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Sorti en DVD et blu-ray le documentaire 'Usain Bolt,
l'homme le plus rapide du monde' est diffusé dimanche 5 août sur France
Ô. Pour Evene, Gaël Leiblang, son réalisateur, revient sur sa rencontre
avec le champion.
Triple médaillé d’or aux Jeux olympiques de Pékin, Usain Bolt a la
fougue et le mental hors-norme de ces grands sportifs que l’on a du mal à
suivre. Gaël Leiblang
l’a accompagné pendant six mois, de sa victoire à Berlin en 2009 à son
faux-départ éliminatoire en Corée du Sud deux ans plus tard. Entre
l’Europe et la Jamaïque, entraînements et soirées entre potes,
confidences face caméra et moments de doute, le réalisateur a côtoyé le
génie des pistes et son entourage jusqu’à en devenir un familier. Pour
Evene, il détaille le déroulement de son documentaire, Usain Bolt, l’Homme le plus rapide du monde, diffusé lors de la soirée pré-inaugurale des JO de Londres et disponible aujourd'hui en dvd et blu-ray.
Racontez-nous votre première rencontre avec Usain Bolt ?
Usain Bolt et Gaël Leiblang en Jamaïque, © Laurent LangloisJe
l’ai rencontré en 2008 aux Jeux olympiques de Pékin. Je suis alors avec
sa mère et sa fiancée au moment où il remporte l’or au 100 mètres. Je
monte dans la nuit un sujet centré sur sa mère diffusé le lendemain à la
télé. Le lendemain, je recroise Bolt et lui montre le film, qui trouve
ça génial et me demande un dvd. C’est la petite graine du début d’une
histoire. Les jours qui ont suivi, à chaque fois qu’il me voyait avec
une caméra, il faisait un petit show, il avait toujours un mot sympa.
Quand six mois plus tard, je vais à Kingston pour faire un sujet sur
Bolt sans avoir son autorisation, il me reconnaît une fois dans le
stade, je lui dis que j’ai besoin de l’interviewer, il me répond
simplement : « passe à la maison. »
Quand avez-vous eu l’idée de réaliser un documentaire sur lui ?
C’est seulement quelques mois plus tard, avant les championnats du
monde de Berlin, que je me dis qu’il est temps de penser aux prochains
JO. Je contacte Puma (son sponsor, ndlr) en leur disant que je veux lui
consacrer un film. Là, on me répond : « tu t’y prends drôlement tard, on
a déjà reçu beaucoup de projets, mais tente ta chance ». On a tenté,
avec deux atouts : premièrement, le fait que je connaisse déjà Usain et
ensuite, que notre projet était estampillé « french touch ». Nous étions
deux et non une équipe de dix comme les Américains.
Usain semble très protégé par sa famille et son entourage professionnel. Comment avez-vous surmonté cet obstacle ?
J’étais déjà en contact avec le manager personnel d’Usain et son
agent. C’était un peu plus dur avec son coach, c’est un taiseux qui
n’aime pas les caméras. Il part d’un principe assez simple : gagnons les
médailles d’abord, on aura les médias après. Pour lui, j’étais un peu
une distraction, il sait que son champion a un peu tendance à
s’éparpiller. Il a parfois demandé au manager qu’on soit moins présents
ou plus discrets. Mais cela ne nous a pas gênés : on a tourné trois
semaines en Jamaïque, trois fois sept jours. Quand on procède de manière
assez courte et répétée, on saoule moins les gens.
Ricky, son agent, par ailleurs le seul blanc de la team Bolt,
semble tout vouloir contrôler. N’a-t-il pas cherché à orienter le
propos du film ?
Non, en tout cas, il n’a pas réussi, puisqu’il n’aime pas le film. Il
trouve que le résultat n’est pas assez glamour, que Bolt n’est pas
suffisamment mis en valeur et que d’autres auraient fait sans doute bien
mieux que nous. Bien qu’il nous ait aidés, ce n’est pas le film qu’il
aurait aimé voir.
Justement, qu’a pensé Usain du film ?
Il s’est marré à toutes ses blagues ! Il a beaucoup aimé la séquence
du 100 m à Berlin. Usain est très conscient de l’image qu’il a. C’est
son agent qui d’une image A, veut faire une image B. On a tourné 60
jours avec Bolt, on a eu le temps d’avoir du recul sur nos images. On a
eu une liberté totale, on ne nous a jamais demandé de couper quoi que ce
soit. Je prenais ma caméra et la reposais quand je voulais.
il y a même une reférence média

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dans leur journal je veux respecter le travail de chacun
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