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vendredi 24 mai 2013

autoportrait aquarelle et le conte du vendredi



 belle journée à vous  et petit conte de sagesse

Les Trois Portes de la Sagesse

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, généreux et intelligent. Pou parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.
- Éclaire-moi sur le Chemin de la Vie, demanda le Prince.
- Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes inscrits sur chacune d’elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire davantage. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.
Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire:

“Change le Monde.”

C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas.
Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir.
Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses, mais beaucoup d’autres lui résistèrent.
Bien des années passèrent. Un jour, il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda:
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas.
- C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Ne t'acharne pas sur ce qui ne dépend pas de toi.
Et il disparut. Peu après, le Prince arriva devant une seconde porte. On pouvait y lire:

“Change les Autres.”
- C’était bien là mon intention, pensa-t-il . Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent.
Un jour, alors qu’il méditait sur l’inutilité de ses tentatives de vouloir changer le autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda:
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, que les agissements des autres ne sont pas la cause de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que l’occasion ou le révélateur. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses.
- Tu as raison, dit le Sage. Ce qui se réveille en toi quand tu es face aux autres te révèle quelque chose sur toi-même. Sois reconnaissant envers ceux en compagnie de qui tu sens vibrer en toi joie ou plaisir. Sois-le aussi lorsque émerge en leur présence la frustration ou la souffrance, car à travers cela la Vie te montre où tu en es et le chemin qui te reste à parcourir.
Et le Vieil Homme disparut. Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots:

”Change-toi toi-même.”
Si je suis moi-même la source de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer en lui tout ce qui ne lui plaisait pas ou ne correspondait pas à son idéal.
Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi de nombreux déboires, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda:
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser.
- C’est bien, dit le Sage.
- Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de lâcher prise.
- C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. Et il disparut.
Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la troisième porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait:

“Accepte-toi toi-même.”
Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. Quand on combat, on devient aveugle se dit-il. Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui: ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda:
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en harmonie avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.
- C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte.
À peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut:

“Accepte les Autres.”
Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie. Celles qu’il avait aimées et celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu.
Il rencontra alors le Vieux Sage.
- Qu’as-tu appris sur le chemin ? demanda ce dernier.
- J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.
- C’est bien, dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.
Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut:

“Accepte le Monde.“
Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur Perfection.
C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Était-ce le monde qui avait changé ou son regard ?
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda:
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là, il existe, c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à l’accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.
- C’est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde.
Un profond sentiment de Paix, de Sérénité, de Plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita.
- Tu es prêt, maintenant, à franchir le Dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du Silence de la Plénitude à la Plénitude du Silence.

Et le Vieil Homme disparut.

Charles Brulhart Janvier 2004


et bon vent pour l'instantanée d'Armarita
Frankie Mappemonde

jeudi 19 juillet 2012

l'Abuelita Mappemonde


c'est le moment d'aller frapper à sa porte et attendre 
elle ne saura nous refuser.



Moi dit Kalilän :

 "j'ai assisté  à son jardin d'écriture je me suis régalée avec Chantal S qui est devenue ma parraine.


 
Chantal S.




C'est elle l' Abuelita 
et je suis née de la clinique Ressourcerie
c'est elle qui m'a fait le paquetage de tous mes vêtements









oh ben
 nous  quand elle nous a trouvé à la Ressourcerie 
juste avant que l'amie d'Abuelita  
se fasse voler de cinquante   euros
  par une embrouille de monnaie
 sur un billet de cent euros ,

 une photographe Turque
 nous a pris en photos avec  Abuelita
elles nous viendront d’Istanbul




Elle nous a oubliés pour finir ses confitures.
et tu sais pourquoi  Abuelita du monde ? 
dit le SeaMonkey Dgédôle


Kalilän Fatou Djalo 
répond :
Oh!  je pense que c'est parce qu'elle est ronde
 comme une mappemonde


Bébée Skrecc :
moi, je l'appelle
 l'Abuelita Mappemonde 
toute ronde 


SeaMonkey Dgédôle
 
moi,  elle m'a fait un sac
 le nu me va bien 
je suis svelte
juste mon nœud pape et mon pompon de marin 
pour que les filles m'embrassent
 et que je leur porte du  bonheur

Bébée Skrecc :
moi,
 elle m'a donné un collier, 
recousue ma culotte
 et activée ma pile parlante et pêteuse 

SeaMonkey Dgédôle

aurevoir d'ici 
sept  jours,
 nous aurons 
 nous le pensons
des histoires à vous raconter 

pour l'instant

Bébée Skrecc :
 
Nous allons manger
 la confiture de pêche blanche.


SeaMonkey Dgédôle

après ce temps dans la malle en osier,
 j'ai l'estomac :
 c'est une descente de piste noire.

salut les amies et amis d'Abuelita 
entre nous,
 si vous avez envie de nous écrire des  scénari
 ne vous en privez pas,
  nous les tournerons ;

Rien ne nous arrêtera avec elle ,
nous sentons que nous sommes bien tombés.



Le trio triomphale !
Les joujoux abandonnés
 du 
vingtième , 11 éme arrondissements.
ca va vite 
 avec les petits voisins et voisines d'à côté

Bébée Skrecc :
c'est kool
mais 
tais toi
on entend que toi
SeaMonkey Dgédôle
où 
je te fais avaler l'océan, autrement
mes ouïes sont repues

(à suivre   vendredi prochain)






L'esprit de l'atelier



Photos de Frankie P()in
et la palabres la ventriloque
comme la photographe








vendredi 9 septembre 2011

conte du vendredi sénégalais "un malheur ne vient jamais seul"



Un conte
On t'écoute

Il était une fois
Cela existe encore

Il était une fois une vieille femme qui partageait sa case avec un serpent et un oiseau. Chaque fois que l'oiseau pondait, le serpent avalait l'œuf.
N'en pouvant plus, l'oiseau alla voir une personne et lui dit :

- Un malheur ne vient jamais seul et seule la paix préserve le bon voisinage. Je voudrais que tu ailles dire au serpent d'arrêter d'avaler mes œufs.

La vieille lui répondit :
- Qu'est-ce qu'une personne vient faire dans une querelle de serpent et d'oiseau ? Cela ne me concerne pas. Va voir un autre.

L'oiseau s'en alla voir la souris ; celle-ci dressa ses moustaches et se mit debout. Alors l'oiseau lui parla :

- Je voudrais que tu ailles voir la personne pour qu'elle dise au serpent de cesser d'avaler mes œufs ; chaque fois que je ponds un œuf, il l'avale.
La souris répondit :

- Tu sais bien que je vis toujours cachée dans la case de la personne ; si elle me voit, aussitôt je meurs. Comment donc irais-je voir la personne pour qu'elle parle au serpent ? Va voir un autre, cela ne me concerne pas.
L'oiseau répliqua :

- Ah ! Bon ! D’accord ! Un malheur ne vient jamais seul
L'oiseau consulta l'araignée. Il lui dit : s’il te plaît, va dire à la personne d'avertir le serpent pour qu'il épargne mes œufs ; chaque fois que je ponds un œuf, il l'avale, chaque fois que je ponds un œuf, il l'avale.

L'araignée répondit :
- Moi, toute toile que je fabrique la nuit dans la case, la personne la défait quand elle se réveille. Je ne peux donc pas lui dire de ta part quoi que ce soit. Va voir un autre.

L'oiseau alla voir le chien et lui dit : - Chien, nous sommes tous dans la case. Je voudrais que tu dises à la personne d'avertir le serpent pour qu'il cesse d'avaler mes œufs, car un malheur ne vient jamais seul.

Le chien lui répondit :
- Moi, je garde la maison de la personne toute la nuit, mais quand son repas est prêt, je n'ai à ronger que les restes laissés par les enfants. Cette affaire ne me concerne pas, va voir un autre !

L'oiseau dit :
- Je vais donc voir l'âne.
Il lui parla en ces termes :
- Âne, je voudrais t'envoyer dire à la personne de dire au serpent de laisser mes œufs, car tu sais bien qu'un malheur ne vient jamais seul ! La paix préserve le bon voisinage.

L'âne lui répondit : - Tu sais que la personne m'accable de fardeaux et en plus, elle se met derrière moi et me frappe avec son bâton. Et qu'est-ce qu'un âne vient faire dans une querelle opposant un oiseau et un serpent ? Va voir un autre. Je n'irai pas lui dire quoi que ce soit parce qu'elle ne m'aime pas, elle est mon ennemie !

L’oiseau alla trouver le coq, le coq lui dit : - Moi, la personne, c'est mon chant qui la tire de son sommeil, mais quand elle reçoit un étranger, elle ordonne qu'on m'attrape et qu'on m'égorge ; la personne est mon ennemie. Je ne peux aller la voir pour qu'elle arrange une histoire entre le serpent et l'oiseau. Ça ne me concerne pas, va voir un autre.

L'oiseau dit :
- C'est bon ! Un malheur ne vient jamais seul et seule la paix préserve le bon voisinage. Je vous ai tous dit d'interdire au serpent d'avaler mes œufs et vous dites que cela ne vous concerne pas. Je vais voir le mouton.

L'oiseau dit au mouton :
- Je voudrais que tu ailles voir la personne afin qu'elle parle au serpent ; chaque fois que je ponds un œuf, il l'avale, chaque fois que je ponds un œuf, il l'avale, et tu sais qu'un malheur ne vient jamais seul !

Le mouton lui répondit :
- La personne m'entretient jusqu'à ce que je sois gras, m'élève dans sa cour jusqu'à ce que je devienne grand, et pourtant quand la Tabaski arrive, elle ordonne qu'on m'attrape et qu'on m'égorge. Une querelle entre une personne, un oiseau et un serpent ne me concerne pas. Va voir un autre.

L'oiseau dit :
- Ah bon ?
L'autre dit :
- Oui.
Il dit :
- D'accord !

L'oiseau partit chercher une allumette. Quand il revint, il dit :
- Maintenant, j'ai parlé, je suis fatigué. Chaque fois que j'envoie quelqu'un, il refuse. Je vais faire ce qui me convient.

Il prit l'allumette et mit le feu à la case.
La personne, l'âne, l'araignée, la souris, tous périrent dans l'incendie. L'âne qui était allé appeler au secours mourut au retour, brûlé par le feu.
Quant au mouton, il servit de repas à ceux qui étaient venus éteindre le feu et refaire la case. Alors l'oiseau rassembla tout le monde et déclara :

- Je prévoyais tout cela, c'est pourquoi j'ai envoyé tout le monde pour dire à la personne d'interdire au serpent d'avaler mes œufs, d'avaler mes œufs. Chacun me répondait qu'une querelle entre un serpent et un oiseau ne le concerne pas. Maintenant vous voyez les conséquences. Seule la bonne entente préserve le voisinage. Un malheur ne vient jamais seul !

Alors, le conte alla rejoindre la mer et celui qui le humera, entrera au paradis.
Ce conte est extrait du recueil "des contes wolof ou la vie rêvée, rassemblés par Seydou Nourou Ndiaye et Lilyan kesteloot édités par IFAN et Enda, à Dakar 1998 dans la collection "Clair de lune".