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mercredi 25 janvier 2017

jeu de l'oie littéraire pioche un très beau poéme

la deuxième pioche était ce poéme de Peter Hankle 
commande de W Wendfers dans les ailes du désir

demain ou aprés demain je mettrai ma version et vous aurez plus tard celles de auteurs en herbe de l'atelier


Un poème de Peter Handke qui traverse tout le film de Wim Wenders, Les Ailes du désir,
lui-même long poème sur la vie et l’amour.

Lorsque l’enfant était enfant,
Il marchait les bras ballants,
Il voulait que le ruisseau soit rivière
Et la rivière, fleuve,
Que cette flaque soit la mer.


Lorsque l’enfant était enfant,
Il ne savait pas qu’il était enfant,
Tout pour lui avait une âme
Et toutes les âmes étaient une.


Lorsque l’enfant était enfant,
Il n’avait d’opinion sur rien,
Il n’avait pas d’habitude
Il s’asseyait souvent en tailleur,
Démarrait en courant,
Avait une mèche rebelle,
Et ne faisait pas de mines quand on le photographiait.


Lorsque l’enfant était enfant, ce fut le temps des questions suivantes :
Pourquoi suis-je moi et pourquoi pas toi ?
Pourquoi suis-je ici et pourquoi pas là ?
Quand commence le temps et où finit l’espace ?
La vie sous le soleil n’est pas qu’un rêve ?
Ce que je vois, entend et sens, n’est-ce pas simplement l’apparence d’un monde devant le monde ?
Le mal existe t-il vraiment avec des gens qui sont vraiment les mauvais ?
Comment se fait-il que moi qui suis moi, avant de le devenir je ne l’étais pas, et qu’un jour moi qui suis moi, je ne serais plus ce moi que je suis ?


Lorsque l’enfant était enfant,
lui répugnaient les épinards, les petits pois, le riz au lait
et la purée de chou-fleur.
et maintenant il en mange même sans être obligé.

Lorsque l’enfant était enfant,
Les pommes et le pain suffisaient à le nourrir,
Et il en est toujours ainsi.


Lorsque l’enfant était enfant,
Les baies tombaient dans sa main comme seule tombent des baies,
Les noix fraîches lui irritaient la langue,
Et c’est toujours ainsi.

Sur chaque montagne, il avait le désir d’une montagne encore plus haute,
Et dans chaque ville, le désir d’une ville plus grande encore,
Et il en est toujours ainsi.
Dans l’arbre, il tendait les bras vers les cerises , exalté
Comme aujourd’hui encore,
Etait intimidé par les inconnus et il l’est toujours,
Il attendait la première neige et il l’attend toujours.


Lorsque l’enfant était enfant il a lancé un bâton contre un arbre, comme une lance,
Et elle y vibre toujours.

Peter Hankle
alors si la plume vous en dit
lamangou@gmail.com
je les mettrai aussi vos mots.

Bises



Ailes du désir 











lundi 23 janvier 2017

jeu de l'oie littéraire 2 _atelier d'écriture de la petite rockette_ Frankie PAIN

texte deux



Le concert.

Nous étions arrivés de bonheur, de bonne heure. Harry aime toujours faire profiter du cadre à sa compagne.


Les premiers à embarquer sur l’île  en Norvège pas loin d’Helsinki. Nous avions dormi sur le paquebot Helsinki - Stockholm. Harry avait un petit quelque chose de Gary Grant,  je jouissais de cette ressemblance. Je revêtais des robes de 1950 et me coiffait avec des chignons à la Grâce Kelly. J’imaginais des plans d’un film d’Hitchcock, à chaque changement de cadre. Moi  qui caressais le désir d’être une actrice de cinéma. C’était extra, je marchais, je volais. Harry était comblé d’une autre façon. C’est lui qui avait été choisi sur ma grande part de vacances dans  la tribu des 5 hommes de mon harem. Nos chères « élégances à l’autre » les vacances avec lui dans son pays la Finlande. Bientôt il partirait dans le désert construire une ville, il ne serait plus là. J’aurai le droit de le rejoindre par le système D de leur valise diplomatique ainsi s’exprimait – il sur les convois humains qui le rejoindraient. 

Grande Battle de groupe de jazz. Pas douée pour différencier  dans cette musique. Petit à petit chaque ami m’apportait sa touche dans l’appréciation.  Très complexe de se faire l’oreille au jazz aussi long que de se faire une bouche pour le bon vin. A peine le pied posé sur l’île nous avons partagé le casse croute des techniciens qui depuis le soleil du deux heures du matin levé en Aout dans ces pays du Nord avaient réglé les projecteurs et placés les micros. Il connaissait une partie de l’équipe. Incapable d’entendre leur langue, je me régalais à la tarte aux groseilles maquereaux ,myrtilles, aux brochettes de rennes,  au hareng fumé, ….. Les bouteilles de rouge qu’Harry avait fait livrer de Bordeaux honorés la table.

Après  avec le metteur en ondes nous assistâmes au dernier réglage et le défilé des musiciens.






Le spectacle débuta avec une diva assise  entre les deux oreilles d’un éléphant qui avait une voix digne d’une Callas, les instruments  et leur artistes s’y regroupèrent et ce fut un enchantement. Le décor était une petite montagne d’une « verdoyance » riche dans la multiplication des tons de vert, des gammes incroyables. Harry  ravi de me sentir volubile à un champ de sensations offert par la magie de l’ensemble que parfois il osait s’abandonner à mes lèvres. Nous y cueillions les rosées de l’alchimie  ainsi composée. Le haut de la contrebasse « le running vestale » était une tête de salers aux cornes ouvertes comme des bras offerts pour nous contenir maternellement.

Et soudain des coups de pistolets retentirent enchainés.
La douceur Norvège Finlandaise avait viré. Les cris montèrent, et la fuite de chacun s’éloignant du bruit meurtrier….. ………………………………………….



Un haut parleur demanda le calme : l’homme au pistolet avait été capturé. Un évadé de l’hôpital psychiatrique. Comme beaucoup nous étions sur le bord de mer à nous déshabiller pour rejoindre le continent à la nage.

Rassurés nous  reprîmes le film à l’envers comme une autre prise au cinéma. Des rires sans objet s’échappèrent de nous. Harry me sera très fort dans ses bras et dans la foulée me demanda en mariage. Dans mon hésitation il me dit : « oui, tu peux dire oui, à aucun moment je ne serai un obstacle à ton désir de devenir professionnel  de l’art de la comédie et du drame. Nous y sommes au cœur. »

Nous nous mîmes à courir vers la scène et Harry  m’installa sur scène.  Il prit une trompette et se joint au « bœuf » improvisé pour expulser en musique avec ses hauts compagnons investit d’un « nettoyage express » de  la grande trace de peur et d’angoisse qu’avait provoqué ces coups de feux. Ils n’y avaient que quelques blessés. 

La musique fit trembler la colline en habit de verts. L’éléphant se mit à chanter de barrissements variés, impressionnants. L’on me mit un triangle dans les mains pour que je participe avec Harry et tous ses musicos friends.

Le public faisait du rythme sur leurs cuisses et frappait des mains.

« Endiablissime concert. » Nous ignorions en cet aout 1979 qu’un jour en 2017 un lieu de concert s’en tirerait moins bien que çà.
Frankie Map ‘s Monde
 Droits réservés
Avec la direction artistique de Frankie PAIN



mon cerbére 

dimanche 15 janvier 2017

le jeu de l'oie littéraire de frankie pain à l'atelier d'écriture de la p'tite rockette



troisième tirage (fin)

Souvenir grandiose

une ligne de crête : un homme qui marche , crépuscule
 


Le soleil ce soir là rutilait d’or

L’hélicoptère venait de le déposer sur la ligne de crête. L’Etienne René allait dire adieu à ses informateurs,  « les miradors sur oued et djebel » comme il disait en lui-même pour les évitements des embuscades avec les fellagas. Une de ses stratégies de combat : bien visualiser le terrain avant d’y envoyer ses hommes, faire croire que, et, aux deniers moments changer d’axe. La nuit était annoncée, le soleil ce soir spécialement, rutilait d’or, d’ocre, des rougeoiements de l’Etna en fusion. Il avait gardé sur lui son poignard : son pot qui dormait chaque soir sous son oreille, son doudou tranchant. En bandoulière quand même, son fusil le plus léger, son ceinturon de cartouches. IL n’avait voulu les grenades. Déjà se débarrassait de çà. Lancer celles-ci dans des fermes ou des places chaudes de villages c’était son tord- boyau. Toucher des innocents;  incontournables les plus atroces d’une guerre. Il était libéré. Lever son ancre du désert  avec ses hommes. La question restait sur leurs compagnons harkis si dévoués ! La fin de guerre allait être  des pour- parler, accords,  partages,  décisions ultimes……………






grande coupûre le 1er février

Durçon d’Aunis, ………You , you, you……….you , you you………You , you, you……….you , you you

De Frankie Map’s Monde
Droit réservés
Sous la direction artistique de Frankie Pain

Fin du premier tirage du jeu de l’oie littéraire de l’atelier du 7 janvier2017
 



























 merci au web photos