mercredi 6 octobre 2010

l'ultime tentative : les dernières années


il nous fallait y revenir

trouver de non de l'ombre qui serait dans les jeux du cirque

la patisserie :
qu'est-ce qui va constituer son terroire,
hier krounkourchnoune nous confiez la méthode de trvail en noir et blanc
moi je vous confie ma dernière tentative pour ; ; ; ....












Lamandechou
Larosechou
Lamantechou

Pansée dit-elle !



crânes des griots malinké



je vous invite d'abord à cliquer sur couleur d'aencre sur le côté droit de l'écran et d'y lire le texte d'aurjourd'hui
très instructif sur les dérives des pauvres et les chemins de traverses des nantis






Ne te mets pas dans la lumière. Si tu te mets dans la lumière, le temps te prend. Tu deviens l’esclave du temps, du dehors. Glisse-toi dans les ombres. Dans les ombres le temps ne peut pas te prendre parce que tu es forcé de rester éveillé. Dans les ombres, la lumière, c’est toi. Dans les ombres, tu es la lumière née de l’infini mystère de la vie et qui plonge dans l’inconnu.
(Henri Gougaud)




Phrase "sublimisime" et combien difficile à comprendre quand pendant des lustres et des bouts, des bouts chandelles

j'ai fait tout le contraire pensant que cela marcherait mieux oui,

ce que l'on oublie c'est que c'est souvent pour se faire aimer et reconnaître

que l'on monte "monstre" sur une scène.

CELA POURRAIT SE METTRE EN VIBRATION AVEC LE MYTHE DE NARCISCISME.. . .

AUJOURD'HUI JE MESURE TOUT LA DIMENSION DE CETTE PHRASE pour avoir commencer à me tenir dans l'ombre

la richesse que je susurre nouvelle à ma bouche , à mon coeur est encouragement et ivresse des choses à découvrir et des surprises que la vie m'y offre et m'y offrira , merci HENRI de cette pensée comme me disait un vieux griot mandinké de mes amis : « sache que certaines phrases ta vie d'ici ne te suffira pas pour les entendre. »

JE LE SALUE AUSSI LUI... de frankie pain


mercredi d'l'amour








et tu grimperas jusqu'au sommet de la montagne

tu apercevras une cabane

l'amour sera là à t'attendre

n'es pas pas peur

au premier abord , il pourrait t'effrayer

patience
comme le vin nous devons toujours ouvrir la bouteille pour que le vin se réchauffe et dégage son fumet

parfois c'est de la piquette , SI c'est cela reprends la route.

L'EXIGENCE EST UNE OBLIGATION EN AMOUR
car rapidement après
nous perdons quelques dégrés de perspicacité.


Quelques jours plutard le berger vit ressortir la dame
seule

pourtant des jours durant

le feu dans la cheminée marquAIT son panache de fumée

oh ! ce dit-il encore le berger, une affaire d'"izard" blanc



aujourd'hui la cueillette est passable alors vous pouvez soufler et revenir demain
belle jouréne

Là où on s'aime, il ne fait jamais nuit.
[Proverbe africain]

Maint amoureux d'un grain de beauté commet l'erreur d'épouser la fille entière. «

[Proverbe américain]

Heureuses les amours qui se dénouent sans détours.
[Proverbe anglais]

« Tous les proverbes

Pour bien aimer une vivante, il faut l'aimer comme si elle devait mourir demain.
[Proverbe arabe]
L'amour dure autant que durent les reproches.

[Proverbe arabe]

L'amour est aveugle, il faut donc toucher.
[Proverbe brésilien]

Offrir l'amitié à qui veut l'amour, c'est donner du pain à qui meurt de soif. «
[Proverbe espagnol] « Tous les proverbes

L'amour sans une certaine folie ne vaut pas une sardine ! « Envoyer à un ami « Dans mon citabook
« Sur un cadeau ?
[Proverbe espagnol]

La foudre et l'amour laissent les vêtements intacts et le coeur en cendres. «
[Proverbe espagnol]

L'amour est un jardin fleuri et le mariage un champ d'orties. ««
[Proverbe finnois]

Amours nouvelles oublient les vieilles.
je dirai plutôt fais remonter les vieilles en surface.

Cà TOMBE BIEN CAR LES AMOURS au jour d'aujourd'hui
on dirait que çà échappe vite à tout fragment de réalité
c'est frileux en plein désert
cà veut gros çà donne petit,
et surtout quelle surdité
où alors ily a ceux qui ont la main verte comme pour les plantes
ou celui qui se fait refluer au master chef pour un œuf mollé
frankie pain

[Proverbe français]

Il faut se quitter souvent pour s'aimer toujours.
[Proverbe français]

La pauvreté fait les voleurs comme l'amour les poètes.

[Proverbe indien]

En amour, les mendiants et les rois sont égaux.
[Proverbe indien]

Les fautes sont grandes quand l'amour est petit.
[Proverbe italien]

lundi 4 octobre 2010

les meilleurs phrase pour le bonheur c'est celle que je me cueille pour m'endormir


mes ateliers d'écriture
à la carte




belle journée avec le mardi du bonheur que ce florilège puisse trouver chez vous quelques vibrations
face à cela nous sommes tous si différents alors
peit petit bonheur viens manger dans ma main
et conduire mon sourire vers de la lumière et du partage

DE LA CHUCHOTEUSE DES DIAMANTS (frankie pain)




Le bonheur, c'est la somme de tous les malheurs qu'on n'a pas.

Citations de Marcel Achard


Si on raconte son bonheur, on le diminue.
Gugusse
Citations de Marcel Achard


La Nature sourit, mais elle est insensible: - Que lui font vos bonheurs?
Poésies philosophiques
Citations de Louise Ackermann


La guerre transforme chaque bonheur en brûlure parce qu'on se dit toujours que ce sera le dernier.

Les Avenirs (2004)
Citations de Hafid Aggoun


Le bonheur ne s'écrit pas, il est comme les étoiles filantes: celui qui ne le voit pas ne le verra jamais.
Premières heures au paradis (2008)
Citations de Hafid Aggoune


.. le bonheur de lire est tellement imprévisible qu'un lecteur exercé s'en étonne lui-même.
Propos sur le bonheur (1928)
Citations de Emile-Auguste Chartier,


La vie privée est toujours triste, si chacun attend le bonheur comme quelque chose qui lui est dû.

Citations de Emile-Auguste Chartier,

Jacques de Coulon
Ne laissez pas la crise de l’avoir contaminer la sphère de l’être


Carlos Castaneda

Quand on a rien à perdre, on devient courageux. Nous sommes timides quand on s'accroche encore à quelque chose



Jean Klein
Étant pleinement un avec le vie, attraction et répulsion s’effacent. Vous êtes vide de passé, de mémoire.

Frankie de rajouter
Le bonheur de l’instant peut avoir ses terres



Pierre Daco
Bien que chacun estime avoir droit au bonheur, la plupart des gens entrent inconsciemment dans le malheur comme on entre en religion.


Rûmi
La gratitude, c’est le paradis lui même.


Johann Wolfgang von Goethe
Il y a, entre aujourd'hui et demain, un long intervalle : apprends à être diligent, tandis que tu es encore éveillé.


Kalou Rinpoché
L'or de l'Eveil est dans le sol de notre esprit, mais si nous ne creusons pas, il reste caché.


Mère Teresa
Hier n'est plus, demain n'est pas encore. Nous n'avons qu'aujourd'hui. Commençons.


Paulo Coelho
Un homme doit choisir. En cela réside sa force : le pouvoir de ses décisions.


KARLFRIED GRAF DURCKHEIM
Lorsque, jour après jour nous renouvelons un exercice, jusqu'à en maîtriser la technique, l'ego passe au second plan et laisse place à notre être essentiel qui alors pénètre notre conscience


Platon
La vie est, en quelque sorte, un pèlerinage.



Lama Zopa Rinpoché
Un autre défaut du désir, c’est qu’il mène à tant de choses qui ne sont pas désirables.



Cicéron
L’homme n’est jamais aussi proche des dieux que lorsqu’il fait du bien à son prochain.



Dalaï Lama
Au moment de mourir, le plus cadeau d’adieu est la paix de l’esprit.


Gandhi
Le faible ne peut pardonner. Pardonner appartient aux forts.



Richard Moss
La complétude est ce à quoi aspire notre coeur et là où nous conduit notre âme.



Mère Teresa
Insistons sur le développement de l’amour, la gentillesse, la compréhension, la paix. Le reste nous sera offert.



André Gide
Il entre dans toutes les actions humaines plus de hasard que de décision.


petites histoires rigolotes : rubrique du rire du lundi








je commence très simplette cette semaine, je vous la souhaite souple , légère, fructueuse, bon voyage à GABRIELLE, bon inspiration à HERBERT, et tous les créateurs et prolixes Pomme, Jean Jacques TOUS CE MONDE DES BLOGEURS, QUI DONNE DES TEMPS DE récréation ENTRE DEUX DOUCHES FROIDES. . .



Un jeune homme annonce à sa mère qu'il est amoureux et qu'il souhaite se marier. Avec un sourire en coin, il lui dit :
- J'ai invité ma chérie et ses deux copines demain à prendre le thé à la maison. Je ne vais rien te dire, et tu essaieras de deviner laquelle des trois j'ai décidé d'épouser !
La mère accepte.
Le lendemain, il revient avec trois jolies filles. Ils passent au salon, discutent un bon moment, et finalement le jeune homme demande à sa mère :
- Alors maman, à ton avis, qui crois-tu que je compte épouser ?
- Celle du milieu.
- Waow, c'est super, tu as deviné !!! Comment as-tu fait ?
- Simple intuition, elle me tape déjà sur les nerfs...

Deux gars sont en train de discuter et l'un d'entre eux dit:
- Si la fin du monde arrivait dans les quinze minutes qu'est-ce que tu ferais?
- Moi? Je baiserai tout ce qui bouge! Et toi?
- Moi, je ne bougerai pas...


Deux femmes discutent :
- Je suis une excellente gardienne de maison : chaque fois que je divorce, c'est moi qui garde la maison !


C'est un homme qui est attaché à un poteau dans une tribu cannibaliste.
Un cannibale s'approche et lui demande:
- C'est quoi ton nom?
Alors l'homme lui répond:
- Pourquoi me demandes-tu ça?
Le cannibale lui répond:
- C'est pour le menu !


C'est Johnny Hallyday qui est au restaurant, en train de déjeuner avec son manager.
Entre le fromage et le dessert, Johnny s'excuse pour aller aux toilettes.
Quelques minutes plus tard, il est de retour et son jean est tout mouillé sur le devant.
Son manager lui dit en rigolant:
- Alors quoi Johnny, t'es devenu incontinent avec l'âge ou bien t'avais tellement envie que t'as pas pu te retenir?
Et Johnny lui répond:
- Ah que non non. Mais à chaque fois que je vais pisser dans des toilettes publiques, c'est la même chose: il y a toujours un gars à l'urinoir d'à côté qui me reconnaît et qui se retourne vers moi en disant "Hé, mais c'est toi Johnny?"


Un type sort d'un bistrot, complètement ivre. Peu après, un second en sort, mais il est clair. Tous deux se dirigent vers le parking afin de récupérer leur voiture respective.
Le second remarque que le premier titube beaucoup et qu'il passe la main sur le toit d'une voiture, puis s'éloigne tant bien que mal, puis il passe la main sur le toit d'une autre puis s'éloigne, et ainsi de suite avec quelques véhicules du parking.
Intrigué, le gars à jeun l'interpelle :
- Je peux savoir ce que tu fais ?
L'autre marmonne :
- J'essaie de retrouver ma voiture...
- Et je peux savoir comment tu comptes la reconnaître ?
- La mienne a un gyrophare...


A cause de « l'innocence » de Tarzan qui a vécu seul pendant si longtemps, Jane dut lui donner des cours pour lui expliquer la sexualité :
- Regarde, tarzan, ce que tu as là entre tes jambes, c'est comme ton linge sale et ce que j'ai entre mes jambes c'est comme une machine à laver ....Et donc tu dois mettre ton linge sale dans ma machine à laver et bien essorer avant de le retirer.
Les 5 nuits suivantes, Tarzan lava son linge sans s'arrêter, et lorsque Jane enfin put respirer, elle lui dit :
- Ecoute, Tarzan, tu ne peux pas faire autant de lessives à la suite, ça n'est pas bon pour le linge ni pour la machine; tu devras attendre 2 ou 3 jours pour recommencer à laver ton linge. En entendant cela, Tarzan fut très déçu, et après un mois sans «lessive», Jane lui dit : Tarzan, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Pourquoi depuis un mois tu ne mets plus ton linge dans ma machine.
Alors Tarzan lui répondit :
- Tarzan avoir appris à laver à la main !!!!


Pendant l'étude du soir, un gosse n'arrête pas de se lécher la main pour s'humecter le front tout en apprenant ses leçons. L'observant depuis un moment, intrigué, le surveillant lui demande pourquoi il fait cela.
- J'apprend mes leçons M'sieur, lui répond le jeune garçon...
- Je vois bien, dit le surveillant, mais arrête donc de te barbouiller le front de salive !
- C'est pour mieux apprendre M'sieur ! Hier soir, j'ai entendu maman dire à papa que lorsqu'on mouillait la tête, ça rentrait mieux !

dimanche 3 octobre 2010

Le désir se repoudre le nez




















dimanche
la grasse matinée
mon fantasme
le prendre au lit
avec mon aimé
mon aimé est en or filigrane
dessiné dans le pli de mes rêves
dans un improbable qui aurait bu un petit coup
et se prendrait à croire à un possible

l'on confond sa couette à un corps endormi
j'ai cultivé longtemps grâce au maître Henri Gougaud
-quand je lui attribuais ce titre-
le désire sans objet
et si l'objet du désir
apparaissait au fond du bac d'une photo plongée dans le révélateur
c'est fendant , fondant,
prendre de bougie pour des lanternes
des champignons pour des soucoupes volantes
des limaces sur une feuille pour l'origine de l'imagination

le désir défroisse son corps
fripé comme un coquelicot sortant du cocon

En cuisine le boy prépare le repas de midi
les petits piments de "krounkrounche" on était accommodé
au vin de xérès de l'irrésistible
je n'ose bouger car je pourrai me réveiller et le rêve est délicieux.

Il aurait pu me dire à l'oreille :
"en matière d'amour beaucoup de choses ne sont pas prises en compte"

comme je le sais
je ne me suis pas donner la peine du quotidien

ma vie personnelle était trop dense pour m'enkyster

dans des répétitions performantes même pas remarquée

moi qui dans "vent et marée" je me battais
pour faire frémir le public en applaudissement

vouée au fulgurance d'un rêve que je laissais croire réel.

AUJOURD'HUI DE L'amour

je ne rêve de vivre
que

ces "choses que je n'ai jamais pris en compte

d'un homme qui a conscience de ces choses là"


le coquelicot désir est défroissé de son écrin
j'imagine que cela va prendre beaucoup de temps.


J'ai ceuilli des images
pour l'interlude


Un sourire,

Dans le temps des semailles, apprends;
Dans le temps des moissons, enseigne;

en automne regarde passer les oies sauvages
vers les pays plus chaud
pose toi à ABIDJAN

En hiver, jouis à Bordeaux
de frankie pain

SI TU VEUX VIVRE HEUREUX,
PROMÈNE TOI AVEC DEUX SACS,
L'UN POUR DONNER
L'AUTRE POUR RECEVOIR.

PROVERBE CHINOIS









vendredi 1 octobre 2010

BELLE COMME LA LUNE / rubrique du conte




BELLE COMME LA LUNE
L'on raconte qu'aux temps anciens, il était une jeune femme très belle, aussi belle que la lune. Et cette femme, les nuits de pleine lune, se fardait, peignait et parfumait ses longs cheveux, revêtait ses habits les plus riches, se parait de tous ses bijoux et sortait.

Pour mieux découvrir le ciel, elle gagnait une hauteur. Et là, elle levait son visage resplendissant vers la lune et lui demandait :

Qui de nous est la belle, Ô lune, qui de nous est la belle ? Et la lune lui répondait :

Toi et moi sommes également belles, mais la fille que tu portes en toi nous passera en beauté. Et la jeune femme se lamentait et maudissait l'enfant qui était dans son sein.

Pendant des mois, elle se tourna ainsi vers la lune pour lui demander :

Qui de nous est la belle, Ô lune, qui de nous est la belle ? Et chaque fois la lune répondait :

Toi et moi sommes également belles, mais la fille que tu portes en toi nous passera en beauté.

Au terme de sa grossesse, elle mit au monde une fille à la chevelure d'or, une fille aussi belle que lune en plein ciel. On l'appela Jedjiga : Fleur. Chaque jour augmentait sa beauté. Les voisines disaient à sa mère :

Certes, belle tu l'es. Mais la beauté de ta fille éclipsera la tienne.

Et la jeune femme, en entendant ses mots, sentait le poignard de la jalousie la transpercer. Elle se dit dans son cœur :

Lorsque cette enfant sera devenue adolescente, nul ne me regardera plus.

L'enfant avait huit ans. Elle était pleine de vie et de grâce. Sa mère lui dit un soir :

Demain, nous mettrons sur le métier une grande couverture. Nous irons planter les montants dans la campagne. La voisine nous accompagnera.






Au matin, elle prit deux montants bien solides et une grosse pelote de laine. Elle appela la voisine et toutes deux partirent emmenant la fillette. Elles laissèrent le village loin derrière elles et atteignirent une colline. Elles s'arrêtèrent. La mère dit alors à l'enfant :

Nous allons enfoncer les montants dans la terre. Toi, tu feras courir la laine entre nous. Te voici grande, tu pourras bien tenir la pelote ?

La mère savait bien ce qu'elle faisait. La fillette se mit à faire courir la laine.

Plus vite ! Plus vite ! lui dit sa mère.

La pelote était lourde. Elle s'échappa des mains de l'enfant et se mit à rouler.

Cours et rattrape-la ! Cria la mère.

L'enfant s'élança. La mère coupa le fil et la pelote roula plus vite, encore plus vite, entraînant Jedjigha vers le ravin. Puis brusquement, la pelote disparût.

La fillette la chercha vainement dans les ronces et les buissons. Revenir en arrière ?... Elle avait perdu son chemin. Alors elle marcha au hasard sur ses petites jambes. Elle marcha longtemps, elle marcha jusqu'à l'orée de la forêt. C'est alors qu'elle découvrit, à demi-masquée par une épaisse végétation, l'entrée d'une caverne. Elle se fraya un passage et entra. La caverne était profonde. Lorsqu'elle eut fait quelques pas et qu'elle se fût habituée à la pénombre, l'enfant vit, enroulé sur lui-même comme un énorme bracelet, un serpent. Elle poussa un cri. Il dressa la tête, ouvrit les yeux comme des étoiles et la regarda. Il regarda la petite fille que Dieu seul avait pu créer. La course avait rendu son visage semblable à une rose ; les épines avaient égratigné ses pieds et ses mains. Ses vêtements étaient déchirés. Tant de beauté éblouit le serpent ; tant de grâce et de faiblesse l’émurent. Il remercia Dieu dans son cœur. L'enfant tremblait. Il lui dit :

Ne crains rien, je ne te ferai aucun mal. Mais dis-moi, petite fille, ce qui t'a conduite jusqu'à moi.

Elle était sur le point de pleurer mais entendant le serpent lui parler dans un langage humain, elle se sentit rassurée. Elle lui dit :

Je tenais une pelote de laine : elle était lourde. Elle est tombée de mes mains et elle a roulé, roulé. Je l'ai suivie...Je l'ai perdue de vue et j'ai continué à marcher jusqu'ici.

Il prit de l'eau pour lui laver le visage, les mains et les pieds. Il la fit asseoir et lui servit à manger. Elle mangea de la galette de blé et but du lait. Dans un endroit bien abrité, il lui étendit une couche et l'y conduisit pour qu'elle se reposât.

Il faut dire que ce serpent n'était pas un véritable serpent. D'abord, il avait commencé par être un homme heureux : il possédait une maison, une femme, de nombreux champs et toutes sortes de biens et de richesses. Mais une nuit, par mégarde, il marcha sur un serpent. Ce serpent le regarda, se dressa et lui soufflant son haleine au visage, lui dit :

Tu m'as écrasé. Tu deviendras serpent comme moi et tu le resteras tant que je vivrai, afin que les hommes te foulent aux pieds !

C'est ainsi qu'il fut changé en serpent. Il abandonna sa famille, sa maison et tous ses biens. Il déserta le monde et se réfugia dans la forêt. Il se rapprocha des bêtes, se mit à vivre à leur façon, à se nourrir de chair et de sang. Mais si son corps était celui d'un serpent, son cœur et son esprit étaient restés ceux d'un homme. Il n'avait fui ses semblables que dans la crainte d'être écrasé par eux. Mais la solitude lui était amère. Elle le minait. Depuis longtemps il n'avait vu l'ombre d'un être humain lorsque lui apparût la fillette. C'est pourquoi, à la vue de son visage de rose et de ses petits membres fatigués, le cœur du serpent se fondit de tendresse.

L'enfant s'était endormie. Il sortit, tua deux perdrix, cueillit des légumes et des fruits , et rentra. Il alluma le feu, mit en train le repas et alla réveiller la fillette. Il lui demanda avec douceur :

Quel est ton nom ? Quel est le nom de ton village et celui de tes parents pour que je te conduise vers eux ?

Elle répondit :

Je m'appelle Jedjiga, mais je ne sais ni le nom de mes parents ni celui de mon village.

Le serpent qui ne pouvait reparaître aux yeux des humains se tut. Il réfléchit longuement, promena ses regards autour de lui et finit par dire :

Tu resteras ici jusqu'à ce que Dieu t'ouvre un chemin. J'épouse ta faim et ta soif : tu seras mon enfant . Mais tu devras m'obéir et ne jamais dépasser le seuil de la caverne. Nous sommes ici dans le royaume des bêtes ; il pourrait t'arriver malheur si tu t'aventurais.






Le serpent l'éleva. Il fut pour elle à la fois un père et une mère. Il lui apprit à préparer les repas et à aimer l'ordre. Il la combla, l'entoura de tendresse. Elle lui obéit tant qu'elle était petite ; devenue adolescente, elle connut l'ennui. Elle eut la nostalgie du ciel, du soleil. Elle voulut découvrir le monde.

Le serpent la laissait souvent seule pour aller chasser et couper du bois : elle mit à profit ces absences. Tout d'abord elle se contenta de regarder timidement au travers des hautes herbes et des branches qui cachaient l'entrée de la caverne. Et puis elle s'aventura au dehors. Mais elle rentrait toujours avant que le serpent ne revint.



Un jour, un bûcheron l'aperçut et fut émerveillé. Comme il approchait pour la mieux considérer, elle disparut. De retour au village, il raconta son aventure à qui voulait l'entendre :

J'allais couper du bois dans la forêt lorsque je vis sortir de terre une créature, une créature... une nappe d'or la couvrait jusqu'aux pieds. La lumière qui en émanait m'éblouit. Sans doute était-ce la fée gardienne de la forêt ? Je voulus m'approcher pour voir son visage, mais elle avait déjà disparu !

Cette histoire, de l'un à l'autre colportée, arriva aux oreilles du prince qui n'hésita pas à interroger le bûcheron.



Prince, répondit le bûcheron, une créature m'est bien apparue à l'orée de la forêt. Elle était debout, contre un arbre. Etait-ce un ange, une fée ?... Son visage défiait la lumière. Une nappe d'or l'habillait. Quand je voulus regarder de plus près, je m'aperçus qu'elle n'était plus là !

Demain, au point du jour, tu me conduiras où elle t'est apparue, dit le prince.

L e lendemain, la jeune fille finit par se montrer à l'entrée de la caverne. La nappe d'or qui l'habillait, c'étaient ses cheveux. Et c'est tout ce que virent d'elle le prince et le bûcheron qui la guettaient à travers le feuillage. Le prince décida de rester seul pour savoir si l'étrange créature était mortelle ou fée.

La jeune fille demeura longtemps sur le seuil et puis elle rentra. Peu après, le prince vit cette chose qui le stupéfia : le serpent qui avançait debout, portant des légumes, des fruits et du gibier car, lorsqu'il était chargé, il ne rampait pas ! Le serpent déjeuna, fit la sieste (c'était l'été) et sortit à la fraîcheur pour faire sa promenade. Alors, le prince put approcher de la caverne et contempler la jeune fille. Elle se tenait appuyée à un arbre, et elle portait à sa bouche des grains de raisin. Il pensa : "puisqu'elle mange, je puis l'aborder !" Il écarta les branches et lui dit en s'avançant :

Au nom de Dieu, je t'en prie, dis-moi qui tu es, créature !





Elle répondit :

Je suis un être comme toi. Je suis la fille du serpent.

Il la regarda tandis qu'elle parlait, s'émerveillant de son visage épanoui comme une rose. Il l'interrogea sur son village, sur ses parents. Elle répondit :

C'est ici, dans cette caverne, que j'ai vécu et grandi. Le serpent m'a élevée : je suis sa fille. Mais c'est à son insu que je sors. Ne va pas le lui dire, ni lui raconter que tu m'as vue surtout ! Et elle rentra.

Le prince s'en alla trouver son père ; il lui déclara :

Je veux épouser la fille du serpent.

Le roi s'indigna. Le prince tomba malade d'un grand mal. La fièvre ne le quitta ni jour ni nuit. Le roi finit par demander :

Mon fils, qu'est-ce qui te guérirait ?

Laisse-moi épouser la fille du serpent, dit le prince, et tu verras que je guérirai.

Comme le prince dépérissait de jour en jour, le roi céda. Il se rendit chez le serpent et lui dit :

Donne-moi ta fille pour mon fils.




Le serpent répondit :

Roi, il y a sept ans qu'elle est venue à moi. Je l'ai élevée comme ma fille. Elle m'est plus chère que le haut-ciel. Mais puisque, ô roi, tu la veux, la voici : je te la confie. Comble-la de présents et veille sur elle comme je l'ai fait moi-même jusqu'ici. Quant à moi, je ne te demanderai qu'une chose : une outre de sang.

Le jour où elle devait se séparer de lui pour suivre le roi à la cour, le serpent dit à la jeune fille :

Va ma fille, sois vaillante, va et ne regarde surtout pas en arrière mais toujours en avant !

Elle monta une jument toute caparaçonnée de soie et le roi l'escorta. Mais au bout d'un moment elle s'écria :

J'ai oublié mon peigne !













Elle descendit de sa monture et courut vers la caverne où elle surprit le serpent en train de se repaître de sang. Elle le vit changer d'expression. Il lui dit, tout honteux :

Ne t'avais-je pas recommandé de ne pas revenir en arrière ?...Tu t'en repentiras !

Elle s'en retourna tout effrayée vers le roi.

Elle vécut heureuse à la cour durant quelques mois. Le prince, son mari l'aimait tendrement. A la grande joie de toute la famille royale, elle mit au monde un enfant aux cheveux d'or, un enfant à sa ressemblance. Elle garda le lit quarante jours et puis, un matin, elle se leva pour se mêler à la vie de la cour. Lorsqu'elle revint vers l'enfant, il avait disparu. On le chercha partout, on remua ciel et terre pour le retrouver mais en vain.

L'année suivante, elle eut un nouvel enfant, un enfant comme le premier, à la belle chevelure d'or. Au bout de quarante jours, il disparut aussi. Le roi et la reine dirent alors à leur fils :

Remarie-toi ! Quel bien peut-il nous venir de la fille du serpent ?

Mais le prince qui mettait son espoir en Dieu répondit à la reine et au roi :

J'ai choisi Jedjiga pour elle-même et non pour les enfants qu'elle me donnerait.

La jeune princesse eut successivement sept garçons, sept garçons à la chevelure d'or qui tous, lui furent ravis quarante jours après leur naissance. Elle fut surnommée : "celle qui croque ses enfants". Mais le prince l'aimait toujours.

Huit ans s'étaient écoulés depuis que Jedjiga avait quitté la caverne du serpent pour la cour du roi quand un soir, elle dit au prince :

Demain, conduis-moi vers mon père, afin qu'il me pardonne... Il fit selon son désir.

Comme ils arrivaient près de la caverne, le prince et la princesse virent six petits garçons aux cheveux d'or qui jouaient et se poursuivaient de façon charmante. Un vieillard élevait dans ses bras le septième enfant aux cheveux d'or.

La princesse cherchait des yeux le serpent. Alors le vieillard s'avança et lui dit :

Ne le cherche pas, c'est moi. Il y a longtemps, une nuit, j'ai marché sur un serpent par mégarde. Il s'est vengé en me rendant serpent comme lui. Mais il est mort et son pouvoir sur moi est mort. Il dit encore :

Le jour où tu m'as quitté pour aller vers ton époux, je t'avais recommandé de ne pas revenir en arrière. Tu es revenue et tu m'as surpris en train de boire du sang. Tu m'as humilié et je t'ai dit : "Tu t'en repentiras".

Il tendit à la princesse le bébé qu'il avait dans les bras et se tourna vers le prince :

C'est moi, prince, qui suis venu chercher tes enfants les uns après les autres pour punir ma fille. Je les ai élevés avec tendresse, comme j'ai élevé leur mère. Sept fois, prince, tu t'es trouvé devant un berceau vide et tu n'as pas humilié ma fille. Tu l'as aimée au contraire et tu l'as protégée. Voici tes enfants... je te les rends. Et il poussa vers lui les six enfants aux cheveux d'or.

Mon conte est comme un ruisseau, je l'ai conté à des seigneurs... à la bergère des mots (notre tata gros né-nésje l'ai confié pour vous les blogeuses et blogeurs complices des mots des images des histoires qu'ils volent vers d'autres cœurs d'autres oreilles.

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CONTE TRADITION ARABE