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mercredi 12 mai 2010

« La dive bouteille »




[ SIGNIFICATION ]
Le vin
La bouteille de vin
La boisson

[ ORIGINE ]
Lorsqu'on cherche l'origine d'une expression, il arrive souvent qu'on en trouve une des premières attestations chez Jean de la Fontaine (souvent inspiré par Esope) ou Rabelais.
Eh bien cette fois, c'est le second qui s'y colle !

C'est en effet dans le Cinquième Livre (datant de 1546) que cet auteur évoque la dive bouteille ; le personnage appelé Bacbuc parle à Panurge (oui, l'homme aux moutons !) en évoquant avec ferveur la divine boisson contenue dans une bouteille.

Et si vous avez bien lu ce qui précède, vous avez vu le mot 'divine'. Car 'dive' est tout simplement une autre forme de ce qualificatif 'divine' qui nous vient du latin 'diva' ou de son masculin 'divus'.
Tout amateur de bon vin comprendra parfaitement qu'on puisse associer cet adjectif à cette boisson.

Si on trouve encore 'dive' dans certaines formes poétiques ("la dive cueillette" pour "les vendanges" chez Balzac, par exemple), le mot, d'abord masculin au XIVe siècle, n'est quasiment plus utilisé que dans cette expression.

aujourd'hui on dit que deux verres de vin rouge sont bons pour les maladie cardio- vasculaire grâce à la peau du raisin qui contient du tanin et la macération qui conteint des anti oxydants

samedi 27 février 2010

pour que tu entendes mes mots Pablo Neruda



dans le transsibérien


photo de vie interieure
Poema 5

Esta obra fue escrita por Pablo Neruda
Publicada originalmente en Santiago de Chile
por Editorial Nascimento © 1924
Pablo Neruda y Herederos de Pablo Neruda


Para que tú me oigas
mis palabras
se adelgazan a veces
como las huellas de las gaviotas en las playas.


Collar, cascabel ebrio
para tus manos suaves como las uvas.


Y las miro lejanas mis palabras.
Más que mías son tuyas.
Van trepando en mi viejo dolor como las yedras


Ellas trepan así por las paredes húmedas.
Eres tú la culpable de este juego sangriento.


Ellas están huyendo de mi guarida oscura.
Todo lo llenas tú, todo lo llenas.


Antes que tú poblaron la soledad que ocupas,
y están acostumbradas más que tú a mi tristeza.


Ahora quiero que digan lo que quiero decirte
para que tú las oigas como quiero que me oigas.


El viento de la angustia aún las suele arrastrar.
Huracanes de sueños aún a veces las tumban.


Escuchas otras voces en mi voz dolorida.
Llanto de viejas bocas, sangre de viejas súplicas.
Amame, compañera. No me abandones. Sígueme.
Sígueme, compañera, en esa ola de angustia.


Pero se van tiñendo con tu amor mis palabras.
Todo lo ocupas tú, todo lo ocupas.


Voy haciendo de todas un collar infinito
para tus blancas manos, suaves como las uvas.

Poème 5

Pour que tu m'entendes
mes mots
parfois s'amenuisent
comme la trace des mouettes sur la plage.


Collier, grelot ivre
pour le raisin de tes mains douces.


Mes mots je les regarde et je les vois lointains.
Ils sont à toi bien plus qu'à moi.
Sur ma vieille douleur ils grimpent comme un lierre.


Ils grimpent sur les murs humides.
Et de ce jeu sanglant tu es seule coupable.


Ils sont en train de fuir de mon repaire obscur.
Et toi tu emplis tout, par toi tout est empli.


C'est eux qui ont peuplé le vide où tu t'installes,
ma tristesse est à eux plus qu'à toi familière.


Ils diront donc ici ce que je veux te dire,
et entends-les comme je veux que tu m'entendes.




Habituel, un vent angoissé les traîne encore
et parfois l'ouragan des songes les renverse.
Tu entends d'autres voix dans ma voix de douleur.
Pleurs de lèvres anciennes, sang de vieilles suppliques.


Ma compagne, aime-moi. Demeure là. Suis-moi.
Ma compagne, suis-moi, sur la vague d'angoisse.


Pourtant mes mots prennent couleur de ton amour.
Et toi tu emplis tout, par toi tout est empli.


Je fais de tous ces mots un collier infini
pour ta main blanche et douce ainsi que les raisins

***

So That You Will Hear Me


So that you will hear me
my words
sometimes grow thin
as the tracks of the gulls on the beaches.


Necklace, drunken bell
for your hands smooth as grapes.


And I watch my words from a long way off.
They are more yours than mine.
They climb on my old suffering like ivy.


It climbs the same way on damp walls.
You are to blame for this cruel sport.
They are fleeing from my dark lair.
You fill everything, you fill everything.


Before you they peopled the solitude that you occupy,
and they are more used to my sadness than you are.


Now I want them to say what I want to say to you
to make you hear as I want you to hear me.


The wind of anguish still hauls on them as usual.
Sometimes hurricanes of dreams still knock them over.
You listen to other voices in my painful voice.


Lament of old mouths, blood of old supplications.
Love me, companion. Don't forsake me. Follow me.
Follow me, companion, on this wave of anguish.



But my words become stained with your love.
You occupy everything, you occupy everything.


I am making them into an endless necklace
for your white hands, smooth as grapes

lundi 22 février 2010

GASPARD NOE important dans l'histoire cinématographique de Frankie


GASPARD NOE RALISATEUR QUI M'a fait connaitre dans le monde entier avec le film "Carne" et "Seul contre tous" ne ratez pas son prochain film

samedi 2 janvier 2010

image de l'an nouveau d'Anne Laure



petit cadeau image d'Anne laure channel
je vous joins son blog
belle visite
Petits matins sportifs
http://www.l-oeil-de-balthazar.com/petits_matins_sportifs.htm

premier tableau de l'an nouveau


premier tableau de l'an 2010
fait de la main gauche en regardant le concert d'André Rieu à Dresde le pinceau sous l'influence du danube bleu
belle journée à vous et merci de vos petits mots et voeux

mercredi 16 décembre 2009

"Ô rage"


« Il y a de l'orage dans l'air / Ça tourne à l'orage »


Une dispute, une querelle s'annonce.
La situation s'aggrave.


Que voilà de belles métaphores météorologiques !
Un orage, tout le monde sait ce que c'est (même Corneille, pour qui il était désespérant[1]).

C'est au cours d'un orage que se produisent ces manifestations naturelles parmi les plus impressionnantes que sont les éclairs, immédiatement suivis de coups de tonnerre, pour peu qu'on en soit très proche.
Quand un bel orage est en cours, ça barde et ça hallebarde.

Lorsque les éclairs se produisent, c'est en des endroits où l'air est chargé d'électricité. Or, ne dit-on pas, par une autre métaphore, qu'il y a de l'électricité dans l'air lorsque que la tension[2] monte entre deux individus, au risque de provoquer de véritables éclats.

Ce rapprochement aisé, entre "l'atmosphère" qui règne entre les deux personnes et cette électricité qui se trouve dans l'atmosphère et qui va probablement provoquer l'éclair puis le tonnerre, manifestations de la nature qui se fâche, est bien évidemment à l'origine de nos expressions. Et ce, depuis le XVIIIe siècle.

La deuxième expression s'applique aussi à une situation qui est en train de se détériorer : l'orage, l'explosion de la nature, n'a pas encore eu lieu, mais on sent bien qu'il se prépare.

[1] N'est-ce pas en effet dans Le Cid que Don Diègue s'exclame "Ô rage, ô désespoir..." ?

[2] Encore un mot qui s'applique aussi bien à l'électricité qu'aux relations humaines.