vendredi 23 décembre 2011

la conteuse Frankie Pain " la Mangou" suite





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la conteuse Frankie Pain " la Mangou"


chaud devant aux fourneaux , au quai de gare pour attendre le père noël
à la coupe du foin , aux carottes et biscuits rose de Rheins pour l'attelage

les hommes au rasoir pour les joues douces des après réveillon
soyez Dionysiaque

"jubilaté exultate cantabilé"

le seigneur est bientôt là pour nous nourrir de largesse saint et son nom et quand cette nuit
chacun réveille son enfant intérieur

c'est pas moi qui parle
je suis son scribe
la conteuse



l'orange chargé de tous vous voeux de l'arbre de ses derniers jours








jeudi 22 décembre 2011

Mon iglou protecteur



C’est le moment de prendre la route de l’Hermitage
Désert Noélien
La neige comme présence tendresse
La réverbération de tous les silences
Le gardien du parc national passera manger de la garbure
Et me raconter sa dernière hivernale.



La messe de Noël avec les pères Rollot, la sœur Sophie,
le vieux psychanalyse Dominique, Géo qui m'initia à la lecture de la Bible

Géo sera l’innocence, je ferai l’ange Gabriel
comme nous le fîmes à l'église Saint Severin

Les chants , les prières chatouilleront
les vieilles pierres de la Chapelle



L’écriture, la peinture ponctuera le temps.
Dominique viendra parler le soir.

Les mots crépiteront à l'infini de la nuit
comme le bois de l'antre
Quand de buches elles passent à braise

Comme à chacun de retour sur la route de nuit
après un ou deux sommets
pour ne jamais s'endormir



Faire un pain de saindoux avec des graines
pour les oiseaux

Soeur Sophie viendra rire et pleurer

Je sens déjà l’odeur du renfermé,
Quoique Anna aura aéré depuis 8 jours
et fait venir la chaleur
Elle aura ciré tous les meubles,
Elle sait que j’aime être saisi par l’encaustique
cire aux miels de abeilles du couvent



J’entendrai les cris de la Ginette
lors de sa première escalade
Où j’étais première de cordée
elle ne voulait plus grimper
Elle voulait me taper dessus
comme d’habitude
Quand on a levé une fois ma main
sur son enfant
C’est comme de tirer au pistolet,
au fusil sur un homme
C’est la première fois qui coûte.

Entre le "penser" et le faire
Il y a l’océan Atlantique
Le faire après c’est une manie

Je me rappelle toute la cordée dit :
"on ne tape pas une première de cordée"
"on ne tire pas sur le pianiste"

"C’est ma fille" dit-elle.

C’est l’unique fois
où quelqu’un s’est opposé à elle.

Elle était ridicule,
elle tapait des pieds de colère;

Elle se rendait pas compte
de ce qu’elle faisait , ce jour là,
les autres certainement !

J’avais été heureuse,
la première fois dans un moment pareil

Protégée.

Un immense sentiment de protection.
première fois défendue en direct.




Comme il me tarde d’y être.
Ma montagne chérie, mon autre moi même
Mon coin de paradis sur cette terre.
Mon iglou protecteur.


de Frankie Pain

mercredi 21 décembre 2011

trêves pour les enfants de la guerre et tous ceux concernés : çà nous regarde


nous les enfants de la guerre ils nous ont permis de rêver















chantant les enfants de la Guerre





trêve

quelques places de soleil


quelques friandises de bouche :Pierre Dac


Pierre DAC





RENCONTRES
- Astronaute recherche femme lunatique.
- Artificier cherche femme canon.
- Sourd rencontrerait sourde pour trouver terrain d'entente.
- Jeune homme désintéressé épouserait jeune fille laide même fortunée.
- Abeille épouserait frelon. Lune de miel assurée.

EMPLOI
- Metteur en scène cherche nain pour rôle dans court métrage.
- On recherche deux hommes de paille (1 grand, 1 petit) pour tirage au sort.
- Cannibale mélomane cherche travail dans opéra-bouffe.
- Offre bonne place de gardien de vaches. Paiement par traites.
- Inventeur produit amaigrissant cherche grossiste.


ACHAT - VENTE
- Cause fausse alerte, vends cercueil en ébène, jamais servi.
- Chien à vendre : mange n'importe quoi. Adore les enfants.
- A vendre robe de mariée portée une seule fois par erreur.

SERVICES
- Analphabète ? Écrivez-nous dès aujourd'hui pour obtenir une brochure gratuite sur nos formations accélérées.

DIVERS
- Homme sans histoires recherche éditeur pour devenir écrivain.
- Souffrant d'insomnies, échangerais matelas de plumes contre sommeil de plomb
- Échangerais voiture de sport endommagée contre chaise roulante en bon état.
- Perdu partie haute d'un dentier. Merfi de le reftituer à fon propriétaire auffitôt que poffible.




Pierre DAC



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mardi 20 décembre 2011

dans l'arbre à voeux : le texte de Chantal S. de l'atelier d'écriture de l'Hajat

Sarah B



“Prenez tout mais laissez-moi l’extase...”

Chaque soir elle empreinte funambule le fil roux du chemin. Sarah B. teint diaphane joues rosées du vent caresse, yeux noirs sous des paupières voile soyeux, lèvres carminées, un châle coloré sur ses épaules, doux à porter. Il fait un peu froid au tournant de l’hiver, le vent aigu de l’océan siffle, brumisent les embruns.
Elle s’asseoit un instant au bord de la falaise vertige, contemple l’horizon; la boule gonflée du soleil rouge a crevé les nuages, bientôt évanouie aux confins du ciel nappé orangé.


Sarah poursuit le sentier, ventre embrasé, tête bourdonnante pensées accélérées de l’air iodé, pensées cadencées, à chaque pas résonnent en elle les forces de la terre et du ciel étoffe pourpre d’avant la nuit. Le vent s’engouffre sous son châle, désuet parachute, lui fait accélérer la marche. A travers le frémissement des feuilles de la haie, au mitan d’un champ cultivé apparait une masse sombre, un cerf râblé toutes ramures arborées, approche, la dévisage, familier, étrange vision, étonnements croisés, est-il possible? Son cœur chavire. Il est bien là cependant entre sillons et topiaires. Sarah marche sans se retourner, son pied heurte un galet blanc, elle court maintenant guette les lueurs apaisantes du village, contourne le lavoir aux fées du Ménné, sur le rebord un échassier migrateur, altier long bec cou grêle élancé : le héron cendré se désaltère
Sarah pénètre dans le bourg, elle guette nichée dans abbatiale la belle endormie, la vierge aux yeux baissés, paupières pigmentées de larmes de pluie.. qui semble lui susurrer : “ne crains pas, aie confiance!” Sarah s’enfonce dans les ruelles désertées, aperçoit les lumières tamisées du bar, Place du Leurrhé “Au Cercle des Menteurs” c’est écrit en lettres vivantes, le contourne puis revient, pousse la porte. Quelques habitués à l’intérieur, l’homme fantôme au fond de la salle assis tout la journée sans prononcer un mot, deux compères appuyés au zinc de bières en bières pas mal éméchés, un jeune homme à la cymbale joue une partition muette, Marien il s’appelle.Sarah le fréquente depuis le collège.


Derrière le bar crocheté au mur vétuste, un tableau représente mi-homme mi cheval un centaure offrant une jarre de vin à Dionysos. Le tenancier apothéose gastronome s’affaire, tartine foie gras sur canapés de pains d’épice ourlés piquetés de myrtille, concocte maints autres mets succulents pour une fête improvisée sirop d’orgeat. Il a chaud.


Marien lève les yeux, aperçoit Sarah, s’approche d’elle, effleure ses lèvres la joue le cou, lui réchauffe les mains la prend dans ses bras, lui parle des mots chuchotés, la conduit à la chambre numéro six à l’étage la chambre claire et blanche, fenêtre sur ciel.


Sur une commode en merisier une statuette africaine, petit gardien embusqué gourdins aux mains repliées-serré torse plaqué d’or, visage concentré, archange ténébreux ou démon? livres empilés, un masque vénitien cire rosacée ainsi fait qu’il semble vrai, de plumes rouges-sang surmonté, évoquant fascination répulsion frissons.


Silence. Temps suspendu en fond de gorge nouée.
Une musique ruisselle, cascade de notes jaillies de l’eau delà, dévale falaises et précipices, évocation de paysages, spasmes contreplongée, échappées d’un concerto de Schoenberg, le piano plaque accords et désaccords, les violons s’évadent, fuite ahurissante, cymbales fracassements, interjections, la musique s’affole urgence et évasion, le cerf revient en songe ou réalité pour la hanter ? Au cœur du souvenir, en lisière de la forêt échevelée, arcanes de la vie, ébats et plaintes au vent ...
“Vivre est si sensationnel qu’il reste peu de temps...”


Reine d’un soir, Sarah redescend lentement l’escalier étroit vers les cuisines en contre-bas, sur la pierre à évier, étagère de pommes granny alignées, en lettres gravées on lit Scheveningen, fluidités d’eau claire, Sarah se désaltère, c’est frais c’est bon, puis s’enfonce dans la nuit encrée de chine.
Elle avance dans le blanc de la lune, accélère, frissonne, vulnérabilité, châle désordonné.


La première fois.


-” Je t’attendais plus tôt Sarah, ferme la porte, le froid va nous geler! ”
Elle s’asseoit près de l’arbre à vœux tout près de l’âtre, joie ou tristesse, sur sa joue perle une larme dont elle seule a le secret.


Porteuse de rêve la nuit caresse les tuiles du toit, quelques gouttes de pluie d’avant le silence crépitent à la lucarne, le sommeil s’invite sous ses paupières closes.
de Chantal S.

Sous la direction de Frankie Pain de l'atelier des Ecritures de l'Hajat







Frankie a cueilli pour Chantal S. et vous, ses quelques associations d'images

comme ce n'est pas mon écrit, je n'ai pas voulu entailler le texte : il peut d'ailleurs grandement se suffire à lui même.

merci Chantal pour votre belle et délicieuCE participation à
L’Arbre à Vœux de l'année 2011

lundi 19 décembre 2011

concours de court metrage


Vous aviez fort aimablement relayé les appels à concours films (de 2 mn) de la Série des PROverbes, au printemps 2011.
Le projet était alors soutenu par le CNC.
C’est cette fois le Ministère de la Culture qui subventionne le projet : un nouveau concours est lancé.

Accepteriez-vous de le relayer à nouveau dans la lettre MOVIFAX, s’il vous plaît ?

Je reste à votre disposition si questions.
Je joins d’ors et déjà une bannière et l’annonce ci-dessous.
Merci beaucoup !


Bien cordialement à vous,
Bénédicte

Concours films moins 2 mn avant le 28/01/12 !

Choisissez un des proverbes proposés et fermez les yeux : quelles images ou quelle histoire voyez-vous ?…
La Série des PROverbes vous donne carte blanche !

Lauréat Orange / Formats innovants, soutenu par des réalisateurs de renom, le projet a été développé grâce au Centre National du Cinéma pour les Saisons 1 à 3 des concours. (Voir les films lauréats : saison 2, saison 3, moins de 2 mn chacun…)

Il lance aujourd'hui sa Saison 4 avec la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (Ministère de la Culture et de la Communication), pour mieux fêter la Semaine de la langue française et de la Francophonie, du 17 au 25 mars 2012.

Avant le 28/01/2012, les participants peuvent donc mettre librement en image un des 10 proverbes proposés par la DGLFLF pour son opération "Dis-moi dix mots".

Cette année, le thème de l’expression personnelle est à l’honneur !

Pour (presque) tout savoir du concours, aller sur → http://les-proverbes.fr/les-concours/saison-quatre/

Et, diffusions des films lauréats, membres du jury de professionnels…
Le moyen pour être tenu au courant des news du règlement du concours ? → rejoindre le projet en venant aimer sa page FB :
http://www.facebook.com/pages/Les-Proverbes/134938919905968


1 Pièces jointes| 235ko