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mardi 10 septembre 2013

c'est la rentrée : le dernier voyage

hommage posthume





















église de Courçon D'Aunis


C’est la rentrée et ceux qui ne la feront pas
L’amie, ex collègue la Marie Jo
 Comme je suis la seule à l’appeler ainsi
De mon métier prévention sociale,
Pédagogie spécialisée
 Elle est partie comme Evelyne
Même métier . Elle nous a quitté repue, fermentée  52 ans
Marie Jo elle a tenu, dix ans de plus.
Il y a des métiers sans être à l’usine qui usent une personne.
Je leur fais hommage ici comme je l’ai fait à mes collègues célèbres de la toile.
Dans la vie  nous avons chacun notre petit quart d’heure de gloire.
Depuis samedi soir je l’ai su,
Au marché les fleurs achetées sont
pour son autel dans ma pensée.
Les deux étaient des grandes dames de l’Ecoute.
Nous nous en parlions, comme parfois nous n’en dormions pas la nuit,
heureusement qu’entre collègue nous pouvions parler.
Les réunions,  lieux de ressource soit disant, étaient un nœud où pour l’un fallait tout traduire en langage lacanien pour être écouter, pour l’autre fallait s’habituer quoique l’on dise que l’on se dé- pieute de l’intérieur  à chercher encore autre chose,  il était un puits vide sans écho : au début çà impressionne et un jour, on le tutoie  et l’appelle par son prénom au lieu du nom d’un département - qui était son nom- car lui il faisait son beurre  et les techniciens de la relation, nous étions  la rate en gros bouillon et la paye que nous avions ne couvrait pas l’analyse que l’on devait faire à côté avec des carpes sans "carpédiems" çà fait des dégâts comme l’air après déflagration d’une usine nucléaire  demandé aux japonais s’ils en savent pas quelque chose ect….
Je suis vite tombée rapidement malade avant même d’analyser ce qui se passait institutionnellement le corps comme toujours avait était le klaxon -hurlant des sirènes de pompiers-et ma mère à mon chevet agonisante, branchée de partout, sur la frontière d’une septicémie due à un réveil en pétard d’amibes  de mes campagnes d’Afrique, vive la somatique son compteur Geiger Muller ( çà mesure la réactivité).
J’avais choisi quelques années plus tard après avoir accompagné les enfants et familles qui m’avaient fait confiance d’aller vers le métier de ma passion.
La Marie Josée aussi c’était soutenu d’une belle passion autre, chemin aussi  de l’écoute de l’autre , comme Evelyne.
La dame solitude avait eu raison d’Elles.
Tant de personnes vivent seules.  Arrivées à rebondir d’une manière permanente et un jour on ne sort plus sauf pour rejoindre le travail de garde de nuit ou de consultations de jour, le reste du temps tapies dans leur chez soi, aller où ?  pour voir qui ?  pourquoi ? ces phrases qui se forment à l’inverse de la pulsion de vie alambiquées  vers le tréfonds. Et çà ronge le dedans que les larmes de sang fusent de partout. Et les poumons qui partent dans le mouchoir et le crachoir.
Je vous salue Evelyne et Marie José
Je me rappelle Evelyne je la tannais de laisser son travail de secrétaire d’une cause ….où ………………………… pour écrire pour elle avait une plume, elle faisait spontanément des vers, elle dansait la carioca, elle était si belle quand elle dansait
 et des phrases qui lui auraient ouvert des possibles ne lui étaient pas venues aux oreilles, elle n’avait pas pu se les dire.
…..
Et Marie Josée elle, sa joie son bonheur, son oubli de tout : c’était de chanter « le kiosque à musique » de Brassens et elle faisait tout ce que Brassens décrivait autour du kiosque à musique
C’était son exutoire et la voyant danser cela devenait le notre.

 
église de Courçon D'Aunis
Le voyage de Marie José a commencé depuis vendredi ….
Mes dames vous savez que vous serez les bienvenues dans mon atelier j’y reçois « l’invisible ».
Et je regarde en pensant au grand voyage de Marie José le bouquet de lys rose, la rose : rose buvard groseillé et dans le petit vase  sculpture  aux seins dénudés, un zinnia orangé laiteux et des fleurss fuchsia rose de l’automne  
Frankie Pain

 à bientôt  mes deux vieilles branches. I love you all the time !




 
 

  

mercredi 24 octobre 2012

l'auteure denise Boucher mon coup de coeur





j'ai découvert cette dame en écoutant une rediffusion de "pas la peine de cirer" sur france culture  16h 17h tous les jours de la semaine hier, sa langue me donna envie de vous la faire découvrir.
je suis sur que certaines de mes lectrices apprécieront. et lecteurs je l'espère..; nous ne devons pas vivre sans créer du "neuve"(neuf)  et  sortons de nos pieds bots , je me le dis aussi à moi même rassurez vous  ! (rires)
je vous salue fort cordialement
frankie

bon jeudi





« Si j'écris, c'est parce que je veux que personne ne parle en mon nom» affirme Denise Boucher.

«J'ai une vision plus élargie, mais je vois davantage les détails», dit-elle.



 

 de Josée  Lapointe
l'article

 http://www.lapresse.ca/arts/livres/201109/23/01-4450522-denise-boucher-la-vieillesse-sans-fard.php

La Presse

Dramaturge, poète, auteure de chansons et femme de combat, Denise Boucher a attendu d'avoir 75 ans pour publier son premier roman. Au beau milieu, la fin est un livre sur la vieillesse comme on l'a rarement lue, écrit par une dame qui n'aura jamais la langue dans sa poche et dont la capacité d'indignation est restée intacte.
«J'en ai contre les arnaqueurs de toutes sortes», lance Denise Boucher au coeur de notre entretien d'une heure et demie, pendant lequel elle montera plusieurs fois le ton contre des situations qui la «choquent noir», que ce soit la mascarade du président Sarkozy en Libye ou l'emprise des banques sur les États. Elle raconte aussi comment elle s'est retrouvée seule devant l'édifice de la Caisse de dépôt lors de l'annonce des pertes historiques de 40 milliards en 2008, espérant une manifestation spontanée. «Si j'avais été sur Twitter... Je pense que les gens étaient catastrophés, mais immobilisés.»
La fonction du poète est de dire cette révolte, croit-elle. La colère face à l'injustice et à la cupidité traverse d'ailleurs Au beau milieu, la fin, court roman écrit sous la forme épistolaire - des courriels en fait, envoyés par la narratrice Adèle à une de ses amies. «J'ai eu l'idée d'écrire ce roman en lisant un énième article qui commençait avec «Compte tenu du vieillissement de la population». Ça m'a agressée parce que c'est comme si c'était devenu banal de dire ça, et ça se terminait avec une question: «Êtes-vous pour ou contre l'euthanasie?».»
Cette question, Denise Boucher la trouve dangereuse et quand elle l'entend, elle comprend qu'on essaie de se débarrasser des vieux. «Ou on fait semblant qu'on n'existe pas, ce qui est presque la même chose. C'est comme s'il fallait se faire pardonner d'exister encore. Ces gens qui ont travaillé toute leur vie, qui ont mis de l'argent dans leur REER pour se faire dire ensuite que la caisse est vide, je suis inquiète pour eux. Je suis inquiète pour moi, pour mes amies.»
Au beau milieu, la fin commence avec un drame: au retour d'un long voyage en Italie avec son amoureux, Zut, Adèle trouve son appartement saccagé par la famille française qui l'avait sous-loué.




C'est le début d'une quête pour l'octogénaire qui a l'impression d'être devenue vieille d'un seul coup et qui, entre deux rendez-vous chez le médecin, prend soin d'un voisin presque aveugle, s'occupe de la fille cinquantenaire et nouvellement ménopausée d'une amie, protège le secret d'une connaissance malade qui s'est fait embobiner par un docteur charlatan.
Elle raconte donc son chemin et ses pensées dans une série de courriels qui peuvent sembler épars, mais qui forment une véritable histoire. «J'aime la forme épistolaire car ça permet les digressions. Ça ressemble à ce qui se passe dans mon esprit», dit l'auteure, pour qui l'écriture horizontale du roman, par rapport à la verticalité du poème, a signifié l'absence de contrainte et la liberté totale. «Dans la prose, on peut prendre plus d'espace.»
«Adèle l'arpenteuse, Adèle et la cortisone, Adèle au pays des nulles, Adèle la fidèle»: chaque signature résume parfaitement chaque épisode et les 80 ans d'Adèle ne sont trahis que par les divers bobos dont elle est affligée. Amitié, amour, trahison, intrigue, manifestement ces thèmes n'appartiennent pas qu'à la jeunesse. «Ça n'arrête jamais ces affaires-là!» s'exclame l'auteure en souriant quand on lui dit qu'on espérait tout de même se reposer de tout ça un jour.
Malgré la gravité du sujet, l'humour n'est pas absent de ce livre où les jeux de mots abondent et où l'auteure s'amuse à déconstruire les métaphores ou à faire apparaître «le poète québécois» de manière récurrente. «Les fées ont soif (sa pièce qui a fait scandale en 1978) aussi, c'était drôle! Il y avait des gags, des punchs, les gens riaient... mais de toutes les couleurs.» On sent en tout cas que Denise Boucher s'est amusée en écrivant ce livre - la recherche d'un Joseph pour la crèche d'Adèle, par exemple, est assez comique, et au-delà de la colère, on retrouve clairement une certaine jubilation. «Mais la colère aussi, c'est jubilatoire!»
Les maux de la vieillesse
Denise Boucher a probablement écrit un des livres les plus justes sur la vieillesse et ses maux, mais refuse de parler au nom de sa génération. «Si j'écris, c'est parce que je veux que personne ne parle en mon nom.» Farouchement anarchiste, elle ne se veut porte-parole de rien ni de personne, mais sa parole est malgré tout universelle parce que franche et sans fard.
Au-delà des considérations économiques et politiques, Denise Boucher parle de la vieillesse avec des mots crus et n'hésite pas à en nommer les différents maux. «Tu prends un rendez-vous avec quelqu'un et le jour même, tu dois annuler à cause d'une crise d'arthrose...», raconte-t-elle. Pour elle, la vieillesse est une grande aventure, aussi grande que celle de l'adolescence. «C'est une aventure prévisible, mais pleine d'imprévus. Le bobo, le pli, tu ne le vois jamais venir. Mais on apprend à vivre avec ça, avec les morts.»
Elle savoure cependant chaque petit plaisir et se laisse encore saisir par l'étonnement, par la pousse d'un bonzaï qu'elle a trouvé dans un bouquet ou la visite d'un garçon de 20 ans avec sa guitare - «rien à faire, on craque toujours pour les jeunes hommes avec une guitare!». La sagesse, elle ne connaît pas, mais affirme avoir l'oeil plus vigilant qu'avant, s'émerveiller encore devant la beauté et la bonté, fondre devant la gentillesse. «J'ai une vision plus élargie, mais je vois davantage les détails», dit-elle.
«Il y a une cible, la mort, et jusque-là c'est un vol en avion dont on ne peut descendre. On ne peut pas, comme en voiture, se tasser sur le côté pour se reposer. Tu planes jusqu'à ce que ça arrête.»
Au beau milieu, la fin, de Denise Boucher. Leméac, 157 pages







Pour vous vous grande Dame
 et toutes ces grandes dames de partages et de générosité que j'ai rencontré dans leur monde grâce à nos blogs respectifs  ...
bon jeudi
frankie