lundi 6 février 2012

le froid nous géle quelques fleurs quelques phrases du bonheur c'est toujours bien pour se réchauffer


Joseph Campbell

Lorsque tu poursuivras ton bonheur, des portes s’ouvriront où tu ne pensais pas en trouver ; et où il n’y aurait pas de porte pour un autre.


Marc Aurèle

En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d'être heureux.


Arthur Rubinstein

La plupart des hommes font du bonheur une condition. Mais le bonheur ne se rencontre que lorsqu'on ne pose pas de condition.




Mère Teresa

Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux.





Franz Liszt

Et si nous valions mieux que le bonheur ?



et puis un petit câlin , faut préparer cette fameuse saint valentin , chaque année je sais que je ne me suis pas assez consacré à la quête de mon valentin alors si vous le voyez passer envoyer le là

câlins tous chauds











dimanche 5 février 2012

aller c'est lundi on est dans la neige jusqu'au cou rions par sacade de trois



Le petit Maxime entre dans la cuisine en pleurant à chaudes larmes. Sa mère lui demande ce qu'il a.
- C'est papa... En voulant accrocher un cadre, il s'est donné un coup de marteau sur un doigt...
- C'est pas grave... Il n'y a pas de quoi pleurer... Au contraire, tu aurais dû rire...
- Mais maman, c'est ce que j'ai fait...



Comment identifier la nationalité des visiteurs du Mondial de l'Automobile ?
- L'Allemand regarde le moteur,
- L'Anglais regarde les cuirs,
- Le Suisse regarde le coffre,
- L'Italien regarde le klaxon,
- L'Americain regarde la taille,
- Le Chinois regarde tout,
- Le Belge ne regarde rien,
- Le Français regarde la vendeuse.


Jésus est en train de marcher sur l'eau.
Saint Pierre s'approche de lui en nageant et lui dit :
- Tu as tort, elle est vachement bonne !


Collection de phrases relevées lors d'un concours baccalauréat en région parisienne (syntaxe et orthographe d'origine).

En Bretagne, on pratique l'élevage en montagne et la transhumance.
Notons les pruneaux d'Agen dont la renommée est mondiale.
La Bretagne vote traditionnellement à droite car elle est tournée vers la mer.
Les côtes Bretonnes sont le lieu ou sont cachés les trésors des pirates et les bretons qui sont cupides et avides se battent pour ces trésors.
Des bandes pierreuses telles que les nappes de granit sillonnent la région.
Les côtes Bretonnes sont situées au niveau de la mer.
La Bretagne se distingue du reste de la France par sa position au bord de la mer. Les vaches à cause de la proximité de la mer donnent du lait salé dont on fait le délicieux beurre Breton de pré-salé.
L'érosion a crée des curiosités tels que menhirs et dolmens.
La Bretagne qui était délaissée a été remise à la mode par les aventures d'Astérix.
La Bretagne est un pays d'élevage: bovins, oursins.
La Bretagne peut s'enorgueillir de son cidre issu de la transformation de la pomme de terre.
La culture du coton est assez peu développée.
Exploit unique au monde, la Bretagne qui n'a pas de pétrole a réussi à faire tourner des usines électriques à l'eau de mer en particulier celle de la Rance.



Un homme se trouvait dans le coma depuis un certain temps.
Son épouse était à son chevet jour et nuit.
Un jour, l'homme se réveilla. Il fit signe à son épouse de s'approcher et lui chuchota :
"Durant tous ces malheurs tu étais à mes côtés.
Lorsque j'ai été licencié, tu étais là pour moi.
Lorsque mon entreprise a fait faillite, tu m'as soutenu.
Lorsque nous avons perdu la maison, tu es restée près de moi.
Et lorsque j'ai eu des problèmes de santé, tu étais toujours encore à mes côtés. Tu sais quoi ?"
Les yeux de la femme s'emplirent de larmes d'émotion.
"Quoi donc, mon chéri? " chuchota-t-elle.

"Je crois que tu me portes la poisse ! "




C'est un couple de vieux fermiers qui participe à la remise des prix d'un concours de taureaux.
Présentateur : 3ème prix, le taureau Gédéon, 3 ans, 3 saillies par jour.
La dame en donnant du coude à son mari, lui dit: " Tu as entendu, 3 fois par jour. "
Présentateur : 2ème prix, le taureau Olivier, 5 ans, 6 saillies par jour.
La dame redonne du coude à son mari et dit: " Tu as entendu, 6 fois par jour. "
Présentateur : 1er prix, le taureau Gérard, 6 ans et demi, 9 saillies par jour.
La dame répète le même geste et dit: " Tu as entendu, 9 fois par jour et ça c'est sans viagra. "
Notre bonhomme s'adresse au présentateur et lui dit: " Notre Gérard à 9 fois par jour, c'est avec la même vache? "
Et le présentateur lui répond: " Bien sûr que non. "
Notre bonhomme donne du coude à sa femme et lui dit: " Tu as entendu. "


Une maman chameau et son fils discutent ensemble lorsque le bébé chameau demande à sa mère :
- Maman, pourquoi est-ce que j'ai trois orteils à chaque pied ?
Sa mère répond :
- Eh bien mon fils, lorsque tu traverses le désert, ces orteils te permettent de marcher dans le sable sans que tu t' enfonces.
Un peu plus tard, le petit chameau demande à sa mère :
- Maman, pourquoi est-ce que je possède d'aussi grandes paupières ?
- C'est pour empêcher le sable d'aller dans tes yeux lorsque tu voyages dans le désert.
- Ah oui, merci maman, répondit le petit chameau.
Après un court moment, le fiston chameau se retourne vers sa mère et lui demande :
- Maman, pourquoi est-ce que j'ai ces grosses bosses sur le dos?
La mère, commence à être agacée par toutes ses questions mais répond quand même à son fils :
- C'est pour emmagasiner de l'eau et ainsi lors des traversées dans le désert, te permettre de passer de longues périodes sans boire.
- C'est formidable maman, donc nous possédons trois orteils pour ne pas nous enfoncer dans le sable, de grosses paupières pour ne pas avoir de sable dans les yeux et des bosses sur le dos pour emmagasiner de l'eau, mais maman...
- Oui mon garçon ?
- Tu veux bien me dire ce que l'on fait au zoo ?




Sherlock Holmes et le Dr Watson sont au camping.
Après un bon repas et une bouteille de vin, ils regagnent leur sac de couchage dans leur tente et s'endorment.
Quelques heures plus tard, Holmes se réveille et aussitôt secoue son compagnon :
- Watson, regardez le ciel et dites-moi ce que vous voyez.
- Je vois des millions et des millions d'étoiles.
- Qu'est-ce que cela vous évoque ?
- Astronomiquement, répond Watson, cela me dit qu'il y a des millions de galaxies et potentiellement des milliards de planètes; Astrologiquement, j'observe que Saturne est en Lion. Calendairement, j'en déduis qu'il est environ 3 h 15. Théologiquement, je vois que Dieu est tout-puissant et que nous sommes petits et insignifiants. Météorologiquement, je pense que nous aurons une belle journée demain. Et vous, Holmes ?
Sherlock Holmes reste silencieux une minute puis déclare :
- Watson, vous êtes un âne ! On nous a fauché la tente.


frankie dans 20ans

"couper la langue" la residence d'OlivierApert sous la direction d'Olivier deuxième point de vue

L’autre témoin.



Les accidents du petit matin
Les yeux dans les bottes aseptisées
Une envie de camélia dans la rosée
Avec le rouge gorge qui attend ses graines
à trois mains de soi
Le café son odeur, les fesses appuyées contre
la paillasse de la cuisine du déchoc.
Les croissants chauds que les flics ont portés
En même temps que la victime.
Fallait les séparer.




Lui : recoudre quoi ? avec quoi ? Nette, franche.
Couper la langue.
Couper comme à l’emporte pièce.
Désinfectée , cautériser : colmater l’hémorragie.
Anesthésie locale ? !.
Je file la métaphore de la jeune fille .
Faire sens . Mémoire indélébile. L’indicible tatouage.
Après 10 heures de bloc… je ragoutonne.

« Ouvrez la bouche. Je vais vous mettre un speculum
Pour la laisser ouverte. »

La jeune fille est en salle de déchocage.
Sous une couverture de survie.
Constater.
Je déteste ses moments
pourtant je préfère que ce soit une femme.
Qui sait un interne plus doux
que ce qu’elle a pâti :
serait lui offrir une bouée s’opposant à l’autre image mnésique.

Elle a les yeux égarés, éclaté de sang :
« Tenez voila son bout de langue : cela pourrait encore servir
Sa puissance m’a rendu plus hard que lui… »

« Ramenez là vite chez elle, elle vit avec des copines
Elle sera mieux qu’ici.
Ils vont pas tarder de débarquer…
C’est toujours comme çà qu’ils font.
Il vaut mieux qu’elle ne soit plus là. »
La chef de clinique


La jeune fille

« ne rien dire surtout pas à mon fiancé,
Il serait capable de me dire :
« je ne peux plus t’aimer, tu as appartenu à un autre homme »
J’ai un intuition d’animal.
C’est cela même.


sous la direction d'Olivier Apert
ces deux là ne furent pas encore soumis au regard d'olivier
ils se peut que d'autres versions viennent fleurir le blog
blog du direct

avec toute mes amitiés

je fut dans mes jeunes années de vie responsable d'un service de radiologie d au décochage
ainsi sur la proposition d'olivier m'est venue un événement

la différence c'est que j'ai du cacher la jeune fille dans ma salle de radio pendant que la confrérie des gitans envahissait l’hôpital pour faire la peau à la fille.

Ils étaient émouvants
dés qu'un des leur étaient blessés où mourant ils étaient là tous à attendre
le mieux ou la fin
.
Nous avions appris à vivre ensemble
bonne lecture
demain quelques histoires drôles pour ouvrir la semaine





samedi 4 février 2012

"couper la langue" la residence d'OlivierApert sous la direction d'Olivier



Je retrouve le bonheur de travailler la languie avec ce grand auteur , poète essayiste, librettiste et traducteur.
Nous ne pouvons progresser dans notre langue qu'avec des plus initiés et pointus que nous , j'ose dire le privilège de le retrouver
je vous mettrai des lien sur l'activité "hippocampe associé"



« Couper la langue ! ».
La plus belle basse.
Si elle avait pu la mettre dans sa poche.
Dans certaines conditions çà peut se recoudre…
On va lui faire la peau à cette meuf.
A 5 heures du mat, qu’est-ce qu’elle avait à trainer
sur une aire d’autoroute ?

La sangria musquée.
Les danseuses terrifiques,
Leur chutes de reins,
leur coup de talon,
la castagnette.
On les avait encore dans l’oreille
Tout le chemin.
Pecho ,nos corps de matchos :
Aldente à des ruts à la boulette Russe.

Merde ses graves.
Cette nuit avait dégoupillé
son futal noir-cuir du gaucho
en goguette-concert.
Quel con ! Quel con !

Dolorés l’aurait bien pris chaud comme çà.
L’exotisme. Le grand frisson.
Qu’est-ce qu’il va dire à Dolores ?
Sans langue ; çà va parler tout court.
Dans la prise : l’embrasser.
Il se fait toujours avoir avec son côté
rock-rome-antique, Saint Mitouche de la mer.
Dolores va l’éclater de ses trois pots de géraniums.
10 jours à peine que je lui ai chapardés.

Tiens les v’là qui déboulent.
Tant mieux : ce couloir au sous sol !
Et la Mercédes refaite pleine de sang :
C’est trop.



suite demain d'un autre point de vue d'un événement

flag la pine up

riions un coup c'est simplet , j'ai , nous en avons besoin

Lorsque Dieu créa



Adam et Eve, il leur dit :










Le premier, c'est l'art de faire pipi debout....."
Adam ne le laissa pas continuer et s'écria : "Pour moi !!! Pour moi !!! Pour moi !!!
S'il te plait, Seigneur, je le veux ce cadeau ! S'il te plait ! Cela va énormément faciliter ma vie ! S'il te plait !!! Donne-le moi !!!"


Eve acquiesça, ajoutant que pour elle, cela n'avait aucune importance.
Dieu alors offrit ce cadeau à Adam, lequel se mit à crier de joie !
Il courrait partout dans le Jardin d'Eden, faisant pipi contre tous les arbres et arbustes, allant vers la plage où il faisait sur le sable des dessins avec son pipi....
Il n'arrêta pas de manifester ainsi son immense bonheur !!!!.


Dieu et Eve contemplaient l'homme fou de joie. Eve demanda alors :
"Seigneur, quel est l'autre cadeau ? "



Et Dieu répondit :
"Le cerveau, Eve ! Le cerveau ! Et il est pour toi !!!!
Envoie cela à toutes les femmes auxquelles tu voudras bien offrir un sourire, ..... ainsi qu'aux hommes qui
ont le sens de l'humour !.............





et très bon week end de la part de Frankie

vendredi 3 février 2012

chronique des contes du vendredi : petit nuage d'avril deHenri Gougaud


frankie remercie tous ceux qui m'ont soutenu par des petits mots pendant les douleurs réels et d'autres d'un piratage et ceux qui furent interpelé par ce biais là.
ils furent cordiaux, je leur ai demandé le nouveau mot de passe
c'était le m^me mais en recopiant il avait fait une faute d'orthographe du n mon n et le m du nouveau mail créer


voici un très beau conte de henri gougaud




Conte Cheyenne de Henri Gougaud

Nuage d'Avril et les taches blanches du soleil.

"Il était une fois, dans une tribu souricière établie entre quatre rochers, parmi les buissons d'un flanc de colline, une jeune souris grise nommée Nuage-d'Avril. En vérité, Nuage-d'Avril était affligée d'une drôle de particularité. Elle entendait un bruit que les autres n'entendaient pas ; un bruit vague, une rumeur confuse, une musique infiniment ténue et personne, sauf elle, ne le percevait.

De temps en temps, dans la paix des herbes, elle levait la patte devant son museau, et le regard soudain perdu au loin disait à ses compagnes :
- Avez-vous entendu ?
- Non, répondaient les autres. Quoi donc ?
- Ce bruit joyeux, menu.
- Tu rêves, ricanaient ses amis, tu es complètement folle.

Nuage-d'Avril se taisait, mais n'en estimait pas moins, seule contre tous, que son bruit était indiscutable.

Vint le jour où elle se rebiffa et décida, pour prouver qu'elle n'était pas l'écervelée que l'on croyait, de dénicher enfin la source de ce bruit. Elle s'en fut donc, flairant l'air, vers la vallée d'où il semblait venir.


Elle trotta longtemps, découvrit au-delà des ordinaires territoires de chasse des rochers inconnus, des pentes insoupçonnées, des pièges, des fondrières. Elle ne s'en soucia guère, exaltée qu'elle était par cette rumeur qui enflait, plus elle allait, et qui se faisait plus précise, plus chantante.

Après trois jours de galop harassant, elle parvint, dans un creux de verdure, au pied d'un buisson touffu. Derrière ce buisson elle sentit là, présente, à portée de regard, la source même du bruit enfin atteinte. Le coeur battant, elle écarta du bout museau les feuilles luisantes. Elle vit enfin le bruit, là, et elle s'émerveilla. C'était un ruisseau bondissant parmi les rocs, scintillant et vif : voilà d'où venait la musique.

Nuage-d'Avril, éblouie, s'approcha du bord. Alors elle aperçut au milieu de l'eau, posée sur un caillou moussu, une grenouille.
Elle la salua avec enthousiasme :

- Ho bien toi la grenouille, tu as l'air d'aller bien. Comme tu dois être heureuse de vivre environnée par cette rumeur délicieuse ! lui dit-elle. Je donnerais volontiers la moitié de mon temps d'existence pour me trouver à ton côté.
- Tu peux aisément me rejoindre si tu le veux, lui répondit la grenouille.
- Non, je ne te crois pas. Que faut-il que je fasse.

- Prends appui sur tes pattes de derrière et bondis le plus haut possible. Tu retomberas infailliblement près de moi.

Nuage-d'Avril planta donc fermement ses pattes de derrière dans l'herbe humide de la rive, pelotonna son train, bondit, mais aussitôt hurla, tomba, dans une gerbe d'écume, parmi les vagues, se débattit, implora secours, se démena, parvint, râlant et crachant, à prendre pied sur la rive opposée et se retourna vers la grenouille avec autant d'indignation que de terreur :

- Mais ça va pas bien la tête, tu as voulu me tuer ! J'ai failli me noyer ! cria-t-elle à la grenouille, impassible.
- Ce n'est pas là l'important, répondit l'autre.

Nuage-d'Avril, scandalisée, se dressa, fulmina, brailla :

- Il s'en est fallu d'un brin d'herbe que je ne meure, par ton inqualifiable traîtrise, et tu oses prétendre que ce n'est pas important!
- J'ose le prétendre, répondit l'autre.
- Alors si ma vie et ma mort ne le sont pas, qu'est-ce qui est important selon toi ?
- Ce qui est important, répondit le grenouille, c'est de savoir si quelque chose t'est apparu, à l'instant où tu parvenais au plus haut de ce bond ridicule qui t'a conduit où tu es.

Nuage-d'Avril, stupéfaite, réfléchit un court instant.
- J'y pense, dit-elle, tout à coup radoucie. J'ai vu en effet quelque chose que la peur de la mort et ma rage contre toi m'avaient fait oublier. J'ai vu, le temps d'un éclair, des taches blanches dans le soleil.

- Voilà ce qui est important, c'est là que tu dois aller, répondit la grenouille. Crois-en ma vieille expérience, je sais deviner les rares instants où se révèle clairement le but ultime des existences. Tu n'es venue sur terre que pour atteindre les taches blanches du soleil.

Bon sang, mais c'est bien sur ! Nuage-d'Avril resta un long moment muette, puis hocha la tête. Cet animal bizarre avait mille fois raison. Elle n'avait jamais désiré que cela : atteindre les taches blanches du soleil. Comment avait-elle pu perdre cette évidence ?

Elle remercia puis salua la grenouille et s'en fut donc droit devant elle, se demandant comment parvenir dans ce lieu inaccessible où elle devait aller. De longtemps elle ne fit halte que pour dormir et grignoter de rares pitances. Elle traversa ainsi d'innombrables saisons, survécut aux tempêtes, aux crocs ennemis, parvint enfin dans une profonde forêt, s'épuisa tant dans les broussailles qu'un soir, à l'orée d'une clairière, elle se sentit à bout de vie. Or, comme elle se couchait pour mourir, apparut devant son museau poussiéreux une souris semblable à elle, quoique plus vieille. Cette compagne inattendue la recueillit, la soigna, la nourrit. Après cinq lunes de bonne chair et de siestes quotidiennes:

- Je ne me suis que trop prélassée, dit un matin Nuage-d'Avril. Il est grand temps que je reprenne ma route.
-Reste donc avec moi, lui répondit l'autre. Vois: je vis bien, mon territoire de chasse est infini, mes greniers sont pleins toute l'année . Tu pourrais vivre heureuse en ma compagnie.
- Non, dit Nuage-d'Avril. Il me faut aller, avant de mourir, vers les taches blanches du soleil.
- Folie, gémit la solitaire. Sache que moi aussi, dans ma jeunesse, j'ai tenté d'aller où tu ne parviendras jamais. Un tel voyage est impossible. Regarde où il est, le soleil , et regarde nous, humbles souris que nous sommes. Sois raisonnable, et goûte, enfin, comme moi, à la paix du renoncement. Tu n'y arriveras pas.
- Peut-être que je n'y arriverais pas,répondit Nuage-d'Avril, mais mon destin à moi, c'est d'aller vers les tâches blanches du soleil. D'ailleurs je ne désire pas la paix, . Adieu, et sois bénie de m'avoir sauvée.

Par un chemin secret connu de la vieille ermite, Nuage-d'Avril sortit donc de la forêt et parvint un matin au seuil de la grande prairie. À peine avait-elle cheminé d'une centaine de pas qu'elle découvrit, à demi dissimulé dans les hautes herbes, un énorme bison couché là, sur le flanc. L'animal haletait comme font les mourants. Son pelage était mité, son museau larmoyant. Nuage-d'Avril s'approcha, fit halte à deux pas de son souffle.
- Tu me sembles mal en point, belle bête, dit-elle. Puis-je quelque chose pour toi ?

Le bison souleva péniblement une paupière et répondit :
- En vérité, la vie va bientôt me quitter si ne me vient aucun secours. Or, je crains fort que personne ne soit assez bon pour m'offrir la médecine qu'il me faut.

- Que te faut-il donc? Parle, et je te promets, foi de souris, de te sauver pour peu que je le puisse.
- Un oeil de ta tête, voilà ce qui me redonnerait la vie, dit le bison. Or, je sais bien qu'en ce bas monde nul n'est généreux au point de se défaire par bonté d'un oeil de sa tête ! Passe donc ton chemin, et laisse-moi mourir en paix.
- Un oeil de ma tête ! gémit Nuage-d'Avril. Dieu du ciel ! Elle s'assit, bouleversée, sur une motte de terre, renifla, réfléchit. Il en avait de bonnes, c'était la moitié de sa vision, une grande partie de sa beauté... Elle entendit alors une voix murmurer dans son coeur : " Quoi qu'il t'en coûte, il est indéniable que tu peux vivre borgne sans désagrément démesuré. Donc, si ton oeil gauche peut sauver cet animal, il est juste que tu le lui donnes. " À peine avait-elle goûté ces paroles que, de son orbite, jaillit son oeil comme un caillou lancé. Il alla se ficher sous la paupière du bison qui, aussitôt, bondit sur ses pattes et secoua son encolure, aussi fringant qu'aux plus beaux jours de sa jeunesse.

- Si je peux à mon tour quelque chose pour toi, dit-il à Nuage-d'Avril, je t'offre de bon coeur mon aide. Nuage-d'Avril lui dit où elle voulait aller. Le bison lui répondit que les taches blanches du soleil étaient hors de sa portée.
- Cependant, dit-il, je peux t'amener jusqu'au pied des montagnes Rocheuses.

Elles sont si loin d'ici que, de toute façon, tu ne saurais y parvenir seule. Agrippe-toi à ma fourrure, et dans trois jours nous y serons.
Ainsi fut fait. Trois jours plus tard, le bison déposa sa bienfaitrice au pied des Montagnes Rocheuses, lui souhaita bonne chance et s'en retourna vers la vaste plaine. Nuage-d'Avril se mit alors à gravir ces monts démesurés, crevassés de gouffres, battus par les tempêtes. Elle s'échina, s'exténua, s'épuisa. Elle s'arrêta enfin, les pattes saignantes, sur un rocher pointu, leva la tête, contempla la cime. Elle la vit si lointaine qu'elle perdit tout courage. " Jamais, se dit-elle, je n'atteindrai de pareilles hauteurs. Je ne peux faire un pas de plus.

Elle se laissa glisser au pied du roc et poussa un cri de surprise: devant elle était un vieux loup couché, le museau entre les pattes.
- Qui es-tu, bête étrange ? lui dit-elle. Et que fais-tu là ?
- Je l'ignore, répondit l'autre. J'ai perdu la mémoire et le désir de vivre. Sans doute vais-je bientôt rejoindre mes ancêtres défunts. Tout ce dont je suis sûr (mais d'où me vient cette certitude ?) est qu'un oeil de ta tête me rendrait la santé. Je n'aurais cependant pas l'outrecuidance de te le demander. J'imagine à quel point tu dois tenir à celui qui te reste.
- J'y tiens absolument, répondit Nuage-d'Avril, d'un ton si définitif que le vieux loup soupira et à nouveau parut se désintéresser du monde.
" Il va mourir, se dit-elle, affolée. Honte sur moi si je ne le sauve pas, alors que je le peux !
" À peine cette pensée eut-elle germé dans son esprit que, de son orbite, jaillit son oeil droit. Le loup au même instant soulevait sa paupière. Il sursauta comme si quelque gravier l'avait frappé et aussitôt se dressa, tout gaillard et impatient de vivre. Mais Nuage-d'Avril ne le vit pas : elle était aveugle.
- Je ne te quitterai plus, lui dit le loup. Je te conduirai partout, petite soeur, partout où tu voudras aller.
- Je veux aller dans les taches blanches du soleil, Même si je sais que je ne pourrai jamais plus contempler leur lumière, je ne désire rien d'autre que d'aller où elles sont.

Le loup lui répondit:
- Accroche-toi ferme à ma queue et partons à l'instant. Certes, je ne saurais atteindre ces lieux célestes, ils sont trop hauts pour moi, mais par la vie que tu m'as rendue je t'en rapprocherai autant que je pourrai.
Il grimpa longtemps, le museau bas, sans prendre de repos. Il grimpa jusqu'aux neiges éternelles, grimpa jusqu'aux nuées, grimpa encore jusqu'à ne plus pouvoir poser une patte devant l'autre.

- Tu dois maintenant continuer sans moi, dit-il enfin, à bout de souffle. Le soleil est proche, je le vois, là, à quelques enjambées de loup, pareil à une immense boule éblouissante. Il emplit presque le ciel. Va droit devant, petite soeur, je tombe !
Il poussa un hurlement épouvantable. Nuage-d'Avril hurla aussi, se débattit, abandonnée dans une immensité sans bornes. Elle grimpa, grimpa jusqu'au delà de ses forces, hissa une dernière fois sa patte au-dessus de son museau et sentit quelque chose. Elle se hissa dessus et perdit connaissance.

Quand elle s'éveilla, il lui sembla qu'elle sortait d'un songe. Trois choses l'étonnèrent. La première quand elle s'ébroua, et qu'elle ouvrit les yeux. Miracle ! Elle avait retrouvé ses yeux. Elle voyait. La seconde, c'est qu'elle était parvenue au bout de son voyage. Elle était dans la plus belle de toutes les tâches blanches du soleil. Et la troisième, c'est que de majestueux oiseaux se tenaient autour d'elle et la contemplaient avec respect. Elle regarda son corps, lissa son poitrail et rit, émerveillée. Nuage-d'Avril n'avait plus rien d'une humble souris grise. Elle était devenue un aigle. "

jeudi 2 février 2012

frankie pain un peu panne

dans le film l'instinct de la mort ou j'étais la vieille maitresse lucienne appelé lulu du mentor de Mesrine joué par gérard Depardieu

désolée je me sens bancale de ne plus avoir accéder à mon mail et je ne plus avoir accès à mes fichiers alors je suis un peu en difficulté de mettre des billets et des posts pour le moment ce n'est qu'un moment, merci de votre compréhension