mardi 2 novembre 2010

Soupoudrons ce novembre naissant du doux talc dans l'entrebaillement de la zone fontière ombre et lumière

aquarelle frankie


en revenant du cimetière on part une on revient à trois : c'est çà le bonheur la multiplication des bla bla bla charmants



LE BONHEUR C'EST DEUX SAMOURAÏS SOUS UN CERISIER QUI S'éCRIVEnt des haîkus afin d'ête en vibration avec l'occasion , l'opportunité



cimetière de GENES




AUTOMNE D'ANNETTE CADEAU à Françoise


CAMINO DE JAVIER



Chers lecteurs c'est le temps des champignons , des marrons éclatés dans la poêle tRouée, c'est mon premier mardi de la rubrique du bonheur

mon bonheur c'est d'ouvrir le blog et je voir vos images sur le côté droit et vite aller lire la dernière flambée de vos pensées , carnets de notes , de voyages , votre musée de photos, vos trouvailles, vos recherches pour vos olives et de lire la scansion de vos commentaires

c'est un bonheur qui ouvre ma journée avec les trompettes de Jéricho EN ÉCRIVANT je me demande si je fais bon usage de cette référence alors si elles disent le contraires de ce que j'ai exprimé vous avez vu, lu comment s'engager le billet

que votre mardi soit gRas même si nous sommes pas encore !Frankie




"La quête du bonheur se fonde sur la certitude illusoire que l'on peut posséder le bonheur.
c'est impossible.Le bonheur est la manifestation naturelle d'une vie dépourvue de stress, comme le soleil réchaufffe naturellement la terre quand les nuages noirs sont dispersés.
. . .
Etre heureux c'est nous libérer de notre idée préconçue du bonheur"

de Guy FINLEY in Lâcher prise

Takuan Soho

Ce jour ne reviendra plus. Chaque jour est un joyau sans prix.

Saint Augustin

Des riches : vous voyez bien ce qu'ils ont, vous ne voyez pas ce qui leur manque.

Anaïs Nin

Le seul alchimiste capable de tout changer en or est l'amour. L'unique sortilège contre la mort, la vieillesse, la vie routinière, c'est l'amour.

Hildegarde de Bingen

Regarde-toi : tu as en toi le ciel et la terre.

Delphine de Vigan

Et si c'était ça, le bonheur, pas même un rêve, pas même une promesse, juste l'instant.


Victor Hugo

Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière.


KALOU RINPOCHÉ

Prendre pour permanent ce qui est transitoire est illusion de fou.



Montaigne

Nous nous devons pour une part à la société, mais pour la meilleure part à nous-même.


Taisen Deshimaru

Quand on ouvre la main, on peut tout obtenir.

Si on la ferme, on ne peut rien recevoir.








lundi 1 novembre 2010

A nos saints J'ai des mots à vous chuchoter à travers mes priéres , mes pleurs , mes fleurs















emblème au japon et en RUSSIE fête de la joie ET DU RIRE LE CHRYSANTHÈME, IL N4Y A QU'EN France QU'IL FUT L'éLU POUR HONORER NOS MORTS



adieu ma bétaillière
âme des vieilles choses






le cimetière de Gênes ITALIE les gens ont investi toute leur vie pour se faire faire une sculpture pour leur dernier jour
si vous allez par là bas consacrez vous une bonne demi journée



ON NE BADINE PAS AVEC LA MORT LA SAINTETÉ,
normalement c'est le jour des histoires drôles

remarquez en Charentes les enterrements sont parfois drôles, mais souvent c'est

l'horreur qui se dévoile ce jour là au dessus de la tombe par les lapsus , les

comportements des proches,

c'est là où celui qui a encore la conscience et n'est pas dans layouate du chagrin

entend des choses qui ne se disent que là

ma mère pleurant mieux encore qu'une grande pleureuse de métier sur la tombe de mon

père, et moi de lui dire mais enfin tu l'aimais ?

la femme du défunt
BEN OUI, bien sur quelle question !

la fille du défunt

et moi mais pourquoi ne lui as-tu pas dit plus tôt ?

la femme du défunt
parce que !

l'heure est à leur tranquillité , leur paix, et le pardon encore à faire sur des cas complexes dont on porte encore dans le plus de nos corps des cicatrices que la vie sans qu'on l'appelle nous réappelle à la "jiclette" des douleurs comme si on avait besoin de çà pour faire marcher notre carrosse de corps.

MES CHERS AMIS LECTEURS
JE VOUS REMERCIE TOUS ET TOUTES
CHAQUE JOUR JE M'ENCHANTE DE VOIR LES PAYS QUI S'ALLUME Nouveaux.
frankie votre lectrices aussi.




la Toussaint
Cette fête se fonde sur des textes bibliques comme, entre autres, l'Apocalypse de saint Jean (Apoc., 7,2-14), la première lettre de saint Jean (ch.3) et l'évangile selon saint Matthieu (ch 5, 1-12).

Elle est dédiée à Tous les Saints. «Cette célébration groupe non seulement tous les saints canonisés, c’est-à-dire ceux dont l’Église assure, en engageant son autorité, qu’ils sont dans la Gloire de Dieu, mais aussi tous ceux qui, en fait et les plus nombreux, sont dans la béa­titude divine» (Dom Robert Le Gall)[2]. Il s'agit donc de toutes les personnes, canonisées ou non, qui ont été sanctifiées par l'exercice de la charité, l'accueil de la miséricorde et le don de la grâce divine[3]. Cette fête rappelle donc à tous les fidèles, la vocation universelle à la sainteté[4].

Elle ne doit pas être confondue avec la Commémoration des fidèles défunts, fêtée le lendemain. Cette dernière est un héritage des lectures monastiques du « rouleau des défunts » : la mention des frères d'une abbaye, ou d'un ordre religieux, au jour anniversaire de leur décès. Elle a été inaugurée par Odilon, abbé de Cluny au XIe siècle.
Un cimetière à la Toussaint en Pologne

Cependant, du fait qu'en France, le 1er novembre, jour de la Toussaint, est un jour férié, l'usage est établi de commémorer les morts ce jour au lieu du 2 novembre, comme le témoigne la tradition multi-séculaire de chandelles et bougies allumées dans les cimetières et, depuis le XIXe siècle et le fleurissement, avec des chrysanthèmes, des tombes à la Toussaint (évènement particulièrement bien représenté dans le tableau "La Toussaint" du peintre Émile Friant) ; ces deux gestes symbolisant la vie heureuse après la mort.

dimanche 31 octobre 2010

de la buanderie de la Maison Rose, à la Perle de Rosée au baiser"les adeiux de bretagne" de Frankie Pain





la-lessiveuse





Perle de Rosée et Frimousse















les accessoires de buanderie usage nouveau





la buanderie est un endroit agréable



Pilar s’est installé dans la buanderie de la maison rose, elle a entre ses mains la chemise de Sebastian. Elle a pris un coton tige, de l’eau écarlate, elle frotte la trace de rouge à lèvres, et sur l’épaule les bijoux éphémères déposés dans les traces de son rimmel. Le temps s’est suspendu, elle retraverse les étapes du chemin jusqu’au croisement de cet homme en vrai.
Elle pleure souvenant, souvent. De joie quand elle est dans ses bras.
Anna arrive avec une grosse panière de linge. Pilar sort de son rêve, se concentre sur sa tâche.

Anna :

Pilar laissez –moi cette chemise, je vous en prie depuis des lustres je fais les travaux pour cette famille et avec un air fripon assez inattendue :
Sans vouloir vous êtes désobligeante, je ne pense pas que vous n’excellez pas en ce domaine si Sébastian vous a élue c’est pour des qualités. . .
Anna s’interrompe, observe Pilar
Oui des qualités si rares une seule jusqu’à aujourd’hui en détenait la connaissance.
Alors je vous prie, allez tranquillement vers vos occupations, votre attention me touche, et monsieur me paie fort bien pour tout cela. . .

Pilar rigole doucement !

Pilar
- c’est un endroit magique la buanderie !

Anna

la porte ne vous en est pas fermée, venez avec vos carnet de croquis ou juste comme aujourd’hui toucher la chemise de Monsieur, tout à l’honneur des sentiments qui vous lient, nous sommes de la même trempe, vous et moi .
Sébastian frappe, attend, rentre

Sébastain

Puis-je vous l’enlever Anna ?

Anna à Pilar

- Vous voyez !

Il sentit l’émotion de PILAR

Sébastain

Anna ?

Pilar

Cette femme est délicate et parle savamment. Elle m’a remis gentillement à ma place. A Ma place que je ne connais pas.

Sébastain

Je suis un homme assez lisible, vous habitez parfaitement l’espace de l’amour qui est rarement habité, de ma vie de mari je ne l’ai jamais explorée.

Pilar
Et de ma vie de femme je m’y suis jamais tenue que quelques jours, j’ai vu le couvercle se refermer.

Je devais d’abord me découvrir de par les autres, par le monde mes multitudes d’activités et l’art.

Aujourd’hui je suis ravie de me sentir prête à cette exploration et d’être deux à le désirer.

Quelle magnifique chanson, dans ma vie, comme la gaîté de Mozart dans un morceau de musique crée au cœur de son plus grand désarroi : amoureuse de 4 images, ce vol d’identité.

Après un mois d’un courrier étrangement « Bébé », je découvris le larcin : derrière ce beau blanc « François Soulier » une machination ; un « ivoirien » y était caché.


Anna traverse la salle à manger effleure l’image des deux, légère expression interrogative, elle donne un coup d’accélérateur à sa démarche, elle remue le fricot dans la cocotte sur la grosse cuisinière en fonte sur laquelle la bouilloire chante .


Sébastain

- Allons à notre étage !

Et à l’oreille de Pilar

- C’est l’heure du thé de roses

Il se ravise

- Perle de Rosée !. . . . . . .


Perle de Rosée, j’ai appelé ma dernière jument née, c’était prémonitoire, je vous l’offre ainsi s’inscrit dans les murs de la maison rose les bons égards envers vous.


Sortant de l’ascenseur, il ouvre la fenêtre qui donne sur le cœur de la ferme côté champs et bois et dirige le regard de Pilar :

- Vous la voyez, elle joue avec sa sœur Frimousse.

Pilar

Belle race, belle robe, je suis comblée. « Perle de rosée » !

Sébastain

Ici la race pour les labours, percheronne coupé d’anglo arabe. Robuste pour vive à toute saison dans les herbages, même si bien sur elles ont leur écurie. Façon habile de ne pas passer la tondeuse, engrais naturel. La beauté de chaque instant dans le paysage !

Pilar

Je vis un rêve les yeux ouverts !

J’ai eu raison de vous chercher partout. . .

J’ai fait çà en catimini, à part la psycho morphologue sur vos quatre photos. Elle

confirma les raisons de mon émoi, vous aviez les caractéristiques d’un homme qui

appartenait à la race de ceux dont j’ai pu être amoureuse, peu étaient dans la

confidence, je fus fort déçue quand l’une confondit dans le retour la rage contre

l’ivoirien et vous. Réponse rapide pour faire plaisir, mise en attente de la

réponse, soin abrupt comme on liquide une vielle facture lors d’une rentrée

d’argent.


Ah ! Les regards diagonaux ou les lectures du même genre quand je tente

obsessionnellement dans mon écoute d’être spécifique par éthique envers l’amitié ou

la demande formulée…


Sébastain referme la fenêtre. Il serre Pilar très fort conte lui fiévreusement

engage un baiser « les adieux de Bretagne ».

à suivre

de frankie pain








samedi 30 octobre 2010

contes et exposition en ce moment










SIX CONTEUSES SUR LE TOIT DU MONDE !

Au carrefour de leurs chemins
A la croisée de leurs histoires
Huit conteuses se sont rencontrées sur le Toit du Monde.

De leurs voyages imaginaires est né un spectacle !

Deux par deux,
Ici,
Tous les samedis
Ces conteuses vont vous parler de l’Himalaya
Au travers de contes de l’Inde, du Népal, du Tibet, …
Royaumes merveilleux et mystérieux.

Petits et grands, jeunes et vieux
Venez les écouter de vos deux yeux,
Regardez de vos deux oreilles.
Observez et vous entendrez
Conter des histoires sans pareille !

Les conteuses : Anne
Anne-Marie
Marie-Chantal
Maxime
Muriel
Paule

Leur répétitrice : Marie-Louise



CONTEES depuis le SAMEDI 2 octobre 2010
A 14h30 et 16h30



Pour plus d’information : www.espacelmdd.fr ou l’Espace Durand-Dessert.

premier collage de Pélagie Berthés de la Répondu



merci pour la bergère du verbe

vendredi 29 octobre 2010

jeu interactif pour une affiche d'un goupe de conteuse





chaise vides
ou chaises pleines

ces feuilles suivantes faites pour être découpées et habiter les chaises

si jouer au collage et découpage


dans les jours gris qui nous arrivent

vous pouvez envoyez vos propositions
elle seront exposées sur ce blog

et vous serez conviés ultérieuement à venir nous entendre

koll ! ? IS N'TIT !

envoyez
lamangou@yahoo.fr
n'oubliez pas de signer

les options actuellement sont sur les chaises vides mais la grâce cela existe !















aquarelles de frankie
fragments de ses cahiers de répétition des contes

Le jardin de la belle El Ghalia Bent El Mansour conte du vendredi

panne de scanne pour la journée je vous mettrai les aquarelles de ce conte quand il sortira de son caprice bonne lecture
ce conte fera patie de ma contée du lundi parés noËL à BORDEAUX








"tue moi dit le corbeau prends ce pistolet , il y a six balles , tues-moi et tu auras la clé d'or pour entrée dans le jardin de la belle Galhia"






L'esclave dit: " vous voulez la voir , elle est dans sa phase de sommeil il vous faudra attendre 4 JOURS3
- Je ne peux pas attende mon père est gravement malade je dois avoir sur le champ les fruits de son jardin !"








LA VIPÈRE DIT : ENTRE PAR MA BOUCHE ET TU TROUVERAS LE JARDIN DE LA BELLE GALHIA DEL EL MANSOUR MAIS ATTENTION AU FON IL Y A DEUX MONTAGNES QUI DE TEMPS EN TEMPS SE REFERMENT VIS BIEN CAR AUTREMENT TU PEUX ÊTRE BROYÉ"





Quand Galhia se réveille elle constate que l'on a touché aux fruits de son jardin , elle voit l'inscription d'un nom écris au sang su le muret du jardin elle enfourche son cheval passe par la bouche de la vipère furieuse d'avoir été volée "








les refletsdes fruits du jardin de Galhia DANS LES GAMME DE ROSE ET D'orangers



Le jardin de la belle El Ghalia Bent El Mansour

(Conte arabe traditionnel)

Il était une fois un homme de bien
qui possédait sept femmes et sept juments.

Les unes et les autres étaient stériles.
Le maître se désolait lorsqu'il parcourait le souk.

Il regardait avec attendrissement les pères et les fils déambuler de concert en échangeant paroles douces comme le miel et sourires empreints de respect.

Un beau jour, il alla trouver un docteur juif
et lui demanda ce qu'il devait faire pour connaître enfin les joies de la paternité.
Le vieux juif lui conseilla de prendre une huitième épouse et d'acheter une huitième jument.
Ce qu'il fit !

La première année, sa première femme lui donna un premier fils,
et sa première jument, un premier poulain.

Il en fut ainsi chaque année pour chacune de ses femmes et chacune de ses juments.

La huitième année, la huitième femme lui donna un huitième fils, le plus aimable qui soit.
La huitième jument engendra un poulain qui était le plus vif et le plus rapide que l'on eût jamais vu.

L'homme de bien était un homme comblé.

Mais les qualités de son benjamin suscitaient la jalousie de ses aînés.
Ils bouillaient de le voir toujours briller en société, de le voir gagner toutes les courses avec son cheval.

Ils allèrent un jour se confier à leur vieille nourrice qui s'était retirée non loin du souk.
Celle-ci se rendit auprès de son ancien maître, parla de choses et d'autres, du temps, de la récolte de dattes à venir, des caravanes qui faisaient halte aux portes de la ville, des esclaves noirs et chrétiens qu'on vendait sur le marché.

Puis elle lui demanda :
- Sais-tu quel fils t'aime le plus ?

L'homme de bien sourit avec indulgence, convaincu de connaître la réponse.
Pour ne pas blesser la nourrice, il dit :
- Je ne sais pas !
- Eh bien, dit la nourrice, fais semblant d'être malade !
Demande à tes fils de t'apporter les fruits du jardin de la belle El Ghalia Bent El Mansour qui seuls pourraient te guérir.

L'homme se prêta au jeu.
Les fils se récusèrent les uns après les autres.
À l'exception du dernier, qui promit de se mettre en quête dès le lendemain.

Le père ordonna à ses frères d'accompagner le benjamin.
Il leur fit remettre une somme d'argent pour pourvoir aux frais du voyage, qui serait long et dangereux.
Le lendemain, les huit frères se mirent en route.

En traversant la première ville rencontrée, les aînés vendirent leurs chevaux, et ouvrirent un commerce.

Le plus jeune poursuivit sa route.
Après avoir parcouru le pays en tous sens, il se prépara à passer la nuit sur un rocher dominant une vaste grotte.
Comme le sommeil le gagnait, il entendit du bruit.
Ouvrant les yeux, il vit un troupeau de moutons qui pénétrait dans la grotte.

Le berger n'était autre qu'une vipère énorme !
De saisissement, le jeune homme fit un geste brusque.
Il heurta son sac de voyage.
Ses provisions roulèrent vers la vipère.
Cette dernière s'en délecta.
Elle déclara qu'elle était prête à exaucer le moindre voeu de l'homme qui avait calmé son appétit.
Le jeune homme s'empressa de se montrer.
Il lui dit qu'il voulait se rendre au jardin de la belle El Ghalia Bent El Mansour !
- Rien de plus facile, dit la vipère :
le chemin qui mène à ce jardin passe par ma gueule.
Tu devras prendre garde aux deux montagnes qui closent mon gosier :
il se ferme et s'ouvre si vite ....
que tu serais broyé s'il se refermait sur toi !
Tu devras aussi invoquer le nom d'Allah
quand les éléments te feront obstacle.
Si tu échappes à mon gosier et aux éléments déchaînés, tu parviendras au jardin de la belle El Ghalia Bent El Mansour !
La vipère ouvrit son énorme gueule.
Le cheval, d'un bond, entra à l'intérieur.
Le jeune homme prit le temps de réciter un verset du Coran avant de jeter son cheval dans le défilé du gosier :
ils n'eurent que le temps de passer.
La queue du cheval fut coupée net quand les deux montagnes se refermèrent.
La route fut longue jusqu'au jardin de la belle El Ghalia Bent El Mansour.
Les pierres roulaient vers eux,
les arbres et les plantes se tordaient pour les étouffer,
le vent rugissait,
des vagues monstrueuses tourbillonnaient.
Le jeune homme invoquait le nom d'Allah.
Il avançait toujours.
Il parvint enfin devant un mur derrière lequel se dessinait un château de marbre vert.
Une porte d'or,
couverte d'une coupole de jade,
protégeait l'entrée de la propriété.
Un corbeau,
qui tenait dans son bec une clé en or,
était perché au-dessus de la coupole :
Je suis le gardien du jardin de la belle El Ghalia Bent El Mansour.
Pour entrer, il te faudra me tuer.
Voici un fusil et six balles.
Si tu me rates six fois, la terre t'avalera !

Le jeune homme prit le fusil.
Il rata une première fois le corbeau.
Il s'enfonça dans le sol jusqu'aux chevilles.
Il tira une seconde balle.
Il rata de nouveau le corbeau.
Il s'enfonça jusqu'au genoux.

Il tira une troisième balle.
Le corbeau tomba, et la clé d'or avec.
La terre se mua en sable.
Le jeune homme se dégagea.

Il pénétra dans le parc du château.
Il sentit qu'on lui touchait le bras.
En se retournant, il vit une esclave :

- Ma maîtresse, la belle El Ghalia Bent El Mansour,
dort depuis quatre jours.
Tu devras attendre quatre jours pour la rencontrer,
car elle veille huit jours,
et dort ensuite pendant huit jours.

- Je n'ai pas le temps d'attendre, dit le jeune homme :
mon père est malade
et je dois lui ramener au plus vite les fruits du jardin de la belle El Ghalia Bent El Mansour !

Sans écouter les protestations de l'esclave,
il se rendit au jardin.
Il y emplit son sac de fruits.

Avant de partir,
il prit son poignard, se coupa le doigt,
et écrivit son nom sur le mur.

Il reprit le même chemin.
En invoquant le nom d'Allah,
Il apaisa de nouveau les éléments déchaînés.

Après avoir récité un verset du Coran,
Il franchit de nouveau le gosier du monstre.

Puis il partit vers la ville où il avait laissé ses frères.

Ceux-ci vendirent leur commerce,
achetèrent de nouveaux chevaux,
et prirent le chemin de la maison du père.

En cours de route, l'aîné se plaignit de la soif.
Le benjamin chercha un puits, et en trouva un.

- Il n'y a plus une goutte d'eau dans ce puits,
s'exclama l'aîné !

Le benjamin se pencha.
Les frères le firent basculer.

Sans plus attendre, ils gagnèrent la demeure du père.

L'homme de bien contempla les fruits du jardin de la belle El Ghalia Bent El Mansour.
Il les tourna et les retourna dans sa main.
Son coeur était triste....

Les aînés avaient prétendu que le benjamin les avait quittés
pour mener joyeuse vie,
dépensant sans compter son argent
avec des gens de peu et des femmes impures.

Pendant ce temps, la belle El Ghalia Bent El Mansour s'était éveillée.
Mise en fureur par la disparition des fruits,
elle fit couper la tête de son esclave.
Elle partit ensuite à la recherche de son voleur.

Son cheval franchit la gueule de la vipère d'un bond, sans même avoir touché le sol.
En chemin, la belle El Ghalia Bent El Mansour, qui comprenait le langage des oiseaux et des animaux, les entendit vanter les mérites d'un jeune homme qui avait affronté bien des dangers pour rapporter à son père des fruits destinés à le guérir d'une maladie terrible.

Elle reconnut le nom de son voleur !
Avec l'aide d'Allah le miséricordieux,
le fiel de la colère se mua peu à peu en miel.

Parvenue chez le père, elle se présenta comme la belle El Ghalia Bent El Mansour.
Elle exigea d'être présentée à son voleur.
Les frères, qui redoutaient sa vengeance,
s'empressèrent de nier être l'auteur du larcin.
Le père se fâcha.
Il leur dit que, s'ils ne lui disaient pas la vérité,
il leur ferait couper la tête.
Honteux, les frères confessèrent avoir assassiné le benjamin.

Aussitôt, le père organisa une caravane pour ramener le corps de son fils.

Devant le puits, un cheval à la queue coupée net hennissait de douleur.

Quelle ne fut pas la surprise du père et de la belle El Ghalia Bent El Mansour en apercevant le jeune homme retenu par une toile d'araignée !



Allah le miséricordieux lui avait ainsi manifesté aide et estime !
La belle El Ghalia Bent El Mansour épousa son voleur et, touchée par la grande bonté d'Allah, elle fit grâce aux sept frères !