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samedi 9 octobre 2010

Le désir tatinabule in la r. "à volo, voli, vola du désir"





/William_Turner,_Light_and_Colour_ LA THEORIE DES COULEURS DE GOETHE

/Goethe-ginkgo-biloba. LA BOTANIQUE ; GOETHE LISAIT 0 HAUTE VOIX LE TRAITe DE BOTANIQUE à Chriastiane souvent elle s'endormait !




1978_ariane_mnouchkine_sous_les_sifflets



Goethe.


Christiane_Vulpius




Goethe+with+his+Secretary




Blesser un coeur aimant et se trouver contraint de garder le silence:
Les tourments ne pourraient être plus acérés qu’invente Rhadamante.

***

Kränken ein liebendes Herz, und schweigen müssen: geschärfter
Können die Qualen nicht sein, die Rhadamanth sich ersinnt.

(Goethe)

Blesser un coeur aimant (Goethe)



Le désir tatinabule

Dans l’innocence
L’homme invisible
Propre au désir de l’autre
Questionner son être
Tu te poses devant çà
Qu’implique cette ouverture d’un champ d’aventure

Posez le temps sur une tartine beurrée
Et faire trempette dans le café
Des questions.

Pourquoi ! Tout est dans la chaleur du silence
La lumière du petit matin
Jaune très clair comme
Le duvet d’une bergeronnette citronnée
Éclairage doux de la peau froissée par le pli des draps


Les questions nous seront toujours à les jouer
Comme séparer l’eau du petit lait
Avec la cuillère à absinthe de la vie

Dans notre cinquantaine nous sommes l’un l’autre émoussé
L’age chaque matin fait dépôt de sa douleur
Quelques remords
Entre 20 ET 30 ANS
Triplée les activités
Les trois huit
Manger la vie par la racine le cœur et la tige tirée vers le ciel
Choisir à ce moment là aurait empêché un Envol
D’où L’on est né il faut « tropler » les activités
Pour être un tiers de ce que l’on a désiré très fort.

Nous devons nous rassurer :
ce sont nos inconscients qui choisissent
Pousser par quelques ancêtres mains de fées .
Fée carabosse .

Sur un manque que l’on imagine que l’autre pourra combler
Un EROS inspiré et voletant derrière son épaule
CUPIDON en bloomer argenté .

Ce dernier dégaine allégrement sa flèche l

Là où il fera pétarader le bordel
d’une fête aux vertiges
avec les toros de fuegos
les bouquets rivaliseront la voûte lactée

L’adrénaline dans le petit wagon
des montagnes russes

Sueurs froides sous les tropiques
L’Alizé du cœur



Quel enfant gâté sera-t-il pour désirer un beau jouet
Pour s’en priver si rapidement ?

D’un beau joué .

Ou son bonheur sera si au comble
Que simplement savoir que j’ atterrie à Pamplume
À l’heure du thé :
’il s’affolera tellement
Qu’il menacera la tour de contrôle
pour ne pas faire atterrir l’avion.

Un héro qui n’a pas encore trouver son conte de fée .
Sa quête il la découvre.
La quenouille , elle la cherche.

Trouver un abri pour leur première nuit .

Dans le fini
Ou l’infini

J’ai un inconsolable dans mon cœur
Qui ne demande qu’à être consolée
Rassurée .

J’ai grandi.
J’sais même plus.

Il y a rien de plus inquiétant que la rencontre
La dimension d’absence
Est une posture que j’adore.

Maria Rilke dans « l’ange »
écrit : sortir du fini pour entrer dans l’infini
Pouvoir changer de croyance

Deux héros fragiles :
S’offrir à la source
À l’épreuve du bonheur d’aller nager dans une onde vibratoire.

L’autre jour Ariane Mnouchkine répondait à un journaliste

- « Alors le théâtre du soleil vous allez le quitter ?
-
Sa réponse

- je sens que mon temps de consolation est plus long
Je sens venir le temps »

Le bain d’amour me met toujours dans une belle émotion pour écrire des mots

Goethe disait après sa rencontre avec Christiane Vulpius,
il avait connu les grandes joies du corps avec elle à trente sept ans.


Le grand Monsieur de l’écriture disait d’ elle :
« son trésor de lit,
sa moitié d’orange. . . »



Elle était simple elle confectionnait des fleurs artificielles,
elle était venue demander une faveur pour son frère à Goethe,

Elle fut son soleil, la concrétisation de son voyage en Italie
La muse de ses élégies romaines.

Depuis cette rencontre Il confessa qu’il n’écrivait plus pareille
’il avait mis la sensualité dans ses vers,
il avait découvert le mystère des marbres de Rome.
Le meilleur endroit pour ses hexamètres
Les compter sur le dos de Christiane. . .

A suivre
Dans le Le désir tatinabule

Dans l’innocence
L’homme invisible
Propre au désir de l’autre
Questionner son être
Tu te poses devant çà
Qu’implique cette ouverture d’un champ d’aventure

Posez le temps sur une tartine beurrée
Et faire trempette dans le café
Des questions.

Pourquoi ! Tout est dans la chaleur du silence
La lumière du petit matin
Jaune très clair comme
Le duvet d’une bergeronnette citronnée
Éclairage doux de la peau froissée par le pli des draps


Les questions nous seront toujours à les jouer
Comme séparer l’eau du petit lait
Avec la cuillère à absinthe de la vie

Dans notre cinquantaine nous sommes l’un l’autre émoussé
L’age chaque matin fait dépôt de sa douleur
Quelques remords
Entre 20 ET 30 ANS
Triplée les activités
Les trois huit
Manger la vie par la racine le cœur et la tige tirée vers le ciel
Choisir à ce moment là aurait empêché un Envol
D’où L’on est né il faut « tropler » les activités
Pour être un tiers de ce que l’on a désiré très fort.

Nous devons nous rassurer :
ce sont nos inconscients qui choisissent
Pousser par quelques ancêtres mains de fées .
Fée carabosse .

Sur un manque que l’on imagine que l’autre pourra combler
Un EROS inspiré et voletant derrière son épaule
CUPIDON en bloomer argenté .

Ce dernier dégaine allégrement sa flèche l

Là où il fera pétarader le bordel
d’une fête aux vertiges
avec les toros de fuegos
les bouquets rivaliseront la voûte lactée

L’adrénaline dans le petit wagon
des montagnes russes

Sueurs froides sous les tropiques
L’Alizé du cœur



Quel enfant gâté sera-t-il pour désirer un beau jouet
Pour s’en priver si rapidement ?

D’un beau joué .

Ou son bonheur sera si au comble
Que simplement savoir que j’ atterrie à Pamplume
À l’heure du thé :
’il s’affolera tellement
Qu’il menacera la tour de contrôle
pour ne pas faire atterrir l’avion.

Un héro qui n’a pas encore trouver son conte de fée .
Sa quête il la découvre.
La quenouille , elle la cherche.

Trouver un abri pour leur première nuit .

Dans le fini
Ou l’infini

J’ai un inconsolable dans mon cœur
Qui ne demande qu’à être consolée
Rassurée .

J’ai grandi.
J’sais même plus.

Il y a rien de plus inquiétant que la rencontre
La dimension d’absence
Est une posture que j’adore.

Maria Rilke dans « l’ange »
écrit : sortir du fini pour entrer dans l’infini
Pouvoir changer de croyance

Deux héros fragiles :
S’offrir à la source
À l’épreuve du bonheur d’aller nager dans une onde vibratoire.

L’autre jour Ariane Mnouchkine répondait à un journaliste

- « Alors le théâtre du soleil vous allez le quitter ?
-
Sa réponse

- je sens que mon temps de consolation est plus long
Je sens venir le temps »

Le bain d’amour me met toujours dans une belle émotion pour écrire des mots

Goethe disait après sa rencontre avec Christiane Vulpius,
il avait connu les grandes joies du corps avec elle à trente sept ans.


Le grand Monsieur de l’écriture disait d’ elle :
« son trésor de lit,
sa moitié d’orange. . . »



Elle était simple elle confectionnait des fleurs artificielles,
elle était venue demander une faveur pour son frère à Goethe,

Elle fut son soleil, la concrétisation de son voyage en Italie
La muse de ses élégies romaines.

Depuis cette rencontre Il confessa qu’il n’écrivait plus pareille
’il avait mis la sensualité dans ses vers,
il avait découvert le mystère des marbres de Rome.
Le meilleur endroit pour ses hexamètres
Les compter sur le dos de Christiane. . .
DE Françoise Pain L'AUTEUR S'EXPRIME SOUS LE VRAI PRéNOM Françoise

A suivre
Dans le à volo, voli, vola du désir le week-end prochain




le week-end prochain




vendredi 1 octobre 2010

BELLE COMME LA LUNE / rubrique du conte




BELLE COMME LA LUNE
L'on raconte qu'aux temps anciens, il était une jeune femme très belle, aussi belle que la lune. Et cette femme, les nuits de pleine lune, se fardait, peignait et parfumait ses longs cheveux, revêtait ses habits les plus riches, se parait de tous ses bijoux et sortait.

Pour mieux découvrir le ciel, elle gagnait une hauteur. Et là, elle levait son visage resplendissant vers la lune et lui demandait :

Qui de nous est la belle, Ô lune, qui de nous est la belle ? Et la lune lui répondait :

Toi et moi sommes également belles, mais la fille que tu portes en toi nous passera en beauté. Et la jeune femme se lamentait et maudissait l'enfant qui était dans son sein.

Pendant des mois, elle se tourna ainsi vers la lune pour lui demander :

Qui de nous est la belle, Ô lune, qui de nous est la belle ? Et chaque fois la lune répondait :

Toi et moi sommes également belles, mais la fille que tu portes en toi nous passera en beauté.

Au terme de sa grossesse, elle mit au monde une fille à la chevelure d'or, une fille aussi belle que lune en plein ciel. On l'appela Jedjiga : Fleur. Chaque jour augmentait sa beauté. Les voisines disaient à sa mère :

Certes, belle tu l'es. Mais la beauté de ta fille éclipsera la tienne.

Et la jeune femme, en entendant ses mots, sentait le poignard de la jalousie la transpercer. Elle se dit dans son cœur :

Lorsque cette enfant sera devenue adolescente, nul ne me regardera plus.

L'enfant avait huit ans. Elle était pleine de vie et de grâce. Sa mère lui dit un soir :

Demain, nous mettrons sur le métier une grande couverture. Nous irons planter les montants dans la campagne. La voisine nous accompagnera.






Au matin, elle prit deux montants bien solides et une grosse pelote de laine. Elle appela la voisine et toutes deux partirent emmenant la fillette. Elles laissèrent le village loin derrière elles et atteignirent une colline. Elles s'arrêtèrent. La mère dit alors à l'enfant :

Nous allons enfoncer les montants dans la terre. Toi, tu feras courir la laine entre nous. Te voici grande, tu pourras bien tenir la pelote ?

La mère savait bien ce qu'elle faisait. La fillette se mit à faire courir la laine.

Plus vite ! Plus vite ! lui dit sa mère.

La pelote était lourde. Elle s'échappa des mains de l'enfant et se mit à rouler.

Cours et rattrape-la ! Cria la mère.

L'enfant s'élança. La mère coupa le fil et la pelote roula plus vite, encore plus vite, entraînant Jedjigha vers le ravin. Puis brusquement, la pelote disparût.

La fillette la chercha vainement dans les ronces et les buissons. Revenir en arrière ?... Elle avait perdu son chemin. Alors elle marcha au hasard sur ses petites jambes. Elle marcha longtemps, elle marcha jusqu'à l'orée de la forêt. C'est alors qu'elle découvrit, à demi-masquée par une épaisse végétation, l'entrée d'une caverne. Elle se fraya un passage et entra. La caverne était profonde. Lorsqu'elle eut fait quelques pas et qu'elle se fût habituée à la pénombre, l'enfant vit, enroulé sur lui-même comme un énorme bracelet, un serpent. Elle poussa un cri. Il dressa la tête, ouvrit les yeux comme des étoiles et la regarda. Il regarda la petite fille que Dieu seul avait pu créer. La course avait rendu son visage semblable à une rose ; les épines avaient égratigné ses pieds et ses mains. Ses vêtements étaient déchirés. Tant de beauté éblouit le serpent ; tant de grâce et de faiblesse l’émurent. Il remercia Dieu dans son cœur. L'enfant tremblait. Il lui dit :

Ne crains rien, je ne te ferai aucun mal. Mais dis-moi, petite fille, ce qui t'a conduite jusqu'à moi.

Elle était sur le point de pleurer mais entendant le serpent lui parler dans un langage humain, elle se sentit rassurée. Elle lui dit :

Je tenais une pelote de laine : elle était lourde. Elle est tombée de mes mains et elle a roulé, roulé. Je l'ai suivie...Je l'ai perdue de vue et j'ai continué à marcher jusqu'ici.

Il prit de l'eau pour lui laver le visage, les mains et les pieds. Il la fit asseoir et lui servit à manger. Elle mangea de la galette de blé et but du lait. Dans un endroit bien abrité, il lui étendit une couche et l'y conduisit pour qu'elle se reposât.

Il faut dire que ce serpent n'était pas un véritable serpent. D'abord, il avait commencé par être un homme heureux : il possédait une maison, une femme, de nombreux champs et toutes sortes de biens et de richesses. Mais une nuit, par mégarde, il marcha sur un serpent. Ce serpent le regarda, se dressa et lui soufflant son haleine au visage, lui dit :

Tu m'as écrasé. Tu deviendras serpent comme moi et tu le resteras tant que je vivrai, afin que les hommes te foulent aux pieds !

C'est ainsi qu'il fut changé en serpent. Il abandonna sa famille, sa maison et tous ses biens. Il déserta le monde et se réfugia dans la forêt. Il se rapprocha des bêtes, se mit à vivre à leur façon, à se nourrir de chair et de sang. Mais si son corps était celui d'un serpent, son cœur et son esprit étaient restés ceux d'un homme. Il n'avait fui ses semblables que dans la crainte d'être écrasé par eux. Mais la solitude lui était amère. Elle le minait. Depuis longtemps il n'avait vu l'ombre d'un être humain lorsque lui apparût la fillette. C'est pourquoi, à la vue de son visage de rose et de ses petits membres fatigués, le cœur du serpent se fondit de tendresse.

L'enfant s'était endormie. Il sortit, tua deux perdrix, cueillit des légumes et des fruits , et rentra. Il alluma le feu, mit en train le repas et alla réveiller la fillette. Il lui demanda avec douceur :

Quel est ton nom ? Quel est le nom de ton village et celui de tes parents pour que je te conduise vers eux ?

Elle répondit :

Je m'appelle Jedjiga, mais je ne sais ni le nom de mes parents ni celui de mon village.

Le serpent qui ne pouvait reparaître aux yeux des humains se tut. Il réfléchit longuement, promena ses regards autour de lui et finit par dire :

Tu resteras ici jusqu'à ce que Dieu t'ouvre un chemin. J'épouse ta faim et ta soif : tu seras mon enfant . Mais tu devras m'obéir et ne jamais dépasser le seuil de la caverne. Nous sommes ici dans le royaume des bêtes ; il pourrait t'arriver malheur si tu t'aventurais.






Le serpent l'éleva. Il fut pour elle à la fois un père et une mère. Il lui apprit à préparer les repas et à aimer l'ordre. Il la combla, l'entoura de tendresse. Elle lui obéit tant qu'elle était petite ; devenue adolescente, elle connut l'ennui. Elle eut la nostalgie du ciel, du soleil. Elle voulut découvrir le monde.

Le serpent la laissait souvent seule pour aller chasser et couper du bois : elle mit à profit ces absences. Tout d'abord elle se contenta de regarder timidement au travers des hautes herbes et des branches qui cachaient l'entrée de la caverne. Et puis elle s'aventura au dehors. Mais elle rentrait toujours avant que le serpent ne revint.



Un jour, un bûcheron l'aperçut et fut émerveillé. Comme il approchait pour la mieux considérer, elle disparut. De retour au village, il raconta son aventure à qui voulait l'entendre :

J'allais couper du bois dans la forêt lorsque je vis sortir de terre une créature, une créature... une nappe d'or la couvrait jusqu'aux pieds. La lumière qui en émanait m'éblouit. Sans doute était-ce la fée gardienne de la forêt ? Je voulus m'approcher pour voir son visage, mais elle avait déjà disparu !

Cette histoire, de l'un à l'autre colportée, arriva aux oreilles du prince qui n'hésita pas à interroger le bûcheron.



Prince, répondit le bûcheron, une créature m'est bien apparue à l'orée de la forêt. Elle était debout, contre un arbre. Etait-ce un ange, une fée ?... Son visage défiait la lumière. Une nappe d'or l'habillait. Quand je voulus regarder de plus près, je m'aperçus qu'elle n'était plus là !

Demain, au point du jour, tu me conduiras où elle t'est apparue, dit le prince.

L e lendemain, la jeune fille finit par se montrer à l'entrée de la caverne. La nappe d'or qui l'habillait, c'étaient ses cheveux. Et c'est tout ce que virent d'elle le prince et le bûcheron qui la guettaient à travers le feuillage. Le prince décida de rester seul pour savoir si l'étrange créature était mortelle ou fée.

La jeune fille demeura longtemps sur le seuil et puis elle rentra. Peu après, le prince vit cette chose qui le stupéfia : le serpent qui avançait debout, portant des légumes, des fruits et du gibier car, lorsqu'il était chargé, il ne rampait pas ! Le serpent déjeuna, fit la sieste (c'était l'été) et sortit à la fraîcheur pour faire sa promenade. Alors, le prince put approcher de la caverne et contempler la jeune fille. Elle se tenait appuyée à un arbre, et elle portait à sa bouche des grains de raisin. Il pensa : "puisqu'elle mange, je puis l'aborder !" Il écarta les branches et lui dit en s'avançant :

Au nom de Dieu, je t'en prie, dis-moi qui tu es, créature !





Elle répondit :

Je suis un être comme toi. Je suis la fille du serpent.

Il la regarda tandis qu'elle parlait, s'émerveillant de son visage épanoui comme une rose. Il l'interrogea sur son village, sur ses parents. Elle répondit :

C'est ici, dans cette caverne, que j'ai vécu et grandi. Le serpent m'a élevée : je suis sa fille. Mais c'est à son insu que je sors. Ne va pas le lui dire, ni lui raconter que tu m'as vue surtout ! Et elle rentra.

Le prince s'en alla trouver son père ; il lui déclara :

Je veux épouser la fille du serpent.

Le roi s'indigna. Le prince tomba malade d'un grand mal. La fièvre ne le quitta ni jour ni nuit. Le roi finit par demander :

Mon fils, qu'est-ce qui te guérirait ?

Laisse-moi épouser la fille du serpent, dit le prince, et tu verras que je guérirai.

Comme le prince dépérissait de jour en jour, le roi céda. Il se rendit chez le serpent et lui dit :

Donne-moi ta fille pour mon fils.




Le serpent répondit :

Roi, il y a sept ans qu'elle est venue à moi. Je l'ai élevée comme ma fille. Elle m'est plus chère que le haut-ciel. Mais puisque, ô roi, tu la veux, la voici : je te la confie. Comble-la de présents et veille sur elle comme je l'ai fait moi-même jusqu'ici. Quant à moi, je ne te demanderai qu'une chose : une outre de sang.

Le jour où elle devait se séparer de lui pour suivre le roi à la cour, le serpent dit à la jeune fille :

Va ma fille, sois vaillante, va et ne regarde surtout pas en arrière mais toujours en avant !

Elle monta une jument toute caparaçonnée de soie et le roi l'escorta. Mais au bout d'un moment elle s'écria :

J'ai oublié mon peigne !













Elle descendit de sa monture et courut vers la caverne où elle surprit le serpent en train de se repaître de sang. Elle le vit changer d'expression. Il lui dit, tout honteux :

Ne t'avais-je pas recommandé de ne pas revenir en arrière ?...Tu t'en repentiras !

Elle s'en retourna tout effrayée vers le roi.

Elle vécut heureuse à la cour durant quelques mois. Le prince, son mari l'aimait tendrement. A la grande joie de toute la famille royale, elle mit au monde un enfant aux cheveux d'or, un enfant à sa ressemblance. Elle garda le lit quarante jours et puis, un matin, elle se leva pour se mêler à la vie de la cour. Lorsqu'elle revint vers l'enfant, il avait disparu. On le chercha partout, on remua ciel et terre pour le retrouver mais en vain.

L'année suivante, elle eut un nouvel enfant, un enfant comme le premier, à la belle chevelure d'or. Au bout de quarante jours, il disparut aussi. Le roi et la reine dirent alors à leur fils :

Remarie-toi ! Quel bien peut-il nous venir de la fille du serpent ?

Mais le prince qui mettait son espoir en Dieu répondit à la reine et au roi :

J'ai choisi Jedjiga pour elle-même et non pour les enfants qu'elle me donnerait.

La jeune princesse eut successivement sept garçons, sept garçons à la chevelure d'or qui tous, lui furent ravis quarante jours après leur naissance. Elle fut surnommée : "celle qui croque ses enfants". Mais le prince l'aimait toujours.

Huit ans s'étaient écoulés depuis que Jedjiga avait quitté la caverne du serpent pour la cour du roi quand un soir, elle dit au prince :

Demain, conduis-moi vers mon père, afin qu'il me pardonne... Il fit selon son désir.

Comme ils arrivaient près de la caverne, le prince et la princesse virent six petits garçons aux cheveux d'or qui jouaient et se poursuivaient de façon charmante. Un vieillard élevait dans ses bras le septième enfant aux cheveux d'or.

La princesse cherchait des yeux le serpent. Alors le vieillard s'avança et lui dit :

Ne le cherche pas, c'est moi. Il y a longtemps, une nuit, j'ai marché sur un serpent par mégarde. Il s'est vengé en me rendant serpent comme lui. Mais il est mort et son pouvoir sur moi est mort. Il dit encore :

Le jour où tu m'as quitté pour aller vers ton époux, je t'avais recommandé de ne pas revenir en arrière. Tu es revenue et tu m'as surpris en train de boire du sang. Tu m'as humilié et je t'ai dit : "Tu t'en repentiras".

Il tendit à la princesse le bébé qu'il avait dans les bras et se tourna vers le prince :

C'est moi, prince, qui suis venu chercher tes enfants les uns après les autres pour punir ma fille. Je les ai élevés avec tendresse, comme j'ai élevé leur mère. Sept fois, prince, tu t'es trouvé devant un berceau vide et tu n'as pas humilié ma fille. Tu l'as aimée au contraire et tu l'as protégée. Voici tes enfants... je te les rends. Et il poussa vers lui les six enfants aux cheveux d'or.

Mon conte est comme un ruisseau, je l'ai conté à des seigneurs... à la bergère des mots (notre tata gros né-nésje l'ai confié pour vous les blogeuses et blogeurs complices des mots des images des histoires qu'ils volent vers d'autres cœurs d'autres oreilles.

_________________




CONTE TRADITION ARABE

dimanche 18 avril 2010

UN "DAY DREAM" pour sunday solitaire écrire une petite nouvelle


LIRE A REBOURS
partir faire un tout sur la plage monsieur SOUCHE ET ODETTE



jouer de la mandoline pour accompagner Frankie dans son solo "le désir"
"fellini 's road" de MONICA casadei



réver à être l'arbre



rêve à devenir une dune



le sourire du chauffeur de frankie



ne pas être dindon de la farce



le tout est de faire partie du cirque
de Gavarnie Pyrénnées


passer dire bonjour aux copains


un petit pique nique


l'art des rencontres



belle prise


jumping d'obstacle


petite balade en rivière profonde


faire un tour sur le dos



étirement


bien commencer la matinée

écrire une petite nouvelle et l'envoyer lamangou@yahoo.fr et nous la mettrons sur ce blog

bien sur aprés vous étes visualiser dans toutes les images
belles inspirations

vendredi 2 avril 2010

Frérot et Sœurette Conte de Grimm


elle part voir la poissonne bleue et ses guffis
une autre histoire de soeurette et soeurette

elle part dans le morbillan


Frérot prit sa sœurette par la main et dit :
- Depuis que notre mère est morte, nous ne connaissons plus que le malheur. Notre belle-mère nous bat tous les jours et quand nous voulons nous approcher d'elle, elle nous chasse à coups de pied. Pour nourriture, nous n'avons que de vieilles croûtes de pain, et le petit chien, sous la table, est plus gâté que nous ; de temps à autre, elle lui jette quelques bons morceaux. Que Dieu ait pitié de nous ! Si notre mère savait cela ! Viens, nous allons partir par le vaste monde !
Tout le jour ils marchèrent par les prés, les champs et les pierrailles et quand la pluie se mit à tomber, sœurette dit :
- Dieu et nos cœurs pleurent ensemble !
Au soir, ils arrivèrent dans une grande forêt. Ils étaient si épuisés de douleur, de faim et d'avoir si longtemps marché qu'ils se blottirent au creux d'un arbre et s'endormirent.
Quand ils se réveillèrent le lendemain matin, le soleil était déjà haut dans le ciel et sa chaleur pénétrait la forêt. frérot dit à sa sœur :
- Sœurette, j'ai soif. Si je savais où il y a une source, j'y courrais pour y boire ; il me semble entendre murmurer un ruisseau.
Il se leva, prit Sœurette par la main et ils partirent tous deux à la recherche de la source. Leur méchante marâtre était en réalité une sorcière et elle avait vu partir les enfants. Elles les avait suivis en secret, sans bruit, à la manière des sorcières, et avait jeté un sort sur toutes les sources de la forêt. Quand les deux enfants en découvrirent une qui coulait comme du vif argent sur les pierres, Frérot voulut y boire. Mais Sœurette entendit dans le murmure de l'eau une voix qui disait : « Qui me boit devient tigre. Qui me boit devient tigre. » Elle s'écria :
- Je t'en prie, Frérot, ne bois pas ; sinon tu deviendras une bête sauvage qui me dévorera. Frérot ne but pas, malgré sa grande soif, et dit :
- J'attendrai jusqu'à la prochaine source.
Quand ils arrivèrent à la deuxième source, Sœurette l'entendit qui disait : « Qui me boit devient loup. Qui me boit devient loup. » Elle s'écria :
- Frérot, je t'en prie, ne bois pas sinon tu deviendras loup et tu me mangeras.
Frérot ne but pas et dit :
- J'attendrai que nous arrivions à une troisième source, mais alors je boirai, quoi que tu dises, car ma soif est trop grande.
Quand ils arrivèrent à la troisième source, Sœurette entendit dans le murmure de l'eau : « Qui me boit devient chevreuil. Qui me boit devient chevreuil. » Elle dit :
- Ah ! Frérot, je t'en prie, ne bois pas, sinon tu deviendras chevreuil et tu partiras loin de moi.
Mais déjà Frérot s'était agenouillé au bord de la source, déjà il s'était penché sur l'eau et il buvait. Quand les premières gouttes touchèrent ses lèvres, il fut transformé en jeune chevreuil.
Sœurette pleura sur le sort de Frérot et le petit chevreuil pleura aussi et s'allongea tristement auprès d'elle. Finalement, la petite fille dit :
- Ne pleure pas cher petit chevreuil, je ne t'abandonnerai jamais.
Elle détacha sa jarretière d'or, la mit autour du cou du chevreuil, cueillit des joncs et en tressa une corde souple. Elle y attacha le petit animal et ils s'enfoncèrent toujours plus avant dans la forêt. Après avoir marché longtemps, longtemps, ils arrivèrent à une petite maison. La jeune fille regarda par la fenêtre et, voyant qu'elle était vide, elle se dit : « Nous pourrions y habiter. » Elle ramassa des feuilles et de la mousse et installa une couche bien douce pour le chevreuil. Chaque matin, elle faisait cueillette de racines, de baies et de noisettes pour elle et d'herbe tendre pour Frérot. Il la lui mangeait dans la main, était content et folâtrait autour d'elle. Le soir, quand Sœurette était fatiguée et avait dit sa prière, elle appuyait sa tête sur le dos du chevreuil -c'était un doux oreiller - et s'endormait. Leur existence eût été merveilleuse si Frérot avait eu son apparence humaine !
Pendant quelque temps, ils vécurent ainsi dans la solitude. Il arriva que le roi du pays donna une grande chasse dans la forêt. On entendit le son des trompes, la voix des chiens et les joyeux appels des chasseurs à travers les arbres. Le petit chevreuil, à ce bruit, aurait bien voulu être de la fête.
- Je t'en prie, Sœurette, laisse-moi aller à la chasse, dit-il ; je n'y tiens plus. Il insista tant qu'elle finit par accepter.
- Mais, lui dit-elle, reviens ce soir sans faute. Par crainte des sauvages chasseurs, je fermerai ma porte. À ton retour, pour que je te reconnaisse, frappe et dis « Sœurette, laisse-moi entrer. » Si tu n'agis pas ainsi, je n'ouvrirai pas.
Le petit chevreuil s'élança dehors, tout joyeux de se trouver en liberté. Le roi et ses chasseurs virent le joli petit animal, le poursuivirent, mais ne parvinrent pas à le rattraper. Chaque fois qu'ils croyaient le tenir, il sautait par-dessus les buissons et disparaissait. Quand vint le soir, il courut à la maison, frappa et dit :
- Sœurette, laisse-moi entrer !
La porte lui fut ouverte, il entra et se reposa toute la nuit sur sa couche moelleuse. Le lendemain matin, la chasse recommença et le petit chevreuil entendit le son des cors et les « Oh ! Oh ! » des chasseurs. Il ne put résister.
- Sœurette, ouvre, ouvre, il faut que je sorte ! dit-il.
Sœurette ouvrit et lui dit :
- Mais ce soir il faut que tu reviennes et que tu dises les mêmes mots qu'hier.
Quand le roi et ses chasseurs revirent le petit chevreuil au collier d'or, ils le poursuivirent à nouveau. Mais il était trop rapide, trop agile. Cela dura toute la journée. Vers le soir, les chasseurs finirent par le cerner et l'un d'eux le blessa légèrement au pied, si bien qu'il boitait et ne pouvait plus aller que lentement. Un chasseur le suivit jusqu'à la petite maison et l'entendit dire :
- Sœurette, laisse-moi entrer !
Il vit que l'on ouvrait la porte et qu'elle se refermait aussitôt. Il enregistra cette scène dans sa mémoire, alla chez le roi et lui raconta ce qu'il avait vu et entendu. Alors le roi dit :
- Demain nous chasserons encore !
Sœurette avait été fort affligée de voir que son petit chevreuil était blessé. Elle épongea le sang qui coulait, mit des herbes sur la blessure et dit :
- Va te coucher, cher petit chevreuil, pour que tu guérisses bien vite.
La blessure était si insignifiante qu'au matin il ne s'en ressentait plus du tout. Quand il entendit de nouveau la chasse il dit :
- Je n'y tiens plus ! Il faut que j'y sois ! Ils ne m'auront pas.
Sœurette pleura et dit :
- Ils vont te tuer et je serai seule dans la forêt, abandonnée de tous. Je ne te laisserai pas sortir !
- Alors je mourrai ici de tristesse, répondit le chevreuil. Quand j'entends le cor, j'ai l'impression que je vais bondir hors de mes sabots.
Sœurette n'y pouvait plus rien. Le cœur lourd, elle ouvrit la porte et le petit chevreuil partit joyeux dans la forêt. Quand le roi le vit, il dit à ses chasseurs :
- Poursuivez-le sans répit tout le jour, mais que personne ne lui fasse de mal !
Quand le soleil fut couché, il dit à l'un des chasseurs :
- Maintenant tu vas me montrer la petite maison !
Quand il fut devant la porte, il frappa et dit :
- Sœurette, laisse-moi entrer !
La porte s'ouvrit et le roi entra. Il aperçut une jeune fille si belle qu'il n'en avait jamais vu de pareille. Quand elle vit que ce n'était pas le chevreuil, mais un homme portant une couronne d'or sur la tête qui entrait, elle prit peur. Mais le roi la regardait avec amitié, lui tendit la main et dit :
- Veux-tu venir à mon château et devenir ma femme ?
- Oh ! oui, répondit la jeune fille, mais il faut que le chevreuil vienne avec moi, je ne l'abandonnerai pas.
Le roi dit :
- Il restera avec toi aussi longtemps que tu vivras et il ne manquera de rien.
Au même instant, le chevreuil arriva. Sœurette lui passa sa laisse et, la tenant elle-même à la main, quitta la petite maison.
Le roi prit la jeune fille sur son cheval et la conduisit dans son château où leurs noces furent célébrées en grande pompe. Sœurette devint donc altesse royale et ils vécurent ensemble et heureux de longues années durant. On était aux petits soins pour le chevreuil qui avait tout loisir de gambader dans le parc clôturé. Cependant, la marâtre méchante, à cause de qui les enfants étaient partis par le monde, s'imaginait que Sœurette avait été mangée par les bêtes sauvages de la forêt et que Frérot, transformé en chevreuil, avait été tué par les chasseurs. Quand elle apprit que tous deux vivaient heureux, l'envie et la jalousie remplirent son cœur et ne la laissèrent plus en repos. Elle n'avait d'autre idée en tête que de les rendre malgré tout malheureux. Et sa véritable fille, qui était laide comme la nuit et n'avait qu'un œil, lui faisait des reproches, disant :
- C'est moi qui aurais dû devenir reine !
- Sois tranquille ! disait la vieille. Lorsque le moment viendra, je m'en occuperai.
Le temps passa et la reine mit au monde un beau petit garçon. Le roi était justement à la chasse. La vieille sorcière prit l'apparence d'une camériste, pénétra dans la chambre où se trouvait la reine et lui dit :
- Venez, votre bain est prêt. Il vous fera du bien et vous donnera des forces nouvelles. Faites vite avant que l'eau ne refroidisse.
Sa fille était également dans la place. Elles portèrent la reine affaiblie dans la salle de bains et la déposèrent dans la baignoire. Puis elles fermèrent la porte à clef et s'en allèrent. Dans la salle de bains, elles avaient allumé un feu d'enfer, pensant que la reine étoufferait rapidement.
Ayant agi ainsi, la vieille coiffa sa fille d'un béguin et la fit coucher dans le lit, à la place de la reine dont elle lui avait donné la taille et l'apparence. Mais elle n'avait .pu remplacer œil qui lui manquait. Pour que le roi ne s'en aperçût pas, elle lui ordonna de se coucher sur le côté où elle n'avait pas œil. Le soir, quand le roi revint et apprit qu'un fils lui était né, il se réjouit en son cœur et voulut se rendre auprès de sa chère épouse pour prendre de ses nouvelles. La vieille s'écria aussitôt :
- Prenez bien garde de laisser les rideaux tirés ; la reine ne doit voir aucune lumière elle doit se reposer !
Le roi se retira. Il ne vit pas qu'une fausse reine était couchée dans le lit.
Quand vint minuit et que tout fut endormi, la nourrice, qui se tenait auprès du berceau dans la chambre d'enfant et qui seule veillait encore, vit la porte s'ouvrir et la vraie reine entrer. Elle sortit l'enfant du berceau, le prit dans ses bras et lui donna à boire. Puis elle tapota son oreiller, le recoucha, le couvrit et étendit le couvre-pieds. Elle n'oublia pas non plus le petit chevreuil, s'approcha du coin où il dormait et le caressa. Puis, sans bruit, elle ressortit et, le lendemain matin, lorsque la nourrice demanda aux gardes s'ils n'avaient vu personne entrer au château durant la nuit, ceux-ci répondirent :
- Non, nous n'avons vu personne.
La reine vint ainsi chaque nuit, toujours silencieuse. La nourrice la voyait bien, mais elle n'osait en parler à personne. Au bout d'un certain temps, la reine commença à parler dans la nuit et dit :
- Que devient mon enfant ? Que devient mon chevreuil ?
Deux fois encore je reviendrai ; ensuite plus jamais.
La nourrice ne lui répondit pas. Mais quand elle eut disparu, elle alla trouver le roi et lui raconta tout. Le roi dit alors :
- Mon Dieu, que signifie cela ? Je veillerai la nuit prochaine auprès de l'enfant.
Le soir, il se rendit auprès du berceau et, à minuit, la reine parut et dit à nouveau :
- Que devient mon enfant ? Que devient mon chevreuil ?
Une fois encore je reviendrai ensuite plus jamais.
Elle s'occupa de l'enfant comme à l'ordinaire avant de disparaître. Le roi n'osa pas lui parler, mais il veilla encore la nuit suivante. De nouveau elle dit :
- Que devient mon enfant ? Que devient mon chevreuil ?
Cette fois suis revenue, jamais ne reviendrai.
Le roi ne put se contenir. Il s'élança vers elle et dit :
- Tu ne peux être une autre que ma femme bien-aimée !
Elle répondit :
- Oui, je suis ta femme chérie.
Et, en même temps, par la grâce de Dieu, la vie lui revint. Elle était fraîche, rose et en bonne santé. Elle raconta alors au roi le crime que la méchante sorcière et sa fille avaient perpétré contre elle. Le roi les fit comparaître toutes deux devant le tribunal où on les jugea. La fille fut conduite dans la forêt où les bêtes sauvages la déchirèrent. La sorcière fut jetée au feu et brûla atrocement. Quand il n'en resta plus que des cendres, le petit chevreuil se transforma et retrouva forme humaine. Sœurette et Frérot vécurent ensuite ensemble, heureux jusqu'à leur mort.

mardi 30 mars 2010

La métmorphose du cochon :appel de témoins



je recherche des témoins d'une telle métamorphose
des CIRCÉE CONTEMPORAINE
que sais -je ?

Je suis en écriture sur le thème de la métamorphose d'un homme en cochon
alors tous vos souffleries seront dans mon oreille et je l'intégrerai à mon histoire
à voir et entendre à BORDEAUX LE 26 AVRIL

SI VOUS n'arrivez pas sur le commentaire

lamangou@yahoo.fr



GOUGET, Louis (1877-1915) : La Métamorphose (1910). Saisie du texte : O. Bogros pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (06.II.2005)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Courriel : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] obogros@ville-lisieux.fr
http://www.bmlisieux.com/
Diffusion libre et gratuite (freeware) Orthographe et graphie conservées. Texte établi sur l'exemplaire de la médiathèque (Bm Lx : nc) du n° spécial d'avril 1973 de la revue Le Mois à Caen et en Basse-Normandie.
La Métamorphose
~*~

Créé au banquet des Avocats
15 janvier 1910.


« Dis donc, José », qu'li dit Victoire,
« J'n'avons pus d'lard dans not' saleu,
« Faudrait bien qu't'allisses à la foire
« d'Harcourt, qui s'tient tout dret annieu.
« Coule ta blaude et mets tan capet
« Et va-t-en nos cri un goret.
« Mais surtout n'luque pas trop longtemps
« Un coup l'affaire faite, r'viten,
« Car si t'avais l'malheu d'auluer,
« Et par-dessus tout de t'saôler,
« Tu serais raid'mal considéré.
« Crés-mé ! José ! Crés-mé ! Crés-mé. »
Sans répliqui, José s'nallit.
Quand su la foire il arrivit,
Il gagnit tout dret à la cage
Où grognant tertous, faisaient rage
Des cochons d'tout sexe et d'tout âge
Des truies, des gorets, des verrats.

« Boujou, José », qu'li dit Maufras.
« En voulous un. J'n'ai un gras.
« Guettez-lé. C'est rond, c'est luisant,
« Cha beut du lait comme un éfant,
« Cha peut s'appeler eune bête d'race.
L'voulous. C'hest pas qui m'embarrasse,
Car si j'n'vends çu cochon,
Je l'mène au concours, nom dé nom.
I vient d'Bayeux dret en wagon.
Ah qué pays por les cochons!...
Enfin, l'voulous ? Causez-mé donc! »
- « Hé, combien qu'vos en voudériez ?
- « Hé! Combien qu'vos m'en donnériez ?
- « J'n'en donnerais co pas bié pus
D'chent sous avec dix écus ! »
- Quérious, mais, à çu compte-là
Faudrait mieux s'mett' avocat,
Rien qu'por j'l'plaider l's'affaires d'office.
Dix écus, c'est-i d'la justice,
- Dix écus, vieux, j'crés qu'tu rigoles,
J'n'l'baillerais pas pour quatre pistoles! »
- Eh bié, gardez-lé, c'est trop ché
Y a pas d'marché fait... » Pas de marché ! »

- « Savous bié tous deux qui qu'vos êtes ? »
- « Non, mait', Jean » - « Bié, vos êtes deux bêtes
Comment, vos vlà à cent sous preus,
Cassez-mé donc la pièce en deux
Allons, José, ouvr'mé ta pouque - »
Le cochon dans l'sac fit « plouque »
Et s'mint à brair' tout à vau l'bourg,
A rendre l'tambourineux sourd.
José s'disait : « Vlà m'n'affaire faite
Man cochon su'l'dos, tout d'eune traite
J'm'en vas cheux nous pa l'chemin l'plus dret
Sans supper un pauv'sou d'café »
Mais vlà qui rencontrit maît' Pierre !
- Savez bié, l'sien du Luminaire,
Qu'était sec comme un hareng saur,
Dans c'temps-là il n'était co pas mort,
Il trachait à travers la foire
Quéqu'un qui lui payit à bère
- « Té vlà ! José! c'est du nouvé
J'vais à ta figur' qu't'as sé »
« Ah j'vos remercie, tenez maît'Pierre
« J'ai man cochon, et pis Victoire
M'attend. O frait cor eune histouère. »
- « Ah grand mal lagui, grand mal botté,
C'est donc pas té qu'est maît' cheux té
T'as peux d'ta femme, feignant, c'est elle,
C'est pas té qui porte les bertelles
Et vlà - ti pas un grand coup d'fait
Quand tu m'payerais un sou d'café
Mets tan cochon au coin de la porte,
Y a pas d'danger qu'on t'l'emporte
Vi-t'en do mé, grand débragui ! »
José n'aime pas à s'faire becqui
Comm' l'aut' commençait à l'piqui,
Dans l'auberge vlà qu'il entrit.

Y avait là tout'eune attablée,
D'gâs qu'avaient la goule alleumée,
Des gâs d'Culey, d'Croisilles, d'Clécy,
D'Saint-Martin, de Hamars, de Ceurcy,
Et jusqu'à n'un bosquain d'Lassy
Maît'Louis, maît'Cceuru, maît' Houssaie
Y pernaient chacun eune tassée
Dudouit, Dumont, Dubois, Duva,
Jusqu'au Jodu, dit Goule-d'Ava,
Qu'a les g'noux faits comme un vieux gvà,
Qu'est si feignant qu'il n'veut rien faire
Si que non, feumer, mangi et bère
- « Boujou, José ! - Boujou, les gâs. »
« Siesse-té, véyons » Ah j'n'peux pas
J'n'prends qu'un verre et pis j'men'vas
Car Victoire m'attend ileu – bas
J'm'en vas. J'm'en vas! » Mais vlà-t-i pas
Qu'n'o s 'mint à causer politique.
- « Etous co por la République ? »
« Cha dépend, véyez, j'n'sais pas
« Les gvâs n's'vend' pus, ni les vias »
- « L'aveine n'tout, l'blé est à don.
- « Cha n'marchait pas comm'cha spé donc
Au temps du p'tit Napoléon
- Cha r'viendra, p'têt bié, qui qu'no sait ?
Qué qu'vos en pensez, vous, José ?
« Ah mé, véyez, j'm'occupe pas d'cha
Cha va-t'i bié, cha va-t' i ma,
Cheux nous, no n'sait comment qu'cha va
N'y a qu'la femme qui lise l'journa. »
Vlà comm' José causait, causait
A force d'causer, il beuvait,
A force d'bère, i d'venait vaseux
I commençait à cligni d's'yeux
Sa langue était embarrassie.
Il relevait sa blaude d'eune brassie.
I n'terbuquait co pas, pourtant ;
I n'était pas sà, mais il était temps.
A côté d'li, y avait l'grand Huet
Qui n'cherch' jamais qu'l'diable à tuer.
Quand c'est qui vit qu'José s'amenait,
Sans faire maine de rien i sortit
Cherchit la pouque et l'avisit
Et d'avec elle i jastoisit
I fit d'quay - « Oui, mais qui qui fit ? »
D'quay d'rôle. Laissez-mé respirer.
Et d't'a l'heur', j'vas vos l'raconter.

- « La fille! Combien qu'il en dépend ? »
- « Vingt sous, m'sieu ! » « Tiens, vlà t'n'argent »
José s'acquitte et du coup s'rend
Cheux li, san cochon su san dos.
I faisait claqui ses sabots
Comme l'gva à not' duchesse.
- « Ah! qui disait ! Quand ma bougresse
Man p'tit cochon, va vé ta graisse,
O va s'frotter les estomacs,
Car c'est pas por menti, t'es gras
Et tu n'm'coûte co pas bié cher.
J'sieux bié content d't'avé acheté.
Et té, es-tu content, vieux frère ?
- Tiens, t'as eune drôle de façon d'braire :
C'est pas un grognement, un oinchement ;
No dirait qu'c'est comme un jappement.
Ouah, m'n'oreille s'met à côner ;
C'est les sous d'café d'cheux Binet...
Mais non, il jappe. - Ah ! l'vieux farceux.
Ce cochon-là c'est un moqueux.
I n'est pas quien. - I veut l'faire craire.
Oui mais, çà n'prendra pas, vieux frère.
Oinche, grogne, jappe, hurle ou brait,
Tant pis por té. Dans man buret
J'vas t'met' et t'soigni comme' j't'aime.
Tu fais l'quiert, t'es cochon tout de même.
- Mais j'm'dépêche de t'rapporter
Car Victouèr' va co disputer. »

Dans l'hât d'l'a cour o l'attendait.
O groussait, grondait, s'morfondait ;
O l'avait prins l'manche à balai !
« Mais qui qu' fait, José, qui qui fait ?
I traîne sa blaude dans quéque café ;
Quand qu'c'est qui va co r'arriver.
Mais j'vas l'derchi, ce grand bégas !
- « Eh bié, me vla ! - Es-tu pé sas ?
- « Ab bié, du coup, tu n'voudrais pas.
Mé sas, mé sas, quand j'nai pris rié.
Jsieux-t-à jeun, j'communierais bié. »
- Tu sens pourtant rudement l'iau-de-vie ! »
- « Ah! n'cause pas comme cha, ma jolie.
J'sieux content, j'ai eu au marché
Un bon p'tit cochon, pas trop ché
Il est gras et biau, I résonne
Itou quasi comme eune personne,
Car por s'moqui d'mé, jcrés bien,
L'long du chemin, i déganait l'quien »
- « Fais-lé vée. Ah! qui qu't'as là-dedans
C'est un quien. I m'mord do ses dents.
C'est un vrai quien. »
« Ah! cré bon sens! »
- « Faut-i qu'j'aie un homme qui soit bête,
A quéque coup m'fra péter la tête.
Faut-i qui sait bête, çu démon,
D'prendre un quien por un cochon.
- « Ah n't'écauffe pas, cré mé, Victoire,
Quand je l'ai acheté sur la foire,
I l'était cochon comme père et mère,
Mais pour qu'i sait devenu quien
Y a d'quay la-dessous qu'est pas chrétien.
Çà deut être une bié drôle de chose;
C'est-i pas eune bêt amorphose.
Y a des sorciers qui pourraient bien
Fair' qu'un cochon devienne un quien. »
- « Y a pas danger qui t'changent en bête, té ;
Y a longtemps qu'c'est fait.
- Victouère ! m'n'érgue pas, tais-té,
J'vas met’ l'quien dans man buret
Et d'main j'verrai c'qui s'est passé ! »
- Là-dessus ils s'en furent se couchi.
Ils n'durent pas biaucoup s'embrachi
Car Victoire, terjous cruelle,
Tournit l'nez du côté d'la venelle
- Le lendemain quand ils s'réveillirent
Ils pensirent au buret, y allirent.
Ils firent des « hélô » ! des « hélas! »
Queriez-mé ou n'me quériez pas,
J'sais bié qu'c'est là un drôl' d'cas
Mais, j'vous l'jure, nom dé nom dé nom
C'est pus fort que d'jouer au bouchon,
L'quien était red'v'nu cochon.

Caen, 15 janvier 1910

mercredi 24 mars 2010

mercredi jour de l'amour dans mon almanach



un spectacle à voir

Le mercredi est l’heure de l’amour dans l’almanach de Frankie

"L'enfant est par nature sauveur. toujours et partout il sauve l'essentiel"

"L’homme est le fils des obstacles, selon un proverbe chinois. Il est aussi et surtout le fils de ses collusions fortuites, de ces jonctions fulgurantes, de ces éclats d'éveil dont crépite la Vie, quand l'âme est aux aguets"
Christiane Singer

« L'amour n'est pas un état émotionnel »,
« ni une vulgaire vidange où la vibration ne se limite aux triangles des Bermudes des poils du pubis, le triangle l’esprit , le cœur , et parfois la bouche d’en bas, c’est la goyave sur le nombril du monde à condition de ne pas être un sperme de nombril »
Frankie Pain

« Plus votre coeur est grand et plus vous l'êtes vous-même »
« Alors soyez pas si méchant quand vous croisez des plantureuses car tant qu'elles n'ont pas trouvé à donner leur vraie amour çà gonfle, vous comprenez çà messieurs
qui préférez prendre des trayeuses plutôt qu’une femme que vous ne prendriez que pour cela !

Même si l'homme a beaucoup évolué il y a des restes de races encre encore très dinosaures dans leur mode de regard sur l'autre mais qu'il ne se trompe pas ce qu'il est avec la femme inconnue il l'est avec celle qu'il dit être sa femme et sur sa fille alors faisons gaffes aux négligences de style elle vous rattrape vite çà colle à votre peau … » Frankie Pain

« Qui ne se connaît pas ne peut aimer »

« La beauté de chaque chose repose sur notre aptitude à l’apprécier »

« Dans un monde cruel et amer, une goutte d’amour est comme un oasis dans le désert, le sourire peut en être le vecteur » inconnu et Frankie Pain


« L’amour est une grande force mais il faut être fort pour avoir un amour pur »

mardi 23 mars 2010

« Tout schuss »






VERNISSAGE VERNIS N'EST JAMAIS SAGE "méfiez-vous de l'eau qui dort" !



le cigle de l'agence de pub qui vient de mourrir


« Tout schuss »


À toute vitesse
Directement, tout droit


Les expressions métaphoriques venues de la neige, et plus précisément des pistes de ski, sont peu nombreuses et nous en tenons ici une belle.

Tout germanophile nous dira que 'Schuss' désigne un tir ou un coup de feu, ce qui fera dire aux autres : mais quel lien peut-il donc y avoir avec le ski, si ce que prétend le paragraphe précédent est vrai ?

Eh bien il se trouve qu'en allemand et à skis (les deux n'étant pas incompatibles), "Schussfahrt"[1] est un terme qui désigne une descente directe, en suivant la ligne de plus grande pente.

Alors inévitablement, celui qui, contrairement au débutant, n'hésite pas à descendre les pistes tout schuss (par apocope de 'Schussfahrt') va incontestablement à la fois tout droit et très vite, ce qui suffit amplement à justifier les sens de notre expression, qui reste toutefois relativement peu utilisée hors des stations de ski.

[1] Où 'Fahrt', qui n'a vraiment rien à voir avec le fart des skis, désigne une marche, un parcours ou un déplacement, et est issu du verbe 'fahren' qui veut dire aller ou conduire.





SCHUSS

vous aimez les carré les chiffons les belles choses créees


K Barré 5

aux Chiffons

samedi 27 mars 2010

19 heures 30

Avec

Jennifer K. Dick

Rita Baddoura

Alain Robinet

&

Christophe Marchand-Kiss

Aux Chifffons
90 rue Marcadet
75018 Paris

Métro 12 / Jules Joffrin
Métro 4 / Marcadet-Poissonniers

une boite de rub qui j'aimaimais se ferme, il n'y a pas que les entreprises




tous mes voeux pour un rebondissement possible

accompagnons là dans nos pensées merci à vous tous pour la continuité de l'art en majeure


l'amie catherine
digital artists
une nouvelle histoire est en graine quelque part tu ne sais pas mais c'est sur

vendredi 19 mars 2010

(Henri Gougaud, Le livre des chemins)


Le roi qui n’avait jamais tort



Ce roi-là était coléreux mais il s’estimait délicat, cruel mais il se croyait juste, peureux mais il s’imaginait aussi fier qu’un chêne à midi. Il ignorait qu’en vérité, tant par derrière que devant, il était fou comme le vent. Tous les matins, dès son lever, il se retirait un moment avec son moine préféré, et les mains jointes il lui chantait à peu près le même refrain.

- Que l’on soit d’accord avec moi, voilà, monsieur mon confesseur, ce qui m’est le plus nécessaire. Cela me fait du bien, cela me dénuage, cela me remplit de beau temps. Voyez-vous, je hais les conflits. Les semeurs de disharmonie me sont infiniment odieux. Ils méritent qu’on les démembre, qu’on les empale lentement, qu’on les fasse rôtir vivants sur des grills hérissés d’aiguilles. N’ai-je pas raison, dites-moi ?

- Sans aucun doute, majesté.

- Voilà ce qu’il me plait d’entendre.



Il avait donc, au fil du temps, dépeuplé son gouvernement. Tel ministre, pour un « oui mais » avait mijoté jusqu’à l’os dans une soupe de châtaignes, tel autre avait subi le pal pour une moue trop appuyée. Bref il advint qu’un jour de pluie il se retrouva face à face avec le dernier survivant, un jeune chef de cabinet malin comme un voleur d’oiseaux.

- Miserere ! gémit le roi. La fidélité, mon garçon, a cessé d’être, de nos jours, une vertu ministérielle. Que le diable emporte ces traîtres ! Heureusement, toi, tu es là. Tu m’aimes, toi.

- Oui majesté.

- C’est parfait, mon fils, continue. Et maintenant, il le faut bien, parlons de l’état du pays. Tu sais que nos coffres sont vides et que le peuple meurt de faim. J’ai trouvé, je crois, le moyen de nous redorer la finance. Si je me trompe, tu le dis, n’hésite pas, tu me connais.

- Vous tromper, vous ? C’est impensable ! Majesté, je suis tout ouïe.

- Il paraît que l’or pousse en terre.

- En effet, sire, il doit rester quelques filons inexplorés.

L’autre ne parut pas l’entendre. Il s’exclama, illuminé :

- Réfléchis donc, mon bon ami. Pour que l’or pousse droit et dru, il faut d’abord qu’il soit semé !

Le jeune homme eut un peu de mal à capter la démonstration tonitruante de son maître, mais il répondit :

- Oui, bien sûr !

- Prends donc ce qui nous reste en caisse, trouve une friche bien cachée, laboure-la, et ensemence. Le printemps venu, on récolte et voilà, le tour est joué. Suis-je pas un génie ?

- Vous l’êtes, majesté.



Le malin courut à la banque, emplit, ordre du roi, son sac, l’enfouit derrière les jambons au fond de son garde-manger, s’en fut sur la lande anonyme, laboura consciencieusement et sema du blé ordinaire. Quand ce fut fait :

- Emmène-moi, dit le monarque à son ministre, je veux voir mon champ de tout près, mais en secret, gare aux voleurs !

- Oui, à vos ordres, majesté !

Ils chevauchèrent déguisés l’un en borgne, l’autre en bossu. Chemins déserts, petits sentiers, après une demi-journée, au fond d’une vallée touffue, les voici au bord d’un torrent.

- C’est encore loin ?

- Nous y sommes. Allons, courage, traversez !

Au milieu de l’eau rugissante le roi ne tomba pas tout seul, son jeune ministre l’aida d’un grand coup de trique assassine.

- Malheur ! Misère ! Je me noie !

- Oui majesté, assurément, vous avez mille fois raison, vous vous noyez, c’est évident!

Le jeune homme s’en retourna. On dit qu’il coiffa la couronne. Fut-il sage ? Non, il fut roi, ni comme toi, ni comme moi.



(Henri Gougaud, Le livre des chemins)

pour avoir le conte de HENRI GOUGAUD
ALLER SUR SON SITE ET SUR SON BLOG ET INSCRIVEZ - VOUs

lundi 15 mars 2010




«Il y a une vitalité, une force de vie, une énergie qui est transmise à travers vous dans l'action, et parce qu'il n'y a qu'un seul vous à tout moment, cette expression est unique. Si vous la bloquez, elle n'existera jamais à travers aucun autre médium que vous et sera donc perdue. Le monde ne la connaîtra pas. Ce n'est pas à vous de déterminer sa qualité, ni de la comparer avec d'autres expressions. Votre travail est de garder le canal ouvert.»
– La chorégraphe Martha Graham

dimanche 14 mars 2010

Premier Votons et pour de l'année tendresse et de la semaine tendresse


Deux magnifiques sorcières hier se sont penchées sur leur destin et le destin de leurs soeurs et frères, compagnons et compagnonnes
Un film de comédie eu lieu
là nous pourrions écrire sous forme d'extras réels de l'observation tout semble ne pas dépasse le traingle des bermudes du poils du pubis

allez allez aujourd'hui on vote , vous ne voyez pas le rapport

si
avoir de la tendresse et un acte citoyen

un acte de respect envers l'autre , un acte d'observation et de reconnaissance du don de lui que l'autre à fait

bref
pour aujourd'hui une liste de citation
cueillis dans le web
les auteurs tous ne sont pas marquéS
mais en tapant citations tendresse vous pourrez les rejoindre et quand je l'ai aurai saiss à nouveau je le remettrai compléter

Bon dimanche
Bon vote
Allez aux urnes est important
Nous n'avons pas grande place pour décider mais une voix peut ouvrir de nouvelles voies,
si cela pouvait être vrai

Il faut nous secouer

Tout va « avolo »
même des valeurs qui ne coûte presque rien et pourtant qui donne de la colonne vertébrale

je ne vous raconterai pas mon premier appel un homme marié voulant faire visite
et demandant à 8 h des talons haut pas de nouvelle depuis un an et deux mois et le port du caouchou je lui demandais s’il avait pris des cours et il avait inscrit dans ses habitudes
C’est toujours flatteur que l’on vous garde précieusement dans la liste des bonnes affaires

Quelles fleurs ?
Petit déjeuner fruits ou croissant ?
Les rain coats , j’en ai enfin toujours sur moi !

Sa rencontre avait laissé un bon souvenir et avait eu une fonction d’effacer une violence de parole de la part d’un vieux conteur colérique qui sur mon gros poids m’avait dit que je n’était même pas une femme

Et à cette grande tendresse verbale de la part d’un grand auteur c’est plus dur que si c’était votre boulanger

Et ce « « m » » de ce matin m’avait bien montré à brûle le pourpoint que femme j’étais et je serai jusqu’à perte pette.

Voyez vous lors de l’agression verbale 20 pintades avaient baissé le nez ne rien dire ,
Ces témoins là avaient acquis même plus de tendresse envers elle-même .
Ce jour là , j’avais eu du mal a quitté ma place, mes jambes se dérobaient,
Aujourd’hui quand d’aventures je croise des ces conteuses , je suis très polie mais ma parole s’arrête à ce moment là.
Chaque petit geste ou parole peut détruire ce dont précieux dont chacun en a la carte et ses multiplications ;
Un an pour la regarder de prés cette tendresse, là où elle est , là où elle pourrait être, la où elle vibre ;

Merci de m’envoyer des anecdotes des témoignages ; c’est mon acte politique d’aujourd’hui en plus d’aller voter

Merci de votre attention ;
lamangou@yahoo.fr
si vous n’y arrivez pas encore avec les commentaires en suite de ce messages il sera recopier sur le blog ;


amour, gentillesse, affection, attachement, attendrissement, effusion, caresse, amabilité, douceur, amitié,

Il y a des coeurs qui n'arrivent que par la lassitude jusqu'à la tendresse

La tendresse du coeur, c'est ce que la nature reconnaît donner aux hommes en leur accordant les larmes ; c'est là la meilleure part de nos sentiments

Peu de femmes inspirent la tendresse après l'amour, peu d'hommes ont la courtoisie de la feindre.

[Maurice Chapelan] [+]
Extrait des Amoralités familières [+]

Il n'y a pas de dureté plus implacable que celle des regards qui sont revenus de la tendresse.

[Etienne Rey] [+]
Extrait de la préface de De l'Amour de Stendhal [+]

L'ironie n'est souvent qu'une pudeur de la tendresse.

La tendresse du père est presque toujours en conflit avec les intérêts du chef.
Marguerite yourcenar


La tendresse est le repos de la passion.
De joseph
La tendresse est l'abat-jour de la passion.Extrait des Mémoires d'Hadrien [+]

La force de ceux qui aiment apaise même les tourments, la tendresse des femmes recèle tant de puissance.


Il y a toutes sortes d'amours et, à l'intérieur de chacun d'entre eux, une infinité de degrés et de paliers, qui s'appellent affection, adoration, attachement, inclination, tendresse, passion et le reste

La mère qui laisse voir toute sa tendresse à ses enfants crée en eux l'ingratitude : l'ingratitude vient peut-être de l'impossibilité où l'on est de s'acquitter.

On doit avoir pitié des uns et des autres, mais on doit avoir pour les uns une pitié qui naît de tendresse, et pour les autres une pitié qui naît de mépris

Dieu n'a pas créé l'homme et la femme l'un après l'autre. Il a créé deux corps jumeaux unis qu'il a tranchés depuis le jour où il a créé la tendresse

Vous savez ce que ça veut dire de rentrer chez soi le soir auprès d'une petite femme qui vous comble d'amour, de tendresse, d'affection ? Ca veut dire que vous vous êtes trompé de maison

Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse

L'amour, ce n'est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais de faire des choses ordinaires avec tendresse

Qu'est-ce donc que toute notre tendresse ? Rien. - qu'une petite vague qui racle sur la terre et s'en retourne à la haute mer

L'amour a des tendresses que nous n'apprenons point qu'auprès de nos maîtresses

Tout le devoir ne vaut pas une faute qui s'est commise par tendresse.

Rien n'est petit dans l'amour. Ceux qui attendent les grandes occasions pour prouver leur tendresse ne savent pas aimer

La tendresse tue. L'absence de tendresse assassine.

La tendresse sauve tout Quand l'amour a mis les bouts.

Sans la tendresse L'amour ne serait rien.


Le caractère normal de la vie sexuelle est assuré par la conjonction vers l'objet et le but sexuel de deux courants, celui de la tetendrendresse et celui de la sensualité.


Celui de la tendrese et de la sensualité
Sigmund freud [Sigmund Freud

On doit avoir pitié des uns et des autres, mais on doit avoir pour les uns une pitié qui naît de tendresse, et pour les autres une pitié qui naît de mépris.

Pitié nait du mépris
Blaise pascla [Blaise Pascal] [+]

y a toutes sortes d'amours et, à l'intérieur de chacun d'entre eux, une infinité de degrés et de paliers, qui s'appellent affection, adoration, attachement, inclination, tendresse, passion et le reste.
Jean simard

L'aurore ressemble à un regard d'une tendresse infinie.
La maisn des remous
Nicole houde

La tendresse est plus forte que la dureté, l'eau est plus forte que le rocher, l'amour est plus fort que la violence.

Hermann hesse [Hermann Hesse

[Nicole Houde] [+]
Extrait de
Ce serait donc ça le plaisir ? La tendresse et les muscles mêlés, ensemble, se liant et déliant ?

Robert la londe le derniers des mohicans [Robert Lalonde] [+]
Extrait de Le Dernier
La tendresse est respect et émerveillement de libre connaissance à travers la fibre de la fidélité...

Rina lasner les miroirs [Rina Lasnier

Il y aurait beaucoup de tendresse à apprendre des loups et beaucoup de férocité des tourterelles
Yvan audouard
Chaque écrivain tout au long de sa vie exprime un seul thème. C'est la nécessité de compréhension, de tendresse et de persévérance dans l'infortune chez des individus traqués par les circonstances.


Tennesse william
Dans l'adultère ont habituellement leur part la tendresse et l'abnégation ; dans l'homicide, le courage ; dans les profanations et le blasphème, certaines lueurs de satanisme.borges


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lundi 8 mars 2010

« Rabattre / rabaisser le caquet » féte des grand mères, des femmes et des Françoise





Faire taire quelqu'un.
Forcer une personne à être moins insolente, la remettre à sa place.


Au commencement, au début du XIVe siècle, était la 'caqueteresse' ou la "femme bavarde"[1].

Au milieu du XVe, le verbe 'caqueter' voulait dire 'bavarder' et le déverbal 'caquet' désignait à la fois un "bavardage indiscret, importun" humain et le cri de certains animaux (comme le gloussement de la poule qui vient de pondre son oeuf, par exemple).
Au même moment apparaît rabattre[2] le caquet (de quelqu'un) qui veut dire "faire cesser le bavardage " dérangeant de cette personne, donc la faire taire.

C'est au début du siècle suivant qu'on utilisera aussi le verbe 'rabaisser', époque à laquelle on trouvera également les versions avec les verbe 'abattre' et 'abaisser', sans que ceux-ci aient survécu jusqu'à notre époque.

Souvent utilisée en désignant des personnes insolentes ou imbues d'elles-mêmes, on a tendance à lui préfèrer maintenant clouer le bec.

[1] Pléonasme, diront certaines mauvaises langues.

[2] Avec son sens de "faire redescendre, remettre à un niveau plus bas, faire retomber avec force ou vivacité"

on peut aujourd'hui avoir envie de rabattre le caquer à quelqu'un qui s'ingénue à ne jamais répondre dans le texte de l'autre toujours dans un regard global , jamais singulier au dire avec la politesse plaquer qui pléonasme avec son insolence

il faut trouver alors le moyen de le rabattre sans trop se répandre
ou conclure définitive sauf en affaire

bonne sainte françoise

Voici un petit écrit sur mes trois fêtes en l'honneur de la Femme et de NOUS les Françoise
BISES et à bientôt de se revoir fin Mars ( quel jour préfères-tu entre le 26-29-30 mars )


Les trois petites fêtes !

Ou

Trois petites fêtes et puis s'en vont !

***************

Hier 7 Mars, c'était la fête des grands mères

Aujourd4hui 8 Mars c'est la fête des femmes

Demain 9 Mars c'est la Ste Françoise

Donc la mienne puisque c'est mon prénom,




Chanceuse me direz vous !

Possible après coup,




Je vais être MAMY pour la 4ème fois ;

Emanuel a 9 ans, Maeli bientôt 6 et Ludovic Andre porte tout juste ses 3 ans,

Hier j'étais triste de ne pas les avoir autour de moi

Ces chers bambins qui habitent dans le froid

Là bas quelque part au Québec

Et à distance je leur fais de gros becs1 .

Leur Mamie Marga n'est pas une grand mère ordinaire

Ils l'aiment et me le font savoir via le Net,




Si il y a 15 ans j'étais plutôt féministe

Revêtais mon armure, mon bouclier et mon épée

Pour combattre ces foutus bons hommes qui l'opprimait,

Aujourd'hui je me contente d'être et de me sentir enfin FEMME

Douce et dure tout à la fois

Heureuse de me blottir tout contre l'homme que j'aime

Accueillant ma vulnérabilité dans ses bras protecteurs,

Ainsi l'être blessé a pu se guérir ( dans de gais rires )




Quant à Françoise, bien qu' étymologiquement cela signifie femme libre

Je ne me la suis pas souhaitée souvent

Tellement ma chair souffrait à chaque fois que l'on m' appellait par mon prénom.

Il y a dix ans j'ai pris le Sur-Nom de Marga

Me libérant ainsi du poids familial lié à mon identité

Accueillant la petite francinette2 dans sa quête de Liberté,




Que ce chemin parcouru individuellement

Profite aux femmes collectivement

Remédiant définitivement

à leur triste sort dans les statistiques3

Françoise Bannwarth