« Se mettre au vert »
Aller se reposer, se refaire à la campagne.
S'éloigner d'une situation ou d'un endroit stressant, dangereux, désagréable.
Attention ! Qu'il soit bien clair que cette expression n'est en aucun cas un conseil à se mettre au verre et à picoler plus que de raison.
Elle ne s'adresse pas non plus aux poissons pour qu'ils s'attaquent goulûment aux asticots qui se tortillent de douleur, plantés qu'ils sont sur l'hameçon du pêcheur.
Cette expression nous vient du XIXe siècle, mais c'est déjà dès le XVIe que le 'vert' désigne les prés, la campagne, la nature qui, pour les citadins (mais certainement pas pour les paysans de l'époque) était un endroit où il faisait bon se reposer, s'éloigner des soucis de la vie de tous les jours, souffler les pissenlits, effeuiller les marguerites, copuler dans la paille... toutes activités pleines d'insouciance.
Par extension, le 'vert' a aussi désigné un endroit lointain ou discret permettant de s'éloigner, pour quelque raison que ce soit, d'une situation désagréable ou dangereuse. C'est ainsi que, dans le milieu des truands, se mettre au vert peut aussi signifier s'éloigner de problèmes potentiels afin de se faire oublier, au moins un temps.
"mettre un cheval au vert" c'est le mettre dans un pré, pour qu'il puisse manger du fourrage frais.
dans des situations de sophro pour se nettoyer de personnes, situations toxiques
on se met dans une bulle verte et on se fait un nettoyage...
Quoique vous choississez bon vert, verre , asticots
bon week end
Textes du jour de la blog-woman, phrases : colonne vertébrale, contes, légendes, mots d'humeurs, d'amour, lettres à la mer, recherche de connivence, complicité, ses dessins, ...la jazzeuse des grands chemins et sentes, écrivaine nomade des murmures de la vie intérieure et des happening minimalistes nés au hasard d'un banc public dans un parc aromatique , un abri bus , un train , un marché, les pas perdus d'un aérogare tous les lieux insolites pour une rencontre.
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samedi 24 mars 2012
dimanche 23 octobre 2011
sunday expression française : "en rang d'oignons, please"
« En rang d'oignons »
Sur une seule ligne, à la file.
À ma connaissance, personne n'a jamais vu des oignons quitter le potager en marchant au pas, bien rangés les uns derrière les autres, en direction de la cuisine.
Ou alors, il ne s'en est pas vanté, ayant peur qu'on l'accuse d'avoir un peu trop forcé sur la bouteille.
Par contre, on peut imaginer que l'origine vient de la manière dont le jardinier plante méticuleusement ses oignons dans le potager, bien alignés les uns après les autres.
Sauf que les oignons ne sont pas les seuls ainsi traités. Pourquoi ne parlerait-on pas plutôt de rangs de poireaux, de carottes ou de salades ?
Une explication traditionnelle, reprise dans plusieurs ouvrages, veut que cette expression nous vienne du XVIe siècle, à l'époque où, à Blois, au cours des États Généraux qui se tinrent en 1576 et 1588, officiait un maître de cérémonie qui avait entre autres pour rôle d'assigner les places des seigneurs et des députés.
Ce maître, qui avait exercé sous plusieurs rois, en commençant par Henri II, aimait ranger son petit monde selon des règles protocolaires précises qu'il devait absolument faire respecter.
Ce personnage était Artus de la Fontaine-Solaro, baron d'Oignon.
C'est en raison de sa renommée et de sa science du placement des personnes avec le respect du protocole que notre locution serait née.
Oui, mais il se trouve que "se mettre en rang d'oignons", en 1611, donc quelques années plus tard, voulait dire "s'intégrer à une compagnie où on n'a pas sa place" ou bien "prendre place dans une réunion où on n'est pas invité", peut-être, selon le DHLF (Lien externe), par déformation de "se mettre en rang d'union" mais plus probablement par allusion à la manière dont les paysans rassemblaient les oignons cueillis par taille décroissante, en commençant par les plus gros (même s'ils les rangeaient, ils ne faisaient pas de bottes d'oignons de même taille, mais mettaient les petits avec les gros, tout comme des gens de petites conditions pouvaient se mêler en rang d'oignons avec des gens de la bourgeoise, par exemple).
Et ce ne serait qu'en 1654 que l'expression aurait également pris le sens actuel, le précédent continuant à être utilisé pendant encore au moins un siècle.
Sur une seule ligne, à la file.
À ma connaissance, personne n'a jamais vu des oignons quitter le potager en marchant au pas, bien rangés les uns derrière les autres, en direction de la cuisine.
Ou alors, il ne s'en est pas vanté, ayant peur qu'on l'accuse d'avoir un peu trop forcé sur la bouteille.
Par contre, on peut imaginer que l'origine vient de la manière dont le jardinier plante méticuleusement ses oignons dans le potager, bien alignés les uns après les autres.
Sauf que les oignons ne sont pas les seuls ainsi traités. Pourquoi ne parlerait-on pas plutôt de rangs de poireaux, de carottes ou de salades ?
Une explication traditionnelle, reprise dans plusieurs ouvrages, veut que cette expression nous vienne du XVIe siècle, à l'époque où, à Blois, au cours des États Généraux qui se tinrent en 1576 et 1588, officiait un maître de cérémonie qui avait entre autres pour rôle d'assigner les places des seigneurs et des députés.
Ce maître, qui avait exercé sous plusieurs rois, en commençant par Henri II, aimait ranger son petit monde selon des règles protocolaires précises qu'il devait absolument faire respecter.
Ce personnage était Artus de la Fontaine-Solaro, baron d'Oignon.
C'est en raison de sa renommée et de sa science du placement des personnes avec le respect du protocole que notre locution serait née.
Oui, mais il se trouve que "se mettre en rang d'oignons", en 1611, donc quelques années plus tard, voulait dire "s'intégrer à une compagnie où on n'a pas sa place" ou bien "prendre place dans une réunion où on n'est pas invité", peut-être, selon le DHLF (Lien externe), par déformation de "se mettre en rang d'union" mais plus probablement par allusion à la manière dont les paysans rassemblaient les oignons cueillis par taille décroissante, en commençant par les plus gros (même s'ils les rangeaient, ils ne faisaient pas de bottes d'oignons de même taille, mais mettaient les petits avec les gros, tout comme des gens de petites conditions pouvaient se mêler en rang d'oignons avec des gens de la bourgeoise, par exemple).
Et ce ne serait qu'en 1654 que l'expression aurait également pris le sens actuel, le précédent continuant à être utilisé pendant encore au moins un siècle.
jeudi 29 septembre 2011
rubrique à volo, voli vola dujeudi : expression française :« L'erreur est humaine »
« L'erreur est humaine »
S'utilise lorsqu'on cherche à atténuer la responsabilité de celui qui a commis une erreur
Cette expression est la traduction approximative de la locution latine
errare humanum
est (« se tromper est humain »)
qui est la version raccourcie de
errare humanum est, perseverare diabolicum
(« se tromper est humain, persévérer est diabolique »).
Elle signifie qu'il est parfaitement normal que l'homme puisse se tromper.
Mais si se tromper une fois est parfaitement excusable,
il devient impardonnable de persévérer
de reproduire la même erreur.
Si l'homme est imparfait, forcément faillible,
nous sommes censés apprendre de nos erreurs.
Voilà donc une excuse que l'on est bien content de pouvoir faire sienne
lorsqu'on a commis une bévue, la première fois où on la commet.
Cette expression est généralement attribué à Sénèque,
même si certains la considèrent comme postérieure,
le latin de cette époque n'utilisant généralement pas le terme diabolique, paraît-il.
on trouve d'autres formes de la même affirmation chez Tite-Live
(cinquante ans plus vieux que Sénèque)
ou Cicéron (encore cinquante ans plus âgé que Tite-Live).
mardi 13 avril 2010
"oursins dans la poche / le porte-monnaie »

cela me fait froid dans le dos

[ SIGNIFICATION ]
Être avare
[ ORIGINE ]
Sympathique image que celle-ci, et aisément compréhensible.
Mais avant d'aller plus loin, il est intéressant de savoir que le mot 'oursin', qui date du milieu du XVIe siècle, est, selon certains, un une déformation de 'ourson', le petit de l'animal bien connu ; mais pour d'autres, il serait issu de l'appellation en occitan "orsin de mar".
Quoi qu'il en soit, cet échinoderme qu'on appelle aussi "hérisson de mer" ou "châtaigne de mer", est entouré d'une multitude de piquants qu'il vaut mieux éviter de se planter dans les doigts.
On peut donc imaginer qu'une personne qui aurait un ou des oursins dans sa poche ou dans son porte-monnaie, éviterait intelligemment d'y fourrer la main pour en retirer quelque argent.
Et cet empêchement constant d'accéder à ses billets, ne pourrait que la faire passer pour avare à celui qui ne serait pas informé de la présence (pourtant parfaitement naturelle, n'est-ce pas ?) de ces petits animaux.
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