Extrait
de mon journal de la casbah Santaga
Je
me sens à une place de capitaine d’un gros voilier tout à porter de main.
Le
cadre avec mon chauffeur marocain et son sourire qui éclaire le mien à la fin
de mon premier tour d’écriture dans la casbah premier bureau.
Le
tableau des femmes bleues du bord du Sénégal, elles pilent le bébé dans le dos.
Clignant des yeux j’entends le pilon et des murmures sortant des mouvements ; en haut le pilon, en bas en haut le pilon en bas…La bouilloire électrique
est à son maximum de bulles. Je ne bouge pas, elle se calme toute seule…
L’odeur
du bouquet de jacinthes m’arrivent jusqu’à mon trône s’il pouvait y avoir leur
odeur en plus de la couleur de chacune : l'odeur du parme, du jaune
orange, du violet pastel , du rose , du blanc. Il me faudrait un nez pour capter
toutes ces couleurs.
Ah !
La traversée de la souris.
Quand je suis sur le siège du capitaine de la maison elle ne s’attarde pas, je pousse mon "kiaïl "question de montrer mon autorité et ma priorité dans le lieu, et çà ne badine pas, çà disparaît dar dar.
Quand je suis sur le siège du capitaine de la maison elle ne s’attarde pas, je pousse mon "kiaïl "question de montrer mon autorité et ma priorité dans le lieu, et çà ne badine pas, çà disparaît dar dar.
La
machine à laver amorce le dernier essorage, l’avion a eu droit de la tour de
contrôle : attachons nos ceintures on va décoller.
Un
bruit de cacophonie suit très vite çà
dingue .Déposés casserole, égouttoir,
tawack avant d’être rangés, ils s’y sont installer comme les palombes sur la branche. Alors. De leur tombée, la
cacophonie s’en suit.
Le
gardien glisse le courrier sous ma porte. Le bouger de la biscotte autrement
elles seront calcinées. Juste une bascule en avant, un mouvement de stretching
latéral droit vers l’étagère à torchons de cuisine, le four est ouvert…hum le
pain céréale active la vigueur du pif de toutes les petites graines. La poudre de
café, l’eau chaude, le lait. Tout est prêt.
Françoise Frankie Pain La Mangou
belle journée

