tannées. On s’enlaidit à ce train là. J’ai pris les devants…  ......................... Faut résister. Dans ses moments là, çà vous arrache les tripes, règnent  alors  la  rage, la rogne :  la douleur fait sa place et ce charmant monde  prend un vaste terrain. Tout  le bastringue part dans les vibrations de mes pas scandant  l’asphalte. ........... Ca résonne comme l’emprise d’une migraine   ophtalmique. Elle, c’est  migraine hépatique. La colère, le foie. Ma vie c’est la foi en moi. De toute façon je l’ai. Coefficient 8.  Ma pratique  avec le patient, ma radio était parfaite de face, de profil, et, les trois quart : nous voyions bien sur le négatoscope  les trous de conjugaison – çà dans mon français  l’examinateur les verra aussi mes trous dans ma conjugaison. Çà ne me mettra pas la même note !   Coefficient 2. Et ma gentillesse avec le patient, j’ai pris pour  modèle sur ma Mémé, il y avait pas mieux dans l’hymne de l’élégance en tout. L’audace du mouvement pour obtenir le meilleur  dans la pose radiographique. La douceur dans la voix pour rassurer le patient, lui faire passer un instant d’où la dureté serait exclue. Et, je l’ai fait sourire, en attendant le développement du cliché. C’est là où l’angoisse est la plus grande. J’imaginais un greffé du rein venant en contrôle pour savoir si son néphron était accepté. Ce temps n’a aucune limite, infini  de frayeur, de frisons morbides,  d’angoisse toute pure d’un abandon du corps en direct.   Le diagnostique,  ce terrifiant : l’attente oubliée. J’ai appris des petits contes courts de Nashedine tellement absurdes qu’ils occupent bien l’esprit, et, çà fait mouche si nous savons  bien les dire. 


Jusqu’au bout : ne pas lâcher, car tout est encore possible,  tout est permis dans le croire pour la santé, c’est ce qui sauve. ..................
 




.........


............J’ai même investi de la bonne lessive sur mon argent de poche de Biafraise. Oh la, la j’ai faim !

suite (demain)
de Frankie Map's Monde

droits réservés








trés belle semaine , tendresses , douceurs , fleurs, caresses de brises parfumés des parterres des jardins.
Votre fidèle blogsphére
Frankie Map's Monde

vendredi 10 avril 2015

Allégorie sur l'attente.

vos plus belles attentes ?

une aussi me rappelle la representation de " L'attente et l'oubli" de Blanchot. où le spectateur est plongé dans l'attente du commencement de la pièce de théâtre et les acteurs arrivent et attendent en face de nous  et on attend ensemble,  il ne se passe rien que des réactions d'impatience dans le public et quelques minimalistes mouvements chez les acteurs et à la fin les acteurs s'en vont et on attend qu'ils viennent saluer et il ne viennent pas  . quelle soirée !

Heureusement que je n'étais pas venue seule et nous étions avec un des acteurs de la compagnie qui d'ailleurs ne nous en a dit mot,  ni avant,  ni pendant la cérémonie , ni après .  Il faisait partie de ses acteurs très branchés qui était puissant par le silence qui régnait dans son être. Très bel homme au demeurant  :l'auberge espagnole  parfaite jusqu'au jour où comme dans Stringerg "La plus forte" on se rend compte qu'il n'y avait rien à l’intérieur.

Je me rappelle aussi la représentation de "En attendant Godot" au théâtre de l'atelier avec Rufus et  çà me reviendra...  Attente et remémoire . .... Ca va revenir

L'image l'attente, latente ...  J'ai à y écrire...

voici il y avait longtemps que je m'étais tue.

 beau voyage au texte de Roland Barthes










 “ ATTENTE. Tumulte d’angoisse suscité par l’attente de l’être aimé, au gré de menus retards (rendez-vous, téléphones, lettres, retours).

1. J'attends une arrivée, un retour, un signe promis. Ce peut être futile ou énormément pathétique : dans Erwartung (Attente), une femme attend son amant, la nuit, dans la forêt ; moi, je n'attends qu'un coup de téléphone, mais c'est la même angoisse. Tout est solennel : je n'ai pas le sens des proportions.

2. Il y a une scénographie de l'attente : je l'organise, je la manipule, je découpe un morceau de temps où je vais mimer la perte de l'objet aimé et provoquer tous les effets d'un petit deuil. Cela se joue donc comme une pièce de théâtre.

Le décor représente l'intérieur d'un café ; nous avons rendez-vous, j'attends. Dans le prologue, seul acteur de la pièce (et pour cause), je constate, j'enregistre le retard de l'autre ; ce retard n'est encore qu'une entité mathématique, computable (je regarde ma montre plusieurs fois) ; le Prologue finit sur un coup de tête : je décide de « me faire de la bile », je déclenche l'angoisse d'attente. L'acte I commence alors ; il est occupé par des supputations : s'il y avait un malentendu sur l'heure, sur le lieu ? J'essaye de me remémorer le moment où le rendez-vous a été pris, les précisions qui ont étés données.

Que faire (angoisse de conduite) ? Changer de café ? Téléphoner ? Mais si l'autre arrive pendant ces absences ? Ne me voyant pas, il risque de repartir, etc. L'acte II est celui de la colère ; j'adresse des reproches violents à l'absent : « tout de même, il (elle) aurait bien pu… », « il (elle) sait bien… » Ah ! Si elle (il) pouvait être là, pour que je puisse lui reprocher de n'être pas là ! Dans l'acte III, j'atteins (j'obtiens ?) l'angoisse toute pure : celle de l'abandon ; je viens de passer en une seconde de l'absence à la mort ; l'autre est comme mort : explosion de deuil : je suis intérieurement livide. Telle est la pièce ; elle peut être écourtée par l'arrivée de l'autre ; s'il arrive en I, l'accueil est calme ; s'il arrive en II, il y a « scène » ; s'il arrive en III, c'est la reconnaissance, l'action de grâce : je respire largement, tel Pelléas sortant du souterrain et retrouvant la vie, l'odeur des roses.

(L'angoisse d'attente n'est pas continûment violente ; elle a ses moment mornes ; j'attends, et tout l'entour de mon attente est frappé d'irréalité : dans ce café, je regarde les autres qui entrent, papotent, plaisantent, lisent tranquillement : eux, ils n'attendent pas.)

3. L'attente est un enchantement : j'ai reçu l’ordre de ne pas bouger. L'attente d'un téléphone se tisse ainsi d'interdictions menues, à l’infini, jusqu'à l'inavouable : je m'empêche de sortir de la pièce, d'aller aux toilettes, de téléphoner même (pour ne pas occuper l'appareil) ; Je m'affole de penser qu'à telle heure proche il faudra que je sorte, risquant ainsi de manquer l'appel bienfaisant, le retour de la Mère. Toutes ces diversions qui me sollicitent seraient des moments perdus pour l'attente, des impuretés d'angoisse. Car l'angoisse d'attente, dans sa pureté, veut que je sois assis dans un fauteuil à portée de téléphone, sans rien faire.

4. L'être que j'attends n'est pas réel. Tel le sein de la mère pour le nourrisson, « je le crée et je le recrée sans cesse à partir de ma capacité d'aimer, à partir du besoin que j'ai de lui » : l'autre vient là où je l'attends, là où je l'ai déjà créé. Et, s'il ne vient pas, je l'hallucine : l'attente est un délire.
Encore le téléphone : à chaque sonnerie, je décroche en hâte, je crois que c'est l'être aimé qui m'appelle (puisqu'il doit m'appeler) ; un effort de plus, et je « reconnais » sa voix, j'engage le dialogue, quitte à me retourner avec colère contre l'importun qui me réveille de mon délire. Au café, toute personne qui entre, sur la moindre vraisemblance de silhouette, est de la sorte, dans un premier mouvement, reconnue.
Et longtemps après que la relation amoureuse s'est apaisée, je garde l'habitude d'halluciner l'être que j'ai aimé : parfois, je m'angoisse encore d'un téléphone qui tarde, et, à chaque importun, je crois reconnaître la voix que j'aimais : je suis un mutilé qui continue d'avoir mal à sa jambe amputée.


5. « Suis-je amoureux ? - Oui, puisque je l'attends. » L'autre, lui, n'attend jamais. Parfois, je veux jouer à celui qui n'attend pas ; j'essaye de m'occuper ailleurs, d'arriver en retard ; mais, à ce jeu, je perds toujours : quoi que je fasse, je me retrouve désœuvré, exact, voire en avance. L'identité fatale de l'amoureux n'est rien d'autre que : je suis celui qui attend.
 
(Dans le transfert, on attend toujours – chez le médecin, le professeur, l'analyste. Bien plus : si j'attends à un guichet de banque, au départ d'un avion, j'établis aussitôt un lien agressif avec l'employé, l'hôtesse, dont l'indifférence dévoile et irrite ma sujétion ; en sorte qu'on peut dire que, partout où il y a attente, il y a transfert : je dépends d'une présence qui se partage et met du temps à se donner – comme s'il s'agissait de faire tomber mon désir, de lasser mon besoin. Faire attendre : prérogative constante de tout pouvoir, « passe-temps millénaire de l'humanité. »)

6. Un mandarin était amoureux d'une courtisane. « Je serai à vous, dit-elle, lorsque vous aurez passé cent nuits à m'attendre assis sur un tabouret, dans mon jardin, sous ma fenêtre. » Mais, à la quatre-vingt-dix-neuvième nuit, le mandarin se leva, prit son tabouret sous le bras et s'en alla. ”
In : Roland Barthes, Fragments du discours amoureux, collection Tel Quel aux éditions du Seuil, pp.47-50.

de jean pierre hammel en commentaire
(merci jean pierre Hammel
 blog citation du jour)


"Dans l'acte III, j'atteins (j'obtiens ?) l'angoisse toute pure : celle de l'abandon ; je viens de passer en une seconde de l'absence à la mort ; l'autre est comme mort : explosion de deuil : je suis intérieurement livide Dérapage : ça commence comme une trauma infantile : je suis abandonné. Et puis ça continue comme une catastrophe : l’autre est mort. Entre les deux : rien – ou si peu. Qu’importe que l’autre soit mort ? Ce qui compte, c’est que je me sente abandonné. Le (la) méchant(e) qui est mort au lieu de continuer à s’occuper de moi !" sur Allégorie sur l'attente.

L’attente










  aquarelle de frankie Map's Monde





 aquarelle de frankie Map's Monde



bon vendredi

Frankie Map's Monde