samedi 9 mars 2013

Instantanée

pour Armarita
et ses amis "instantanée du samedi"

Une journée aux urgences


Il est des jours où la vie tourne en monostyches.
Une condensation , la vie sens inversée,
urgences alors . La main dans la main de  l'amie auteur
c'est fou comme les mots partagés
tissent des lianes sur des précipices.

15h 30  une heure d'attente,
 4 heures d'attente, .
Le cas n'est pas désespéré alors la bête se calme, et attends calée sur le fauteuil.
et le visage  posé au delà de la vitre donnant sur le dehors visant le halo de ciel 
au dessus de la station de métro au toit rond de Pelleport
je voyage dans toutes les photos du blog 
qui ouvraient mon appétit du jour
il y eut un coin de soleil rare et court ,
 un gris mat sur le blanc du dôme ce n'était les églises se découpant sur le ciel et la Méditerranée de Santorin ou de la Crète, mais on y pensait la vue par l'absence.
le temps s'arrêtent comme dans un aérogare lors d'une panne
les paroles changent, les sourires s'accrochent, témoins d'un partage
du mystère de la souffrance de l'autre.
le va et vient du personnel  de la petite traumato, des autres qui passent, l’alcoolique déjanté qui fait son cirque tenue en garde par trois policiers, l'égyptien plombier qui s'est fait attaqué pour ses sacs de toyaux de cuivre,
et l’interprète égyptienne en attente de consultation aidant les policiers a lui expliqué  qu'on a retrouvé les malfaiteurs et le cuivre en partant à la radio l'on voit bien que cet homme a été violent roué de coups , le dos hurlant,  le pied clopinant. 
Un tournage d'un Julie Lescaut à part que c'était la réalité. 
Derrière les grandes portent avec des masques pendant aux mentons
et puis c'est la libération sans diagnostique mais l'état d'urgence est levé
 heureuse de retrouver son lit , sa télé, compagne de la nuit

les élucubrations d'une moment où la vie doute .
c'était le point fort d'une semaine suspendue.


photos de Frankie Pain


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mardi 5 mars 2013

des photos d'Annajo du Mékong la voix des poétes inaugurons le printemps des poétes en OFF sur mon blog 2013





belle journée frankie
merci de vos mots pour la rediffusion du "Pacte des loups "

la voix des poétes est le théme du printemps des poètes alors nous allons les honorer car cette année je ne le ferai pas  sauf en off sur mon blog


de François Cheng


D'infinis paysages


Oui, voici la colline et la vallée,
Voici le lac et le reflet des nuages.
La lumière les dévoile aube et soir ;
Et le printemps revient à tire-d’aile !
Terre habitable, humain séjour provisoire :
Il n’est vrai paysage que de nos mémoires…
Ô pays ! ô âge ! Transplantés ici,
Nos désirs et paroles nous unissent
A tous les lointains, au grand iambe
Du prime matin du monde. Ecoutons donc
Le chant des âmes errantes, de leurs élans
Inachevés, chant fondu dans les sources
Et la brise, chant nôtre ! L’infini n’est autre
Que nos énigmatiques échanges, sans cesse
Renouvelés, avec l’immémoriale promesse.

Nos lieux, nos instants, à jamais uniques. 



Le Printemps des poètes présente sur son site le programme de ce 
13ème Printemps, une manifestation très riche qui se déroule 
dans toute la France

si vous n'avez pas encore vu "le pacte des loups" frankie y est en mere maquerelle

  sur RNJ 12 à  22h 25
 
 
du grand bordel qui reçoit l'espionne du pape
 
 
Synopsis : Au XVIIIe siècle, une bête monstrueuse décime la population du Gévaudan, ne laissant derrière elle que des cadavres déchiquetés, à peine identifiables. Les enquêtes n'ayant pas abouti, le chevalier Grégoire de Fronsac reçoit du roi Louis XV en personne la mission de tuer l'animal et de ramener le calme et l'ordre dans la région. Accompagné de son frère de sang Mani, un Indien Mohawk originaire de Nouvelle-France, de Fronsac trouve refuge et pension chez le comte de Morangias. Les massacres continuent, la bête court toujours. L'hypothèse dominante, celle d'un loup géant venu de l'Enfer, ne convainc guère de Fronsac. Pour tromper son ennui, le chevalier courtise la fille de son hôte, Marianne, ainsi qu'une mystérieuse prostituée, Sylvia...
le réalisateur Christophe Gans
 
 
 
très belle journéee
 
 

lundi 4 mars 2013

ma petite histoire avec le jaune Sol Lewitt et Defifoto

Sol LeWitt (Solomon Lewitt)est un artiste américain minimaliste et conceptuel.
j'ai rencontré ses oeuvres au musée contemporain de Bordeaux CAPC aux entrepôt Lainé. je faisais un stage de théâtre avec Mikaël Lonsdall lui comme moi avions reçu une invitation pour le vernissage de Sol Le Witt. Il me dit : "c'est très bien allons y ensemble car moi  cet art là est loin de moi , je peins du figuratif et cela me dépasse."
et nous voilà partie  dans l’entrepôt lainé et sur tous les espaces il y avait des toiles très grandes peintes en jaune. du jaune du jaune du jaune.
Rien, autre. 
Nous étions soufflés . Muets. 

Le cocktail nous a remis de nos émotions les gâteries du Sud ouest sur Canapé avec du vin blanc du Libournais .
Depuis à chaque saison du colza en fleurs quand je me promène en train
je pense aux toiles de Sol Lewitt. et surprise je fais depuis deux mois partie de Défifoto et le thème ce mois ci était la sculpture
et je n'ai pu faire que cette photo
et j'ai failli la baptiser "mon Sol Lewitt"
je remercie d'ailleurs ce grand artiste d'avoir semé sa graine en mois à cette expo  et les pages Google qui m'ont permis de vous faire ce florilége 

qui va suivre.



mon "Sol LeWitt " jaune à frankie , art urbain

 

  
 j'ai compris la route qu'avait fait en moi  cet artiste.

et je vous donne quelques images de son œuvre








, né le 9 septembre 1928 à Hartford dans le Connecticut aux États-Unis d'Amérique, mort le 8 avril 2007 à New York, 
 

 

  





















j'espère que vous avais fait une belle visite  il n'y a pas le cocktail du CAPC, mais si vous passez par là nous saurons improvisé avec ce qu'il y a dans le frigo

belle semaine

le soleil est encore de mise sur paris et tant mieux.

 

pour aller voir defifoto

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dimanche 3 mars 2013

Un transport fleuri


le soleil est sur paris alors je ne vais pas le bouder 
très bon week end à vous


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 et c'est parti

plein de belles ballades
frankie for ever

vendredi 1 mars 2013

Mon instantanée de la semaine

pour Armarita









L'arbre aux cravates
fleuri en hiver

mon chauffeur sans cravate il l'a mise à son sourire. un sourire pure soie.

 

photos de Frankie Pain


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Une morsure de dessert de Frankie Pain




Ce fut pour Charlotte une morsure de dessert. Une morsure de pitbull enragé l’eut moins secouée, hébétée , lattée.
Charlotte avait été invitée  à déjeuner chez la collègue de sa petite copine. Cette demoiselle était partie chez ses parents à Périgueux : c’était une manie tous les week end. La collègue , Morgane en déposant la forêt noire au milieu de la table dit : « à Martine, à sa rencontre, à son amour . »
Charlote  est mal à l’aise , elle ne l’avait pas prévenue qu’elle en avait parlé à son travail . C’était pas le genre . Même ses parents n’était pas au courant, n’était pas au courant. Charlotte crée son sourire pour honorer la circonstance,   regarde les convives : lèvres étirées vers les ridules des yeux. Charlotte eut souhaitée qu’elle le fisse en sa présence autour d’une bouteille de champagne, après tout ce temps dans le secret.
Et la Morgane se met à faire des youcoulélé de gorges chaudes : «  oh oui, son mec Patrick, c’est vraiment un super canon , balaise , sympa. Ce qu’ils sont bien assortis , çà a l’air de marcher comme sur une piste de rallye. Je suis tellement contente,  Elle qui se traine sa solitude depuis si longtemps »
Charlotte se muselle, elle a envie d’hurler : « viens donc à la maison,  voir ta collègue et les chambres pleines de femmes qui attendent leur tour, crois moi sa solitude elle sait la ligoter » .
Charlotte est blême , le sol s’effrite sous elle, flajolante pour se dégager de la table, elle vomit les tapas , le plat de résistance, le fromage dans sa serviette basque rouge et blanche» .



Charlotte avait aimé ses montagnes bleues, ses promesses en papillote papier en or. Elle avaient cessé sa guerre avec les poches kangourous pour celle des petites culottes en dentelles, le soutien gorge, le parfum : Mademoiselle Dior
Ces 5 amants avaient été fort dépités à la nouvelle de son « folling in love for a wife », leur Désirade, leur Charlotte aux fraises , à la pistache, à la noisette au chocolat évaporée dans des jupons.
Là aussi pour eux cela avait une surprise : toile Aimeri. Chao , dépression . Une fois par semaine Charlotte compatissante à leur état de grande tristesse les retrouvait pour faire des crêpes et jouer au tarot. Les rassurer aussi, «  c’est  pas la question du sexe pour elle mais une personnalité .Comme la phrase de Montaigne : parce que c’était elle, parce que c’était moi » . Ravageuse. Esbrouffante.  Un art chinois de créer du manque : un soufflet de forge du désir. Montagnes bleues . voler au-dessus de l’Ourale avec sa miss Dior .Le premier mois. Après l’attente d’elle en pyjama dans le verre futur à dentier sur la table de nuit. Cela semblait toujours remis  à perpètre. Et dieu si la demoiselle n’était pas une rivière tranquille. Avec  son ex femme Sécotine disait elle,  elle ne pouvait se séparer .Et là Charlotte très humaniste et philosophe pleine des théories post 68 – qu’elle croyait- : « c’est pas parce que tu m’aimes que tu ne peux  continuer à l’aimer , mais je n’ai pas le profil la femme d’une femme maquée  alors nous vivrons sous ton toit à trois . Sous ce toit à trois, il y avait aussi les deux chiens, les deux chats et le piano de l’autre dame. Heureusement la maison était grande, chaque femme avait sa chambre et quand la dame parfum voulait son lit à elle , elle avait le salon avec ses bêtes.


Elle était pas commode la bougresse : jamais un planning des nuitées . Pour les  retenir chaque soir sous le toit. Pas d’autres planning le soir de possible. Charlotte avec ses 5 compagnons tenaient en chœur, le planning afin que chacun puisse profiter de sa liberté les temps sans leur Charlotte. C’était simple  au resto Universitaire ils mangeaient le midi tous ensembles afin de parler des affaires courantes, des coups de mains à donner aux uns , aux autres et de caler les moments avec chacun . le weekend  : chacun avait droit à un weekend en alternance . Cette règle s’était imposée d’elle même . Tous avaient un très grand respect réciproque.  Pour Charlotte la régence de  cette femme faisait bouillir la Charlotte mais l’autre femme passait tout à sa Reine alors.
Il fallait faire le pied de grue pour attendre qui hériterait de la Miss au lit et certains soirs cette tendresse aux vapeurs bleues ressemblait à un plat de morue bien salée, sèche comme celle de la sécherie  de Bègles d’à coté. Là c’était la meilleure,  cette pure en « lesbiennitude »  s’était entichée d’un Homme.
Quelle morsure de dessert ! La forêt noire c’était le cas elle était brune .


Le bruit nouveau dans ces rituels , ce médicament chaque soir qu’elle prenait, Charlotte  pensait aux surmenages et petits somnifères. Non . Le bruit du tiroir, le papier d’alu qui s’ouvre, le verre d’eau , le temps d’hésitation avant l’absorption. Elle n’aimait pas prendre ses médicaments, elle faisait toujours un cinéma  pour ce genre de détail, elle avait son petit côté masculin difficile à soigner.

D’ailleurs c’est ainsi que la Charlotte la fit bailler du bassinet . Cette demoiselle en cas de litige , il fallait un burin sculpteur des marbres de Carrare pour la faire articuler quelques mots . Une taiseuse. Charlotte avait trouvé . Dérober la boite de pilule de son tiroir. Affolée l’autre  chercha partout alors Charlotte sortit dans la pièce du piano où elle se trouvait : « t’inquiètes pas , tu auras de la pilule du lendemain  ou tu le garderas , toi qui voulait que l’on porte tes enfants.. mais toi non et bien la vie en a voulu autrement. »
Elle était pitoyable. Elle aurait eu un fusil , elle aurait tirer sur Charlotte. Madame était courroucée ben voyonsla mémére elle n’aimait pas perdre le manche . L’autre dame était sortie de sa chambre : « mais qu’est-ce que tu lui fais encore ? ». La Charlotte : «  si tu la gâtait moins, on pourrait  être moins esclaves »  « et toi  annonces lui la nouvelle , tout le monde le sait ,sauf nous , » elle fait son iceberg attitude :  butée ,fermée : c’est pas l’heure de sa marée. Le chien loup jappe : on touche à sa maîtresse, les chats deviennent fauves , alors voyant qu’elle ne sortirait rien,  une fois de plus : « elle fréquente  un mec , il s’appelle Patrick. Elle a simplement perdu sa boite de pilule, elle tremble la  pauvre carcasse d’être enceinte,  c’est pas du pipi chat , elle,  la pucelle  aux diatribes anti mâles,  « essssssshé » qu’elle ne nous y prennent plus :   elle a consommé. »

Elle quitta le couple qui s’étripait . Les larmes étaient au stade du mur du son. Charlote regagna sa chambre , la tête dans le vide sur son balcon dans l’odeur des géraniums rouges rose et des pétunias blanc et violet pourpre , pour la première fois, elle vit une barrière de passage à niveau tombait sur son ventre comme lui brouillant ce membre invisible qu’elle n’avait jamais voulu avoir mais qui pour une fois la mettait dans une impossible situation lui était un homme elle une femme Point. Une femme, elle supportait, les différences étaient repérables. Son empathie pour ses compagnons s’amplifia ils pleurèrent tous ensembles  blottis les uns dans les autres comme une grandes portée de chiens sur le grand sofa lit devant la cheminée de la maison qui les rassemblait toujours. Elle avait fait sa valise et donné 15 jours à la femme  au parfum Dior pour qu’elle vive à l’unisson avec  ce monsieur Patrick dans leur appartement  et conseilla à l’autre d’en faire autant. Il fallait qu’elles sachent . Dans les situations douloureuses poser rapidement un diagnostique et intervenir en conséquence. Ses gardes en tramato au CHR l’avaient bien élevée dans les actes à poser.
 
L’autre femme ne revint jamais. Patrick était l’homme qui avait commencé à lui faire la cour. Charlotte revint, elle ne sut jamais ce qui s’est passé entre eux, il n’était plus là , elle cessa le rituel pilule. Charlotte vit encore là heureuse de l’avoir retrouvée sa dame parfumée à Mademoiselle Dior . Elle revint un jour plus tôt d’un voyage d’études, la maison était peuplée des oripeaux d’une autre femme. Alors elle retourna à l’université chercher son  amie de recherche , déménagea dans l’après midi. Le temps passait les perles se multipliaient,  son rêve des montagnes bleues roussies comme un feu d’été, sa championne ne pouvait aimer à moins de deux  et sous des règles inconcevables pour l’éthique de vie de Charlotte et dans la balance de son bonheur : l’équation était une ration de guerre. La vie se gagne en inondant plein de mouchoirs bleus à carreaux blancs en pur coton qui peuvent bien bouillir dans la lessiveuse afin les rendre sans traces à un autre usage. In challa.
de Françoise pain de La Mangou
dans l'atelier 2 de Bruno Qu. pour l'accompagnement à son tour de chant




Atelier 2 avec Bruno



1 la guerre est finie

2 rêve de champion

3 les morsures de l’aube

4 les autres

5 esprit libre

6 les montagnes bleues