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lundi 2 janvier 2017

Non. tu ne le tueras pas le bébé qu'il soit blanc ou café au lait !



La Gisèle  avachie sur la table rumine des mauvaises  pensées. Le boucher arrive de ses dernières visites aux fermes pour l’observation du bétail qu’il tuera avant son embarquement.
Soundiata a quitté sa place d’ami de la famille pour travailler à sa case dans les poules du pépé et mémé qui pour être plus prés de leur fille une fois le boucher  parti,  il puisse accomplir sans trop de déplacement le veilleur de la ménagerie, Giséle  Marine , et le bébé.
Soundiata embauche tôt à la minoterie. Les paysans sont des couche tôt - friands de siestes alors  à la « minauterie » pour réceptionner les sacs de graines , ou prendre des commandes pour les livraisons, il tient absolument à honorer la place qu’on lui a faite. Pas d’erreur sa couleur en impose plutôt l’impose . Une attention de chaque instant, et tous les  personnes qui se sont impliqués dans l’affaire pour qu’il obtienne cette place. Soundiata a beaucoup de gratitude  envers Etienne René qui lui aussi fut le premier à l’imposer dans les fermes où il était le boucher  pour le bétail du fermier. Cet homme avait de l’art dans ses mains pour découper les bêtes et vendre la viande dans les temps où après morte elle a eu le temps de donner son gout, ses valeurs, l’on pouvait reconnaitre la qualité des pâturages, des foins, regains.
Etienne René fut très déçu quand on l’engagea comme apprenti dans la famille de sa mère., lui voulait continuer ses études pour être maitre comme son cher Monsieur Robert. Mais le drame survenu dans la place de robeuse des châteaux, ce scandaleux mariage de force avec le fils de famille bon qu’à engendrer tous cotillons qui était dans son espace même que sociale . La Louise des cuisines des châteaux avait été abusée de lui , enceinte elle s’était suicidé  dans le s combles  du toit d’une aile dans le chapiteau du château.
Marguerite à la fin des la guerre de 14 a reçu le bas rouge à la croix de guerre. Le chien des tranchée dont le maitre était le capitaine Reynald Michelin. Une belle histoire liée ces deux là , mais lui savait qu’il était fiancé par sa famille. Depuis des lustres ces traditions perdurer dans sa famille et l’histoire de la grande usine du Massif , alors Reynald avait aimé Marguerite platoniquement et il lui avait dit : «  tu as ton hymen en dote , n’y touchons pas ». Demain nous serons peut-être morts, mais pouvons être aussi vivants, alors  ne bousillons pas ce que la vie peut faire germer de beau en nous, la vie , la vie . Les gazes ont beaucoup abimés mes poumons. Alors ma Margot ton mari recevra en prime de ta virginité l’embrassement de nos baisers. Nos corps qui n’ont pas besoin de se toucher  pour vibrer comme les cloches du Tocsin ou celles de Pâques, c’est plus gai. Et quand tu porteras ton premier enfant nourris le aussi de notre amour , de cet Amour,  qu’il porte deux prénoms comme dans  notre  tradition, donnes lui mon deuxième prénom René ainsi si c’est une fille cela le pourra aussi.
L’armistice déclarée, après une nuit où se mélanger la joie d’être encore de ce monde, celle de savoir que cette nuit était l’ultime ; tous les pores de la peau  comme des « piragnases » s’aspirer l’essence de l’autre , comment allaient-ils survivre sans se voir. Mort aux vieilles traditions…
Il lui donna son chien de tranchée Gudule.
Marguerite retrouva sa Vendée natale et reprenant ses travaux chez les Herbert , ses filles, elle fut vite en contrat avec un château pour les robes de saisons et de l’Occasion, et dans les entre temps les habits des messieurs , avec son stage chez le tailleur en Champagne elle avait appris ce métier de tailleur,en plus de la grande couturière qu’elle était . Dans les temps vides elle concevrait l’amélioration des décors intérieurs.
A peine arrivée le fils de la famille la viola dans les rideaux de son salon atelier de couture sous les yeux affligés de Gudule.
droits réservés

suite  dans la semaine


Frankie 's Monde
sous la direction artistique  de Frankie Pain
 Droits reservés





vendredi 30 novembre 2012

quatriéme chaiptre de plus de couleur la traversée du grand fleuve



photo envoie de mon amie Solee
de la ville Rose
"J'aime t'imaginer à écrire aussi appliquée que cette petite fille. Dans ton monde intérieur, laissant de côté les embarras de la vie, centrée et concentrée sur l'écriture..."
ce qui me donna le courage de publier ce chapitre dormant
Le retour de la piscine à Dakar :
des sujets de palabres marais mouvants



Assis chacun de son côté dans la spacieuse voiture d’Ambassade le chauffeur avait mis de la musique  couleur locale avec chora chant mélopée

L’Ambassadeur
Cela vous convient ?

Pilar
Comme un gant de jeune porc
L’Ambassadeur
Oui, ?
Pilar
Souple à mon oreille, un chic Dior dans la mélopée.

L’Ambassadeur
J’ai compris.
Ma mère m’a habitué à des phraséologies spéciales, vous  vous ne la battez pas mais votre facture me rappelle la sienne.

Pilar
Importante pour vous votre maman ?

L’Ambassadeur
Oui, à part que tous ses fans m’ont mené la vie dure avec une  portion de jalousie énorme. Adulée elle était. Ma femme je l’ai choisie à son opposée dans une sorte d’éloge de la fadeur. J’ai connu le désert de la vie de couple au point que j’ai accepté mes premières missions en Afrique noire et que je les ai enchainées. Je ne suis pas satisfait de cette ligne de fuite : aucun perce neige n'égratignait l'horizon nuptial. L'homme a l'art de la tangente et sait être parfois si radicale.
J’ai souhaité par lettre que nous divorcions pour lui permettre de convoler avec un homme plus en rapport avec ses goûts. Pour mes filles, ma mère joua et joue (pour leur plaisir réciproque) le rôle des visites tous les 15 jours et l’été  je les prenais avec moi  toutes leur vacances à la maison rose dans le Morbillan ou dans mes villas de fonction en Afrique. J’ai essayé de tisser des liens, avec un rituel épistolier que l’une et l’autre ont bien tenu. Nous sommes complices, une est chercheuse sur la désertification . L’autre fait sciences po. Elle souhaiterait être journaliste de terrain.

Pilar
Votre ensimage est bien là dans leur choix. Je suis ravie pour vous.

L’Ambassadeur
Et vous , puis je ?

Pilar
C’est un sujet que j’évite d’aborder , je m’y enfonce comme dans un marais mouvant, de plus ce n’était pas mon fils : une fonction paternelle à jouer auprès de ma mère jeune veuve. Reconnaissance nénis, ce dénis est une puissance distorde incommensurable qui m'affale à la saison des anniversaires , de Noël. l'art de la pédagogie est nous le savons nous n'y voyons jamais la suite . Quand le cœur obligatoirement y est engagé comme pour sa propre chair .... J’ai honte pour les enfants à qui j’ai du dire  non.. Je n'ai qu'une petite satisfaction que je peux nommer aujourd'hui . Je ne regarde que cela, je relève la tête : mission du dessein familial close up .
 J’assainie .Ce que je dois accomplir est antinomique aux sentiments qui m'ont toujours habités qui font la soie de mes valeurs mes principes primordiaux.



 Je désire ne  plus salir le mouchoir du cœur,je n'aime pas être poser à l'inverse de moi. Salubrité.

 Je cherche l'issue. Je ne m’emberlificoterai plus de cette transhumance aux enfers : cette spirale infernale.

L’Ambassadeur
Pardon.
Pardon.

Pilar
C’est un point de non retour, qui me fréquente le croise. Alors , je compte sur vous pour me clore le bec d’un baiser et si nous voyageons encore  tous les deux,  aussi tranquillement que cet âne dont nous avons gouté  dans les ondes, il vaudra mieux en abuser et depuis que j’ai lu, « La vie secrète » de Pascal Quignard , je sais que l’on parle trop en s’aimant alors je me tais.

L’Ambassadeur
J’ai bien entendu. « Saludad et mouchas forcas en el caballo y en la mujer que a agalopar a las orillas del mar » Si je peux vous êtes de une belle carapace. Pour les tires de roquettes archaïques nous prendrons le char urbain souple confortable efficace. Ou nous trouverons un "felouk», nous descendrons le Nil, nous cueillerons votre paix intérieure bien méritée dans les clapotis et les chants des marins.

Pilar
Merci, Cher bel étranger,

 hum rires,  rires, elle retient, à se crisper, les larmes.

L’Ambassadeur
Venez donc dans mes bras , ils me picotent de vous depuis quelques instants, la corniche est toute illuminée. Demain simplement je vous ferai faire votre tour de l'Université de  Fann et de la cité Camille Claudel,le point E je dois passer chercher quelques renseignements à la « Gueule tapée » chez mes sculpteurs d’ivoire en douce.
Je veux que vous choisissiez mon cadeau de nos fiançailles.

Pilar
Ah ! Oui. Nous nous prenons aux mots.

L’Ambassadeur
Les mots ne sont bons que s’ils inaugurent des actes. Le silence , se taire pour parler, pour la gestation des mots et croyez moi dans mon métier la place de la virgule, du point et de la suspension peu éviter un coup d’état. Certains endroits sont susceptibles  vous avez vu les élections d’Abidjan !

Suite  vendredi en 8 ou en 15 jours
Auteur Frankie Pain de la Mangou







samedi 10 novembre 2012

Chatiptre deux : de juste pour la couleur ou la traversée du grand fleuve


voir le premier  à vendredi dernier en 8 jours ici

http://lamangou1.blogspot.fr/2012/11/chrnique-du-vendredi-pour-les-plus.html
 Elle  :c'est Pilar,
Lui : l''Ambassadeur remplaçant de Dakar









La parole 

Dans la Villa de l’Ambassadeur Pilar range ses effets et accessoires du rôle, l’Ambassadeur relit quelques documents .  C’est comme un  ballet silencieux, légèrement nerveux où chacun va et vient , oublie ce qu’il faisait .Leur  attraction est très forte. Entre chaque dialogue :  un temps,  un retour à l’activité comme une balle de jokari, la boite de bois étant  leurs deux corps dans l’espace intime de l’autre et partir comme si c’était brulant et "éperdiquement"  insupportable.



Lui

Je vous ai cherchée partout l’autre jour après votre dernière  scène.
Elle
En mission.
Lui

Partir seule à Saint Louis alors que  vous aviez deux gardes du corps pour l’Ile de Gorée ?

Elle
 J’avais fini mon film, je n’en portais plus la responsabilité.
Habillée pour un autre jour, la force dans le cœur.
temps
Merci pour ce massage

Lui
aucun mérite, inspiré par  tous mes masseurs ,
temps

 comme un sculpteur, le modèle m’inspirait, il m’invitait à écrire  une barcarole,
temps


ce n’était pas un caprice , un protocole exact. Vous étiez en décapilotade,  sous   tension ès archaïque,                       j’avais comme un fœtus entre mes main,     rires           je me suis pris pour un obstétricien.

Elle
Une maille à l’endroit vous êtes sur la voie  , épatant monsieur l’Ambassadeur

Lui
Vous m’avez dit : que vous m’engagiez pour la vie, serriez vous capable de me le redire, là ?

Elle
Oui.

Lui
Sans plus?

Elle
 Essentiel .OUI.
Ce oui que je n’ai jamais dit au courant de ma rivière affluente de vie, traitant mes fiançailles officielles comme des examens blancs.  Je voyais à peine célébrer comme le manteau azur de la nuit africaine s’abattre les formes les plus extrémistes d’un matchisme ,alors le Rubis ou l’Agathe au doigt  cessait son éclat. Le glas de cet amour avait sonné et sans tambour ni trompette en trottinette, je prenais la poudre d’escampette et  j’attendais que ces miasmes  de vacherins avariés se dissolvent dans un éther délicat semblable à l’air que soutien les ailes de la libellule.  Je mettais en branle les rites de dépossession.
Lui
Etrange formulation. On s’imaginerait préparant un N’up*.
Elle
Oui , se détarantulée, « fissa »,  j’ai un cœur de négresse , mes premières années furent partagées,
Elle se mordille les lèvres  prends un temps d’arrêt
 je vous dirai plus tard.
Lui
Vous reprenez la route demain ?
Elle
Oui
Lui
Alors, je vous accompagne.
Elle
Ah !
Lui
Votre vie désormais me concerne, je la partage avec vous. C’est impertinent mais pas sérieux de voyager seule au Sénégal pour une européenne, ronde , blonde, bien nourrie aux allures extérieurs de richesse. Çà suffit pour vous attirer dans de drôles de pétrin , dont on ne sait en quelle forme vous y seriez assaisonnée et   cuite.
Elle
Oui, quelle délicate pensée.  La parole prononcée et déjà dans les actes : Youpi , du  vin nouveau pour la grande messe
elle éclate de rire
ce sera une première , la dernière fois c'étaient les  calanques du bord du Nil,  que d’être sérieusement accompagnée.

Lui
Sagesse. Pilar Phéloména!
Il se rapproche ,  la serre dans ses bras

Elle
La France a de la chance d’ avoir un Ambassadeur comme vous ,
lui
grande école, débrouillardise,  connaissance pointue du terrain
il l’a dans ses bras,  elle dos contre lui; il embrasse sa nuque
Avec une personne c’est facile,  avec les  dernières élections d’Abidjan , c’était se promener avec des vases sans couvercle de nitroglycérine
Elle
A vous étiez à Abidjan ?

Elle se retourne , se défait de ses bras ,s'éloigne de quelques pas  le regarde  un grand temps
 C’est vous ,  

Lui
De quoi parlez vous ?
Elle va à son sac sort un jeu de photos lui montre.
C’est moi , à travers le temps, d’où sortez vous çà ?
Elle
C’est très long et  j’ai faim,
une joie  émane d’elle venant de nulle part pour lui  mais rajoute un degré de jubilation enfantine .
Piscine  , nous nous fiançons dans l’eau , nous mangerons à notre bonne cantine où ils cuisinent les langoustes et les gambas  comme je n’ai jamais rencontré dans mon palais avant , je saluerai mon équipe qui fut si formidable aujourd’hui,  j’avais  tout  bien mis au sépulcre le rôle sauf le prénom "la Pilar" ….
 et à table en tête à tête, je vous raconterai comment vos photos furent entre mes mains .
Lui
 D’accord , mais c’est  très intriguant vous en convenez et dans ma place où ?
Elle
Restons dans cet état là , j’accepte de repousser de quelques jours mon départ pour Saint Louis si vous avez besoin d’agir  auprès de vos photos  mais  sachez  que le mal est fait et la résolution est fabuleuse.
Lui
 Vous m’avez montré votre professionnalisme  alors  dans trois ou 4 heures je saurai attendre.   Restons, oui dans ce bain là . N'allons pas effarouché ces balbutiements si ténus et graves s'ils nous échappent à jamais. Si rare une rencontre offerte comme celle là, attendue depuis
Il la regarde,sourit,lui tend sa main,  l’attire à elle, l'enveloppe, et butine ses lèvres,  il goute du calice .
les chants des oiseaux dans les lauriers roses et ibiscus, orchestre leur premier baiser.



Lui
Un coup de fil, je réserve la piscine, rien que pour nous.
Il va à son bureau téléphoner à son factotum
Elle
Comme si vous l’aviez rêvé ?
Lui
Je l’ai rêvé une nuit
Je suis superstitieux  réaliser son fantasme c’est le perdre
Elle
Oh !

Lui
 N’ayez crainte,
Le massage n’était pas prévu,
j’ai vécu un rêve sans l’avoir rêvé
Quand vous êtes partie, j’ai cru  ne jamais vous revoir , cela m’était incroyablement triste,  happé de vous sans l’avoir  ressenti avant votre disparition, alors  chut  c’est moi  qui est trafiqué la dernière scène dans sa bobine;

Elle
Ho ! Ho ! Ho! Ho!
Rires
Lui
Nous ne sommes pas des anges dans ces tâches, l’ombre et la lumière souvent, des falsifications diplomatiques tenir la part  juste nécessaire en vue, le reste suivant comment tourne les événements ; tenir les chiens. Ce fut facile.  Je n’ai pas mis en danger le cinéma français et un jour de plus de travail à tous les techniciens africains.
J’ai vu  la scène qu’il allait monter, elle n’était pas à votre avantage, voyez sans le savoir, j’agissais  déjà comme quelqu’un protégeant votre image , l’être qui est en vous et surtout la beauté , çà il ne l’avait pas vu , c’était même un massacre.. Un massacre de sagoin. Il y a les gens qui ne parlent pas  par sagesse , lui  votre réalisateur, c’était       bah  ,    , embrassons nous encore    la reine de ma ruche à envie de votre pollen .
 Le téléphone sonne
Lui
C’est la piscine , j’avais donné l’ordre que l’on ne me dérange pas . Allons y . Juste un pagne .
 Nous prendrons un jour demain pour nous ici . Je dois organiser notre garde rapprochée.
 Et nous aurons du temps pour converser  jusqu’à la lie,sans être dans l'attention de l'environnementdu voyage, dans les pages du texte au rebord des draps de notre livre à venir , que nos draps de lit  soient nos rideaux de scènes sous la moustiquaire, nos soupirs : nos écrans de la lumière.
 Allons nager.
Pardon ! Cet état naissant me fouette le sang  et me donne le lyrisme d’un adolescent et c’est je pense ma dernière mission car nous risquons un  changement de gouvernement , on ne me reprendra pas dans mes fonctions.
Dehors le boy balaie  la terrasse , son chant est une mélopée malienne .
Elle
 Juste un instant.
Elle ferme les yeux. A elle même
 Si prés de lui  et déjà tout change.
Lui
Venez maintenant, la piscine nous est réservée juste pour une heure.
Elle
Pardon ,  un verre d’eau.

suite  vendredi ou samedi prochain


Que vont ils être dans l'eau ?

De Frankie  Pain