mardi 23 avril 2013

Philippe Delerm

 
 
 
puisque qu'une de vous lectrices aimez cet auteur voici quelques citations
beau mardi
 
 
 Philippe Delerm
1950



  1. [...] je me souviens de ce bonheur-désordre sur ta table.
    (Le Cinquième Saison, p.17, Éd. du Rocher)
     
  2. Si tu n'étais pas morte... Ces mots ne dansent pas sur mon cahier, mais blessent le silence de la marge.
    (Le Cinquième Saison, p.31, Éd. du Rocher)  
  3. 3
  4. Tu ne revivras pas, mais il y a ce chemin des mots qui mène un peu plus près de ton sourire ; le souvenir ne te rend pas, mais tu sourds quelquefois de cette folie douce de t'écrire, avec au bout le son-vertige de ta voix.
    (Le Cinquième Saison, p.43, Éd. du Rocher)
     
  5. 4
  6. Les filles sont un autre monde, et je m'en souviendrai. Elles deviendront cet ailleurs difficile où je te reconnais, pays à inventer pour le bonheur de passer la frontière.
    (Le Cinquième Saison, p.53, Éd. du Rocher)
     
  7.  
  8. 5
  9. Elle en parle sans larmes, avec au fond des yeux le poids de l'habitude du chagrin.
    (Le Cinquième Saison, p.68, Éd. du Rocher)
     
  10. 6
  11. J'apprends comme il est simple et fort d'aimer tout seul.
    (Le Cinquième Saison, p.69, Éd. du Rocher)
     
  12. 7
  13. Il faut partir ou bien rester, cela revient au même gris. Je t'écris ça ce soir avec cette envie de mourir, la fatigue si longue ; le chagrin seul me tient ici, brûlure au creux de la poitrine.
    (Le Cinquième Saison, p.122, Éd. du Rocher)


  1.  
  2. 8
  3. On se surprend à marcher sur le bord du trottoir comme on faisait enfant, comme si c'était la marge qui comptait, le bord des choses.
    (La première gorgée de bière, p.20, Éd. L'Arpenteur)
     
  4. 9
  5. Trop tard ? L'avenir sera ce que vous en ferez.
    (La première gorgée de bière, p.27, Éd. L'Arpenteur)
  6.  
  7.  10
  8.  Parfois on dit : "On aurait presque pu..." Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie.
    (La première gorgée de bière, p.28, Éd. L'Arpenteur)
     

  9.  
  10. 11
  11. [Dans le journal du petit déjeuner]
    On y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.

    (La première gorgée de bière, p.71, Éd. L'Arpenteur)
     
  12. 12
  13. J'aime la mélancolie de ce passant. Il n'a plus aucune de ces prétentions du paraître qui nous amenuisent tant dans la vraie vie, nous contraignent à cacher nos blessures, nos tristesses.
    (L'envol, p.7, Éd. Librio n°280)
     
  14. 13
  15. Il se sentit délicieusement en fraude [...].
    (L'envol, p.27, Éd. Librio n°280)
  1. là où j'ai emprunté les citations
  2. merci à ce monsieur de sa qualité encyclopédiste du relevé des livres.
    http://www.gilles-jobin.org/citations/?P=d&au=95 
  3.  
  4. belle journée à vous
  5. frankie

dimanche 21 avril 2013

sagesse et gourmandise



1

Milton Trager

Tu ne peux donner aux autres que ce que tu as sincèrement acquis au fond de toi-même.



 photo frankie



2

Alexandre Jollien

Ce qui nous sauve, c'est de savoir que l'on ne peut pas guérir de ses blessures mais que l'on peut vivre avec, que l'on peut cohabiter avec elles sans qu'il y ait nécessairement de l'amertume.

 photo frankie




3
En espadrilles, on est tout juste assez civilisé pour tutoyer le globe, sans l'appréhension rétive du pied nu méfiant, sans l'excessive assurance du pied trop bien chaussé.
Philippe Delerm (La première gorgée de bière, p.64, Éd. L'Arpenteur)



 photo  frankie



4
Créer, - voilà la grande délivrance de la souffrance, voilà ce qui rend la vie légère.
Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 115, Éd. Livre de poche n° 987)





 photo frankie



5
[Se regarder dans la glace] est se souvenir que, passé un certain âge, nous sommes les sculpteurs de notre propre visage.
Roland Jaccard (La tentation nihiliste, p.43, Quadrige/PUF,n°126)




autoportrait aprés le marché de belleville


6

Épictète du jour

Tu veux ressembler au commun des hommes, comme un fil de ta tunique ressemble à tous les autres fils qui la composent ; mais moi je veux être cette bande de pourpre, qui non seulement a de l'éclat, mais qui embellit même tout ce à quoi on l'applique. Pourquoi donc me conseilles-tu d'être comme les autres ? Je serais comme le fil, je ne serais plus de la pourpre.
Entretiens, Livre I, XII.




7
Lorsque tu entendras le coeur de la vie,
tu verras la beauté en toutes choses.
.
Khalil Gibran




8
Aie confiance en toi-même, et tu sauras vivre. 
Johann Wolfgang von Goethe, Faust (Bartillat, 2009)




9

Pour en finir avec notre moi illusoire,
il nous faut apprendre
à être plus présents intérieurement.
Toujours tournés vers l’extérieur,
mais en partant de plus loin.
Agir, voir, à partir de ce lieu caché
où je ne suis plus seulement moi,
c’est-à-dire l’ensemble de mes préoccupations,
la pression de mon histoire, de mes souffrances,
mais l’être de tous les êtres,
le souffle où je peux entendre tous les souffles,
le cœur battant et captivant
de ce mystère inépuisable d’être au monde.
.
Philippe Mac Leod





10
“ J’appartiens au monde et le monde m’appartient, et le monde est vaste et mon cœur l’est tout autant”
Robert Walser





11
“ Créer, non posséder. Œuvrer, non retenir.
Accroître, non dominer”
Lao Tseu




12
"L'architecture est art de suggestion" - Daniel Pennac






13
Le temps, pour les chamans, est aussi une force, comme l’eau, la terre ou le feu. Il me fallait apprendre à pénétrer en lui, comme je l’avais fait dans le lac, à m’allier à lui, et lui donner assez d’amitié pour qu’il me parle, pour qu’il me dise (car lui seul sait) : « Laisse mûrir », ou bien : « Le moment vient, attends encore », ou bien : « C’est l’heure, va maintenant ! »
(Henri Gougaud, Les 7 plumes de l’aigle)





14
« Je suis l’esprit qui toujours nie » déclare le Diable, dans Faust.
Johann Wolfgang von Goethe, Faust





15
"J'ai rêvé d'un livre qu'on ouvrirait comme on pousse la grille d'un jardin abandonné."

Christian Bobin




"Je n'aime que les livres dont les pages sont imbibées de ciel bleu - de ce bleu qui a fait l'épreuve de la mort. Si mes phrases sourient c'est parce qu'elles sortent du noir. J'ai passé ma vie à lutter contre la persuasive mélancolie. Mon sourire me coûte une fortune. Le bleu du ciel, c'est comme si une pièce d'or tombait de votre poche et qu'en l'écrivant je vous la rendais."

Christian Bobin





"Je n'aime que les livres dont les pages sont imbibées de ciel bleu - de ce bleu qui a fait l'épreuve de la mort. Si mes phrases sourient c'est parce qu'elles sortent du noir. J'ai passé ma vie à lutter contre la persuasive mélancolie. Mon sourire me coûte une fortune. Le bleu du ciel, c'est comme si une pièce d'or tombait de votre poche et qu'en l'écrivant je vous la rendais."

Christian Bobin



belle et bonne semaine 
grosses chaudes bises ensoleillées j’espère que vous trouverez  phrases, ou doudoux, ou gâteaux à votre goût
 j'ai faim d'un gâteau 
 je me satisfais par le regard...
 
 
je mangerai bien un gâteau que mimi du sud aurait fait.
 
 

 

bon dimanche cousu de tous gateaux


on s'en régalerait n'est ce pas 
je vous embrasse
et bon bain de soleil

samedi 20 avril 2013

mes instantanées pour Armarita

premier soleil
 dimanche dernier
la ruée vers la nature , le bois
carambolage

le parc floral est plein à craquer
c'est l'heure de la fermeture
on attend des heures l'autobus , le seul qui est conservé

 cela valait le coup de soleil
dans le bus
 je pensais à l'instantanée du samedi prochain

voilà la récolte du bois

belle instantanée à vous aussi et je suis sur qu'il y aura du soleil
belle semaine
françoise





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vendredi 19 avril 2013

la centaine d'amour de pablo pour vous mes lectrices et pour les lecteurs inspirez



  


prenez son souffle pour nous vos muses




Nous sommes aujourd’hui : hier, doucement, a chu
entre des doigts de jour et des yeux de sommeil,
demain arrivera de sa verte démarche,
et nul n’arrêtera le fleuve de l’aurore.

Et nul n’arrêtera le fleuve de tes mains,
pas plus que de tes yeux le sommeil, bien-aimée,
tu es le tremblement des heures qui s’écoulent
de la lumière abrupte au soleil de ténèbres,

et sur toi c’est le ciel qui referme ses ailes
et il t’emporte et il t’apporte dans mes bras
ponctuel, avec sa courtoisie mystérieuse.

C’est pour cela que je chante au jour, à la lune,
à la mer et au temps, à toutes les planètes,
à tes mots de clarté, comme à ta chair nocturne.
Pablo


Matin

J'ai faim de tes cheveux, de ta voix, de ta bouche,
sans manger je vais par les rues, et je me tais,
sans le soutien du pain, et dès l'aube hors de moi
je cherche dans le jour le bruit d'eau de tes pas.


Je suis affamé de ton rire de cascade,
et de tes mains couleur de grenier furieux,
oui, j'ai faim de la pâle pierre de tes ongles,
je veux manger ta peau comme une amande intacte,


et le rayon détruit au feu de ta beauté,
je veux manger le nez maître du fier visage,
Je veux manger l'ombre fugace de tes cils,


J'ai faim, je vais, je viens, flairant le crépuscule
et je te cherche, et je cherche ton cœur brûlant
comme un puma dans le désert

de Quitratùe.
Pablo 



Midi


Ondine tu es fille de la mer, ton corps
est d'eau pure, ô cousine de l'origan,
et ton sang cuisinière, est de terre vivante,
terrestres et fleuries, voilà tes habitudes.


Tes yeux regardent l'eau, et soulèvent les vagues,
tes mains vont vers la terre, en y lâchant les graines,
l'eau et la terre où sont tes domaines profonds
se sont unies en toi par la loi de l'argile.


Naïade, ton corps fend la turquoise marine
et bientôt resurgi fleurit dans la cuisine
c'est ta façon à toi d'assumer ce qui est


Avant de t'endormir encerclée de mes bras
qui, pour que tu reposes, écartent de ta nuit
herbe, légumes, algues, écume de tes songes


Pablo


quand on ressent l'amour le cœur ne se vide jamais,
des bisons de lait sous la source infini.
Nuit


Aimée, unis ton cœur au mien pendant la nuit :
que dans notre sommeil ils dissipent l'obscur
comme un double tambour combattant dans le bois
contre l'épais rempart du feuillage mouillé.


Nocturne traversée, sommeil aux braises noires
interceptant le fil des raisins de la terre
ainsi qu'un train absurde en sa ponctualité
et sans cesse traînant l'ombre et les pierres froides.


Mon amour, relie-moi à ce mouvement pur,
cette ténacité qui frappe en ta poitrine
comme un cygne englouti et dont battent les ailes.


Qu'à l'interrogation du ciel et des étoiles
réponde le sommeil avec sa seule clé,
avec sa porte unique et que l'ombre a fermée.


Pablo 



Ca peut monter à la tête
mais çà fait tellement bien
belle fin de semaine
gros chaudoudodu de la mappemonde françoise

jeudi 18 avril 2013

un lieu , une tête , une fleur . j'aime



l’abbaye cistercienne de Reigny, classée au titre des monuments historiques depuis 1921, l’Association des Amis de l’abbaye créait son premier festival « Paroles et Musiques à Reigny».

 un peu frustrée de son dernier film
mais grande joie cependant de passer une heure et demi dans sa facture et le plaisir toujours renouvelé de rencontrer ses personnages en jeu , un clin d’œil dans le premier plan 
allez le voir
vous saurez ce qu'il est.

 pour honorer le beau soleil qui semble être assez fidèle à notre joie cette semaine


belle journée 
frankie

mercredi 17 avril 2013

Boston 15 avril 2013. Quand j'ai entendu j'ai cru que j'étais en plein film. Non



Je prends la plume pur partager dans le silence et ces quelques   l’attentat de Boston du 15 avril.
Et pour être avec les victimes , la terreur  du sol Américain car après l’attentat des tours  il y 12 ans chaque attentat raisonne aux centuples…



Je vous recopie un extrait «  Ceux de 14 » de Maurice Genevoix et j’envoie à chacun ma pensée profonde, désolée,…. Inspirée dans la volonté de tuer de la composition des bombes billes de plomb , clous , et lames de rasoir.




« Quelques fois, lorsqu’il le faut, je me lève. Cela n’arrive que rarement : même lorsqu’un obus tombe dans l’entonnoir 7 et que jaillissent, noirs sur le ciel, des débris humains qu’on est forcé de reconnaître, qui sont un bras, une jambe ou une tête, je reste collé à la gaine de boue grasse et souple que mon corps a longuement modelée, chaque talon dans son trou, chaque fesse dans son trou. Mais lorsqu’n obus, sans siffler, tombe dans la tranchée du peloton, je me lève. Cela est mieux, bien que cela ne serve à rien. Je vais voir le dos de Legailais, dépouillé, nu et blanc autour de la plaie énorme qui ne cesse point de palpiter, et je suppute, regardant cette palie, ce qu’on y pourrait « faire entrer » : une plaie à y entrer le poing, les deux poings… une plaie à y entrer la tête… une plaie large plus large que le dos. Pas bien loin de legallais , de l’autre côté du trou d’obus, La violette s’est couché sur le ventre ; il a fermé sa capote sur ses blessures, étroitement, farouchement, et il dit « non ! », les dents serrées. Eloignez vous, laissez-le… Laviolette veut mourir seul. Il cache sa tête dans son bras droit replié ; sa main seule agonise pardessus sa tête, frissonnante dans une moufle et laine bleue… Elle ne frisonne plus. Laviolette est mort. » 


«  Ceux de 14 » de Maurice Genevoix







ce soir mes prières iront pour tous ceux impliqués à resoudre la douleur et le sens et tout le reste

Très sincèrement avec vous.

Françoise Pain.