
Comme tu vous me la dites, je mets votre rubrique maison
qui raisonne si fort
que je la mets telle que vous nous l'offrez
car elle nous dit bien ce qu'un cœur peut être rempli de joie et de son contraire
il y a de quoi être totalement absorbée
je suis de tout coeur avec vous
j'ai toujours voulu que ce blog soit le lieu des choses importantes
qu'elles soient dites avec des blancs pour protéger chacun d'un "je" trop prenant
souvent l'on sait que là rien ne peut s'échanger sauf
un fermement d'oreilles , de regard, de bouche.
nous sommes à l'heure de tous les frisons
par ceux que l'on aimerait trouvé
de temps en temps
sous une couette.
ALORS Sophie,
notre brodeuse de mots
sachez que vous faites partie de ce petit monde qui grouille
d'images , d'idées , de tableaux, de recettes ,
de mode d'emploi pour faire des épreuves au blanc et au noir
chez notre krouchgroune nationale,
il y a cil de mer qui est très prise par son travail,
notre plume et griffe qui est en camp de campagne avec ses éléves ,
le land art qui nous donne la dimension de nos infinis et la réalisation parfaite d’un geste accompli jusqu’à la marée
un jean jacques prolixe de de la musique de ses images toujours subversives ainsi que le s mots là sur notre oreilles pour que l’on ne s’endorme pas
et des photos qui guide nos yeux plus précis dans le regard
vous dans votre TOULOUSE ROSE,
vous avez tenue votre fidélité à cette rubrique que je ne sais tenir
rubrique la maison
la dernière fois de votre absence j'avais improvisée sur l'atelier
là les cabanes
tout peut arriver un jour
peut-être saurai-je parler d'une maison
je souhaiterai qu'elle soit comme mon blog
on pourra y venir et être dans sa profondeur si l'on souhaite y être.
je vous souhaite un bel accueil à votre rubrique
et mes pensées , seront là ce grand jour et nous serons avec vous et avec votre petit grand
"larosechou"

SOPHIE LA BRODEUSE DE MOTS
RUBRIQUE LA MAISON
Hier matin je sirotais mon thé en pensant à l'écriture de ma maison du jeudi.
Les baies vitrées déversaient le soleil d’automne lorsque le téléphone a sonné.
Le combiné n’était pas loin, alors j' ai clopiné et attrapé à temps la communication.
Une voix féminine très douce, grave et sensuelle m'informait que mon fils ferait son entrée dans le lieu de vie qu'il a choisit pendant l'été, près de la Méditerranée, le mardi 12 octobre prochain.
Au pays de Georges Brassens, mon fils allait partir... Enfin ?
Cela m'a grandement troublée. Non que je sois de ces mères-poules qui couvent leur poussin toute leur vie, mais ce n'est pas la première fois qu'il part... et revient ensuite beaucoup plus tôt que prévu !
Je suis restée pensive toute la journée. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Va-t-il enfin trouver le courage d'être heureux, de vivre seul, sans sa famille, comme tous les jeunes de son âge.
Le monde peut tellement l'effrayer qu'il redevient un petit enfant désarmé courant se réfugier chez ses parents, dans le cocon familiale.
Jusqu'à présent personne n'a su le reprendre par la main et le ramener à cette liberté qui fait peur.
Mais c'est un homme maintenant et je sais que la maison familiale ne le rend plus heureux. Si elle reste un refuge, avec ses odeurs familières, ses meubles rassurant de les avoir toujours vu, protectrice parce que connue dans tous ses recoins, elle n'a guère de nouveautés à offrir...
Quand les jours ont passé, que la frayeur s'est apaisée, c'est l'ennui qui le gagne, puis les idées noires...
Il va partir. Je suis heureuse et inquiète. Il est temps pourtant de qu'il déploie ses ailes et vole ! Vole ! Vole !
Il sait que ses parents seront toujours là pour lui. Mais il doit trouver ses amis, sa maison, sa voie pour y vivre sa vie.
Ce que j' écris est d' une banalité à pleurer pour tous les parents.
Mais quand l' enfant est un grand corps malade, alors tout à coup ce départ devient extra-ordinaire !
Il va vers le soleil, vers la mer.
J'aimerai tant que cette fois il soit dans le bonheur de se découvrir une nouvelle vie.
Moins d'une semaine avant son départ. Moins d'une semaine...
C'est pour ça que je n'ai pas écrit ma maison du jeudi, parce que le mienne va se vider avant la prochaine rubrique et que mon coeur oscille entre la joie de voir mon fils s' épanouir et l' incertitude que suscite la crainte d' un nouvel échec...