Salouraï Island
Carte postale :
le pousse pousse
Je viens de débarquer sur une île en face de Tokyo.
Je pense à un texte de Pierre Loti. Il me semble la
reconnaitre cette île.
Le stage de samouraï buto - météorologie du corps commence
demain.
Du tarmac aux bungalows, je choisis le pousse pousse,
Quitte ! à se réinventer !
Le cheval indigène : un pédalo sur terre battue.
Le cheval indigène : un pédalo sur terre battue.
Rejoindre ma case sur pilori au-dessus du massif de coraux.
Une haie
de corètes du Japon dont la floraison
dure longtemps.
Jaune mimosa avec une pointe de terre de Sienne.
La toilette dans une baignoire de bois, dans la caresse de
pétales de pivoine,
autres fragrances inconnues palpitantes à narines.
...des roses de Paestum dans un vase de Nola sur ma table de nuit de Bambous.
...des roses de Paestum dans un vase de Nola sur ma table de nuit de Bambous.
La japonaise comme dans les estampes est en tenue de geisha. Elle touche le
corps à dégager des effluves de couleurs et libère des vieux émois enkystés
de recoins rarement visités.
Sur le ventre voguant sur le water bed, caresses de ses propres
vagues et des vagues de Pearl de Pearl ..une
sensualité "al dente" torride est
offerte dans la plus grande déscence.
Pearl s’applique à un massage shiatsu.
Le nez dans mon intérieur et sur l’horizon vaporeux des
zones de chaleur et de brumes du soir.
Palette infini des bleus de l’univers comme la collection Dior automne
hiver 2017-2108. Le livre Bleu de Pastoureau.
Le maitre appelle dans des harmoniques de clochettes de métaux
précieux .
Ces alliages créent des tierces majeures et beaucoup
d'accords potentiels.
Somptueuses clochettes, de veloutés de sons,
Ariane conjugue son musicien aux sons du Nö et du Buto.
La forêt épaisse d’une jungle presque vietnamienne fournit les
chœurs : insectes, oiseaux et chutes de fruits sur de la tôle ondulées.
Pearl me présente mon « akama » blanc.
Une pirogue accoste l’échelle de mes piloris et
embarquement sur un grand dériveur.
Nous nous y découvrons tous et toutes.
Le silence règne chaque heure, trois quart d’heure.
La parole donnée dans l’écriture animée par Nicolas Bouvier et
Ingrid Thobois : qu’après les retours d’écritures.
Mes chers
fraternels amis ,
Carte
postale :la langue de sable les amarages des barques à voile
Merci, de m’avoir accompagnée avec mes deux talons d’Achille.
pour la vie qui s’installe : être samouraï de sa vie
au quotidien.
Epoux vous aussi de l’essentiel. Olivier D, Francis A, Mr. Wagram,
Le garage au bateau est sur une langue de mer, leur bite
d’amarrage : une ligne de hauts palmiers noix de coco,
Vous flottez autour de moi:
magnificat : nos respects réciproques en nos
excellences et nos spécialités, font de ma vie qu’elle se nomme encore vie.
Nous sommes les meilleurs à rencontrer les hasards....
La chaleur de notre adieu à la passerelle de l’avion, -vous m’avez dit en chœur :
La chaleur de notre adieu à la passerelle de l’avion, -vous m’avez dit en chœur :
" c’est pour bientôt"!-
Pour tous c’était un point d’exclamation.
L’évidence de l’endurance à la Durance.
Ma joie a gonflé, mes alvéoles pulmonaires dans la beauté
d’un vol de palombes qui après le passage des Pyrénéens ont pu échapper aux
sauvages du Cap ferret entre le bord de mer et la trouée de sables vers la
Vigne.
Mes yeux s’envahissent des couleurs de la baie de Somme de la marée haute et basse,
de l’aube au crépuscule du verdurant au morboreums.
Le pain, le vin le corps et le sang dans la verticalité de
la voie de l’être.
Votre sœur – amie …

