Textes du jour de la blog-woman, phrases : colonne vertébrale, contes, légendes, mots d'humeurs, d'amour, lettres à la mer, recherche de connivence, complicité, ses dessins, ...la jazzeuse des grands chemins et sentes, écrivaine nomade des murmures de la vie intérieure et des happening minimalistes nés au hasard d'un banc public dans un parc aromatique , un abri bus , un train , un marché, les pas perdus d'un aérogare tous les lieux insolites pour une rencontre.
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dimanche 25 décembre 2011
l'assomption de la chair débouche sur une innocence
l'assomption de la chair débouche sur une innocence
suite "Entre la vue et le toucher il y a –t-il un pont ?"
je ne peux aimer aucun homme car dans l'autre vie j'ai aimé œdipe ?
Inspiration d'une lecture de Marguerite Yourcenar
19 décembre
Entre la vue et le toucher il y a –t-il un pont ?
Il était là sur la méridienne allongé, il venait de terminer l’exercice du cerveau limbique, la sophrologie, l’exercice de la page blanche exciteuse d’imaginaires. Nous allions passer à l’exercice
-objets et odeurs-. Il m’avait pressenti comme objet à toucher sans les mains qu’avec son appareil. Le studio de tournage était libre, qu’un canapé recouvert de blanc, un seul des murs était recouverts des trophées de chasse de mon mari Gabriel.
La plate forme de l’ascendeur qui rejoignait ma bibliothèque lui servit pour ses vues en plongée.
J’étais : « ô yeux bruns, ô yeux détournés, ô voyage intérieur.
……
Fin
. …..
Gabriel dans le jardin :
« je fais un potage avec le reste de pot au feu avec les perles du japon.
C’est à cuire
dans une heure tout sera prés j’aurai dressé la table »
Marguerite
Merci Gabriel.
Lui
Ce que l’imagination crée, Dieu !
Ah !
Marguerite
Le juste moment.
Une heure : c’est une vie .
Frankie Pain
en le 14 atelier de Chantal S dimanche 18 décembre 2011
l'assomption de la chair débouche sur une innocence
Marguerite à Lui
Venez dans un quart d’heure.
Marguerite traverse le jardin qui jouxte les ateliers à la maison de vie.
Elle signe une croix à la Sainte Vierge toujours allumée qui trône au dessus de la montagne surplombant son jardin
Gabriel est occupé à remuer les braises et à réinstaller les buches.
Elle le salue à la japonaise et grimpe dans les chambres
Elle revient dans les 5 minutes dans sa robe d’hôtesse de soie sauvage violette
Les cheveux ont quitté son chignon de professeur des Ecritures, elle va embrasser tendrement Gabriel
et elle lui masse le dos le tenant contre son corps.
Lui à peine entré
Votre femme est une sorcière.
Gabriel
C’est pour cette raison que je l’ai épousé. Et que je fais en sorte de ne pas être égoïste, ne la garde pas totalement à moi . Elle enseigne « l’impalpable ».
Lui
Il y a –t-il un pont entre le toucher et le voir ?"
Gabriel
Tout dépend la manière dont toute notre vie nous nous sommes trempé.
Lui
Maitre es sciences. Tout un monde que j’ignore.
Gabriel
Chirurgien des yeux !
En matière d’horlogerie j’étais bien trempé aussi.
Lui
Vous la suivez ?
Gabriel
Monsieur please !
Lui
Tente de créer une relation toute particulière
avec le mari en oubliant quasiment totalement la présence Marguerite
Gabriel
Nous devrions passer à table. Je ne prendrai le repas avec vous,
une recherche m’ accable mes pensées, à vous entendre je crains que la séance
n’a pas encore était conclue par ma femme
à tout à l’heure mon Amour.
Il lui sourit très aimablement
Marguerite
J’ai pris un peu de risque,
Gabriel
Oui.
Lui
Alors ce gigot !
Sustentons-nous, j’ai mal à la tête.
Je fus habité d’une fulgurance, une terre incognita
Je ne suis pas attelé à une telle volupté
Je fais échec au roi, je suis échoué.
Marguerite
Tout était bien dans les champs de la fusion
Soit nous sommes toujours que des corps séparés
et comme deux nacelles dans la stratosphère
la lecture de nos tableaux de bord intérieur
Peuvent avoir des relevés tout hirsutes : de hiéroglyphes et d’hébreux
Deux bœufs ailés de mon chariot en étoile,
dans le labour de la voie lactée
tissant les infinis comme des flocons de neige
agrandis. Etoile à six branches
nuit de la veille de noël
Lui
Votre lyrisme me coupe le souffle
Faut pas pour si peu, c’est une goute
Que doivent être vos orgasmes ?
Alors si vous les avez en parlant !
Marguerite
Le quantique des cantiques
Gabriel pensait que j’étais une simulatrice
après il a compris ce que voulait dire :
’impératrice de la tendresse ;
Qu’une assomption de la chair.
Heureusement il avait connu çà
Dans une de ses chasses sur les pentes du Kilimandjaro
il n’a plus douté des panoramiques qui fusaient
dans mes veines dans certaines situations
Lui
Tout s’agite en ma bouche
Les mots ce n’est pas ma verbe habituel.
C’est pas pénard
Çà ronronne pas comme ma dernière berline
Marguerite
La parole a comme habitat notre corps
C’est le premier exercice
Il y a des questions quand on les pose, on mouille sa chemise…
Il faut s’y attendre quand même !
Lui
Même pour mon agrég, je n’ai jamais eu aussi peur
Et en même temps, j’ai eu l’impression d’être
Jules verne dans le centre de la terre :
Je voyais tant de choses avec une accumulation comme
dans une prise de vue avec un grand télé objectif.
Marguerite
On est sur la voie des émotions vraies dont
seuls sont capables les corps qui s’écrivent en live
Lui
il éclate de rire , il lâche la pression
il avait visité à l’antre de Méphisto
il est bon le gigot, de la nourriture de qualité , bien cuite, et à l’ail
c’est précieux le silence ici , on en a besoin pour s’écouter
vous allez me tuer
je suis vieux
Marguerite
il était temps
Jamais c’est trop tard
Lui
je suis marié
Marguerite
oui, oui, plusieurs fois même si j’entends bien
Lui
Vous n’auriez une tarte tatin au four, j’en ai faim
Marguerite
Quelle intuition, mon mari en a fait eu une.
Lui
vous m’avez fait sauté le caisson à mes sens ?
Marguerite
la petite marguerite de Faust c’est çà. ,….. ?
Marguerite
Non, pas cette situation
Lui
Quand j’accuse la tendresse d’être mièvre ridicule
Combien j’ai meurtri de gens ?
Marguerite
La miévreté est à la tendresse ce que la vulgarité est à la volupté
Lui
Je ne crois en rien.
Marguerite
C’est une dérobade.
D’abord à vous-même.
Lui
Qu’est-ce qu’on fait ?
Marguerite
Vous allez reprendre la route jusqu’à Aurillac.
Ainsi vous penserez, la route est assez tranquille ,
après la sortie du village.
Yoko, tu viens me chercher ? Papa me réclame.
Ce chat il a des antennes.
Lui
La réponse entre le toucher et le voir est-ce qu’il y a un pont ?
Marguerite
Un « arqueduc »
Lui
Où est votre boite que je vous règle ?
M
Sous les armoiries de la cheminée
Lui
Combien ?
Marguerite
le plus gros chiffre de la liste
si vous prenez d’autres leçons, je vous rembourse
Lui
Mazette ?
Marguerite
Je passe trop de temps à ouvrir des portes qui se scellent après.
Merci à Marguerite Yourcenar
Et Michel Koch
Pitié pour la chair
Edition ligne
Que j’ai ouvert souvent
de frankie pain de son iglou de protection
jeudi 22 décembre 2011
Mon iglou protecteur
C’est le moment de prendre la route de l’Hermitage
Désert Noélien
La neige comme présence tendresse
La réverbération de tous les silences
Le gardien du parc national passera manger de la garbure
Et me raconter sa dernière hivernale.
La messe de Noël avec les pères Rollot, la sœur Sophie,
le vieux psychanalyse Dominique, Géo qui m'initia à la lecture de la Bible
Géo sera l’innocence, je ferai l’ange Gabriel
comme nous le fîmes à l'église Saint Severin
Les chants , les prières chatouilleront
les vieilles pierres de la Chapelle
L’écriture, la peinture ponctuera le temps.
Dominique viendra parler le soir.
Les mots crépiteront à l'infini de la nuit
comme le bois de l'antre
Quand de buches elles passent à braise
Comme à chacun de retour sur la route de nuit
après un ou deux sommets
pour ne jamais s'endormir
Faire un pain de saindoux avec des graines
pour les oiseaux
Soeur Sophie viendra rire et pleurer
Je sens déjà l’odeur du renfermé,
Quoique Anna aura aéré depuis 8 jours
et fait venir la chaleur
Elle aura ciré tous les meubles,
Elle sait que j’aime être saisi par l’encaustique
cire aux miels de abeilles du couvent
J’entendrai les cris de la Ginette
lors de sa première escalade
Où j’étais première de cordée
elle ne voulait plus grimper
Elle voulait me taper dessus
comme d’habitude
Quand on a levé une fois ma main
sur son enfant
C’est comme de tirer au pistolet,
au fusil sur un homme
C’est la première fois qui coûte.
Entre le "penser" et le faire
Il y a l’océan Atlantique
Le faire après c’est une manie
Je me rappelle toute la cordée dit :
"on ne tape pas une première de cordée"
"on ne tire pas sur le pianiste"
"C’est ma fille" dit-elle.
C’est l’unique fois
où quelqu’un s’est opposé à elle.
Elle était ridicule,
elle tapait des pieds de colère;
Elle se rendait pas compte
de ce qu’elle faisait , ce jour là,
les autres certainement !
J’avais été heureuse,
la première fois dans un moment pareil
Protégée.
Un immense sentiment de protection.
première fois défendue en direct.
Comme il me tarde d’y être.
Ma montagne chérie, mon autre moi même
Mon coin de paradis sur cette terre.
Mon iglou protecteur.
de Frankie Pain
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