samedi 15 mai 2010

Sotigui-kouyate



Sotigui Kouyaté "Bonne arrivée" avec Henri Gougaud Junior Birba Alassane Kouyaté musique Didier Nana Halima Hamdane Ludovic Souliman

Bonne arrivée le 18 Mai à 20h30 au Lavoir moderne

ANOUMAYE

Soirée Contes en hommage à Sotigui Kouyaté et au profit de Anoumayé

Avec Henri Gougaud Junior Birba Alassane Kouyaté musique
Didier Nana Halima Hamdane Ludovic Souliman

Dans la cour de Djeliya, nous nous sommes assis sous l'ombre apaisante de l'arbre.
Nous avons partagé les fruits du grand arbre aux racines profondément enfoncées dans la terre des ancêtres.
Les fruits étaient bons, si bons qu'ils ont fait battre nos cœurs,si bons qu'ils ont fait naître du rire dans nos larmes, du rêve dans nos vies,de la lumière dans la peur de la nuit, de l'espoir, de l'amour…

Sotigui Kouyaté était cet homme arbre soleil généreux,et nous lui rendrons un hommage vibrant ce 18 mai,un hommage plein de rires et de chants,de fruits gorgés de la parole vivifiante des contes.

"Ecoute plus souvent
Les choses que les êtres,
La voix du feu s'entend,
Entends la voix de l'eau
Ecoute dans le vent
Le buisson en sanglots :
C'est le souffle des ancêtres..."

(Extrait d'une poésie de Birago Diop)

ANOUMAYE
est un projet solidaire né il y a 6 ans d'un rêve fou sur la terre rouge du Burkina Faso :
soutenir l'activité d'artistes conteurs qui interviennent dans les quartiers de Bobodioulasso et de Ouagadougou ainsi que dans des villages du Burkina Faso dans le cadre de projets d'éducation populaires.

PARTICIPATION LIBRE
Toute la recette de la soirée sera versée au profit d'ANOUMAYE

Le lavoir moderne est 35 rue Léon 75018 à Paris.
Métro Château rouge ou Marcadet Poissonniers

Contact : Ludovic Souliman 06 60 80 18 36

mon an 40, l'art des quarantaines, l'avenir d'une illusion


Je fonce vers cet an 40

MES QUARANTAINEs
Un chapelet de prière les quarante boules de buis
S’égrènent sur le divan des calendriers
Vers cet an 40 à « joie de vivre »
Plus palpable

Commencer ma vie dans un métier de médecine,
L’art de la quarantaine était le temps que l'on se donnait pour poser un diagnostique.

Quand j'étais dans le monde de la psychopédagogie en réunion de synthèse je me laissais après avoir bien débattu du sujet-les strates d'évolution sont longues à se mettre en place- j'ai développé l'art de la quarantaine en créant une version d’un jeu de l'oie,
Evidemment je faisais cela avec la psychologue, la belle Hélène,
Au cache de l'autre partie de l'équipe très "LACANIENNE"
À part que le directeur et moi faisions partie de "l'école de la cause"
Des suivants, les autres : ne pas contredire le directeur
Qui était un très grand p. . . . . .

Grâce à ce travail de la quarantaine de son jeu de l'oie
J’ai attendu la bonne occasion
Et la maison de l'enfance inadaptée fut fermée.

Aujourd'hui mon an 40
Référence à la définition de l'expression ci dessous.

Je reprendrai un livre"L'avenir d'une illusion" de FREUD
(Cher FREUD vous qui venez complètement de vous faire compresser par le philosophe qui suscite beaucoup de remue-ménage)…
remettons FREUD en citation !
Je disais donc "L'avenir d'une illusion"
Face à cet état de crise qui se repend sur le temps comme le pétrole dans les eaux des Amériques,
nous sommes dans un point de réel
Qui n'est pas la définition de BRESSON : « le réel c’est du surnaturel »,
Le réel surgit de partout,
Les humains dans une utopie devraient se relier,
Il y a des jointures :
Les fêtes aux multitudes d'invités sur "face -book", oui on se rallie, quel rallye !
On pense à cette vieille histoire du joueur de flûte
Qui joue pour les entraîner les rats en hors de la ville,

Je vais dans mon 40 AN
Décortiquée de beaucoup d'espoir
Grâce « à l'avenir de cette illusion » et après
J’ai tracé déjà beaucoup de changement dans ma vie,
Toujours sur des chemins de traverses
Où l’improbable était le compagnon chevillé dans mes traces

Alors dans cette forêt très profonde,
Les cailloux blancs de mes essentiels,
Mes valeurs fermes comme de la mie de pain "granitfiée",
Je sème,
Devant, derrière, à droite à gauche.
En espérant que germera une nouvelle utopie
Afin de réinstaller un peu de jeu dans notre vie
Qui pourra nous faire décoller de ses lourds réels
Qui écrasent et appellent sans modération
Les pulsions de Thanatos à squatter de plus en plus de terrain.

L’isolement guillotine les êtres, les échafaudages ne sont que l’oeuvre du cerveau



J'accueille et regarde de prés toute idée
si c'est compliqué de laisser un message et commentaire
lamangou@yahoo.fr
Il sera édité sur ce blog

L’avenir d’une expression française
M’a fait écrire cette petite humeur

Bon week-end !

« S'en moquer (ficher, foutre) comme de l'an quarante »



[ SIGNIFICATION ]
S'en moquer, désintéresser complètement.

[ ORIGINE ]
L'origine de cette expression n'est pas connue.
Si elle est bien attestée à la fin du XVIIIe siècle, les lexicographes modernes ne sont pas d'accord sur son histoire.

Je vais donc en exposer ici les différentes hypothèses les plus fréquentes :

Certains évoquent l'an 1040, que les gens de l'époque auraient supposé être celui de la fin du monde, parce qu'étant l'an 1000 auquel on ajoute la durée de vie du Christ (40 ans).
Mais le doute est permis, puisqu'on m'a toujours dit que le Christ avait été crucifié à l'âge de 33 ans. En outre, cette expression ne serait-elle apparue que 7 siècles plus tard, si on avait vraiment dû se moquer de cette date dont tout le monde aurait eu peur pour rien ?

Selon Littré, il s'agirait d'une raillerie, par les royalistes, de l'an 40 de la République, année jamais atteinte par le calendrier républicain, mais sans qu'on sache vraiment pourquoi le chiffre 40 a été retenu alors que ce calendrier a eu une durée de vie bien plus courte.

Il pourrait également s'agir d'une plaisanterie des sans-culottes sur l'âge qu'aurait eu Louis XVI quelques jours après avoir un peu perdu la tête, grâce à l'invention de monsieur Guillotin .

Elle viendrait enfin de la déformation d'une expression très populaire au XVIIIe siècle, y compris bien avant la révolution : "s'en moquer comme de l'Alcoran", ce dernier désignant le Coran à cette époque.
Alain Rey la rejette, faute de preuves, mais Claude Duneton la défend.
Il existait en effet, juste avant la révolution, un très populaire roman d'anticipation de Louis-Sébastien Mercier intitulé "L'an 2440, rêve s'il en fut jamais" dans lequel un monde idyllique était décrit. Cette société pleine de bonté, de sagesse et d'égalité (utopique, !) d'un futur très lointain aurait provoqué les sarcasmes des sans-culottes supposés amener eux-mêmes une vie bien meilleure que celle sous la royauté.
Et ce serait le mélange de l'indifférence portée à cet an 40 très éloigné et de celle portée à l'Alcoran qui aurait transformé l'expression originale.

vendredi 14 mai 2010

Conte du vendredi : le berger et le soleil d'Henri Gougaud



C’était un berger sans malice, simple d’âme, léger de coeur, nourri de pain et de vent frais. Selon le curé du village, il n’avait qu’un défaut majeur. Pas plus à Pâques qu’à Noël, il ne fréquentait son église. Le prêtre, quand il le trouvait à baguenauder sur la place, brandissait l’index sous son nez.

- Mécréant ! On te voit, Là-Haut ! Prends garde que le Ciel ne te tombe sur la tête !

- Le ciel ? répondait l’innocent. Je vis chez lui dans mes montagnes !
- Et Dieu le Père, bougre d’âne, ne le crains-tu pas ?

- Non, pourquoi ?

Bref, ce naïf indécrottable ne vivait pas comme il devait, ne pensait pas comme il fallait, ne faisait rien comme les autres.

Vint le matin où, par hasard, le bonhomme croisa le prêtre au seuil de la porte à clochette, sous l’enseigne du boulanger.

- Vous me semblez pâlot, mon père.

- La prêtrise est dure, mon fils, et puis tu me fais mal au cœur.

- Mon père, vous m’en voyez triste. Que puis-je pour votre santé ?

- Venir tout à l’heure à confesse. La fête de saint Jean est proche, ton âme doit être lavée.

- Mon père, si cela suffit à vous faire content de vivre, je viendrai cet après-midi.

A l’heure dite le berger, l’oeil circonspect, le pas traînard et le chapeau sur le nombril, pénétra dans l’église fraîche où le curé priait pour lui.

- Grâce à Dieu, mon fils, te voilà ! Avant de confier tes fautes à Celui qui pardonne tout, viens t’agenouiller près de moi et disons ensemble un Pater.

L’autre resta les bras ballants à sourire béatement dans la pénombre de l’allée.

- Un Pater ? Mon père, pardon. Je n’en sais pas le premier mot.

Scandale du gardien du temple, gargouillements, signes de croix.

Enfin :

- Mon fils, honte sur toi ! Je craignais, à flairer ton âme, un malheureux champ de buissons et me voilà devant un gouffre autant effrayant que l’enfer. Le matin, quand tu te réveilles, à l’heure où l’on prie le Très-Haut, que fais-tu, dis-moi, diable d’homme ?

L’autre lui répondit :

- C’est simple. À l’aube je sors dans le pré et je dis bonjour au soleil. Puis, pour qu’il sache, ce bon père, que je suis content de le voir, je fais deux ou trois cabrioles et je lui chante une chanson. Je crois qu’il en a du plaisir.

- Le soleil ? Oh, folie païenne ! dit l’autre en agitant les mains. La lessive s’annonce rude. Misérable, ôte ton manteau et viens-t’en au confessionnal !

Le berger en hâte obéit, tint sa pelisse sur le bras, chercha un endroit convenable où la poser, n’en vit aucun. Un trait de jour, par un vitrail, vint illuminer quelques chaises. Le curé le lui désigna.

- Eh bien, insensé des montagnes, si le soleil est ton ami, dis-lui de tenir ton habit, le temps que je te lave l’âme !

- Oh, bonne idée, dit le berger.

Il le posa sur le rayon où mille poussières dansaient.

- Beau soleil, je te le confie.

Ce fut peut-être pur miracle, peut-être un service rendu entre bons amis, rien de plus.

Sur le fil tombé de la vitre le manteau resta suspendu.

Publié dans : Contes et Légendes - Par Paprika
Henri Gougaud
Le berger et le soleil
http://www.nouvellescles.com

l'amour



«Alors Almitra parla à nouveau et dit, Et qu'en est-il du Mariage, maître?
Et il répondit en disant:
Vous êtes nés ensemble, et ensemble vous serez pour toujours.
Vous serez ensemble quand les blanches ailes de la mort disperseront vos jours.
Oui, vous serez ensemble même dans la silencieuse mémoire de Dieu.
Mais laissez l'espace entrer au sein de votre union.
Et que les vents du ciel dansent entre vous.
Aimez-vous l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour une chaîne.
Laissez-le plutôt être une mer dansant entre les rivages de vos âmes.
Emplissez chacun la coupe de l'autre, mais ne buvez pas à la même coupe.
Donnez à l'autre de votre pain, mais ne mangez pas de la même miche.
Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais laissez chacun de vous être seul.
De même que les cordes du luth sont seules pendant qu'elles vibrent de la même harmonie.
Donnez vos cœurs, mais pas à la garde l'un de l'autre.
Car seule la main de la Vie peut contenir vos cœurs.
Et tenez-vous ensemble, mais pas trop proches non plus:
Car les piliers du temple se tiennent à distance,
Et le chêne et le cyprès ne croissent pas à l'ombre l'un de l'autre.»
– Khalil Gibran, Le prophète

jeudi 13 mai 2010

l'ascension plus que les mots



L’Ascension du Kilimandjaro








gérome bosh






































nous aimions bien à Courçon D'Aunis célébrer les grandes fêtes chrétiennes



quarante jour après PÂQUES