Affichage des articles dont le libellé est ecrit de frankie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ecrit de frankie. Afficher tous les articles

jeudi 4 juin 2015

suite de"la fin qui recommence"

lamangou@gmail.com



Elle parle en elle-même –et çà ne finit jamais tu te crois tranquille. Les chapitres clos, les bouquins fermés, les pardons distribués. L’ouverture d’un nouveau cycle et çà refrappe à ta porte ! Je ne traite pas avec l’au-delà sauf dans mes méditations. Pas en chair et en os.
IL s’installe devant la cheminée dans le grand fauteuil, mon fauteuil de lecture. Je lui sers de mon breuvage : le thé, là je ris car à part le café et le gros rouge qui pette et le richard l’été. Jamais je ne l’ai vu boire de cette pisse de bourrique. J’observe, il prend la tasse et sa petite secoupe, il tourne la petite cuillère et il fait tremper le biscuit au temps exact où il va se perdre dans le thé. Tu sais d’où je viens nous ne gardons que ce qui nous fut bon quand on a passé la barre de corail du purgatoire cette pure formalité. Au château avec ma grand mère elle m’avait appris, j’étais l’enfant modèle et savant dans ses villégiatures à Luchon. Je ne pus m’empêcher de lui poser la question : quand est-ce que tu repars ? - AH ! Ma fille on dirait que tu m’as toujours posé que cette question ! Pour une fois le temps ne compte pas, là où je dois agir çà peut prendre très beaucoup de temps. A brule pourpoint, je lui réplique que je me suis tellement préoccupé de ses affaires et du lot de consolation qu’il a laissé à sa femme que ce qui me reste, c’est que du temps à vivre pour moi, mes œuvres. Repose toi cette nuit reprends ta route demain. (2)


 il serait Dimitri
le factotum de Comte de Criac
de Frankie Map's Monde

dans deux jours la suite

mardi 3 février 2015

Tâches de couleurs : les éphélives du coeur


Mon amie Garance m'a envoyée de Toulouse deux textes magnifiques sur la tombée de la neige sur la ville Rose , la visite d'un petit rouge gorge qui a du voler   des montagnes, accroché aux vrilles de la vigne pour manger des petits raisins séchés,
 alors en condensant un texte que j'ai du écrire sur la quête de la couleur mon premier jet et  cette émotion  lumineuse qu'elle m'a offerte  je vous envoie ces petits mots et ces images de ma collection




1969
Mon très cher journal,
Je viens de faire une sacrée découverte, tu sais combien cet internat me ravit et je t’en ai fait part depuis ma rentrée ici en septembre I968. Cette sensation de rentrer dans un château même si ce bâtiment ce parallélépipède sur trois étages le plus fonctionnel qui soit. J’étais dans un choix que j’ai caressé en redoublant volontairement ma troisième pour en faire une technique. La physique et la chimie  nécessaire  pour l’entrée dans cette seconde. J’avais trouvé la solution pour me couper des jérémiades des filles de ma classe qui ne parlaient que du manque de fiancé ou des parents. Ces lamentations dans le dortoir ….. Tu n’es qu’un journal, tu reçois ,absorbe tout, et il  me faudra simplement reprendre le cahier de septembre. Un cahier par mois, c’est une bonne conversation. et  Ça se range  et retrouve facilement .  Ma joie chaque jour renouveler en faisant mes devoirs en salle d’étude sans craindre les gueuleries de maman et trembler dés que le "si" se pointait dans  sa voix. Car après c’était l’avalanche. Tu sais, petit journal, tu fus  ma prise de terre quand …… bref. Ma petite cage de faraday, mon journal.
Et bien en rentrant par le bus scolaire de l’externat   dans la salle de détente  jouxtant nos salles d’études, la surveillante générale avait installée une grande volière avec des perruches. Leurs couleurs vives de bleus, de jaune, d’orange, de rose, de vert. J’ai eu le souffle coupé, je me suis assise , j’ai regardé volé les couleurs, c’etait un tourbillon, un vertige délicieux. Nous vivions dans un univers de blouses blanches, de blouses grises.  Je compris à cet instant là que  la note manquante    à cette grande joie d’être interne était la couleur. La couleur me manquait. La couleur ma partenaire de vie.
frankie
 



1969 printemps
Mon très cher Carnet,
Joyeux printemps. Les week end j’avais fait signer toutes les autorisations pour sortir. J’avais mes rituels. Avec mon mini vélo,  je faisais mon tour Cestas , Canéjan, petits villages dans de la forêt de pins et de bruyére… un arrêt sur le bord du ruisseau pour l’entendre quelques temps gazouiller sur quelques gros cailloux et resonner le pas des promeneurs sur le pont en planches sommaire. Ce matin là,  tous ses bords étaient recouverts  de clochettes bleues, de primevères, leurs jeunes feuilles bien vertes tendres, des pots de cannes : ces tulipes sauvages  violettes , tachetées comme une petite peau de panthère par du violet foncé… Le charme du chant du ruisseau n’avait cessé de me bercer le cœur, mais je me pâmais de fleurs, de ses tâches de couleurs. J’ai oublié le temps. Heureusement qu’au réfectoire  comme nous n’étions pas nombreux à ne pas rentrer chez les parents, l’internat nous a mélangés avec les garçons. On m’avait mis de côté mon repas. J’avais mangé seule, j’avais les couleurs dans les yeux,  je nageais dans un rêve de caresses de couleurs.
Frankie 
 








cachez les enfants





acrylique de frankie sous mes muses les ânes.

Frankie Map'Monde

jeudi 26 juillet 2012

le point de vue : couper la langue de frankie pain




hier je donnais un cours sur le point de vue
sous mon orme

Texte écrit le 4 février 2012

« Couper la langue ! ».
La plus belle basse.
Si elle avait pu la mettre dans sa poche.
Dans certaines conditions çà peut se recoudre…
On va lui faire la peau à cette meuf.
A 5 heures du mat, qu’est-ce qu’elle avait à trainer
 sur une aire d’autoroute ?

La sangria musquée.
Les danseuses terrifiques,
 Leur chutes de reins,
leur coup de talon,
 la castagnette.
On les avait encore dans l’oreille
Tout le chemin.
Pecho ,nos corps de matchos :
Aldente à des ruts à la boulette Russe.

Merde ses graves.
Cette nuit avait dégoupillé
son futal noir-cuir du gaucho
 en goguette-concert.
Quel con ! Quel con !

Dolorés l’aurait bien pris chaud comme çà.
L’exotisme. Le grand frisson.
Qu’est-ce qu’il va dire à Dolores ?
 Sans langue ; çà va parler tout court.
Dans la prise : l’embrasser.
Il se fait toujours avoir avec son côté
 rock-rome-antique, Saint Mitouche de la mer.
Dolores va l’éclater de ses trois pots de géraniums.
10 jours à peine que je lui ai chapardés.

Tiens les v’là qui déboulent.
 Tant mieux : ce couloir au sous sol !
Et la Mercédes refaite pleine de sang :
C’est trop.
                                         Le guitariste            

L’autre témoin.

Les accidents du petit matin
Les yeux dans les bottes aseptisées
Une envie de camélia dans la rosée
Avec le rouge gorge qui attend ses graines
à trois mains de soi
Le café son odeur, les fesses appuyées contre
la paillasse de la cuisine du déchoc.
Les croissants chauds que les flics ont portés
En même temps que la victime.
Fallait les séparer.

Lui : recoudre quoi ? avec quoi  ? Nette, franche.
Couper la langue.
 Couper comme à l’emporte pièce.
Désinfectée , cautériser : colmater l’hémorragie.
Anesthésie locale ? !.
Je file la métaphore de la jeune fille  .
Faire sens . Mémoire indélébile. L’indicible tatouage.
Après 10 heures de bloc… je ragoutonne.

« Ouvrez la bouche. Je vais vous mettre un speculum
Pour la laisser ouverte. »

La jeune fille est en salle de déchocage.
 Sous une couverture de survie.
Constater.
Je déteste ses moments
 pourtant je préfère que ce soit une femme.
 Qui sait un interne plus doux
 que ce qu’elle a pâti :
serait lui offrir une bouée s’opposant à l’autre image mnésique.

Elle a les yeux égarés, éclaté de sang :
« Tenez voila son bout de langue :  cela pourrait encore servir 
Sa puissance m’a rendu plus hard que lui… »

« Ramenez là vite chez elle, elle vit avec des copines
Elle sera mieux qu’ici.
Ils vont pas tarder de débarquer…
C’est toujours comme çà qu’ils font.
Il vaut mieux qu’elle ne soit plus là. »
                                                           La chef de clinique

  La jeune fille 

« ne rien dire surtout pas à mon fiancé,
Il serait capable de me dire :
« je ne peux plus t’aimer, tu as appartenu à un autre homme »
J’ai un intuition d’animal.
C’est cela même.


Frankie vous souhaite une belle journée

















l'atelier  des écritures sous l'orme avec Anna Jo et Chantal S