Epilogue
Fanny dans le souffle
« Crépitements
.Oh ! Cette odeur.
Odette
ne pouvait m’installer mieux.
Je
capte le crépitement des instants
A
travers les crépitements
Les
gazouillis de mon enfant,
Ses
rots, ses premiers rires.
La
nuit, je ne suis que ma cendre
J’ai
le froid de l’urne en marbre de Carrare.
A
l’aurore se casse le petit bois
Des
pommes de pins jaillissent : crépitements vifs
Mon
vif argent, mon jouvenceau : Orion
Je
galope à cru, Sotchi dans son lange
A
ma taille, mon mamelon comme accroche.
Ah !
Ces crépitements matinaux et mutins
Miaulements
de Zita
La
voix d’Odette : les crépitements de sa nuit
Dans
ses cordes vocales suspendues :
Blottie,
enchâssée à son béguin Souche.
Crépitements
de bûches bien en cendres rougies
Le
grill pour le pain céréale dessus.
Demain,
la tempête s’annonce :
Je
quitterai la cheminée, ses crépitements,
Pour
les chants des oiseaux de l’Hêtre pourpre
Dans
le vent de l’écorce
Crépitements
de ma voix
Pour
Odette et Sotchi.
Le
feu est éteint,
Crépitement
du couvercle de la marmite,
Elle
stérilise les biberons de Sotchi,
Chien
monte la garde,
jappe à la feuille qui tombe."
Fanny dans le souffle
Fanny dans le souffle
Auteure :Françoise
Frankie Pain La
Mangou Sous la
direction de Julie Desff.
