mercredi 23 mai 2012

Thomas bernhard au Théatre de la Colline : des arbres à abattre


 Une fois que nous avons joué au théâtre une pièce de Thomas Bernhard à vie  nous sommes liées à cet auteur. alors ce matin en lisant la presse Evene je n'ai pu m’empêcher de vous faire partager cette nouvelle


je vous raconterai prochainement   mes émotions à travers l’œuvre de ce très grand auteur


c'était "La société de chasse" 1991 Théâtre du port de la Lune à Bordeaux et au thétre de l'Atelier à Paris

 

Des arbres à abattre

“... je hais Vienne mais je suis quand même forcé de l’aimer, et je pensai, tandis que je courais déjà à travers le centre ville, cette ville est quand même ma ville et elle sera toujours ma ville, et ces gens sont mes gens et seront toujours mes gens...”



Des arbres à abattre, l’écriture comme un cri. Lors d’un “dîner artistique” donné par les époux Auersberger en l’honneur d’un vieux comédien du Burgtheater, le narrateur, assis dans un fauteuil à oreilles, observe l’intelligentsia viennoise, avec qui il avait rompu depuis presque trente ans. Comme la plupart d’entre eux, il a assisté le jour même aux obsèques de Joana, artiste en marge qui s’est suicidée, le dîner mondain ne s’annonçant alors comme rien d’autre qu’une sorte de requiem pour Joana. Alceste moderne, le narrateur, double à peine déguisé de l’auteur, ressasse son exaspération devant ce petit monde étouffant dont l’art semble la seule préoccupation, et rumine son besoin d’écrire enfin tout ce qui l’empêche de vivre. Depuis longtemps, Claude Duparfait arpente l’œuvre de Bernhard comme un territoire familier, un chemin de connaissance, en écho à sa vie d’homme et d’acteur. Avec Célie Pauthe, qui a mis en scène L’Ignorant et le Fou, ils s’emparent avec cinq acteurs de l’urgence de ce roman majeur, bouleversant, où Thomas Bernhard mène implacablement le procès des artistes et de leurs admirateurs. Un réquisitoire dont l’humour désintégrateur se nourrit d’une quête brûlante : retrouver la vraie promesse de l’art, celle d’une pleine respiration.


Photo © Elizabeth Carecchio
extrait de la plaquette du thétre de la colline



·  du 17 Mai 2012
au 15 Juin 2012
·  Infos évenement :
Théâtre national La colline - 15, rue Malte-Brun - 75020 Paris. Du mercredi au samedi à 21 h, le mardi à 20 h et le dimanche à 16 h.

Thomas Bernhard Le faiseur de théâtre sublime

la fameuse partie carte  entre l'Ecrivain et la Générale dans la Société de chasse


Photo © Elizabeth Carecchio

Photo © Elizabeth Carecchio

 

 






 

 

Thomas le tritique d'un récit

Thomas dit : "on dit des inepsies sur moi"

Ne le manquez pas on sort d'un spectacle de ThomasBernhard autre de ce que l'on était,

en tant qu'actrice

et il nous enséme en tant que spectateur

votre chroniqueuse

Frankie

 

 

 

mardi 22 mai 2012

photo de frankie des essais pub caramba

photo de Cascino Sonia

belle journée

Gauguin le Dandy sauvage d'Olivier Apert


je vous l'ai promis sur la dernière chronique


quatrième de couverture



Vous apercevez Olivier Apert


De jour en jour, Paul Gauguin, avec Cézanne, s’avance comme le maître de l’art moderne, l’inventeur du droit de « tout oser » en peinture, le créateur d’une beauté nouvelle, mystérieuse où l’énigme le dispute à l’éclat ; où la conception neuve de la composition rencontre la puissance fascinante de cultures, de mythes ancestraux – qu’ils soient breton ou maori.

Mais Gauguin ne s’avance pas seulement vers nous en tant que peintre : c’est aussi un écrivain – et des plus passionnants. Le cœur même ce le livre présente le peintre sous cet aspect inédit :

 l’artiste Gauguin éclairé, explicité, expliqué par Gauguin l’écrivain.

Tant par sa correspondance, ses articles que par ses livres surtout : du plus connu (Noa Noa) aux moins fréquentés (Racontars de rapin, Avant Après) : toute une œuvre écrite qui, par fragments, expose avec cohérence la pensée picturale de l’artiste qui a été trop considéré comme un sauvage intuitif.

Sauvage certes, puisque telle est sa volonté, mais sauvage tout aussi intellectuel que pulsionnel. C’est ce qu’Olivier Apert démontre en faisant se croiser les tableaux fondamentaux du peintre et ses prises de position esthétiques qui définissent avant l’heure un véritable traité de peinture par où la couleur acquiert toute son autonomie.

Enfin, parcourant la vie aventurière de Gauguin, Olivier Apert éclaire les différentes facettes de l’homme, du jeune matelot à l’agent de change, du barbare raffiné à l’indigent subversif en présentant chronologiquement les grandes étapes de l’œuvre (l’Ecole de Pont-Aven, le japonisme, l’art  maori…) et les rencontres décisives (Emile Bernard, Van Gogh, Meyer de Haan…), sources de conflits, de drames, de combats et de créations inouïes.







souvenez vous !











laissez vous  prendre par l'attraction de ses mots


Je vous souhaite une belle découverte 

Frankie

chronique du mardi : quelques phrases ravigotantes et le livre olivier Apert sur Gauguin


Paul Gauguin

1

Rûmi

Nous avons traversé les ténèbres de l’océan et l’immensité de la terre. Nous avons enfin trouvé la fontaine de Jouvence. Elle nous attendait patiemment, au cœur de nous-mêmes.
2
« La question est de savoir si l’on donne au public quelque chose qui vise à le rendre plus heureux, ou quelque chose qui corresponde à la vérité du sujet. »

3

« Si on a du génie, on ne fait pas de cinéma, on écrit un grand livre.  »

de Michel Audiard


4

T. S. Eliot

La fin de toutes nos recherches sera d’arriver là où nous avons commencé et de connaître cet endroit pour la première fois.

5

Satprem

Le Destin n’est pas fait pour nous écraser ni pour nous punir,...il est fait pour nous contraindre à grandir...

 

 

6

Mathieu Martel

Chercher, c’est en fait toujours se chercher soi-même, voilà ce qu’ignore le plus souvent le chercheur dans sa quête.

7

Mathieu Martel

Chercher, c’est en fait toujours se chercher soi-même, voilà ce qu’ignore le plus souvent le chercheur dans sa quête.

8

Georges Duby

La trace d'un rêve n'est pas moins réelle que celle d'un pas.



9

Jacqueline Kelen

La Joie surgit lorsque le petit moi est lassé de s’attarder sur sa souffrance.

10

Gitta Mallasz

Le sourire est la prière de chaque petite cellule.

 

 

11

John Welwood

Le courage vient du mot coeur. L'essence du courage, c'est accepter de ressentir son coeur, y compris dans les situations difficiles ou douloureuses.

12

Christiane Singer

Quand il n’y a plus rien, il n’y a plus que l’amour.

 

 

 

 

13

Jac O'Keeffe

La personnalité est un outil utile, mais elle ne peut vous définir. Ce que vous êtes se trouve bien au-delà de qui vous pensez être.

14

Michel Bouthot

Nous oublions souvent de sentir la magie du moment présent et pourtant, c'est elle qui bâtit le scénario de notre vie.

 belle méditation et que ses mots inspirent votre journées et le rêve 


à acheter  Gauguin  de Olivier Apert  à travers sa correspondance...
10 euros vient de sortir

ce n'est pas parce que je travaille avec Olivier Apert mais j'ai un souvenir impérissable de ton travail sur Baudelaire

je vous donnerai demain les références exactes. 

Tendresse ...


Gauguin - Le Dandy sauvage


  • Infolio

  • Broché

  • Paru le : 03/05/2012

Paul Gauguin, avec Cézanne, s'avance comme le maître de l'art moderne, l'inventeur du droit de "tout oser" en peinture, le créateur d'une beauté nouvelle. Mais Gauguin ne s'avance pas seulement vers nous en tant que peintre : c'est aussi un écrivain, et des plus passionnants. Le coeur même de ce livre le présente sous cet aspect inédit, l'artiste Gauguin éclairé, explicité par Gauguin l'écrivain.


Sa correspondance, ses articles, ses livres, du plus connu (Noa Noa) aux moins fréquentés (Racontars de rapin, Avant Après), exposent avec cohérence la pensée picturale de l'artiste. Enfin, parcourant la vie aventurière de Gauguin, Olivier Apert éclaire les facettes de l'homme, du matelot à l'agent de change, du barbare raffiné à l'indigent subversif, en présentant les grandes étapes de l’œuvre et les rencontres décisives (Emile Bernard, Van Gogh...), sources de conflits, de drames, de combats et de création.

dimanche 20 mai 2012

Matisse à POmpidou pairs et impaires



Matisse, le centre Pompidou le montre sous un angle original : la variation d'un même motif d'une œuvre à l'autre à travers une soixantaine d'œuvres, qui vont de Luxe, calme et volupté au Nu bleu, incluant les dessins des Thèmes et variations. Avec un leitmotiv : la femme, de toutes les couleurs et de toutes les formes. 

http://www.evene.fr/culture/agenda/matisse-paires-et-impaires-736385.php



Notre dame, l'autre pair manque

 

 

 

vous verrez l'erreur de ma présentation après l'expo



paire à moi pas à l'expo

 

 

paire  à moi

 

belle semaine  et à très bientôt ici où ailleurs

 

frankie 



Raymonde son coup de Trafalgar "3éme correction





Dés l’instant où Raymonde avait été dans la place, pas à même d’analyser ce qui se passait, son corps fut dézingué de symptômes éclatants. Exemple : elle échappa de justesse à une septicémie . 20 ans après ses campagnes d’Afrique, Raymonde fit se réveiller un régiment d’amibes. La date de péremption dépassée. Jamais vu dans un bréviaire de médecines tropicales. A part son nouveau métier où Raymonde avait été choisi pour son diplôme spécialisé , son rang de majore de la promotion et ses années d’université en sciences humaines , qui en avait rajouté le poids nécessaire pour que le choix tomba sur Raymonde. Tout aurait du marcher comme dans une motte de beurre laissée dehors la nuit pour mieux tartiner le pain du petit déjeuner.

Aucune de ses paroles n’étaient retenues et celles  des autres se mordaient la queue comme rivées sur des roulements à bille, avec une persillade de gargarisme d’une langue  de « pense » farcie aux finales à la Lacanienne. Et là,  pour Raymonde c’était le comble, elle faisait partie de l’école de la Cause freudienne et  suivait les séminaires de Lacan à la Sorbonne. Lacan a côté d’eux s’écoutait comme boire du petit lait.

Raymonde se mit à ses burettes d’observation . En un , la sociométrie de ses amies , ses amants : le cheptel était beau ,il fructifiait. Une vraie « cornu copiae » corne d’abondance.
En deux : elle fit l’analyse transactionnelle à la Crozier de son groupe de pêche au gros : les conclusions Kif-kif.

Le chemin se broutant, notre Raymonde nationale était une poule pondeuse d’autres symptômes aussi graves que le premier. Eclats d’ailes , pertes, fracassée des mandibules. Raymonde éveilla Agatha* qui sommeille en toute personne en danger. Quelque chose extrêmement perverse et subtile " gloaquait ". Ce dysfonctionnement servait à qui ?

*Christie

Raymonde en bonne besogneuse plantait ses projets qui étaient contenus dans ce brillantissime entretien d’embauche : poétique et politique de la ville. Pierre Sansot  était son ami, elle ne pouvait qu’être lumineuse sur la question d’ergonomie sociale. Raymonde s’offrit même un superviseur , le gite était tonnant à bord des réunions. Premier constat : poussée d’intimidation créée par la « tête directrice ». Les silences étaient des bombes sur le moment et à retardement.

Enfin elle tint le morceau : les rumeurs de la grande ville sur la tête dirigeante confortèrent les hypothèses de Raymonde. Plus elle avançait dans le diagnostique plus la toxicité s’infiltrait et suintait partout et au delà.

ET Raymonde devint  la cible de  « la Tête ». Il lui devenait de plus en plus compliquer d’obtenir l’aval sur le déploiement de ses projets. Ce n’est qu’au troisième projet présenté qu’elle pouvait prétendre le développer. Raymonde y passait ses nuits, ses siestes, ses repas, ses diners. Comment s’affirmer  face aux autres instances . Elle finissait par perdre du crédit , elle émiettait ses aptitudes.

Quand Raymonde constata que ses actes ne lui ressemblaient pas et de plus ils devenaient antinomiques aux biens êtres  des personnes  qui lui avaient accordés leur confiance, elle se prépara à quitter  ce métier. Détérioration mentale en vue : ce n’était pas cet horizon qui avait soufflé sur sa mer d’études. Elle clôtura au fur et à mesure chaque chantier engagé. Raymonde  ne engrainait  plus  . Elle attendait  le propice , l’occasion :  pour faire sonner la fanfare, lâcher les chiens, L’heure « J » et « G » pour sa libération la Sienne , sa conscience et dépendances.

Retour  de vacances  du « Big boss ». Tour de table des nouveautés. Le confrère de Raymonde avec qui elle pacsait les sens , les actes et leur symbolique annonce son départ . La raison qu’il évoque : son futur mariage en Italie. Dans le cœur de Raymonde le sang se cabra. Son attention met les essuies glaces. Elle sent que la piste de l’envol est là. Elle ignore ce qui la fera aboutir . Elle est tranquille ;  à chaque réunion il y a trois ou quatre vis de forme . Raymonde envoie son fin limier au pied « couché ma bêbête , à l’affût :si bon pour la bécasse » .  Prendre le fil et que dans cette prise au moins deux soient levés, mêlés.

Le nouveau est tout content d’annoncer le placement de « Fredo le gitan »  à Villa Neuve, l’hôpital psychiatrique régionale. Le dirlo  monte sur son cran d’arrêt
-         quoi vous avez fait un placement ?
 Vous savez que je suis contre et contre la pédagogie de cette maison !
Là le psychiatre enjambe le propos. Sa voix rarement audible à monter d’un octave.
-         mais alors qu’est ce que vous avez fait ?
Le nouveau est ahuri, stigmatisé.

Alors Raymonde a ferré . Elle tend la main le doigt pointé sur le Psychiatre -jamais auparavant elle s’était comporté ainsi envers lui-.
-         Quoi tu oses ?

Le directeur
-         Comment tu tutoies le psychiatre , maintenant?

Raymonde
Et comment je me gênerai. Je vouvoie mon cochon.  Je ne respecte pas celui qui tient un avis dans votre  dos et ne le tiens pas face à vos poils du jabot.  Tout l ‘été nous  avons  été sur les dents , nous  avons ébranlé l’équilibre de tout un camp de gitans,  çà a frisé le danger pour nos personnes.

S’adressant  au psychiatre
Alors Gégé, je t’avais à deux reprises demandé : « est-ce que tu soutiendras  ta demande devant le directeur quand il reviendra ? « 
Est-ce  ainsi  soutenir ta demande que de dire :
« -mais alors qu’est ce que vous avez fait ? » belliqueux une fois est ton exception de la « gourbe de Gauce »

Le directeur s’interpose sommant Raymonde de vouvoyer le psychiatre de l’appeler par son nom

Raymonde
Ca ne s’appelle même plus, çà !

La tête dirigeante  crécelle . Elle sue en grêle de cœurs de pigeons ,sa chemise se mouille à vue d’œil comme la poussée de l’herbe à chat, il est rouge sa trombine est une tomate cœur de bœuf murie ,la peau prête à se découdre comme le ventre d’un Monthy Piton.


Raymonde
Moi Raymonde qui  ne suis pas habilitée à vous juger c’est vous qui m’avez choisie,  mais quand un psychiatre institutionnel ne tient pas ses engagements, ses paroles…

Eh ! monsieur le « sciechiatre » tu as envoyé combien de personnes en HP  avec  vos changements de Cap ?

Survivre sainement ici c’est passé le cap Horn. Tous les marins connaissent. Vous avez le devoir de veiller à la santé mentale de l’équipe et d’avoir des paroles sensées envers notre clientèle.
Et cette phrase vous dénonce. « - mais alors qu’est ce que vous avez fait ? »


Je juge mon travail ici caduc si je continue , il va à l’encontre de mon engagement éthique et déontologique.  Je démissionne.

14h 17. Constat de la fin de service.

La tête dirigeante plonge sur la table , tend sa grosse paluche vers Raymonde qui  esquive en s’affalant sur le collègue futur marié. Elle ne se prive pas pour se faire bien lourde sur lui, question  d’encrer à vie de sa lâcheté, un départ qui ne sert personne.

Les autres autour de la table sont imperturbables. La secrétaire qui adore Raymonde dit au directeur :
- Qu’est-ce que je note ?

Il bafouille, il postillonne. C’est une grosse carpe chinoise dans l’ aquarium de la buée de sa chemise qui fume.  Du psychiatre une odeur d’acide urique se répand dans tout le bureau du deuxième étage...

Raymonde se relève du corps occis de son collègue. Prends son stylo encre, ferme son cahier. Prends le temps de regardez chacun dans les yeux.
En elle même : «  c’est pas les jeux olympiques cette affaire, pas passage de relais. C’était le moment où jamais sur deux départs d’imposer sa science, d’avoir  des exigences de changement. Le ricoché çà n’existe pas au sens figuré. Qu’un caillou qui rebondit à la surface d’un lac calme .

Raymonde sent battre la joie de ses carcans qui se lèvent et remettent son corps à flot. La rage la gagne son coup d’éclat n’aura servie qu’à elle. Elle devra porter le coup aux autres instances concernées et plus haut : la fédération, le conseil régional et….

Elle regagne son bureau,  c’est la même pièce ; Raymonde  recevait ce jour , la réunion , elle téléphone à la présidence sous leurs oreilles. Elle annonce la fin de mission. Elle met le haut parleur t’en qu’à faire :  « ça limite le rapportage. »

« Vous êtes notre meilleure, toute la ville parle en bien de vos actions, et initiatives .    Vous n’allez pas partir.     Vous êtes fatiguée, nous vous offrons 15 jours de vacances à notre compte,     à votre retour vous aurez changé d’avis. »

Raymonde
Ne rêvez pas .A dans quinze jours pouvez vous convoquer le conseil d’administration pour  une réunion exceptionnelle.
Mon collègue qui se marie en Italie et part

La présidente
Lui aussi

Raymonde
Laissez moi finir, mon collègue qui se marie en Italie et part, disait quand il franchissait la porte de notre structure la phrase de Dante au dessus de la portes des enfers 

La présidence
Qu’elle est elle ?

Raymonde
Elle fixe le futur marié très mal à l’aise, tous font focal sur lui mouvement de tête des vaches sur le » trans » Orient express qui passe

« Quand on rentre ici il n’y a plus d’espoir »


Raymonde repose le combiner , elle retire les livres de sa bibliothèque ,des tiroirs les chemises. Des classeurs déchirent les dossiers . La réunion a du mal à repartir.

Le directeur est livide. Le psy à la tête dans ses chaussures, enfin pas trop  car une auréole liquide couvre toute la surface au sol de la largeur de sa chaise  cannelée.

Les autres, Raymonde  ne les voient qu’en tranche de jambon dégraissé. Ils étaient blindés, ils avaient pu traverser ces jours sans une goutte d’eau. Ils étaient imperméables à tout. Raymonde se remerciait d’avoir  eu de la chance d’être poreuse .  Jamais cela ne serait arrivé, et combien  utile quand on sert un tel métier…

Raymonde remit ses clés à la secrétaire. Il prit sa voiture sur la place prés du kiosque à musique. Rejoindre la grande ville. Elle passa les deux fleuves. Ses larmes n’avaient cessé leur danse de saint Guy. Comme à la bataille navale Raymonde allait couler la flottille des collègues, le reste une bande de crabes complices çà finira par leur taper sur les doigts.

fin


Extraits « La poétique de la ville »
Livre de Pierre Sansot

« ....le véritable lieu urbain est celui qui nous modifie, nous ne serons plus en le quittant celui que nous étions en y pénétrant. »

Disons qu'un parcours, pour être signifiant, doit effectuer la modification de celui qui l'a entrepris.

En fin de compte, lorsqu'un homme commence à bouger, il fait chanceler l'ordre du monde... »


Poétique de la ville est probablement le plus sensible, le plus exhaustif, le plus amoureux des livres écrits sur la ville. Monumental, riche et foisonnant, il résulte d'un pari insensé : qu'un homme puisse, à lui seul, s'emparer de la ville et nous en restituer toutes les facettes, tous les secrets. Qu'il s'agisse de l'arrivée sous la pluie dans une petite ville, des manifestations de rue, des dérives nocturnes ou des promenades matinales, des rythmes urbains, de la symbolique des artères, des transports, de personnages emblématiques (prostituée, clochard), des quartiers et faubourgs, ou encore des intérieurs (hôtels, studios, salle de bain ou de séjour), c'est un Sansot éblouissant qui nous révèle la géographie sentimentale des villes.




 par Frankie Pain  sous la direction d'Olivier Apert  auteur en Résidence  à la Médiathèque de marguerite Duras Paris


bon dimanche

Raymonde son coup deTrafalgar



Dés l’instant où Raymonde avait été dans la place, pas à même d’analyser ce qui se passait, son corps fut dézingué de symptômes éclatants. Exemple : elle échappa de justesse à une septicémie . 20 ans après ses campagnes d’Afrique, Raymonde fit se réveiller un régiment d’amibes. La date de péremption dépassée. Jamais vu dans un bréviaire de médecines tropicales. A part son nouveau métier où Raymonde avait été choisi pour son diplôme spécialisé , son rang de majore de la promotion et ses années d’université en sciences humaines qui en avait rajouté le poids nécessaire pour que le choix tomba sur Raymonde. Tout aurait du marché comme dans une motte de beurre laissée dehors la nuit pour mieux tartiner le pain du petit déjeuner.

Aucune de ses paroles n’étaient retenues et celles  des autres se mordaient la queue comme rivées sur des roulements à bille, avec une persillade de gargarisme d’une langue  de « pense » farcie aux finales à la Lacanienne. Et là,  pour Raymonde c’était le comble, elle faisait partie de l’école de la Cause freudienne et  suivait les séminaires de Lacan à la Sorbonne. Lacan a côté d’eux s’écoutait comme boire du petit lait.

Raymonde se mit à ses burettes d’observation . En un , la sociométrie de ses amies , ses amants : le cheptel était beau ,il fructifiait. Une vraie « cornu copiae » corne d’abondance.
En deux : elle fit l’analyse transactionnelle à la Crozier de son groupe de pêche au gros : les conclusions Kif-kif.

Le chemin se broutant, notre Raymonde nationale était une poule pondeuse d’autres symptômes aussi graves que le premier. Eclats d’ailes , pertes, fracassée des mandibules. Raymonde éveilla Agatha* qui sommeille en toute personne en danger. Quelque chose extrêmement perverse et subtile " gloaquait ". Ce dysfonctionnement servait à qui ?

*Christie

Raymonde en bonne besogneuse plantait ses projets qui étaient contenus dans ce bel entretien d’embauche : poétique et politique de la ville. Pierre Sansot  était son ami, elle ne pouvait qu’être lumineuse sur la question d’ergonomie sociale. Raymonde s’offrit même un superviseur , le gite était tonnant à bord des réunions. Premier constat : poussée d’intimidation crée par la « tête directrice ». Les silences étaient des bombes sur le moment et à retardement.

Enfin elle tint le morceau : les rumeurs de la grande ville sur la tête dirigeante confortèrent les hypothèses de Raymonde. Plus elle avançait dans le diagnostique plus la toxicité s’infiltrait et suintait partout et au delà.

ET Raymonde devint  la cible de  « la tête ». Il lui devenait de plus en plus compliqué d’obtenir l’aval sur le déploiement de ses projets. Ce n’est qu’au troisième projet présenté qu’elle pouvait prétendre le développer. Raymonde y passait ses nuits, ses siestes, ses repas, ses diners. Comment s’affirmer  face aux autres instances , elle finissait par perdre du crédit , elle émiettait ses aptitudes.

Quand Raymonde constata que ses actes ne lui ressemblaient pas et de plus ils devenaient antinomiques aux biens êtres  des personnes  qui lui avaient accordés leur confiance, elle se prépara à quitter  ce métier. Détérioration mentale en vue : ce n’était pas cet horizon qui avait soufflé sur sa mer d’études. Elle clôtura au fur et à mesure chaque chantier engagé. Raymonde  ne replantait plus  rien . Elle attendait  le propice , l’occasion :  pour faire sonner la fanfare, lâcher les chiens, L’heure « J » et « G » pour sa libération la sienne , sa conscience et dépendances.

Retour  de vacances  du « Big boss ». Tour de table des nouveautés. Le confrère de Raymonde avec qui elle pacsait les sens , les actes et leur symbolique annonce son départ . La raison qu’il évoque : son futur mariage en Italie. Dans le cœur de Raymonde le sang se cabra. Son attention met les essuies glaces. Elle sent que la piste de l’envol est là. Elle ignore ce qui la fera aboutir . Elle est tranquille ;  à chaque réunion il y a trois ou quatre vis de forme . Raymonde envoie son fin limier au pied « couché ma bêbête , à l’affût :si bon pour la bécasse » .  Prendre le fil et que dans cette prise au moins deux soient mêlés.

Le nouveau est tout content d’annoncer le placement de « Fredo le gitan »  à Villa Neuve, l’hôpital psychiatrique régionale. Le dirlo  monte sur son cran d’arrêt
-        quoi vous avez fait un placement ?
 Vous savez que je suis contre et contre la pédagogie de cette maison !
Là le psychiatre enjambe le propos. Sa voix rare audible à monter d’un octave.
-        mais alors qu’est ce que vous avez fait ?
Le nouveau est ahuri, stigmatisé.

Alors Raymonde a ferré . Elle tend la main le doigt pointé sur le Psychiatre -jamais auparavant elle s’était comporté ainsi envers lui-.
-        Quoi tu oses ?

Le directeur
-        Comment tu tutoies le psychiatre ?

Raymonde
Et comment je me gênerai. Je vouvoie mon cochon.  Je ne respecte pas celui qui tient un avis dans votre  dos et ne le tiens pas face à vos poils de jabots.  Tout l ‘été nous  avons  été sur les dents , nous  avons ébranlé l’équilibre de tout un camp de gitans,  çà a frisé le danger pour nos personnes.
S’adressant  au psychiatre
Alors Gégé, je t’avais à deux reprises demandée  est-ce que tu soutiendras  ta demande devant le directeur quand il reviendra ?
Est-ce  ainsi  soutenir ta demande que de dire :
« -mais alors qu’est ce que vous avez fait ? » belliqueux une fois est l’exception de la « gourbe de Gauce »

Le directeur s’interpose sommant Raymonde de vouvoyer le psychiatre de l’appeler par son nom

Raymonde
Ca ne s’appelle même plus, çà !

La tête dirigeante  crécelle . Elle sue en grêle de cœurs de pigeons ,sa chemise se mouille à vue d’œil comme la poussée de l’herbe à chat, il est rouge sa trombine est une tomate cœur de bœuf murie la peau prête à se découdre comme le ventre d’un Monthy Piton.


Raymonde
Moi Raymonde qui  ne suis pas habilité à vous juger c’est vous qui m’avez choisi,  mais quand un psychiatre institutionnel ne tient pas ses engagements, ses paroles…

Eh ! monsieur le « sciechiatre » tu as envoyé combien de personnes en HP  avec  vos changements de Cap ?
Survivre sainement ici c’est passé le cap Horn. Tous les marins connaissent. Vous avez devoir de veiller à la santé mentale de l’équipe et d’avoir des paroles sensées envers notre clientèle.
Et cette phrase vous dénonce. « - mais alors qu’est ce que vous avez fait ? »


Je juge mon travail ici caduc si je continue , il va à l’encontre de mon engagement éthique et déontologique.  Je démissionne.

14h 17. Constat de la fin de service.

La tête dirigeante plonge sur la table , tend sa grosse paluche vers Raymonde qui  esquive en s’affalant sur le collègue futur marié. Elle ne se prive pas pour se faire bien lourde sur lui, question  d’encrer à vie de sa lâcheté, un départ qui ne sert personne.

Les autres autour de la table sont imperturbables. La secrétaire qui adore Raymonde dit au directeur :
- Qu’est-ce que je note ?

Il bafouille, il postillonne. C’est une grosse carpe chinoise dans un aquarium de la buée de sa chemise qui fume.  Du psychiatre une odeur d’acide urique se répand dans tout le bureau du deuxième étage...

Raymonde se relève. Prends son stylo encre, ferme son cahier. Prends le temps de regardez chacun dans les yeux.
En elle même : c’est pas les jeux olympiques cette affaire, pas passage de relais. C’était le moment où jamais sur deux départs d’imposer sa science d’avoir  des exigences des changements. Le ricoché çà n’existe pas au sens figuré qu’un caillou qui rebondit à la surface d’un lac calme .

Raymonde sent battre la joie de ses carcans qui se lèvent et remettent son corps à flot. La rage la gagne son coup d’éclat n’aura servie qu’à elle. Elle devra porter le coup aux autres instances concernées et plus haut la fédération, le conseil régional et….

Elle regagne son bureau,  c’est la même pièce Raymonde  recevait ce jour , la réunion , elle téléphone à la présidence sous leur oreilles. Elle annonce la fin de mission. Elle met le répondeur t’en qu’à faire. Ca limite le rapportage.

« Vous êtes notre meilleure, toute la ville parle en bien de vos actions, et initiatives vous n’allez pas partir. Vous êtes fatiguée, nous vous offrons 15 jours de vacances à notre compte, à votre retour vous aurez changé d’avis. »

Raymonde
Ne rêver pas .A dans quinze jours pouvez vous convoqué le conseil d’administration une réunion exceptionnelle.
Mon collègue qui se marie en Italie et part.

La présidente
Lui aussi

Raymonde
Laissez moi finir, Mon collègue qui se marie en Italie et part, disait quand il franchissait la porte de notre structure la phrase de Dante au dessus de la portes des enfers 

La présidence
Qu’elle est elle ?

Raymonde
Elle fixe le futur marié très mal à l’aise, tous font focal sur lui mouvement de tête des vaches sur le transe Orient express qui passe

« Quand on rentre ici il n’y a plus d’espoir »


Raymonde repose le combiner , elle retire les livres de sa bibliothèque ,des tiroirs les chemises. Des classeurs déchirent les dossiers . La réunion a du mal à repartir.
Le directeur est livide. Le psy à la tête dans ses chaussures, enfin pas trop  car une auréole liquide couvre tous la surface au sol de la largeur de sa chaise  cannelé.
Les autres Raymonde  ne les voient qu’en tranche de jambon dégraissé. Ils étaient blindés ils avaient pu traverser ces jours sans une goutte d’eau. Ils étaient imperméables à tout. Raymonde se remerciait d’avoir  eu de la chance d’être poreuse , jamais cela ne serait arrivé, et combien  utile quand on sert un tel métier…

Raymonde remis ses clés à la secrétaire. Il prit sa voiture sur la place prés du kiosque à musique, elle rejoindre la grande ville. Elle passa les deux fleuves. Ses larmes n’avaient cessé leur dans de saint Guy. Comme à la bataille navale elle allait couler la flottille des collègues, le reste une bande de crabes complices çà finira par leur taper sur les doigts. 



par Frankie Pain  sous la direction d'Olivier Apert  auteur en Résidence  à la Médiathèque de marguerite Duras Paris

 il y a encore des recalages à faire

bon dimanche