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mercredi 14 avril 2010

Sur le divan de la quête de l'amour


VASTE PROGRAMME
Lacan disait : ""on offre ce que l'on a pas à quelqu'un qui n'a rien à faire de ce qu'on lui offre" à quelques broutilles prêts


Picasso dit : "je ne cherche pas je trouve"


Rûmi : Ne cherche pas l’amour. Cherche plutôt et trouve tous les obstacles que tu as construits pour l’empêcher de vivre.

avec ses phrases associées on pourrait toucher un peu de la justesse de cet eldorado du voyage à l'autre

mardi 13 octobre 2009

"La quille"

« La quille »


La fin du service militaire (pour un appelé).
La libération (pour un prisonnier).


Maintenant que le service militaire obligatoire n'existe plus, les jeunes Français ne peuvent plus connaître la joie des travaux de nettoyage des toilettes, de balayage des couloirs ou de peinture des bordures de trottoirs.
Ils ne peuvent pas non plus goûter aux activités viriles comme le parcours du combattant ou la course sur vingt kilomètres en treillis et rangers en portant un sac à dos plein de pierres.

Enfin, ils ne peuvent plus apprécier les manifestations de franche et juvénile camaraderie comme le lit en portefeuille ou le seau d'eau pris en pleine poire pendant le sommeil, par exemple.
Du coup, il ne savent pas non plus ce qu'est le plaisir de décompter laborieusement les jours qui restent avant la fin du service, cette fameuse 'quille' que tout appelé normalement constitué fête avec un immense bonheur.

Mais pourquoi appelle-t-on 'quille' ce retour tant attendu à la vie civile ?
Eh bien, au risque d'en décevoir quelques-uns, je dois avouer qu'on ne le sait pas.
On dispose bien de quelques hypothèses, émises par d'éminents lexicographes ou d'anonymes individus, dont certaines un peu loufoques, mais il n'y a aucune certitude.
Je vais donc vous proposer deux explications parmi les plus plausibles.

Autrefois, lorsqu'on était prisonnier (parce que pour ces gens-là aussi, la libération c'est la quille) ou bidasse, le décompte des jours restant se faisait à l'aide de bâtons tracés sur des support divers.
Il est alors aisé d'imaginer comparer ces bâtons, droits comme des I et placés côte à côte, à des quilles qui sont éliminées une par une, jusqu'à ce que la dernière, LA quille subisse enfin le même sort.
Voilà pour la première hypothèse.

À l'époque où cette locution est apparue, en 1936, il était courant pour la hiérarchie militaire, paraît-il, de tenter de limiter les ardeurs sexuelles des jeunes et bouillants appelés en mêlant à leur alimentation du bromure de potassium, produit anaphrodisiaque par excellence.
La fin du service militaire était donc, pour les militaires libérés, la promesse du retour d'une véritable et belle érection, une grosse 'quille', pour les plus modestes[1].
L'expression 'la quille bordel !', maintes fois proférée, pourrait d'ailleurs être une confirmation de cette hypothèse, cette virilité retrouvée permettant effectivement d'aller fréquenter avec efficacité un tel lieu de débauche.

On peut encore ajouter trois pistes parmi les moins capillotractées :

Vers 1900, le verbe 'quiller' signifiait 'abandonner', 'quitter' ou 'partir'. 'Quille' pourrait donc être un subtantif tiré de ce verbe pour désigner le départ.

Il pourrait aussi y avoir un lien avec l'argotique 'quille' qui désigne aussi une bouteille ("une quille de roteux"), le genre de récipient que le libéré va enfin s'empresser de vider avec joie une fois son paquetage rendu.

Enfin, au milieu du XIXe siècle, "jouer des quilles" c'était "s'enfuir", les 'quilles' désignant les jambes. Alors y aurait-il un lien avec ces quilles que l'appelé s'empresse d'utiliser pour fuir son lieu de casernement ?

[1] Et même si l'usage du bromure n'est qu'une légende -il paraît qu'une intense activité physique, comme celle qu'on pouvait pratiquer au début de son service militaire, suffit à provoquer une baisse importante des besoins sexuels- le manque de ce type d'activité en milieu militaire et l'idée de pouvoir pratiquer librement à la libération pouvait suffire à associer cette dernière à une 'quille' pouvant s'exprimer pleinement.


Une légende très répandue dit que "La Quille" était le nom d'un bateau qui ramenait les bagnards libérés de Cayenne ou des forçats d'un éventuel autre endroit, ce qui pouvait suffire à expliquer l'origine réelle de cette fameuse 'quille'.
Mais, interrogé et après des recherches, le Musée de la Marine à Paris a indiqué n'avoir aucune trace d'un bateau ayant ce nom et ayant servi à ce type de transport.

jeudi 10 septembre 2009

"Un chien de commissaire"


les fantasmes d'un personnage que frankie est entrain de préparé
toujours rendez vous dans 9 mois

Un secrétaire ou adjoint du commissaire de police, un agent de police, un inspecteur...

Qu'il s'appelle Dulé (en France), Messaoud (en Algérie) ou Mbonanga (en Afrique du Sud),

un bon chien se doit d'obéir à son maître et, par exemple, doit donc s'asseoir quand on lui dit "assis !

"Eh bien si l'on en croit notre expression, il en est de même du personnel affecté à un commissariat : il doit impérativement obéir aux ordres strictement professionnels du commissaire comme "ramène-moi un café" ou bien "va m'acheter un paquet de cigarettes".


Cette expression qui assimile le personnel du commissariat à des chiens est assez méprisante pour la gent (l'agent ?) policière.Car si l'on peut naïvement ne voir que le côté fidèle du chien, il semble plutôt que le terme ici en reprend l'acception négative qui fait qu'une personne méprisable est traitée de chien ou qui a provoqué la naissance de locutions comme "un temps de chien" ou bien "une vie de chien".